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LIFESTYLE

LÂCHER PRISE

Lâcher prise, cela parait tellement simple dit comme ça mais finalement c’est difficile à appliquer au quotidien.

crédit photo: Lola Ledoux photographies (Facebook)

Lâcher prise sur cette pression quotidienne que l’on se met. À vouloir accomplir 10 000 tâches par jour. Oui c’est bien de se donner des objectifs, de ne pas (tout les jours) resté sur son canapé à attendre que le temps passe.

Mais voilà, je me rends compte qu’à force d’attendre trop de choses de moi, j’ai eu l’impression d’exploser en plein vol.

« J’ai toujours pas écrit d’articles cette semaine », « ça fait des mois que je dois trier mes vêtements pour les donner à une association », « T’as encore pas fait de renforcement musculaire aujourd’hui », et puis tellement d’autres choses que je me reproche de ne pas avoir pris le temps de faire.

Alors je culpabilise. Dans mon coin. Et ça me ronge, j’ai l’impression que la montagne est de plus en plus haute et que moi je suis à bout de souffle.

J’ai compris alors que c’était une sonnette d’alarme et j’ai réalisé qu’il fallait que je LÂCHE PRISE.

Lâcher prise face à nos objectifs personnels et sportifs. Accepter que parfois on a moins envie, de ne pas avoir réussi à tenir un rythme et que je dois reprendre mon souffle.

J’ai eu l’impression d’étouffer: au milieu de mes heures de travail, du temps consacré pour profiter de mes passions, pour voir mes ami(e)s (car c’est vraiment une chose importante pour moi d’entretenir les liens d’amitiés), pour prendre du temps pour moi, prendre du temps pour Loxen, dormir suffisamment,  tenir son planning sportif , etc etc.

J’ai du accepter que j’ai eu besoin de souffler pour mieux revenir, que le parcours de vie que je me suis fixée n’est pas tout lisse et sans accroches.

Une jolie vie n’est pas parfaite. 

C’est comme en sport, même dans notre meilleure forme sur une course où l’on a de super sensation à un moment donné j’ai toujours vécu un coup de moins bien (on peut dire que c’est là où je suis aujourd’hui). J’ai alors deux options qui s’offre à moi:

-soit je prends la décision de m’écouter et de diminuer ma vitesse petit à petit en culpabilisant et en me sentant nulle. À la fin de la course je ne serais pas fière de moi et je m’en voudrais. Je promettrais de ne plus jamais recommencé parce que finalement je me rends compte que je n’étais pas si mal que ça.

-soit je prends la décision de me donner un bon coup de pied aux fesses pour relancer le moteur. De ne pas lâcher le morceau sur cette course, de lâcher prise sur mes pensées et de me faire confiance pour mieux repartir. Finalement, je serais contente de moi car je n’aurais pas écouté le mauvais petit démon sur mon épaule gauche qui me soufflait que j’étais incapable d’y arriver.

Ce n’est pas toujours facile de prendre la décision n°2 quand la première tentation est (souvent) la plus forte. Mais je pense sincèrement que la deuxième solution est la meilleure.

Il faut accepter ce moment de moins bien mais il faut l’utiliser à bon escient. Pour mieux se relancer et le voir juste comme un instant où on a besoin de souffler. ET C’EST NORMAL. Par contre, il ne doit pas être trop long car on prend le risque que ce soit beaucoup trop difficile de repartir et de s’enfermer dans une bulle toxique de manque d’énergie, de motivation, de coup de blues.

C’est difficile d’accepter que parfois on se trompe, que parfois on change d’avis, que parfois on échoue, que l’on a une perte de motivation, que l’on s’est mis une trop forte pression sur les épaules. Parce que notre style de vie est ainsi, tout va très vite et on a la sensation de ne pas avoir le droit à l’échec.

Mais comme en sport, il y a des phases de repos nécessaires pour réussir. 

Alors si vous aussi ça vous arrive de vous sentir un peu vidée, j’espère que ces quelques lignes vous auront rassuré :

  • Vous n’êtes pas seul !
  • On doit accepter de lâcher prise pour mieux repartir,
  • Ensuite on revient plus motivé que jamais.
  • Prendre le temps de détecter les sonnettes d’alarmes pour souffler un coup, se reposer.
  • Après cette phase de repos (de ravitaillement 😉), n’oubliez pas de vous donner un bon coup de pied aux fesses pour vous regonfler à bloc et repartir sur de bonnes rails !

Merci d’être là et d’être toujours plus nombreux à me lire, vous m’apportez tellement !

Lâcher prise, c’est accepter ses limites.

Sportivement,

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9 Comments

  • Reply Tsarevinka

    Ton article tombe vraiment à pic ma belle. Je suis dans la même phase que toi en ce moment, j’ai l’impression de me noyer petit à petit. J’aimerais juste un instant arrêter de penser à tout ce que j’ai à faire et me poser (pour de vrai). Mais c’est pas évident

    18 octobre 2017 at 18 h 29 min
    • Reply runamande

      Je te comprends <3 je suis sure que tu vas réussir à sortir la tête de l'eau ! Love <3

      23 octobre 2017 at 11 h 07 min
  • Reply Maïté

    J’aime beaucoup cette comparaison que tu donnes avec le sport, elle est très réaliste (elle parle beaucoup quand on pratique aussi la course à pied en « compet' »). Le sport, peu importe lequel, est je pense une très belle leçon de vie au quotidien, aide à relativiser et à mieux faire face à ces moments difficiles dans la vie. Comme toi, victime de surmenage par une pression que je m’auto-inflige à être au meilleur de moi même sur tout les fronts, je suis arrivée à un point où une fois arrivée chez moi j’ai pleuré. C’est arrivé un peu sans prévenir mais fallait visiblement que ça sorte. Après ça allait mieux, j’ai bien dormi et le lendemain c’était une journée « off », moins efficace dans les tâches à accomplir. Mais finalement, ce n’est pas pour autant que j’ai culpabilisé parce que ça fait du bien et que c’est un repos mérité. Je le savoure vraiment et je le sais qu’il me fera repartir de plus belle pour les jours suivants. Merci pour ton blog, pour tous tes articles que tu nous post quand tu en as le temps; ils me font échos et ils font partis de ces choses qui me permettent de mettre des mots sur ce que je vis au quotidien 🙂 . Bon courage pour la suite !

    19 octobre 2017 at 9 h 25 min
    • Reply runamande

      MERCI pour ton message et de me comprendre ! Tu as très bien résumé ce que je voulais dire et bon courage pour la suite, et bonne saison de course à pied à toi :-*

      23 octobre 2017 at 11 h 06 min
  • Reply julie.healthy

    Merci Margot pour cet article qui tombe à pic. J’ai aussi ce sentiment d’être dépassée par tout et n’importe quoi en ce moment. Je culpabilise de tout alors qu’au final seul nous même nous mettons la pression, les autres n’attendent rien de nous. Tout le monde s’en fiche qu’on ait été courir ou pas hier soir, qu’on ait passé la soirée affalé dans le canapé au lieu de ranger sa vaisselle… Bref le lâcher prise une grand histoire pourtant nécessaire 😉

    19 octobre 2017 at 10 h 12 min
    • Reply runamande

      Oui voila il faut que l’on se dise que l’on se met cette pression seule et que les autres n’attendent pas tout de nous, il faut que l’on réussisse à lâcher prise pour continuer d’être heureuse dans ce que l’on fait 🙂 Merci pour ton commentaire <3

      23 octobre 2017 at 11 h 05 min
  • Reply Louise

    J’ai aussi l’impression d’être dans cette phase la, de ne rien faire comme je le voulais, que je ne fasse toujours pas de renfo, d’avoir laissé la course a pied de côté cet été et de le payer pendant mes compets, de manger parfois comme un petit glouton et je me dis après tu ne rentreras plus dans la trifonction, d’avoir plein de temps mais de se coucher avec l’impression d’avoir rien fait… mais c’est vrai qu il faut réussir à lâcher un peu du leste, relâcher pour repartir de plus belle, et aussi apprendre à s’écouter et à écouter notre corps. Ca aussi c’est un peu compliqué, on a envie de continuer, même plutôt on se sent obligée en tant que sportive, malgré la douleur, malgré le fait qu’on serait bien restée dans le canapé pour une fois et après les blessures qui traînent la fatigue le surentraienement, et la enfin on se dit je devrais faire une pause peut être, alors que notre corps nous envoyait des signaux depuis bien longtemps. Aussi la culpabilité vis à vis de la nourriture, en se disant j’irais éliminer le gâteau en courant, ou le petit tour de vélo avant le repas pour mériter son repas, a voir des corps tout tracés et des belles assiettes partout, on en oublie un peu la définition d’une vie saine, sans être forcément dans la recherche du corps parfait voire de la vie parfaite…
    En tout cas merci pour tes articles qui font toujours réfléchir et se remettre aussi un peu en question ^^
    Bonne soirée 😉

    22 octobre 2017 at 21 h 17 min
    • Reply runamande

      Bonjour ! Qu’est ce que je me retrouve à travers tes mots, je crois que l’on se comprend parfaitement ! Merci pour ton message et merci pour ton soutien 🙂 <3

      23 octobre 2017 at 11 h 04 min
      • Reply Louise

        Je pense aussi, je me retrouve tout à fait dans tes articles 😉 merci à toi de prendre le temps d’écrire des posts aussi agréables a lire et qui font réfléchir 😉 quand je te lis j’ai l’impression d’avoir une amie qui me parle, c’est authentique ❤

        23 octobre 2017 at 20 h 28 min

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