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runamande

    HUMEURS

    J’ai compris

    2018 n’est pas finie et pourtant cette année m’a déjà fait avancer sur plusieurs points importants. J’ai envie de vous partager quelques uns d’entre eux car je pense que cela peut aider d’autres personnes que moi à s’accepter.

    beagle love

    Je suis hypersensible, j’ai mis longtemps à comprendre que je l’étais. Mais maintenant je peux le dire et je ne vois plus cette partie de mon caractère comme un simple défaut. Certes, ma sensibilité me rend parfois très mal, m’a torturée pendant longtemps car je la rejetais, je n’en voulais pas et je souhaitais par dessus tout changer pour me sentir plus forte. Je la voyais comme une faiblesse, comme un trait de ma personnalité qui faisait de moi une personne fragile et à qui on pouvait facilement faire de la peine.

    Je me sentais comme une victime car il était facile de me faire pleurer. Je n’arrivais pas à me défendre face aux attaques car je me laissais envahir par mes émotions, je me mettais à trembler, je n’arrivais plus à réfléchir, à contre attaquer, je pleurais et j’attendais que la personne termine ce qu’elle avait commencé.

    Mais maintenant je sais. Je sais qu’être hypersensible me permet de vivre chaque épreuve de la vie à 300%. Je ressens les choses « avec les tripes ». Injustice, tristesse, amour, colère, joie,… tout est décuplé. Par exemple, je ne supporte pas de regarder les films d’horreur car je vis tout avec les acteurs. Lorsque je lis un livre, je suis à fond, je ressens les émotions des personnages. Je pleure, je m’énerve, je n’arrive pas à me dire « ce n’est qu’une histoire ».

    sensibility

    Cela me permet aussi d’avoir une empathie assez développée. Ce qui me sert beaucoup dans mon métier.

    Je me suis rendue compte que je ressentais les émotions des autres. J’ai une « intuition ». Je sens quand une amie m’en veut, quand une personne est contrariée sur un sujet, quand une collègue ne va pas bien, etc. Cela m’aide à communiquer et je me trompe rarement.

    Par contre, j’ai des valeurs et je n’arrive pas à faire semblant. J’ai un besoin viscéral de m’expliquer avec les personnes que j’aime, de dire les choses, de communiquer, de régler un conflit (même si malheureusement parfois on ne trouve pas un terrain d’entente et que cela créé une rupture amicale ou amoureuse). Je n’arrive pas et n’arriverais jamais à être fausse avec les personnes à qui je tiens. Et si jamais je me rends compte que l’on n’est pas sincère avec moi alors c’est irrémédiable. Je déteste que l’on ne me dise pas les choses en face. Et si jamais une personne de mon entourage a des valeurs différentes des miennes et agit avec les personnes que j’aime comme je n’aimerais pas qu’on agisse avec moi: c’est soit on s’explique, soit c’est fini. Cela ne m’a pas empêché de faire moi même des erreurs, d’avoir aussi parfois agi de manière maladroite, d’avoir dit ou fait des choses dont je ne suis pas fière, d’avoir jugé trop vite etc. Je ne suis pas parfaite, loin de là, mais l’important c’est de tirer des leçons et se remettre en question.

    Bref, être hypersensible a ses bons et mauvais côtés ! J’envie souvent les personnes qui arrivent à tout laisser couler, à avoir une carapace qui leur permet de se protéger du regard des autres. On dirait qu’un bouclier les entoure et que les jugements leur rebondissent dessus. Cela ne les empêche pas d’écouter les critiques constructives et de prendre en compte ce qu’ils veulent bien laisser les atteindre. Je les envie parce que, jusqu’à il y a encore quelques mois, je laissais les commentaires d’inconnus me faire du mal.

    hey ironman

    Assumer qui je suis. Un exercice très difficile: pendant longtemps j’ai cherché à être acceptée par certaines personnes de mon entourage. Je me pliais en 4 pour leurs plaire. Et puis, j’ai compris que je ne serai jamais à la hauteur de leurs attentes. J’ai compris que ça ne servait à rien de vouloir être une autre personne parce que :

    1: cela ne me ressemblait pas, j’étais mal dans ma peau et j’étais triste car je me rendais bien compte que les personnes en question continueraient à m’exclure de leurs vies quoique je fasse.

    -2: on ne peut pas forcer une personne à nous accepter. On ne peut pas forcer une relation et finalement est ce que j’ai bien envie d’entretenir un lien avec quelqu’un qui se comporte de cette manière ? Je ne pense pas, c’est toxique et ça me prend la tête.

    Idem sur les réseaux. S’exposer c’est prendre le risque d’être critiquée. Les commentaires moqueurs, les groupes où des personnes se foutent ouvertement de notre gueule, les faux comptes qui viennent scroller tes temps sur Strava, commenter ta photo et qui n’assument même pas leurs identités.. doivent ils prendre une place importante dans ma vie ? Je crois que l’on connait tous la réponse: c’est NON.

    Bien entendu, mon hypersensibilité me rendait très réceptive à leurs remarques. Mais, j’ai pris une décision: si j’ai envie de me justifier à nouveau je le ferai (c’est légitime et j’ai le droit de le faire) mais je ne m’attarderai plus et ne me laisserai plus toucher par des personnes qui ont l’air d’être bien triste et mal dans leur peau pour agir comme elles le font. Heureusement, c’est très rare que je sois prise pour cible et j’ai de la chance.

    beagle and cat

    parce que cette photo est trop mignonne.

    C’est pourquoi j’ai décidé de lâcher prise. Je ne veux plus chercher à être acceptée et approuvée par le monde entier. Il y aura toujours des gens pour ne pas apprécier qui je suis et c’est comme ça. J’ai une petite communauté hyper bienveillante avec moi, des personnes qui me remercient tous les jours pour les articles que j’écris, mes posts instagram qui les motivent et ma vision du sport qui les aident à relâcher la pression qu’ils pouvaient se mettre face aux autres. Je suis heureuse de partager des messages qui aident ceux qui en ont besoin. Si je suis devenue infirmière c’est bien parce que j’ai cette vocation depuis toujours.

    Les liens du coeur que j’ai pu créer avec la famille que je me suis choisie (la famille Nucléaire comme dirait mon amie Mélanie) sont bien plus importants. Cela ne sert à rien de continuer à vouloir être à la hauteur aux yeux de personnes qui ne seront jamais satisfaites. Je vais continuer de laisser mon hypersensibilité et mes valeurs me guider.

    sunset

    Et enfin, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de vouloir ressembler à d’autres personnes. Je peux m’en inspirer mais je ne serais jamais une copie conforme d’une autre fille. J’aurais beau essayé: j’ai le visage que j’ai, les cheveux que j’ai, le corps que j’ai, le niveau de performance que j’ai et qui évolue à une autre vitesse que d’autres sportives. .

    Je vous conseille d’ailleurs les vidéos de Shera et Sissy Mua. Moi aussi, cela fait quelques années que je ne me maquille plus tous les jours et j’ai appris à accepter mes imperfections. Je ne trouve plus que j’ai une mine affreuse au naturel. Depuis la primaire j’ai des cernes apparentes, j’aurais toujours les paupières tombantes et des boutons de temps en temps. Au départ j’avais arrêté de me maquiller pour gagner du temps de sommeil le matin. Aujourd’hui, je ne me maquille plus car j’ai appris à accepter mon visage sans maquillage. Et cela ne fait pas de moi une personne moins féminine ! Je prends plaisir à me maquiller quand l’envie me prend mais je ne ressens plus cela comme une obligation de la vie de tous les jours.

    de temps en temps j’aime me maquiller et changer du quotidien !

    C’était un article un peu long. Mais toutes ces choses que j’ai comprises sont liées les unes aux autres par cette acceptation de soi même et de lâcher prise sur le regard des autres. C’est un combat que je mène depuis quelques années mais je vois une évolution et je suis fière d’avoir avancé sur ces sujets importants. Grâce aux réseaux, je me suis rendue compte qu’on était plus nombreux que je le pensais à se sentir mal à cause de tout ça. N’attendez pas pour exister en étant vous même. La vie passe si vite et elle peut basculer à tout moment. Ayez le moins de regrets possible au quotidien !

    Sportivement,

    runamande

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    RUNNING

    MON PREMIER HALF IRONMAN à VICHY

    Comment vous résumer cette journée que j’ai passé ? Ce 25 aout 2018, j’ai pris le départ d’une course incroyable: le half ironman de Vichy. Depuis 2017, je me préparais petit à petit et en me fixant des objectifs.

    Des mois de préparation, de doutes, de hauts et de bas. Le but était de réaliser une course qui me paressait inaccessible il y a encore deux ans de cela. J’ai embarqué David dans l’aventure. Il a été un coach exceptionnel, à l’écoute et bienveillant. Je n’aurais pas pu espérer mieux ! (On fait une belle équipe, merci pour tout.)

    J’ai du jongler avec un planning pas toujours évident. Des périodes de nuit (environ 6 mois dans l’année), des semaines à plus de 60H et parfois des roulements d’un week end sur deux pendant quelques mois. Cela n’a pas toujours été facile de tout conjuguer. Mais j’ai réussi à tenir le rythme, je me sentais préparée et en forme lorsque ce fameux samedi d’Aout est arrivé.

    Nous y sommes, l’heure du départ approche. ETAPE PAR ETAPE ma p’tite dame. Et ça va le faire !

    half vichy

     

    25.08.2018: 7H !

    Le départ est en rolling start. Comme les SAS en course à pied, il faut choisir le temps que l’on estime faire en Natation. La combinaison est autorisée car l’eau est à 22.3°C. Je me range tout à la fin du SAS des 43min. Nous sommes 369 féminines pour 1834 participants.

    Nous devons plonger depuis un ponton, je fais la queue en attendant mon tour. Je lève les yeux et repère une pancarte que je connais bien. Ils sont là, ils se sont levés aux aurores pour moi. Je me faufile jusqu’à eux, leur envoie des bisous. J’ai des larmes de gratitude aux bords des yeux.

    Je retourne dans la file. « Est ce que j’en suis capable ? » Je me sens prête mais je n’ai jamais réalisé un tel effort. Je décide de me faire confiance. Je me suis préparée pour ça. J’aime ce sport et j’ai hâte d’en découdre avec moi-même. C’est bientôt mon tour. Le BIP du départ sonne, je plonge et c’est parti pour le début d’une longue course !

    swim half ironman vichy

    NATATION (1900m):
    Je m’élance et pour le moment je ne prends pas de coups grâce au rolling start. J’essaye de ne pas partir trop vite, de ne pas trop utiliser mes jambes et de me concentrer sur le rythme de ma respiration. Nous avons un demi tour à faire. Il y a déjà beaucoup de vagues car nous sommes très nombreux à nager. Au fur et à mesure de mon avancée je me retrouve au milieu de plus de monde. Je me prends des coups de bras et des coups de pieds. Heureusement, mes parents m’ayant inscrite à des triathlons en relai plus jeune où je faisais la partie natation, j’ai la chance de n’avoir encore jamais paniqué dans cette épreuve.  Je nage et le demi-tour ne semble jamais arriver. Je me fais prendre en sandwich entre deux concurrents, j’essaye de me décaler mais rien à faire, je n’ai pas la place. Je me laisse alors distancer et recommence à nager à mon rythme. Enfin, la bouée indiquant le demi tour est devant moi. Je me sens bien, je continue d’avancer et j’essaye de respirer tous les trois temps. Quand soudain, *PAF* un grand coup de poing dans les lunettes, ces dernières sautent et se retournent contre mon oeil. J’ai mal et cela me bloque dans mon avancée. Je me calme, replace mes lunettes et repars. Je suis de nouveau dans ma course et un panneau indique qu’il me reste 400M à faire. Soudain, *REPAF*: cette fois c’est une claque que l’on me donne. Elle me remet les idées en place mais je ne veux pas me laisser déstabiliser.

    La sortie de la natation se rapproche, le bruit des supporters aussi. Je saisie la main d’un bénévole qui m’aide à sortir de l’eau. Je termine cette première partie en 48min. .

    swim sortie half ironman

    TRANSITION:
    Je sors de l’eau, les supporters me donnent le sourire. J’ouvre ma combinaison et me concentre sur les étapes à franchir lors de cette transition SWIM/BIKE. J’entends Marine Leleu qui m’encourage et je repense à ses partages d’ IRONMAN qui m’ont donné envie de me lancer dans l’aventure. J’arrive près de mes sacs. Je me trompe en voulant prendre le rouge, « c’est le bleu Margot » ! Hop, je cours avec le bon sac. Delphine, une copine d’instagram qui fait aussi la course,  me rejoint. On se regarde le sourire aux lèvres 🙂. Je vois mes copains derrière la grille qui filment, j’aurais plein de souvenirs ! J’enfile le casque, mes chaussures, le porte dossard et mes lunettes. Je mets des ravitos dans ma trifonction et me retrouve face à un dilemne: K-Way ou pas K-Way ? Le temps est incertain. Mais ils n’annonçaient pas de pluies avant le début d’après midi. Coup de Poker, je prends le risque de ne pas le mettre. J’espère ne pas m’en mordre les doigts. Je cours jusqu’à mon vélo. Je passe devant ma famille et mes amis: ils m’encouragent. Je prends leurs forces et l’énergie qu’ils dégagent avec moi pour les quelques heures de route qui m’attendent.

    transition 1

    VÉLO (90KM):
    Je m’élance, les jambes répondent très bien et je trouve une vitesse de croisière. La reconnaissance faite mardi avec mon coach me permet de savoir qu’une bosse est présente dès le début du parcours. Je bois de l’eau régulièrement. Je me concentre et je me sens bien pour envoyer un peu sur le parcours. J’aime vraiment rouler. Après un an de vélo de route, je sais que c’est un sport que j’adore et que je vais prendre du plaisir lors de cette épreuve. Je double un peu de monde, je me fais rattraper par des bolides et je fais mon bonhomme de chemin. Je mange quelques ravitaillements prévus dans ma trifonction. Je fais attention de ne pas tomber en les ouvrant.

    bike half ironman

    Je pédale et j’avance. Surprise sur le parcours, mon amie Sophie et son chéri sont présents et m’encouragent. Je ne m’attendais pas à les voir, l’émotion est grande. Je pense à toutes les personnes ayant fait la route pour m’encourager, le sport rassemble, le partage sur ce week end est magnifique, j’ai tellement de chance d’être si bien entourée !

    Le sourire aux lèvres et la voix de Sophie qui raisonne je continue de pédaler. Je n’ai pas froid et je me sens toujours bien.

    bike vichy

    Le kilomètre 70 se profile avec une bosse pour fêter ça. Des messages sont écrits sur la route, je trouve ça génial pour les concurrents destinataires. Je sais ce qui m’attend pour les derniers kilomètres du parcours donc je vais pouvoir continuer de rouler à bonne allure jusqu’à la fin. Je fais le décompte des kilomètres dans ma tête. Vichy arrive, la transition aussi. J’ai hâte d’entendre ma famille, j’ai le smile car cette partie vélo s’est super bien passée ! « Etape par Etape ». Je mouline un peu sur la fin pour détendre mes jambes. J’entends la foule, le speaker, j’ai des frissons. Deux étapes sur trois de faites. Je me dis que je suis capable d’aller jusqu’au bout, je vais le terminer ce triathlon.

    3H06 de vélo.

    vélo half ironman

    TRANSITION:
    Je pose mon vélo, je pense à cette étoile dans le ciel qui m’a donné de la force sur le parcours. Je cours jusqu’à mon sac de transition. Je tourne le porte dossard dans le sens de la course à pied. J’enfile mes baskets, pose mon casque et c’est parti pour la dernière épreuve !

    arrivée vélo

    COURSE À PIED (21,1 KM):
    C’est toujours très bizarre de passer du vélo à la course à pied. J’ai à la fois l’impression de ne pas avancer et en même temps le chrono de ma montre me dis le contraire. Pendant quelques années, je ne me suis pas entrainée pour de la longue distance. Mon truc c’était les 10KM, les cross et j’avais même testé un 1500m sur piste. Je sais que la longue distance c’est pas encore mon dada mais j’ai déjà un peu progressé là-dessus ! Je pars à une moyenne de 4’20, je croise mon coach et il me rappelle de bien gérer les 5 premiers kilomètres afin de réhabituer mes jambes à cette discipline. Bah oui les coquines ont envie de continuer à tourner vites comme en vélo. Je suis encore bien trop rapide. J’essaye de me ralentir mais c’est difficile, j’ai déjà la sensation de ne pas avancer alors que je suis à 5’10/KM. Je sais que je ne tiendrais pas la distance comme ça.
    Je me calme et je me sens bien jusqu’au 8ème kilomètre  .

    course à pied half vichy
    Là, les jambes de bois font leur apparition, je paye ma mauvaise gestion du début de course. Mais c’est pas grave j’avance. Je m’arrête à chaque ravitaillement pour boire ou manger. Ceux-ci me donnent des objectifs à atteindre. « Allez Margot, tu peux le faire. »

    Nous devons faire deux boucles. Sophie et Romain sont encore présents sur le parcours pour m’encourager, je les vois plein de fois et ça me met du baume au coeur à chaque passage. Encore plus loin, j’entends ma famille m’encourager, mes amis aussi et lorsque je pars pour le deuxième tour je vois mon coach. Je m’arrête vers lui et je lui dis que c’est dur, que j’ai plus de jambes. Il m’engueule et me dit de ne pas marcher. Il a raison. Je suis là pour me dépasser, ça se saurait si c’était facile et si ça se passait sans embûches. Surtout pour une première fois !

    run Half Vichy
    J’avance, je me concentre, j’essaye d’allonger ma foulée mais rien à faire. Je me sens nulle de ne pas réussir à être plus forte que ça. Mais je me secoue. C’est déjà super ce que je fais. Je me dépasse même si ce n’est pas la course à pied de ma vie ! Je ne me suis pas donnée d’objectif temps donc je vise simplement la finish line non ? Et je l’atteindrai quoiqu’il arrive ! Le dernier ravitaillement au kilomètre 19 ne semble jamais arriver. Il est à la fin d’une longue ligne droite le long de l’Allier. Je repense à la natation quelques heures plus tôt. Cela me semble irréel. Enfin, le dernier ravito est devant moi. Ensuite c’est la montée jusqu’au pont. Je m’arrête pour marcher cette montée. J’entends une fille me crier dessus. Elle fait la course aussi et me demande si Loxen avait été là, est ce que j’aurais marché ? Bien sur que non 😅. Alors elle me relance, m’encourage, elle veut m’attendre mais c’est sa course aussi ! Je lui dis de continuer à courir à son rythme, je cours au mien et puis il faut qu’elle pense à son arrivée ! Il ne faut pas qu’elle la gâche pour moi ! Mais merci à toi Inès, tu as été géniale.

    run half ironman

    quand je vois ma famille !

    Je me dispute « comment tu peux te permettre d’avoir voulu marcher à 2km de la fin ?! ». La ligne d’arrivée n’est pas si loin, c’est bientôt fini ! La fan Zone se rapproche, je rentre dedans, j’entends ma famille, j’ai les larmes aux yeux de les voir là pour moi ! L’arche d’arrivée, ce tapis rouge, les speakers sont ici. Je m’arrête pour marcher et profiter de ce moment unique.
    Les larmes aux yeux je réalise à peine que c’est terminé !

    J’ai couru en 2H01min ce semi marathon.

    finish line Half Ironman

    J’essaye de reprendre mes esprits, Fred (un ami lyonnais qui a aussi fait la course) m’attendait et me prend dans ses bras: « on l’a fait ! ».

    C’est difficile de ne pas être déçue par mon manque de mental en course à pied. Mais je suis tout de même fière de moi, de ma course entière et de m’être dépassée. Je n’ai qu’une envie: progresser.

    Après m’être fait masser par les kinés (vous avez sauvé mes jambes pour la fin de journée merci!). Je retrouve ma famille et mes amis. Je prends mes parents dans les bras et c’est puissant de les serrer contre moi après tout cet effort. Je n’aurais jamais assez de mots pour les remercier d’être en or et de m’avoir transmis cet amour du sport. Mes petites cousines sont là elles aussi, ma famille proche venue me soutenir et mes amis qui ont fait le déplacement: c’est tellement dingue de voir tout ce beau monde pour moi. C’est une récompense unique de vous avoir avec moi sur cette épreuve. J’avais en ligne de mire la belle pancarte pleine d’amour faite par mes soeurs et la pancarte de Toto. Merci de croire en moi, de me soutenir et de m’accompagner dans mes objectifs. Sans vous cela n’aurait pas la même saveur.

    famille

    Mission accomplie: je me suis dépassée. Je n’ai peut être pas fait la course à pied que j’espérais mais la médaille était encore plus belle avec cette difficulté. Je suis heureuse de constater que j’ai de la ténacité et que lorsque je souhaite quelque chose je suis capable d’aller au bout de mon rêve. Cela permet de prendre confiance en soi et d’apprendre à s’aimer.

    coach half ironman

    MERCI à toutes les personnes qui m’ont écrit, suivie, encouragée, félicitée. Merci pour tous ces commentaires et messages. Merci pour tout ce soutien. Il y avait tellement de bienveillance, je ressentais l’énergie que vous m’aviez envoyé et je vous promet que ce n’est pas rien de recevoir autant ce jour là. J’ai lu chacun de vos petits mots, je suis heureuse de vous motiver et de vous donner envie de vous dépasser. Le sport rassemble, le dépassement de soi c’est magique et je vous souhaite à tous de vivre ça, de le comprendre et de le partager à votre tour !

    Faites de vos envies des réalités, laissez vous guider par vos rêves. 

    pancarte encouragement

    Allez à la rencontre de vous-même, apprenez à vous connaître à travers le sport. Ne pensez pas que ce n’est que pour les autres. On peut tous se donner des défis et prendre le temps de les réaliser. Entrainez vous, croyez en vous. Ce sont des moments uniques à vivre et des souvenirs gravés à jamais. Vous êtes seuls à pouvoir réalisez vos objectifs.

    Je ne cherche qu’a progresser. Ma seule concurrente c’est cette petite voix négative dans ma tête.

    Je vous laisse avec le vlog de cette journée fantastique.

    Sportivement,

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    HUMEURS, LIFESTYLE

    Mon alimentation et moi

    Hello, après vous avoir parlé du rapport que je pouvais avoir avec mon corps, je me suis dis que je pouvais vous parler de mon alimentation.

    J’ai toujours été très gourmande. Et comme beaucoup d’adolescentes, de jeunes femmes et de personnes en général: je me réfugie facilement dans la nourriture quand ça ne va pas.

    Genre Bridget Jones avec sa cuillère de glace pleurant devant un film à l’eau de rose, .. (si tu vois ce que je veux dire !)

    bridget jones

    Il y a 5 ans, lorsque j’étais en stage infirmier j’ai été en contact avec un patient qui avait la tuberculose. Celui-ci ne comprenait pas très bien le français et ne respectait pas les règles d’hygiène qu’on lui avait expliqué afin d’éviter de propager cette maladie. Il sortait sans son masque, ne se lavait pas les mains etc.

    Je vous passe les détails pour la suite mais un pneumologue m’a prescrit un traitement antibiotique très puissant afin de me débarrasser des traces de la maladie dans mon organisme.

    Ce traitement a détruit ma flore intestinale, m’a rendu très fragile au point que toutes traces de lactose quelque part me rendait très malade (même en tant qu’excipient dans du spasfon par exemple).

    infirmière

    J’ai donc du arrêter d’en manger le temps que mon système digestif le supporte à nouveau. Cela a pris presque deux ans. J’ai patienté et réintroduit ces aliments petit à petit. Aujourd’hui je peux à nouveau manger de tout. Bon, je vous cache pas que je reste assez fragile et si je mange un milkshake je ne suis pas tranquille derrière.. mais ça va beaucoup mieux.

    Tout ça pour vous expliquer qu’avoir été privée et avoir fait attention à tout ce que je mangeais pendant deux ans.. ne m’a pas donné envie de recommencer. Même si ce n’était rien de grave ou catastrophique, je n’avais pas choisi de devoir me priver. C’est pourquoi je n’ai jamais cherché à suivre un plan de nutrition pour les entrainements. Je ne voulais pas revivre cette sensation de « privation ».

    beagle sportif

    Je mange ce qui me fait envie et sans compter les quantités. Quand je suis de roulement avec des nuits c’est encore plus le bordel ! Parfois je vais manger un plat de pâtes en me levant l’après midi, parfois c’est un petit dej de compétition. Bref, rien de réfléchi et tout au feeling de ce que mes papilles réclament.

    En plus, en mangeant au self une fois par jour ou des plateaux repas à l’hôpital… Difficile de tenir un plan (Sachant que j’avais accès à ceux-ci: la flemme de me faire des repas à emporter au boulot).

    Mais je pense que je vais devoir changer pour ma préparation à l’Ironman de Nice. J’ai fais une grosse hypoglycémie la semaine dernière suite à une sortie longue en course à pied. Je n’ai pas fais attention à mes apports en sucres lents les jours précédents et mon corps me l’a rappelé (et pas avec des pincettes !). N’ayant pas envie de refaire une crise comme celle que j’ai vécu.. j’ai décidé d’apprendre à faire plus attention à mes apports.

    BTwin Road Women

    Je vous en avais aussi parler sur instagram et vous aviez été plusieurs à me donner des conseils. Je vais donc vous écrire ici ceux que vous m’aviez gentiment donné et je vais aussi acheter un bouquin que ma soeur m’a fortement conseillé. Les quelques extraits que j’ai lu m’ont donné envie d’en apprendre plus.

    J’ai envie de mieux comprendre le fonctionnement du corps humain sur tout ça. Mes cours d’anatomie sont lointains maintenant et à l’époque l’alimentation ne m’intéressait pas plus que ça !

    Je ne sais plus si je l’ai lu quelque part ou si je l’ai entendu de la bouche d’une personne mais « la nutrition est le quatrième sport du triathlète » alors j’espère réussir à mieux gérer cet aspect là de ma vie. Sans tomber dans du contrôle ou un manque de plaisir. Mais je pense que c’est possible 🙂.

    « ALIMENTATION pour le SPORTIF » des éditions Amphora. (C’est un Best Seller et les explications sont accessibles pour tous.)

    Livres de recettes que vous m’avez conseillé:

    Blogs culinaires que vous m’avez conseillé:

    Vous m’avez conseillé de ne pas cuisiner tous les jours. Passer du temps en cuisine un jour dans la semaine: pour préparer son menu, cuire tout ce qui doit être cuit (pâtes, céréales etc) et les compléter au moment du repas par des aliments comme des légumes (exemple). Et puis penser à l’apport en protéines bien sûr.

    J’ai vraiment du mal à parler d’alimentation car ce n’est pas mon métier, ni mon domaine. Je pense, qu’une fois installée dans ma nouvelle région, j’essaierai de trouver un professionnel dans ce milieu pour m’aider et m’aiguiller sur ce nouveau chemin ! (Calculer les bons apports qu’il me faut face aux grosses semaines d’entrainements qui m’attendent, etc.)

    Voilà, pour le moment je ne peux pas vous en dire plus mais ce petit point m’aura permis de vous partager une liste de blogs et de livres de recettes que vous connaissiez déjà ou non !

    A très vite,

    Sportivement,

    runamande

     

     

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    LIFESTYLE

    Mon parcours scolaire et professionnel: infirmière

    Hello ! Régulièrement, vous êtes nombreux à me poser des questions sur mon parcours scolaire et mon expérience professionnelle en tant qu’infirmière.

    Je suis consciente que cet article n’aura d’intérêt que pour une partie de mes lecteurs. Mais je comprends les questions que vous me posez et j’ai enfin pris le temps d’écrire à ce sujet !

    déguisement infirmière bébé

    Cependant, je ne suis pas qualifiée pour vous parler de la partie militaire de mon métier. Je ne m’attarderai donc pas dessus mais vous donnerai des conseils et des liens vers les sites officiels de l’armée. Ils répondront à vos interrogations et ce sont ceux là que j’ai consultés lorsque j’ai voulu m’engager.

    Les informations que je vais vous partager datent de ma génération et les formations bougent sans cesse. N’hésitez donc pas à vérifier si ce que je dis est toujours d’actualité.

    Maintenant que les choses sont dites. C’est parti !

    Depuis que je suis au collège, j’ai toujours été attirée par l’armée, les pompiers, l’engagement pour son pays, la rigueur, la cohésion et le côté sportif que l’on y trouve. Comme j’étais déjà passionnée par les chiens, j’ai voulu être maître chien dans l’armée de terre puis maître chien pompier. J’avais d’ailleurs fait un stage de troisième avec un maître chien pompier professionnel.

    Quelques années de Jeune Sapeur Pompier et de stagiaire Sapeur Pompier Volontaire plus tard, j’ai vu à l’oeuvre le SAMU. Et c’est un coup de foudre pour cette profession.

    Pourtant, j’étais entourée d’infirmières dans la famille (ma maman, mes tantes, etc) mais c’est en les voyant sur le terrain que j’ai compris que c’était ça que je voulais faire.

    jeune sapeur pompier

    Je suis donc allée sur Google pour en apprendre plus sur cette profession. En particulier sur les possibilités de travail en urgences. L’armée me trottait toujours dans la tête et c’est là que j’ai découvert que le métier d’infirmière militaire existait.

    Je vous renvoie vers différents sites qui expliquent quel est ce métier, qu’est ce que l’ EPPA et les modalités pour passer le concours dans cette école.

    Je ne suis pas un Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées dont le rôle est de vous aiguiller et vous aider à construire un projet professionnel. Si vous avez des questions et que vous n’êtes pas sûr que ce métier vous plaise: je vous conseille de vous rapprocher du CIRFA le plus proche de chez vous.

    sportive

    crédit photo: Delphine2Lyon

    De mon côté, j’étais en terminale, je n’ai pas été voir un CIRFA mais une porte ouverte dans un lycée et malheureusement j’ai été mal aiguillée.

    Je n’ai pas pu tenter une entrée à l’EPPA. J’ai présenté trois concours civils en même temps que mon BAC S (il n’est pas du tout obligatoire de faire un BAC Scientifique pour être infirmière, il suffit juste d’être en possession d’un BAC). J’ai réussi à obtenir une place dans une des écoles et c’était à Lyon ! J’ai ensuite décroché mon BAC et je me suis lancée dans les études supérieures.

    Mes trois années pour obtenir la licence se sont globalement bien passées. J’étais une des plus jeunes de mon Institut de Formation en Soins Infirmiers. J’ai senti que c’était un handicap lors de mon premier stage hospitalier (que j’ai d’ailleurs mal vécu). Heureusement, j’ai réussi à m’adapter et le reste des études s’est poursuivi avec quelques rattrapages (j’ai toujours été nulle quand il s’agit d’apprendre des phrases par coeur) mais les stages se sont bien passés. Sachant que les métiers d’infirmière d’urgences, en SAMU ou en Réanimation étaient ceux qui m’intéressaient le plus: je demandais des stages me permettant de voir la réalité du terrain. J’ai ainsi passé quelques semaines dans des urgences périphériques (avec départ SMUR), en bloc d’urgence et déchocage, en réanimation et tout ceci m’a confirmé que cette partie du métier me plaisait.

    stagiaire infirmière

    coucou la vieille photo de stagiaire !

    MAIS, j’avais toujours l’armée en tête et je me suis renseignée sur la possibilité de m’engager sans avoir fait l’EPPA.

    Je vous renvoie donc vers ces liens que j’ai trouvés:

    D’après mes recherches, j’ai donc compris que je pouvais intégrer un Hopital d’Instruction des Armées et devenir MITHA en passant un entretien (après avoir envoyé CV et Lettre de Motivation), une période probatoire de quelques mois et en réussissant une Formation Militaire Initiale.

    Cette fois-ci, j’ai été bien renseignée et j’ai tenté ma chance. J’ai donc pu m’engager comme Militaire Sous Contrat et donc comme MITHA au sein d’un HIA. J’ai compris que, malheureusement n’ayant pas fait l’EPPA, je ne pouvais pas espérer rejoindre un régiment et partir régulièrement en OPEX avant quelques années.

    Il fallait, bien entendu, que je décroche mon Diplôme d’État Infirmier et que je valide mon mémoire. En juillet, c’est chose faite. Je travaille en CDD dans un service de rééducation et en septembre je commence mon contrat militaire dans un Hopital D’instruction des Armées.

    diplome infirmière

    Diplômée !

    Je suis restée 4 ans au sein de l’armée. J’ai appris de nombreuses choses, j’ai fait de magnifiques rencontres que je ne regrette pas. Aujourd’hui, je quitte ce statut pour des raisons personnelles mais j’aurais eu une première expérience professionnelle excellente grâce à cet engagement. J’ai travaillé dans différents services (dermatologie, neurologie, gastro-entérologie, médecine interne et infectieuse des Pathologies Tropicales, Médecine de Post urgence et aux urgences).

    J’ai pris un CDD dans un hôpital public jusqu’a mon futur déménagement. Après, je ne sais pas encore ce que je vais faire. Mais j’ai la chance d’avoir un métier qui me permet de travailler dans de nombreux milieux différents.

    Même si les conditions de travail sont loin d’être faciles, même si certains patients nous donnent l’impression d’être des sous fifres (« de l’eau ! », « vous savez que votre traitement c’est de la m*rde ? »), même si le manque de respect et les insultes sont beaucoup trop fréquents, même si j’ai parfois eu envie de pêter des plombs, même si j’ai déjà eu les nerfs à fleur de peau plus d’une fois… Je ne me vois pas faire un autre boulot. Certain(e)s collègues et patients sont capables de nous faire oublier les quelques mauvais cotés. J’ai encore l’envie de continuer. Les situations difficiles qui se terminent bien, les accompagnements de personnes malades qui se font dans la bienveillance, les échanges humains que j’ai grâce à ce métier me font grandir, m’apportent des valeurs importantes de la vie, m’aident à me remettre en question et me rappellent pourquoi j’ai choisi ce métier.

    infirmière

    J’espère avoir répondu à la plupart de vos questions. Je ne peux pas vous en dire d’avantage que ce que je fais dans cet article, comme je le rappelle plus haut.

    N’oubliez pas que faire des recherches, vous déplacer vers un CIRFA, vers une porte ouverte, aller à la rencontrer des professionnels de ce milieu seront toujours favorables pour vous lors d’un entretien.

    N’hésitez pas à poser vos questions j’y répondrai dans la mesure du possible. Vous pouvez aussi me partager votre propre parcours c’est toujours interessant à lire !

    A bientôt,

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