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runamande

    RUNNING

    Je teste le Centre Nationale d’Entrainement en Altitude ! (Vlog)

    leonie periault

    A l’occasion de la gamme Nike Run Utility, j’ai été invitée grâce au Go Sport Crew à passer un week end à Font-Romeu !

    BON VISIONNAGE ♥
    Clique ici pour t’abonner. 

    ✾DANS CETTE VIDÉO ✾

    • La gamme NIKE RUN UTILITY.

    • Le Centre Nationale d’Entrainement en Altitude.

    Merci à Go Sport de m’avoir fait entrer dans la team du Go Sport Crew.

     

    Pour en revenir aux équipements: c’est une gamme de vêtements conçue pour affronter toutes les intempéries ! Je vous en parle plus longuement en fin de vidéo. Pour résumer: les baskets Pegasus Shield 35 sont déperlantes donc l’eau ne passe pas à travers lorsque l’on met son pied dans la neige ou dans une flaque d’eau. Tous les autres vêtements Nike Utility partagent les mêmes caractéristiques ! Le but ? Affronter n’importe quelle météo avec cette collection !

     

    J’espère que cette vidéo vous plaira !

    A très vite,

    runamande

     

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    RUNNING

    NOUVELLE SAISON SPORTIVE ET NOUVEAUX DÉFIS

    Cette saison 2018 a été riche en émotion sportive. J’ai couru la course que j’attendais le plus cet été et j’ai un nouveau gros projet en tête. Mais avant de vous parler de celui-ci et de cette nouvelle saison 2018-2019, je vais revenir sur celle qui vient de se terminer.

    trifonction ceramiq

    Pour la troisième année consécutive, j’avais renouvelé ma licence en club d’athlétisme.

    J’ai participé aux cross hivernaux (pour la seconde fois) en compagnie de mes collègues de club et j’ai adoré ça. J’ai ensuite participé à un 10KM afin de faire baisser mon temps sur cette distance. Pari réussi: 43min15s et très contente de moi car mon plus gros bloquage sur cette distance est dans ma tête et j’ai réussi à me battre contre mes pensées négatives afin de ne pas lâcher mon objectif de vue !

    Cette course était en mars et ensuite je me suis concentrée avec le coach qui m’accompagne depuis Janvier 2018 (David X3S) sur l’half Ironman de Vichy. J’ai réalisé cette course non sans émotions et accompagnée de personnes formidables. Si vous voulez voir ou lire mon compte rendu sur ce triathlon, c’est par ici.

    cross feyssine

    J’ai quand même participé à trois canicross et je me suis encore bien éclatée avec Loxen (Vous pouvez visualiser ou lire mes comptes rendus de ces courses là: ici, ici et ici !).

    J’ai aussi eu la chance de partie à Las Vegas pour le semi-marathon et je vous en parle là. Enfin, j’ai fais un super séjour au Mont Saint Michel avec les copains pour courir un marathon en relai (c’est ici pour lire l’aventure) ! C’est important d’avoir des courses sans réel objectif et pour le fun 😃.

    10KM

    Maintenant, la saison 2018-2019 commence et j’ai déjà quelques courses de prévues dont une qui sera mon plus grand challenge:

    • La Saintexpress (44KM de trail de nuit)
    • Le Marathon de Paris
    • L’Half Ironman d’Aix-en-Provence (ou un triathlon L)
    • L’Ironman de Nice
    • Quelques canicross pour le plaisir de courir avec ma boule de poils.

    Pour réaliser mon rêve et, j’espère, venir à bout de l’Ironman de Nice (3,8KM de natation, 180KM de vélo et un marathon), j’ai signé une année consécutive avec mon coach David. Je n’ai pas repris de licence d’athlétisme mais je vais voir pour m’inscrire en club de natation pour l’accès piscine et des conseils de nage. Je ne sais pas encore comment je vais faire car cela va dépendre de ma nouvelle vie et des structures autour de mon futur chez moi. Je quitte Lyon donc il y a forcément des habitudes qui vont changer ! Je ne serai pas très loin du Mont Ventoux donc j’aurais de quoi travailler le profil du parcours vélo qui m’attendra à Nice !

    half ironman vélo

     

    Bref, cette année sera riche 😄. Je continuerai de voir un Kiné ou un Ostéo régulièrement pour prévenir les blessures, je vais faire plus attention à mes apports alimentaires et comme je change de lieu de travail j’aurai des horaires plus flexibles pour m’entrainer (je pense faire infirmière intérimaire jusqu’à Nice) ensuite on verra ce que la vie me réserve !

    L’occasion s’est présentée pour me lancer dans l’aventure car ma vie personnelle et professionnelle me le permet. Alors, j’ai hâte de voir ce que cette année va me réserver: le triathlon est un sport incroyable. Cette année j’ai vécu le sport dans une autre dimension, j’ai énormément appris sur moi et j’ai pris confiance en moi.

    coiffure triathlon

    Même si le rythme qu’impose ces épreuves n’est pas toujours simple à tenir quand on sait pourquoi on le fait: on ne sent pas prisonnier de nos entrainements. J’ai dû parfois me mettre des coups de pieds aux fesses pour faire ma séance après plus de 12H de boulot aux urgences mais la passion du sport arrivait toujours à prendre le dessus sur la procrastination.

    Faites les choses avec passion et vous trouverez la patience et l’énergie nécessaire pour atteindre votre but !

    Et vous, qu’avez vous de prévu cette année ?

    Sportivement,

    runamande

     

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    HUMEURS

    COMPARAISON

    Je vous en avais un peu parlé dans mon article sur la « déculpabilisation sportive » mais je voulais aborder un autre angle de ce sujet.

    Je ne pense pas que se comparer dans la vie soit une bonne chose. Je crois qu’il y a une barrière entre s’inspirer d’une personne: se motiver en lisant ses posts, se dire qu’elle aussi, parfois, elle est fatiguée, comprendre que ses entrainements ne sont pas toujours faciles etc. Et se comparer: se dire qu’elle en fait plus que nous et qu’on n’est pas à la hauteur, vouloir tout faire pareil, etc.

    beagle

    Non ce n’est pas comme ça que cela doit fonctionner. Vos réseaux sociaux ne doivent pas vous miner le moral. Si vous sentez que vous suivez des personnes toxiques qui vont font culpabiliser dans leur manière de partager, si vous sentez que suivre une personne au lieu de vous pousser vers le haut , cela vous ronge le moral. Si vous sentez que son partage n’est pas bienveillant: faites comme moi, supprimez le compte, ne vous attardez pas à suivre des personnes (même si elles ne sont pas conscientes de véhiculer un message culpabilisant) qui vous rendent négatives sur votre pratique.

    Idem sur Strava: Soit vous arrivez à suivre et partager avec les autres sans vous mettre une pression négative. Soit cela est trop dur pour vous de prendre du recul sur la pratique des autres et ce réseau n’est pas pour vous.

    Je vois Strava comme une source d’encouragement, de kudos et de like à distribuer pour s’entraider et se soutenir. Mais je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui le ressentent comme une compétition de qui fait le plus etc. Je pense que cela dépend aussi du regard que l’on porte sur cette application, de qui l’on suit (comme sur instagram: il y a des gens qui ont un partage plus culpabilisant que d’autres) etc.

    Je sais que je préfère partager mes entrainements sur Strava avec des personnes qui recherchent ce type de publications que de le faire sur instagram ou cela peut etre un peu lourd.

    run with beagle

    Je pense que dans la vie tout est une question d’équilibre, de point de vue et de prise de recul.

    Il faut prendre de la distance avec la pratique des autres: regardez leurs objectifs, leur passé, leur travail, leurs possibilités de récupération, etc.

    Vous vous rendrez vite compte que nous sommes tous différents et que ça ne sert à rien de se comparer à une championne olympique ou à une fille qui prépare son 15ème marathon quand vous vous préparez pour votre premier 10KM.

    Essayez de ne prendre que le positif de ce qui vous entoure et si vous n’y arrivez pas, faites un petit ménage, une pause ou autre. Faites le point avec vous même et demandez vous ce que vous recherchiez à la base lorsque vous vous êtes inscrits sur ce(s) réseau(x) ? Revenir à la base permet parfois de se rendre compte des dérives négatives que l’on a pu prendre.

    beaglou

    Et d’un point de vue comparaison physique: faites attention aussi aux comptes que vous suivez: photoshop , chirurgie non avouée, etc. sont parfois bien plus présents qu’on le pense.

    Vraiment, prenez du recul sur tout ce que vous voyez, sur tout ce que vous lisez. Les comptes « post bad » ne sont pas la réalité de la vie des gens. Leur vie n’est pas aussi parfaite que ce qui transparait dans leurs photos. Les gens qui paraissent toujours très positifs ont aussi leurs « coups de mou » mais ils préfèrent souvent ne pas le partager car ils ne veulent pas véhiculer cette partie là de leur vie. C’est leur choix, leur compte, alors c’est à vous de ne pas oublier que la vie des autres n’est pas parfaite non plus. On a tous des casseroles dans les placards (histoires de famille, problèmes dans un couple, engueulades avec nos amis, un ras le bol au travail, des phases de démotivation ou des remises en question sur ce que l’on veut dans la vie; TOUT LE MONDE PASSE PAR LÀ.)

    Idem entre une vie d’étudiante, de jeune maman, de mère de trois adolescents ou vie de jeune active: il y a un monde entre chacune de ces personnes, non ? Une organisation et des priorités différentes selon où l’on se trouve.

    courir avec un beagle

    Alors, si vous devez vous comparer : ne vous comparez qu’à vous même. Jetez un coup d’oeil derrière votre épaule de temps en temps et soyez fiers du chemin parcouru. Puis continuez à aller de l’avant. Inspirez vous des leçons des autres, de leur chemin de vie, motivez vous à travers leurs partages mais surtout ne vous comparez plus.  Ne soyez en compétition qu’avec vos démons personnels mais pas avec les autres. Lâchez prise.

    Décidez de vos objectifs, de ce que vous voulez et trouvez votre moteur pour avancer, pour vous pousser vers l’avant et l’accomplissement de vos rêves. Ils sont plus accessibles qu’on le pense, ce n’est pas que pour les autres. Surtout cessez de vous comparer, préférez vous inspirer des personnes qui vous entourent. On a tout à apprendre des autres et les autres ont tout à apprendre de vous.

    Sportivement,

    runamande

     

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    CHIENS & CANICROSS

    Les malheurs de Loxen

    On le dit et le redit, on le lit dans de nombreux magazines, sur des forums, sur des sites dédiés à la protection des animaux, sur des blogs, toutes sortes de médias, à la TV, .. on le sait mais pourtant il y a encore des personnes qui tombent de haut quand elles comprennent que prendre un chien, un animal de compagnie c’est une responsabilité.

    Prendre un chien, ça ne se passe jamais comme on l’avait imaginé. Que ce soit à la SPA, en refuge, auprès d’un particulier ou d’un élevage. Votre poilu est un être vivant et il aura son caractère, ses qualités et ses défauts.

    beagle

    Son éducation ne sera pas lisse. Au départ ça parait probablement facile. Par exemple un bébé beagle vous suivra partout à deux mois puis lorsqu’il commencera à explorer, suivre des pistes (instinct de chasse), vous connaitrez les joies des rappels compliqués car les Beagles sont souvent EXTREMEMENT têtus.

    Loxen, nous l’avons adoptée à 8 mois. Nous ne l’avons pas connue chiot. Mais nous avons choisi de prendre une jeune beaglette très très perturbée par son (pas si vieux) passé. Je vous ai raconté une partie de son histoire dans cet article. Mais je vais étayer plusieurs facettes de sa personnalité qui ont rendu la tache éducative de Loxen ardue.

    Nous avons choisi Loxen, via une annonce sur un élevage, car ils n’arrivaient pas à la faire adopter (et ne pouvaient pas la garder) car Loxen ne pouvait pas être LOF. Loxen est prognathe et ne rentre pas dans les critères de beauté du Beagle. Elle ne pouvait pas être inscrite au Livret des Origines de son espèce. L’élevage ne gardait pas les chiens non LOF donc vendait Loxen au rabais. Nous l’avons choisie car c’était une sorte de sauvetage (qui sait où elle risquait d’aller si jamais personne ne l’adoptait, elle n’était plus un chiot, elle attirait moins les clients puisque souvent ceux-ci préfèrent les bébés).

    chien et chat

    Lorsque nous sommes arrivés sur place, j’ai vite déchanté. L’endroit était insalubre, la mère de Loxen allaitait une nouvelle portée et Loxen avait profondément peur de nous. Elle était également effrayée par l’éleveuse. Nous avons réussi à l’attraper au bout d’un temps qui m’a paru une éternité (entre 15 et 30min).

    Par la suite, Loxen se cachait sous l’escalier, le canapé, ne voulait pas manger devant nous. Je n’ai jamais vu un chien aussi effrayé en balade, elle est sortie plusieurs fois de son harnais par peur, cherchait à éviter de croiser d’autres passants en essayant de faire des détours (quitte à se jeter sur la route). Elle tirait comme une folle sur sa laisse, c’était impossible de travailler dans la rue tant son taux de peur était à son apogée. Il a fallut un an pour qu’elle arrête de se cacher sous le canapé quand des amis venaient à l’appartement. Certains ont dû attendre des mois avant de pouvoir la caresser.

    Aujourd’hui les promenades en ville restent très compliquées (même dans la ville de mes parents avec 8000 habitants donc loin d’être aussi stressante et bruyante que Lyon).

    beaglou

    Elle fait de l’hyper attachement et elle stresse quand elle reste seule dans une maison qui n’est pas son lieu de vie habituel (même la maison de mes parents où elle vient régulièrement depuis deux ans).

    La dernière fois, elle a réussi à sortir par une fenêtre bloquée entrouverte et monter sur le toit pour ne pas restée seule chez mon grand père (qui était parti à un enterrement..). Quand il est revenu, les voisins avaient appelé les pompiers et ceux-ci essayaient de l’attraper.

    Elle est aussi sortie effrayée dans la rue alors que j’étais chez une amie avec elle. J’ai dû la suivre de loin et la retrouver dans un parc. Elle était tellement stressée qu’elle restait à ma vue et me suivait si je m’éloignais mais elle ressentait mon angoisse et avait peur de trop s’approcher de moi (et que je la dispute comme peut être elle se faisait disputer plus petite ? On ne saura jamais ce qui se passait dans l’élevage et celui ci a fermé). J’ai mis une heure à pouvoir l’approcher, la caresser et rentrer à la maison.

    Depuis que nous l’avons, elle a déjà fugué 5 fois effrayée par son environnement. C’est toujours une réaction précipitée par une peur; exemple: une personne qui ouvre un portail, une porte et elle ne s’y attend pas (soit elle aboie de surprise soit elle s’éloigne sans réfléchir, elle se retrouve dans la rue, a peur des voitures et c’est l’effet papillon).

    chien et grimace

    L’élevage ne lui avait pas permis d’apprendre la propreté donc Loxen faisait pipi sur son tapis et dormait sur celui-ci ensuite. Elle faisait régulièrement ses besoins à l’intérieur par stress. Il a fallu au moins 6 mois pour rééduquer ça.

    Aujourd’hui, cela fait un mois que je suis retournée vivre chez mes parents pour un CDD en attendant le retour de mon chéri. Elle était tellement angoissée qu’elle recommençait à uriner par stress lorsque je la laissais pour aller travailler. Pourtant, cela faisait deux ans que ces problèmes là étaient réglés à Lyon. Loxen était capable de se retenir plus de 10H.

    Mais voilà, l’éducation d’un chien et le comportement de celui-ci évoluent en fonction de plein de facteurs extérieurs. Rien n’est jamais acquis et on doit sans cesse trouver des solutions pour le rassurer, pour lui montrer qu’il peut avoir confiance, le déstresser, rendre une situation positive.

    Alors, il faut être conscient que lorsqu’on adopte un animal on ne prend pas un robot ou une peluche mais un être vivant sensible. Et ce pour plus de 10 ans.

    dog beagle

    En deux ans et demi, j’ai réussi à rendre mon chien légèrement moins effrayé en ville mais je dois continuellement et à chaque balade travailler là-dessus.

    C’est long d’éduquer ou rééduquer un animal. Surtout si on ne veut pas le braquer et rendre ça le plus positif possible pour lui et pour nous.

    C’est régulièrement une source de stress. J’ai eu très peur de ne jamais la revoir trois fois et j’ai eu peur qu’elle se fasse écraser deux fois (en seulement deux ans et demi).

    Le canicross nous a permis de développer une relation et l’a aidée à évacuer ses angoisses. Cette activité arrive à détourner son attention de l’environnement qui l’entoure: grâce aux autres chiens qui couraient avec nous et son instinct de pistarde (pas l’anneau d’athlétisme 😝 mais suivre une piste en courant après quelque chose devant elle). Ces deux facteurs prennent le dessus et elle arrive à oublier les gens, les enfants, les bruits stressants autour de nous.

    canicross beagle

    Pour finir, on me demande souvent comme ça se passe avec mon travail ou le fait que nous vivions en appartement (j’en ai parlé avec Manon (l’éducatrice qui nous a aidés avec Loxen) dans cette vidéo) mais comme vous pouvez le constater ce n’était pas ça le problème. Les difficultés que nous avons rencontrées étaient liées au passé de Loxen. Ses angoisses, sa sensibilité, l’hyper attachement et son caractère de nature peureuse. Et ce n’est pas quelque chose que vous pouvez choisir ou deviner lorsque vous adoptez un chien, un chiot. Leur comportement évolue en grandissant, par rapport à ce qu’ils vivront, ce qu’ils ont vécu et autres facteurs environnementaux. Encore jeunes chiots, vous avez moins de chance que leur passé ai eu le temps de faire des dégâts mais ça ne veut pas dire que l’éducation sera facile et sans embûches. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à vous faire accompagner par les bonnes personnes. Mon éducatrice Manon aide même à choisir une race de chien qui conviendrait à votre personnalité, style de vie etc.

    C’est important d’être conscient de tout ça lorque l’on décide d’adopter un animal. Vous ne pourrez pas tout contrôler, vous devrez vous adapter et être patient.

    Malgré tout ce que l’on a vécu, je ne regretterai jamais mon choix car notre aventure et notre histoire nous ont rapprochés.

    Je vous laisse avec un post instagram écrit il y a quelques mois.

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    Il y a deux ans, je pensais ramener un chien en bonne santé mentale et physique à la maison. Je me suis retrouvée avec une petite Beagle beaucoup trop effrayée pour que ce soit normal. Tu faisais pipi et dormais sur ton coussin. Tu ne voulais pas que l’on t’approche, tu ne voulais pas de caresses, tu ne voulais pas jouer, tu ne voulais pas nous voir. Tu avais 8 mois. Quatre jours après, tu réussis à sortir de ton harnais par peur. Je me souviens encore de mon angoisse, de cette nuit blanche et de ces heures à te chercher dans un parc, en vain. Plus de 24H après t’avoir perdu, des copains, de la famille et des inconnus nous aidant depuis la veille à te retrouver, je te sers enfin, à nouveau, contre moi. Ce sera la première fois que tu me laisses te câliner. Il en a fallu des heures de patience et d’amour pour que tu nous fasses la fête en rentrant. Presque un mois après ton adoption, tu commençais seulement à nous faire confiance. Tu mettras 4 mois à jouer avec d’autres chiens. Je me souviens de ce déclic que tu as eu lors de notre premier canicross en groupe et la joie que j’ai ressenti quand j’ai compris que, toi aussi, la course à pied t’aidait à lâcher prise. Tu es encore effrayée par de nombreuses choses. Mais, quand je repense à cette peur qui te rongeait, à ce chien, caché sous une estrade, qui aurait été capable de se laisser mourir de faim et de soif plutôt que d’être approché par un humain. Je me dis qu’on a fait un beau boulot tous ensemble. Toi qui, maintenant, se prend pour un chien de garde de 90kg alors que tu en fais 10 fois moins. Toi qui donne toute l’énergie que tu peux pour courir après les copains lors des courses. Toi qui est encore plus gourmande que moi. Toi qui met du soleil partout où tu passes. Prendre un chien est une énorme responsabilité mais malgré toutes ces frayeurs je ne changerai notre histoire pour rien au monde ❤️🐶. ~ #canicross #runwithdog #beagleoftheday #beagleofinstagram #lovemydoggy #igerslyon

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    Je suis fière d’avoir aidé Loxen à se sentir mieux dans ses pattes. Aujourd’hui elle est capable de jouer avec d’autres chiens, les chatons de mes parents, des invités, des enfants et elle s’épanouie de plus en plus.

    Simplement, j’aimerais faire passer ce message à vous qui passez par là et qui cherchez des témoignages, des renseignements avant d’adopter: soyez sûr d’être prêt à assumer cette adoption et surtout n’oubliez jamais que c’est un être vivant sensible et non un meuble (comme ils ont longtemps été considéré aux yeux de la loi).

    Beagloument,

    runamande

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    HUMEURS

    J’ai compris

    2018 n’est pas finie et pourtant cette année m’a déjà fait avancer sur plusieurs points importants. J’ai envie de vous partager quelques uns d’entre eux car je pense que cela peut aider d’autres personnes que moi à s’accepter.

    beagle love

    Je suis hypersensible, j’ai mis longtemps à comprendre que je l’étais. Mais maintenant je peux le dire et je ne vois plus cette partie de mon caractère comme un simple défaut. Certes, ma sensibilité me rend parfois très mal, m’a torturée pendant longtemps car je la rejetais, je n’en voulais pas et je souhaitais par dessus tout changer pour me sentir plus forte. Je la voyais comme une faiblesse, comme un trait de ma personnalité qui faisait de moi une personne fragile et à qui on pouvait facilement faire de la peine.

    Je me sentais comme une victime car il était facile de me faire pleurer. Je n’arrivais pas à me défendre face aux attaques car je me laissais envahir par mes émotions, je me mettais à trembler, je n’arrivais plus à réfléchir, à contre attaquer, je pleurais et j’attendais que la personne termine ce qu’elle avait commencé.

    Mais maintenant je sais. Je sais qu’être hypersensible me permet de vivre chaque épreuve de la vie à 300%. Je ressens les choses « avec les tripes ». Injustice, tristesse, amour, colère, joie,… tout est décuplé. Par exemple, je ne supporte pas de regarder les films d’horreur car je vis tout avec les acteurs. Lorsque je lis un livre, je suis à fond, je ressens les émotions des personnages. Je pleure, je m’énerve, je n’arrive pas à me dire « ce n’est qu’une histoire ».

    sensibility

    Cela me permet aussi d’avoir une empathie assez développée. Ce qui me sert beaucoup dans mon métier.

    Je me suis rendue compte que je ressentais les émotions des autres. J’ai une « intuition ». Je sens quand une amie m’en veut, quand une personne est contrariée sur un sujet, quand une collègue ne va pas bien, etc. Cela m’aide à communiquer et je me trompe rarement.

    Par contre, j’ai des valeurs et je n’arrive pas à faire semblant. J’ai un besoin viscéral de m’expliquer avec les personnes que j’aime, de dire les choses, de communiquer, de régler un conflit (même si malheureusement parfois on ne trouve pas un terrain d’entente et que cela créé une rupture amicale ou amoureuse). Je n’arrive pas et n’arriverais jamais à être fausse avec les personnes à qui je tiens. Et si jamais je me rends compte que l’on n’est pas sincère avec moi alors c’est irrémédiable. Je déteste que l’on ne me dise pas les choses en face. Et si jamais une personne de mon entourage a des valeurs différentes des miennes et agit avec les personnes que j’aime comme je n’aimerais pas qu’on agisse avec moi: c’est soit on s’explique, soit c’est fini. Cela ne m’a pas empêché de faire moi même des erreurs, d’avoir aussi parfois agi de manière maladroite, d’avoir dit ou fait des choses dont je ne suis pas fière, d’avoir jugé trop vite etc. Je ne suis pas parfaite, loin de là, mais l’important c’est de tirer des leçons et se remettre en question.

    Bref, être hypersensible a ses bons et mauvais côtés ! J’envie souvent les personnes qui arrivent à tout laisser couler, à avoir une carapace qui leur permet de se protéger du regard des autres. On dirait qu’un bouclier les entoure et que les jugements leur rebondissent dessus. Cela ne les empêche pas d’écouter les critiques constructives et de prendre en compte ce qu’ils veulent bien laisser les atteindre. Je les envie parce que, jusqu’à il y a encore quelques mois, je laissais les commentaires d’inconnus me faire du mal.

    hey ironman

    Assumer qui je suis. Un exercice très difficile: pendant longtemps j’ai cherché à être acceptée par certaines personnes de mon entourage. Je me pliais en 4 pour leurs plaire. Et puis, j’ai compris que je ne serai jamais à la hauteur de leurs attentes. J’ai compris que ça ne servait à rien de vouloir être une autre personne parce que :

    1: cela ne me ressemblait pas, j’étais mal dans ma peau et j’étais triste car je me rendais bien compte que les personnes en question continueraient à m’exclure de leurs vies quoique je fasse.

    -2: on ne peut pas forcer une personne à nous accepter. On ne peut pas forcer une relation et finalement est ce que j’ai bien envie d’entretenir un lien avec quelqu’un qui se comporte de cette manière ? Je ne pense pas, c’est toxique et ça me prend la tête.

    Idem sur les réseaux. S’exposer c’est prendre le risque d’être critiquée. Les commentaires moqueurs, les groupes où des personnes se foutent ouvertement de notre gueule, les faux comptes qui viennent scroller tes temps sur Strava, commenter ta photo et qui n’assument même pas leurs identités.. doivent ils prendre une place importante dans ma vie ? Je crois que l’on connait tous la réponse: c’est NON.

    Bien entendu, mon hypersensibilité me rendait très réceptive à leurs remarques. Mais, j’ai pris une décision: si j’ai envie de me justifier à nouveau je le ferai (c’est légitime et j’ai le droit de le faire) mais je ne m’attarderai plus et ne me laisserai plus toucher par des personnes qui ont l’air d’être bien triste et mal dans leur peau pour agir comme elles le font. Heureusement, c’est très rare que je sois prise pour cible et j’ai de la chance.

    beagle and cat

    parce que cette photo est trop mignonne.

    C’est pourquoi j’ai décidé de lâcher prise. Je ne veux plus chercher à être acceptée et approuvée par le monde entier. Il y aura toujours des gens pour ne pas apprécier qui je suis et c’est comme ça. J’ai une petite communauté hyper bienveillante avec moi, des personnes qui me remercient tous les jours pour les articles que j’écris, mes posts instagram qui les motivent et ma vision du sport qui les aident à relâcher la pression qu’ils pouvaient se mettre face aux autres. Je suis heureuse de partager des messages qui aident ceux qui en ont besoin. Si je suis devenue infirmière c’est bien parce que j’ai cette vocation depuis toujours.

    Les liens du coeur que j’ai pu créer avec la famille que je me suis choisie (la famille Nucléaire comme dirait mon amie Mélanie) sont bien plus importants. Cela ne sert à rien de continuer à vouloir être à la hauteur aux yeux de personnes qui ne seront jamais satisfaites. Je vais continuer de laisser mon hypersensibilité et mes valeurs me guider.

    sunset

    Et enfin, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de vouloir ressembler à d’autres personnes. Je peux m’en inspirer mais je ne serais jamais une copie conforme d’une autre fille. J’aurais beau essayé: j’ai le visage que j’ai, les cheveux que j’ai, le corps que j’ai, le niveau de performance que j’ai et qui évolue à une autre vitesse que d’autres sportives. .

    Je vous conseille d’ailleurs les vidéos de Shera et Sissy Mua. Moi aussi, cela fait quelques années que je ne me maquille plus tous les jours et j’ai appris à accepter mes imperfections. Je ne trouve plus que j’ai une mine affreuse au naturel. Depuis la primaire j’ai des cernes apparentes, j’aurais toujours les paupières tombantes et des boutons de temps en temps. Au départ j’avais arrêté de me maquiller pour gagner du temps de sommeil le matin. Aujourd’hui, je ne me maquille plus car j’ai appris à accepter mon visage sans maquillage. Et cela ne fait pas de moi une personne moins féminine ! Je prends plaisir à me maquiller quand l’envie me prend mais je ne ressens plus cela comme une obligation de la vie de tous les jours.

    de temps en temps j’aime me maquiller et changer du quotidien !

    C’était un article un peu long. Mais toutes ces choses que j’ai comprises sont liées les unes aux autres par cette acceptation de soi même et de lâcher prise sur le regard des autres. C’est un combat que je mène depuis quelques années mais je vois une évolution et je suis fière d’avoir avancé sur ces sujets importants. Grâce aux réseaux, je me suis rendue compte qu’on était plus nombreux que je le pensais à se sentir mal à cause de tout ça. N’attendez pas pour exister en étant vous même. La vie passe si vite et elle peut basculer à tout moment. Ayez le moins de regrets possible au quotidien !

    Sportivement,

    runamande

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