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HUMEURS

    HUMEURS

    DE 2018 À 2019

    Autant je ne prends pas de résolutions pour la nouvelle année car je pense que l’on peut le faire quand on le souhaite.

    Autant j’aime retracer ces 12 mois, prendre du recul et voir l’évolution qu’il en ressort.

    Pour plusieurs raisons, je savais déjà que 2018 serait remplie de changements, de défis personnels, sportifs et professionnels.

    La première: je savais que mon amoureux, qui partage ma vie depuis bientôt 4 ans, allait devoir partir en OPEX dans l’année. Je savais que cela allait durer au minimum 4 mois et ni lui, ni moi avions déjà vécu ce genre de situation et cela allait être un défi. D’abord pour lui car il allait découvrir, enfin, ce que partir en mission signifiait et mettre à profit tout ce qu’il avait appris pendant ses études. Ensuite, j’allais devoir apprendre à gérer son absence, la vie sans lui et sans nouvelle pendant des semaines et l’inquiétude que cela peut engendrer par rapport à ce qu’il faisait.

    Et puis, tant que l’on a pas vécu une absence aussi longue et aussi particulière, on ne sait pas vraiment comment notre couple va réagir, est ce que l’on s’aime assez pour supporter tout cela, est ce que l’on va réussir à communiquer, à rassurer l’autre ?

    Enfin bref, c’est un côté bien plus personnel de ma vie et de la sienne, mais voilà, je ne peux pas vous parler de 2018 sans vous parler de ces 4 mois et demi.

    Le boulot, la préparation de mon objectif sportif 2018, mes amis, ma famille, Loxen, le partage sur mes réseaux et le planning que je m’étais fixé m’ont permis de rythmer ma vie et de m’aider à traverser ces quelques mois.

    Cette période m’a aussi malheureusement donné l’occasion de faire le tri sur ce qui est important et positif. J’ai appris à m’entourer des personnes bienveillantes et avec qui j’avais un vrai échange pour pouvoir nous entraider. Les autres aussi ont des difficultés mais c’est important de montrer que nous sommes là pour eux, mais quand c’est à notre tour d’aller moins bien, il faut que l’on nous donne en retour. Mettre un peu son confort de côté et sa flemme afin d’être présent pour de vrai.

    runamande saint express

    Pour pouvoir supporter l’absence de mon chéri et être heureuse, même loin de lui, il fallait que je continue de travailler mon développement personnel.

    Il y a quelques années, je n’aurais absolument pas bien vécu cette séparation, j’aurais été très malheureuse, à ruminer dans mon coin, à penser que je ne pouvais pas vivre au côté d’une personne qui part aussi souvent en mission. J’aurais pensé que sa présence physique au quotidien était nécessaire pour être heureuse. J’aurais peut être même extrapolé des films de jalousie, j’aurais été paranoïaque : si jamais il y a une jolie femme là bas qui le drague ? Et si jamais elle est plus belle et interessante que moi ? Peut être qu’elle, elle connait aussi toutes les références de Kaamelott, peut être qu’elle est passionnée de rugby et qu’il va vouloir me quitter pour elle ?

    Sauf que, toutes ces questions ne me sont même pas venues à l’esprit car j’ai appris à prendre confiance en moi, à me trouver des qualités, à m’aimer malgré mes défauts et surtout à accepter que mon homme m’aime aussi malgré mes défauts (qu’il connait très bien depuis plus de trois ans). Et que, s’il avait voulu me tromper ou me quitter, il n’aurait pas eu besoin d’une mission pour cela.

    Et je peux vous dire que je suis très fière d’avoir avancée sur ce sujet car je pense sincèrement qu’avec la Margot hyper mal dans sa peau, ça ne se serait surement pas aussi bien passé.

    runamande half ironman

    Mon Half Ironman à Vichy m’a permis de constater tout le progrès sportif que j’ai réalisé et la nouveauté de 2018, qui était de travailler avec un coach, est la meilleure décision que j’ai prise sportivement ! Il a été d’un soutien et d’une écoute parfaite, j’était prête pour l’épreuve qui m’attendait ce 25 aout et je me suis dépassée comme je l’espérais.

    Le point noir sportif de 2018 c’est mon mental encore trop faible dans l’effort. J’ai envie de moins écouter cette petite voix qui me demande de prendre une pause, de marcher quelques mètres alors que je SAIS au fond que c’est normal d’avoir ce sentiment de fatigue musculaire et que je n’ai pas besoin de m’arrêter c’est juste un signal du cerveau et je peux aller au delà ! Bref, je dois continuer à travailler là dessus et un très bon test sera le Marathon de Paris 2019, puis le Half Ironman de Aix en Provence et enfin mon défi sportif le plus incroyable (et j’ai du mal encore à réaliser que cette année je serais sur la ligne de départ et non dans les spectateurs): l’Ironman de Nice 2019.

    runamande beagle

    Le troisième challenge de 2018 a été un changement radical d’environnement.

    Je n’ai pas renouvelé mon contrat militaire pour suivre mon chéri dans sa mutation. Je savais que c’était la meilleure décision pour moi. L’armée va me manquer car c’est un environnement de travail et des valeurs qui me correspondent depuis toujours mais c’est un chapitre que je clôture.

    J’ai déjà retrouvé un CDD en tant qu’infirmière dans le civil et j’ai hâte de commencer. J’ai trouvé une solution qui me permettra de m’entrainer sereinement pour mon Ironman tout en continuant le métier que j’aime.

    Il y a plein de possibilités, grâce à ce boulot, on peut exercer dans des milieux très différents les uns des autres et chaque environnement, service, structure nous apporte quelque chose pour évoluer professionnellement.

    Enfin, le déménagement n’a pas été simple. Comme je vous l’ai déjà expliqué Lyon m’a énormément apporté d’un point de vue personnel. J’étais entourée de personnes formidables et j’avais construit un cocon dans lequel j’évoluais positivement depuis des années.

    runamande Lyon

    Mais, les vrais amis, les vrais relations survivent aux changements et à la distance. Je me sens prête à construire un nouveau cocon dans ma nouvelle ville. Les alentours sont parfaits pour m’entrainer, pour Loxen il y a plein de nouveaux endroits à découvrir et mon chéri est dans un nouveau lieu d’exercice qui lui plait énormément.

    Je suis très chanceuse d’être bien entourée et je suis reconnaissante envers mes proches qui ont été d’un soutien essentiel dans les difficultés que j’ai pu rencontrer cette année. Je vous aimes tellement ! Que ce soit en famille ou entre amis, j’ai de nombreux souvenirs de moments partagés très heureux que je garde bien en tête en cas de coups durs.

    J’ai aussi eu des opportunités extras qui se sont présentées à moi via les réseaux sociaux et j’ai pu vivre de super bons et beaux moments grâce à vous qui me suivez.

    runamande blog sport

    Au niveau sportif, l’année s’est terminée après la Saintexpress (un trail de 44KM). Le coach m’a demandé de faire une coupure annuelle qui tombait à pic car j’avais une petite tendinite qui apparaissait et qui nécessitait du repos pour qu’elle ne décide pas de s’installer !

    2019 a débuté depuis quelques semaines et la prépa de l’Ironman depuis le 7 janvier. Je me sens reposée, pas de douleurs à l’horizon et je suis motivée pour affronter ce plan d’entrainement !

    J’espère que cet article vous a plu,

    J’ai compris depuis quelques années qu’écrire me permet de faire le point, de poser les mots sur ce que je ressens et d’ainsi continuer à avancer.

    Vous n’êtes pas du tout obligé de le faire sur un blog public, comme moi, mais je sais que c’est une bonne manière de repartir la tête plus légère dans l’aventure de la vie !

    J’ai retracé mon année aussi en image avec cette vidéo:

    Je vous souhaite une belle année 2019 remplie de réussites, d’amour et de santé.

    A très vite,

    Sportivement,

    runamande

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    COMPARAISON

    Je vous en avais un peu parlé dans mon article sur la « déculpabilisation sportive » mais je voulais aborder un autre angle de ce sujet.

    Je ne pense pas que se comparer dans la vie soit une bonne chose. Je crois qu’il y a une barrière entre s’inspirer d’une personne: se motiver en lisant ses posts, se dire qu’elle aussi, parfois, elle est fatiguée, comprendre que ses entrainements ne sont pas toujours faciles etc. Et se comparer: se dire qu’elle en fait plus que nous et qu’on n’est pas à la hauteur, vouloir tout faire pareil, etc.

    beagle

    Non ce n’est pas comme ça que cela doit fonctionner. Vos réseaux sociaux ne doivent pas vous miner le moral. Si vous sentez que vous suivez des personnes toxiques qui vont font culpabiliser dans leur manière de partager, si vous sentez que suivre une personne au lieu de vous pousser vers le haut , cela vous ronge le moral. Si vous sentez que son partage n’est pas bienveillant: faites comme moi, supprimez le compte, ne vous attardez pas à suivre des personnes (même si elles ne sont pas conscientes de véhiculer un message culpabilisant) qui vous rendent négatives sur votre pratique.

    Idem sur Strava: Soit vous arrivez à suivre et partager avec les autres sans vous mettre une pression négative. Soit cela est trop dur pour vous de prendre du recul sur la pratique des autres et ce réseau n’est pas pour vous.

    Je vois Strava comme une source d’encouragement, de kudos et de like à distribuer pour s’entraider et se soutenir. Mais je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui le ressentent comme une compétition de qui fait le plus etc. Je pense que cela dépend aussi du regard que l’on porte sur cette application, de qui l’on suit (comme sur instagram: il y a des gens qui ont un partage plus culpabilisant que d’autres) etc.

    Je sais que je préfère partager mes entrainements sur Strava avec des personnes qui recherchent ce type de publications que de le faire sur instagram ou cela peut etre un peu lourd.

    run with beagle

    Je pense que dans la vie tout est une question d’équilibre, de point de vue et de prise de recul.

    Il faut prendre de la distance avec la pratique des autres: regardez leurs objectifs, leur passé, leur travail, leurs possibilités de récupération, etc.

    Vous vous rendrez vite compte que nous sommes tous différents et que ça ne sert à rien de se comparer à une championne olympique ou à une fille qui prépare son 15ème marathon quand vous vous préparez pour votre premier 10KM.

    Essayez de ne prendre que le positif de ce qui vous entoure et si vous n’y arrivez pas, faites un petit ménage, une pause ou autre. Faites le point avec vous même et demandez vous ce que vous recherchiez à la base lorsque vous vous êtes inscrits sur ce(s) réseau(x) ? Revenir à la base permet parfois de se rendre compte des dérives négatives que l’on a pu prendre.

    beaglou

    Et d’un point de vue comparaison physique: faites attention aussi aux comptes que vous suivez: photoshop , chirurgie non avouée, etc. sont parfois bien plus présents qu’on le pense.

    Vraiment, prenez du recul sur tout ce que vous voyez, sur tout ce que vous lisez. Les comptes « post bad » ne sont pas la réalité de la vie des gens. Leur vie n’est pas aussi parfaite que ce qui transparait dans leurs photos. Les gens qui paraissent toujours très positifs ont aussi leurs « coups de mou » mais ils préfèrent souvent ne pas le partager car ils ne veulent pas véhiculer cette partie là de leur vie. C’est leur choix, leur compte, alors c’est à vous de ne pas oublier que la vie des autres n’est pas parfaite non plus. On a tous des casseroles dans les placards (histoires de famille, problèmes dans un couple, engueulades avec nos amis, un ras le bol au travail, des phases de démotivation ou des remises en question sur ce que l’on veut dans la vie; TOUT LE MONDE PASSE PAR LÀ.)

    Idem entre une vie d’étudiante, de jeune maman, de mère de trois adolescents ou vie de jeune active: il y a un monde entre chacune de ces personnes, non ? Une organisation et des priorités différentes selon où l’on se trouve.

    courir avec un beagle

    Alors, si vous devez vous comparer : ne vous comparez qu’à vous même. Jetez un coup d’oeil derrière votre épaule de temps en temps et soyez fiers du chemin parcouru. Puis continuez à aller de l’avant. Inspirez vous des leçons des autres, de leur chemin de vie, motivez vous à travers leurs partages mais surtout ne vous comparez plus.  Ne soyez en compétition qu’avec vos démons personnels mais pas avec les autres. Lâchez prise.

    Décidez de vos objectifs, de ce que vous voulez et trouvez votre moteur pour avancer, pour vous pousser vers l’avant et l’accomplissement de vos rêves. Ils sont plus accessibles qu’on le pense, ce n’est pas que pour les autres. Surtout cessez de vous comparer, préférez vous inspirer des personnes qui vous entourent. On a tout à apprendre des autres et les autres ont tout à apprendre de vous.

    Sportivement,

    runamande

     

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    J’ai compris

    2018 n’est pas finie et pourtant cette année m’a déjà fait avancer sur plusieurs points importants. J’ai envie de vous partager quelques uns d’entre eux car je pense que cela peut aider d’autres personnes que moi à s’accepter.

    beagle love

    Je suis hypersensible, j’ai mis longtemps à comprendre que je l’étais. Mais maintenant je peux le dire et je ne vois plus cette partie de mon caractère comme un simple défaut. Certes, ma sensibilité me rend parfois très mal, m’a torturée pendant longtemps car je la rejetais, je n’en voulais pas et je souhaitais par dessus tout changer pour me sentir plus forte. Je la voyais comme une faiblesse, comme un trait de ma personnalité qui faisait de moi une personne fragile et à qui on pouvait facilement faire de la peine.

    Je me sentais comme une victime car il était facile de me faire pleurer. Je n’arrivais pas à me défendre face aux attaques car je me laissais envahir par mes émotions, je me mettais à trembler, je n’arrivais plus à réfléchir, à contre attaquer, je pleurais et j’attendais que la personne termine ce qu’elle avait commencé.

    Mais maintenant je sais. Je sais qu’être hypersensible me permet de vivre chaque épreuve de la vie à 300%. Je ressens les choses « avec les tripes ». Injustice, tristesse, amour, colère, joie,… tout est décuplé. Par exemple, je ne supporte pas de regarder les films d’horreur car je vis tout avec les acteurs. Lorsque je lis un livre, je suis à fond, je ressens les émotions des personnages. Je pleure, je m’énerve, je n’arrive pas à me dire « ce n’est qu’une histoire ».

    sensibility

    Cela me permet aussi d’avoir une empathie assez développée. Ce qui me sert beaucoup dans mon métier.

    Je me suis rendue compte que je ressentais les émotions des autres. J’ai une « intuition ». Je sens quand une amie m’en veut, quand une personne est contrariée sur un sujet, quand une collègue ne va pas bien, etc. Cela m’aide à communiquer et je me trompe rarement.

    Par contre, j’ai des valeurs et je n’arrive pas à faire semblant. J’ai un besoin viscéral de m’expliquer avec les personnes que j’aime, de dire les choses, de communiquer, de régler un conflit (même si malheureusement parfois on ne trouve pas un terrain d’entente et que cela créé une rupture amicale ou amoureuse). Je n’arrive pas et n’arriverais jamais à être fausse avec les personnes à qui je tiens. Et si jamais je me rends compte que l’on n’est pas sincère avec moi alors c’est irrémédiable. Je déteste que l’on ne me dise pas les choses en face. Et si jamais une personne de mon entourage a des valeurs différentes des miennes et agit avec les personnes que j’aime comme je n’aimerais pas qu’on agisse avec moi: c’est soit on s’explique, soit c’est fini. Cela ne m’a pas empêché de faire moi même des erreurs, d’avoir aussi parfois agi de manière maladroite, d’avoir dit ou fait des choses dont je ne suis pas fière, d’avoir jugé trop vite etc. Je ne suis pas parfaite, loin de là, mais l’important c’est de tirer des leçons et se remettre en question.

    Bref, être hypersensible a ses bons et mauvais côtés ! J’envie souvent les personnes qui arrivent à tout laisser couler, à avoir une carapace qui leur permet de se protéger du regard des autres. On dirait qu’un bouclier les entoure et que les jugements leur rebondissent dessus. Cela ne les empêche pas d’écouter les critiques constructives et de prendre en compte ce qu’ils veulent bien laisser les atteindre. Je les envie parce que, jusqu’à il y a encore quelques mois, je laissais les commentaires d’inconnus me faire du mal.

    hey ironman

    Assumer qui je suis. Un exercice très difficile: pendant longtemps j’ai cherché à être acceptée par certaines personnes de mon entourage. Je me pliais en 4 pour leurs plaire. Et puis, j’ai compris que je ne serai jamais à la hauteur de leurs attentes. J’ai compris que ça ne servait à rien de vouloir être une autre personne parce que :

    1: cela ne me ressemblait pas, j’étais mal dans ma peau et j’étais triste car je me rendais bien compte que les personnes en question continueraient à m’exclure de leurs vies quoique je fasse.

    -2: on ne peut pas forcer une personne à nous accepter. On ne peut pas forcer une relation et finalement est ce que j’ai bien envie d’entretenir un lien avec quelqu’un qui se comporte de cette manière ? Je ne pense pas, c’est toxique et ça me prend la tête.

    Idem sur les réseaux. S’exposer c’est prendre le risque d’être critiquée. Les commentaires moqueurs, les groupes où des personnes se foutent ouvertement de notre gueule, les faux comptes qui viennent scroller tes temps sur Strava, commenter ta photo et qui n’assument même pas leurs identités.. doivent ils prendre une place importante dans ma vie ? Je crois que l’on connait tous la réponse: c’est NON.

    Bien entendu, mon hypersensibilité me rendait très réceptive à leurs remarques. Mais, j’ai pris une décision: si j’ai envie de me justifier à nouveau je le ferai (c’est légitime et j’ai le droit de le faire) mais je ne m’attarderai plus et ne me laisserai plus toucher par des personnes qui ont l’air d’être bien triste et mal dans leur peau pour agir comme elles le font. Heureusement, c’est très rare que je sois prise pour cible et j’ai de la chance.

    beagle and cat

    parce que cette photo est trop mignonne.

    C’est pourquoi j’ai décidé de lâcher prise. Je ne veux plus chercher à être acceptée et approuvée par le monde entier. Il y aura toujours des gens pour ne pas apprécier qui je suis et c’est comme ça. J’ai une petite communauté hyper bienveillante avec moi, des personnes qui me remercient tous les jours pour les articles que j’écris, mes posts instagram qui les motivent et ma vision du sport qui les aident à relâcher la pression qu’ils pouvaient se mettre face aux autres. Je suis heureuse de partager des messages qui aident ceux qui en ont besoin. Si je suis devenue infirmière c’est bien parce que j’ai cette vocation depuis toujours.

    Les liens du coeur que j’ai pu créer avec la famille que je me suis choisie (la famille Nucléaire comme dirait mon amie Mélanie) sont bien plus importants. Cela ne sert à rien de continuer à vouloir être à la hauteur aux yeux de personnes qui ne seront jamais satisfaites. Je vais continuer de laisser mon hypersensibilité et mes valeurs me guider.

    sunset

    Et enfin, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de vouloir ressembler à d’autres personnes. Je peux m’en inspirer mais je ne serais jamais une copie conforme d’une autre fille. J’aurais beau essayé: j’ai le visage que j’ai, les cheveux que j’ai, le corps que j’ai, le niveau de performance que j’ai et qui évolue à une autre vitesse que d’autres sportives. .

    Je vous conseille d’ailleurs les vidéos de Shera et Sissy Mua. Moi aussi, cela fait quelques années que je ne me maquille plus tous les jours et j’ai appris à accepter mes imperfections. Je ne trouve plus que j’ai une mine affreuse au naturel. Depuis la primaire j’ai des cernes apparentes, j’aurais toujours les paupières tombantes et des boutons de temps en temps. Au départ j’avais arrêté de me maquiller pour gagner du temps de sommeil le matin. Aujourd’hui, je ne me maquille plus car j’ai appris à accepter mon visage sans maquillage. Et cela ne fait pas de moi une personne moins féminine ! Je prends plaisir à me maquiller quand l’envie me prend mais je ne ressens plus cela comme une obligation de la vie de tous les jours.

    de temps en temps j’aime me maquiller et changer du quotidien !

    C’était un article un peu long. Mais toutes ces choses que j’ai comprises sont liées les unes aux autres par cette acceptation de soi même et de lâcher prise sur le regard des autres. C’est un combat que je mène depuis quelques années mais je vois une évolution et je suis fière d’avoir avancé sur ces sujets importants. Grâce aux réseaux, je me suis rendue compte qu’on était plus nombreux que je le pensais à se sentir mal à cause de tout ça. N’attendez pas pour exister en étant vous même. La vie passe si vite et elle peut basculer à tout moment. Ayez le moins de regrets possible au quotidien !

    Sportivement,

    runamande

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    HUMEURS, LIFESTYLE

    Mon alimentation et moi

    Hello, après vous avoir parlé du rapport que je pouvais avoir avec mon corps, je me suis dis que je pouvais vous parler de mon alimentation.

    J’ai toujours été très gourmande. Et comme beaucoup d’adolescentes, de jeunes femmes et de personnes en général: je me réfugie facilement dans la nourriture quand ça ne va pas.

    Genre Bridget Jones avec sa cuillère de glace pleurant devant un film à l’eau de rose, .. (si tu vois ce que je veux dire !)

    bridget jones

    Il y a 5 ans, lorsque j’étais en stage infirmier j’ai été en contact avec un patient qui avait la tuberculose. Celui-ci ne comprenait pas très bien le français et ne respectait pas les règles d’hygiène qu’on lui avait expliqué afin d’éviter de propager cette maladie. Il sortait sans son masque, ne se lavait pas les mains etc.

    Je vous passe les détails pour la suite mais un pneumologue m’a prescrit un traitement antibiotique très puissant afin de me débarrasser des traces de la maladie dans mon organisme.

    Ce traitement a détruit ma flore intestinale, m’a rendu très fragile au point que toutes traces de lactose quelque part me rendait très malade (même en tant qu’excipient dans du spasfon par exemple).

    infirmière

    J’ai donc du arrêter d’en manger le temps que mon système digestif le supporte à nouveau. Cela a pris presque deux ans. J’ai patienté et réintroduit ces aliments petit à petit. Aujourd’hui je peux à nouveau manger de tout. Bon, je vous cache pas que je reste assez fragile et si je mange un milkshake je ne suis pas tranquille derrière.. mais ça va beaucoup mieux.

    Tout ça pour vous expliquer qu’avoir été privée et avoir fait attention à tout ce que je mangeais pendant deux ans.. ne m’a pas donné envie de recommencer. Même si ce n’était rien de grave ou catastrophique, je n’avais pas choisi de devoir me priver. C’est pourquoi je n’ai jamais cherché à suivre un plan de nutrition pour les entrainements. Je ne voulais pas revivre cette sensation de « privation ».

    beagle sportif

    Je mange ce qui me fait envie et sans compter les quantités. Quand je suis de roulement avec des nuits c’est encore plus le bordel ! Parfois je vais manger un plat de pâtes en me levant l’après midi, parfois c’est un petit dej de compétition. Bref, rien de réfléchi et tout au feeling de ce que mes papilles réclament.

    En plus, en mangeant au self une fois par jour ou des plateaux repas à l’hôpital… Difficile de tenir un plan (Sachant que j’avais accès à ceux-ci: la flemme de me faire des repas à emporter au boulot).

    Mais je pense que je vais devoir changer pour ma préparation à l’Ironman de Nice. J’ai fais une grosse hypoglycémie la semaine dernière suite à une sortie longue en course à pied. Je n’ai pas fais attention à mes apports en sucres lents les jours précédents et mon corps me l’a rappelé (et pas avec des pincettes !). N’ayant pas envie de refaire une crise comme celle que j’ai vécu.. j’ai décidé d’apprendre à faire plus attention à mes apports.

    BTwin Road Women

    Je vous en avais aussi parler sur instagram et vous aviez été plusieurs à me donner des conseils. Je vais donc vous écrire ici ceux que vous m’aviez gentiment donné et je vais aussi acheter un bouquin que ma soeur m’a fortement conseillé. Les quelques extraits que j’ai lu m’ont donné envie d’en apprendre plus.

    J’ai envie de mieux comprendre le fonctionnement du corps humain sur tout ça. Mes cours d’anatomie sont lointains maintenant et à l’époque l’alimentation ne m’intéressait pas plus que ça !

    Je ne sais plus si je l’ai lu quelque part ou si je l’ai entendu de la bouche d’une personne mais « la nutrition est le quatrième sport du triathlète » alors j’espère réussir à mieux gérer cet aspect là de ma vie. Sans tomber dans du contrôle ou un manque de plaisir. Mais je pense que c’est possible 🙂.

    « ALIMENTATION pour le SPORTIF » des éditions Amphora. (C’est un Best Seller et les explications sont accessibles pour tous.)

    Livres de recettes que vous m’avez conseillé:

    Blogs culinaires que vous m’avez conseillé:

    Vous m’avez conseillé de ne pas cuisiner tous les jours. Passer du temps en cuisine un jour dans la semaine: pour préparer son menu, cuire tout ce qui doit être cuit (pâtes, céréales etc) et les compléter au moment du repas par des aliments comme des légumes (exemple). Et puis penser à l’apport en protéines bien sûr.

    J’ai vraiment du mal à parler d’alimentation car ce n’est pas mon métier, ni mon domaine. Je pense, qu’une fois installée dans ma nouvelle région, j’essaierai de trouver un professionnel dans ce milieu pour m’aider et m’aiguiller sur ce nouveau chemin ! (Calculer les bons apports qu’il me faut face aux grosses semaines d’entrainements qui m’attendent, etc.)

    Voilà, pour le moment je ne peux pas vous en dire plus mais ce petit point m’aura permis de vous partager une liste de blogs et de livres de recettes que vous connaissiez déjà ou non !

    A très vite,

    Sportivement,

    runamande

     

     

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    HUMEURS, RUNNING

    Nos limites

    Dans la vie, on se limite à tellement de choses. On se crée des lignes à ne pas franchir par peur. Peur de ne pas y arriver, ne pas se sentir à la hauteur, peur des regards ou du jugement, peur de ne pas être à sa place, de ne pas finir ou de se tromper.

    Ces limites, que l’on se dresse, permettent de se cadrer mais peuvent aussi nous frustrer. Nos limites: nous les choisissons. Mais si on souhaite réellement quelque chose c’est à nous de faire tomber les barrières.

    C’est à nous de se donner les moyens de réaliser nos rêves, même si en chemin on se trompe, même si nous ne sommes pas toujours compris et même si des jugements surgissent. Il ne faut pas trop craindre l’échec car celui-ci nous donne toujours une leçon.

    Face aux jugements vous ne pouvez rien y faire à part changer votre façon de réagir. Vous ne pouvez pas contrôler les réactions des autres mais vous pouvez contrôlez vos sentiments et ce que vous laissez vous atteindre. Et puis, nous ne vivons pas pour les autres non ?

    Alors faites pêter ces limites ! Si elles ne sont pas rationnelles alors vous pouvez travailler pour les repousser.

    Vous pouvez tout choisir. Choisissez comment vous voulez occupé votre temps libre: j’ai décidé que le mien serait en bonne partie pris par le sport parce que c’est ce qui me rend heureuse. J’aime aussi voir ma famille, mes amis, m’occuper de mon chien et passer du temps sur les réseaux. Les journées paraissent souvent bien trop courte et je ne regarde plus autant de séries ou je ne lis plus autant qu’avant. J’ai fais ces choix là. Mais je sais pourquoi je le fais. Certains rêvent de voyager à l’autre bout du monde, mon rêve à moi c’est de réaliser un full Ironman. De repousser les limites mentales que je me suis dressée. Parce que c’est un dépassement physique certes mais c’est aussi un dépassement mental.

    J’ai tellement appris sur moi grâce au sport. Je baigne dedans depuis petite mais j’ai vraiment compris tout ce que ça m’apportait depuis 3 ou 4 ans. J’ai choisi qu’il prenne une place très importante dans ma vie car il y a peu de choses qui me font sentir aussi vivante que lorsque je cours, roule ou nage. J’ai choisi que mon développement personnel passe par l’activité physique.

    crédit photo: Photos Ventoux

    On ne sait pas de quoi demain est fait, on oublie parfois la chance que l’on a de pouvoir se lancer ce genre de défi, d’avoir le droit à un loisir, de faire du sport pour le plaisir et sans obligation. Alors pourquoi se mettre des bâtons dans les roues ?

    Se mettre des limites c’est aussi se comparer aux autres. Et croyez moi la comparaison ne mène pas à grand chose. Le plus souvent, au lieu de vous motivez cela vous met la pression, vous vous sentez mal parce que vous avez l’impression de ne pas en faire assez ou ne pas faire aussi bien que votre voisin. Mais chaque personne est différente, avec des objectifs différents et des possibilités différentes d’entrainements.

    La seule personne à laquelle vous devez vous comparez c’est vous même. Regardez comme les limites, que vous vous mettiez au début de votre pratique, ont évolué ! Souvent, au départ on ne se sent pas capable de courir plus de 45 minutes et, quelques années plus tard, vous vous retrouvez à vouloir vous inscrire sur un semi marathon, un trail de 25KM, un triathlon M, le half marathon des sables ou un IronMan ! Notre corps, le sport et la vie ne sont ils pas incroyables de pouvoir nous faire vivre ça ?

    C’est à nous de nous donner les moyens de réaliser nos objectifs. De décider qu’on veut le faire. Mettre ses peurs de côtés et s’entrainer pour ça.

    crédit photo: Mélanie Créaplume

    Vous êtes la seule personne qui vous donnera envie de lever vos fesses de votre canapé pour allez vous entrainer. Personne ne peut faire les bornes à votre place. Et même si parfois vous avez la flemme, si votre rêve est bien réel: vous n’aurez pas de mal à envoyer balader votre procrastination. Il y a une différence entre la vraie fatigue physique (qu’il faut savoir écouter) et la flemme. Si vous vous connaissez: vous saurez la reconnaitre et faire le bon choix. C’est vous qui dressez les barrières à faire tomber.

    Encore une fois, c’est vous qui fixez les règles. Vous choisissez de vivre votre vie de la manière dont elle vous fait vibrer.

    On sera toujours incompris par certains mais ça tombe bien ce n’est pas eux qui vivent à notre place, alors ce que les personnes qui blablatent sans bonnes intentions pensent.. on s’en fout non ? Vous aurez toujours le soutien de quelqu’un ! Alors autant se reposer sur ceux qui vous aident à kiffer votre vie, plutôt que sur ceux qui vous jugent non ?

    Même si on passe par un tas d’émotions différentes, le secret c’est de prendre du plaisir à dépasser les limites que l’on se fixe.

    Parce que même si tu ne t’entraines pas pour une course particulière mais juste le dimanche matin pour te tenir en forme: tu cherches déjà à te dépasser pour t’améliorer physiquement. On cherche tous à devenir meilleur et ce que tu arrives à faire dans le sport, tu peux réussir à le faire dans la vie de tous les jours.

    Bien entendu, parfois c’est difficile de tout faire, notre corps nous dit « STOP » et c’est là que l’on découvre certaines de nos limites. Celles-ci ne sont pas fixées et elles évolueront tout au long de notre vie.

    Les seules limites de ta vie sont celles que tu crées dans ton esprit.

    Sportivement,

     

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