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HUMEURS

    HUMEURS

    COMPARAISON

    Je vous en avais un peu parlé dans mon article sur la « déculpabilisation sportive » mais je voulais aborder un autre angle de ce sujet.

    Je ne pense pas que se comparer dans la vie soit une bonne chose. Je crois qu’il y a une barrière entre s’inspirer d’une personne: se motiver en lisant ses posts, se dire qu’elle aussi, parfois, elle est fatiguée, comprendre que ses entrainements ne sont pas toujours faciles etc. Et se comparer: se dire qu’elle en fait plus que nous et qu’on n’est pas à la hauteur, vouloir tout faire pareil, etc.

    beagle

    Non ce n’est pas comme ça que cela doit fonctionner. Vos réseaux sociaux ne doivent pas vous miner le moral. Si vous sentez que vous suivez des personnes toxiques qui vont font culpabiliser dans leur manière de partager, si vous sentez que suivre une personne au lieu de vous pousser vers le haut , cela vous ronge le moral. Si vous sentez que son partage n’est pas bienveillant: faites comme moi, supprimez le compte, ne vous attardez pas à suivre des personnes (même si elles ne sont pas conscientes de véhiculer un message culpabilisant) qui vous rendent négatives sur votre pratique.

    Idem sur Strava: Soit vous arrivez à suivre et partager avec les autres sans vous mettre une pression négative. Soit cela est trop dur pour vous de prendre du recul sur la pratique des autres et ce réseau n’est pas pour vous.

    Je vois Strava comme une source d’encouragement, de kudos et de like à distribuer pour s’entraider et se soutenir. Mais je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui le ressentent comme une compétition de qui fait le plus etc. Je pense que cela dépend aussi du regard que l’on porte sur cette application, de qui l’on suit (comme sur instagram: il y a des gens qui ont un partage plus culpabilisant que d’autres) etc.

    Je sais que je préfère partager mes entrainements sur Strava avec des personnes qui recherchent ce type de publications que de le faire sur instagram ou cela peut etre un peu lourd.

    run with beagle

    Je pense que dans la vie tout est une question d’équilibre, de point de vue et de prise de recul.

    Il faut prendre de la distance avec la pratique des autres: regardez leurs objectifs, leur passé, leur travail, leurs possibilités de récupération, etc.

    Vous vous rendrez vite compte que nous sommes tous différents et que ça ne sert à rien de se comparer à une championne olympique ou à une fille qui prépare son 15ème marathon quand vous vous préparez pour votre premier 10KM.

    Essayez de ne prendre que le positif de ce qui vous entoure et si vous n’y arrivez pas, faites un petit ménage, une pause ou autre. Faites le point avec vous même et demandez vous ce que vous recherchiez à la base lorsque vous vous êtes inscrits sur ce(s) réseau(x) ? Revenir à la base permet parfois de se rendre compte des dérives négatives que l’on a pu prendre.

    beaglou

    Et d’un point de vue comparaison physique: faites attention aussi aux comptes que vous suivez: photoshop , chirurgie non avouée, etc. sont parfois bien plus présents qu’on le pense.

    Vraiment, prenez du recul sur tout ce que vous voyez, sur tout ce que vous lisez. Les comptes « post bad » ne sont pas la réalité de la vie des gens. Leur vie n’est pas aussi parfaite que ce qui transparait dans leurs photos. Les gens qui paraissent toujours très positifs ont aussi leurs « coups de mou » mais ils préfèrent souvent ne pas le partager car ils ne veulent pas véhiculer cette partie là de leur vie. C’est leur choix, leur compte, alors c’est à vous de ne pas oublier que la vie des autres n’est pas parfaite non plus. On a tous des casseroles dans les placards (histoires de famille, problèmes dans un couple, engueulades avec nos amis, un ras le bol au travail, des phases de démotivation ou des remises en question sur ce que l’on veut dans la vie; TOUT LE MONDE PASSE PAR LÀ.)

    Idem entre une vie d’étudiante, de jeune maman, de mère de trois adolescents ou vie de jeune active: il y a un monde entre chacune de ces personnes, non ? Une organisation et des priorités différentes selon où l’on se trouve.

    courir avec un beagle

    Alors, si vous devez vous comparer : ne vous comparez qu’à vous même. Jetez un coup d’oeil derrière votre épaule de temps en temps et soyez fiers du chemin parcouru. Puis continuez à aller de l’avant. Inspirez vous des leçons des autres, de leur chemin de vie, motivez vous à travers leurs partages mais surtout ne vous comparez plus.  Ne soyez en compétition qu’avec vos démons personnels mais pas avec les autres. Lâchez prise.

    Décidez de vos objectifs, de ce que vous voulez et trouvez votre moteur pour avancer, pour vous pousser vers l’avant et l’accomplissement de vos rêves. Ils sont plus accessibles qu’on le pense, ce n’est pas que pour les autres. Surtout cessez de vous comparer, préférez vous inspirer des personnes qui vous entourent. On a tout à apprendre des autres et les autres ont tout à apprendre de vous.

    Sportivement,

    runamande

     

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    HUMEURS

    J’ai compris

    2018 n’est pas finie et pourtant cette année m’a déjà fait avancer sur plusieurs points importants. J’ai envie de vous partager quelques uns d’entre eux car je pense que cela peut aider d’autres personnes que moi à s’accepter.

    beagle love

    Je suis hypersensible, j’ai mis longtemps à comprendre que je l’étais. Mais maintenant je peux le dire et je ne vois plus cette partie de mon caractère comme un simple défaut. Certes, ma sensibilité me rend parfois très mal, m’a torturée pendant longtemps car je la rejetais, je n’en voulais pas et je souhaitais par dessus tout changer pour me sentir plus forte. Je la voyais comme une faiblesse, comme un trait de ma personnalité qui faisait de moi une personne fragile et à qui on pouvait facilement faire de la peine.

    Je me sentais comme une victime car il était facile de me faire pleurer. Je n’arrivais pas à me défendre face aux attaques car je me laissais envahir par mes émotions, je me mettais à trembler, je n’arrivais plus à réfléchir, à contre attaquer, je pleurais et j’attendais que la personne termine ce qu’elle avait commencé.

    Mais maintenant je sais. Je sais qu’être hypersensible me permet de vivre chaque épreuve de la vie à 300%. Je ressens les choses « avec les tripes ». Injustice, tristesse, amour, colère, joie,… tout est décuplé. Par exemple, je ne supporte pas de regarder les films d’horreur car je vis tout avec les acteurs. Lorsque je lis un livre, je suis à fond, je ressens les émotions des personnages. Je pleure, je m’énerve, je n’arrive pas à me dire « ce n’est qu’une histoire ».

    sensibility

    Cela me permet aussi d’avoir une empathie assez développée. Ce qui me sert beaucoup dans mon métier.

    Je me suis rendue compte que je ressentais les émotions des autres. J’ai une « intuition ». Je sens quand une amie m’en veut, quand une personne est contrariée sur un sujet, quand une collègue ne va pas bien, etc. Cela m’aide à communiquer et je me trompe rarement.

    Par contre, j’ai des valeurs et je n’arrive pas à faire semblant. J’ai un besoin viscéral de m’expliquer avec les personnes que j’aime, de dire les choses, de communiquer, de régler un conflit (même si malheureusement parfois on ne trouve pas un terrain d’entente et que cela créé une rupture amicale ou amoureuse). Je n’arrive pas et n’arriverais jamais à être fausse avec les personnes à qui je tiens. Et si jamais je me rends compte que l’on n’est pas sincère avec moi alors c’est irrémédiable. Je déteste que l’on ne me dise pas les choses en face. Et si jamais une personne de mon entourage a des valeurs différentes des miennes et agit avec les personnes que j’aime comme je n’aimerais pas qu’on agisse avec moi: c’est soit on s’explique, soit c’est fini. Cela ne m’a pas empêché de faire moi même des erreurs, d’avoir aussi parfois agi de manière maladroite, d’avoir dit ou fait des choses dont je ne suis pas fière, d’avoir jugé trop vite etc. Je ne suis pas parfaite, loin de là, mais l’important c’est de tirer des leçons et se remettre en question.

    Bref, être hypersensible a ses bons et mauvais côtés ! J’envie souvent les personnes qui arrivent à tout laisser couler, à avoir une carapace qui leur permet de se protéger du regard des autres. On dirait qu’un bouclier les entoure et que les jugements leur rebondissent dessus. Cela ne les empêche pas d’écouter les critiques constructives et de prendre en compte ce qu’ils veulent bien laisser les atteindre. Je les envie parce que, jusqu’à il y a encore quelques mois, je laissais les commentaires d’inconnus me faire du mal.

    hey ironman

    Assumer qui je suis. Un exercice très difficile: pendant longtemps j’ai cherché à être acceptée par certaines personnes de mon entourage. Je me pliais en 4 pour leurs plaire. Et puis, j’ai compris que je ne serai jamais à la hauteur de leurs attentes. J’ai compris que ça ne servait à rien de vouloir être une autre personne parce que :

    1: cela ne me ressemblait pas, j’étais mal dans ma peau et j’étais triste car je me rendais bien compte que les personnes en question continueraient à m’exclure de leurs vies quoique je fasse.

    -2: on ne peut pas forcer une personne à nous accepter. On ne peut pas forcer une relation et finalement est ce que j’ai bien envie d’entretenir un lien avec quelqu’un qui se comporte de cette manière ? Je ne pense pas, c’est toxique et ça me prend la tête.

    Idem sur les réseaux. S’exposer c’est prendre le risque d’être critiquée. Les commentaires moqueurs, les groupes où des personnes se foutent ouvertement de notre gueule, les faux comptes qui viennent scroller tes temps sur Strava, commenter ta photo et qui n’assument même pas leurs identités.. doivent ils prendre une place importante dans ma vie ? Je crois que l’on connait tous la réponse: c’est NON.

    Bien entendu, mon hypersensibilité me rendait très réceptive à leurs remarques. Mais, j’ai pris une décision: si j’ai envie de me justifier à nouveau je le ferai (c’est légitime et j’ai le droit de le faire) mais je ne m’attarderai plus et ne me laisserai plus toucher par des personnes qui ont l’air d’être bien triste et mal dans leur peau pour agir comme elles le font. Heureusement, c’est très rare que je sois prise pour cible et j’ai de la chance.

    beagle and cat

    parce que cette photo est trop mignonne.

    C’est pourquoi j’ai décidé de lâcher prise. Je ne veux plus chercher à être acceptée et approuvée par le monde entier. Il y aura toujours des gens pour ne pas apprécier qui je suis et c’est comme ça. J’ai une petite communauté hyper bienveillante avec moi, des personnes qui me remercient tous les jours pour les articles que j’écris, mes posts instagram qui les motivent et ma vision du sport qui les aident à relâcher la pression qu’ils pouvaient se mettre face aux autres. Je suis heureuse de partager des messages qui aident ceux qui en ont besoin. Si je suis devenue infirmière c’est bien parce que j’ai cette vocation depuis toujours.

    Les liens du coeur que j’ai pu créer avec la famille que je me suis choisie (la famille Nucléaire comme dirait mon amie Mélanie) sont bien plus importants. Cela ne sert à rien de continuer à vouloir être à la hauteur aux yeux de personnes qui ne seront jamais satisfaites. Je vais continuer de laisser mon hypersensibilité et mes valeurs me guider.

    sunset

    Et enfin, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de vouloir ressembler à d’autres personnes. Je peux m’en inspirer mais je ne serais jamais une copie conforme d’une autre fille. J’aurais beau essayé: j’ai le visage que j’ai, les cheveux que j’ai, le corps que j’ai, le niveau de performance que j’ai et qui évolue à une autre vitesse que d’autres sportives. .

    Je vous conseille d’ailleurs les vidéos de Shera et Sissy Mua. Moi aussi, cela fait quelques années que je ne me maquille plus tous les jours et j’ai appris à accepter mes imperfections. Je ne trouve plus que j’ai une mine affreuse au naturel. Depuis la primaire j’ai des cernes apparentes, j’aurais toujours les paupières tombantes et des boutons de temps en temps. Au départ j’avais arrêté de me maquiller pour gagner du temps de sommeil le matin. Aujourd’hui, je ne me maquille plus car j’ai appris à accepter mon visage sans maquillage. Et cela ne fait pas de moi une personne moins féminine ! Je prends plaisir à me maquiller quand l’envie me prend mais je ne ressens plus cela comme une obligation de la vie de tous les jours.

    de temps en temps j’aime me maquiller et changer du quotidien !

    C’était un article un peu long. Mais toutes ces choses que j’ai comprises sont liées les unes aux autres par cette acceptation de soi même et de lâcher prise sur le regard des autres. C’est un combat que je mène depuis quelques années mais je vois une évolution et je suis fière d’avoir avancé sur ces sujets importants. Grâce aux réseaux, je me suis rendue compte qu’on était plus nombreux que je le pensais à se sentir mal à cause de tout ça. N’attendez pas pour exister en étant vous même. La vie passe si vite et elle peut basculer à tout moment. Ayez le moins de regrets possible au quotidien !

    Sportivement,

    runamande

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    HUMEURS, LIFESTYLE

    Mon alimentation et moi

    Hello, après vous avoir parlé du rapport que je pouvais avoir avec mon corps, je me suis dis que je pouvais vous parler de mon alimentation.

    J’ai toujours été très gourmande. Et comme beaucoup d’adolescentes, de jeunes femmes et de personnes en général: je me réfugie facilement dans la nourriture quand ça ne va pas.

    Genre Bridget Jones avec sa cuillère de glace pleurant devant un film à l’eau de rose, .. (si tu vois ce que je veux dire !)

    bridget jones

    Il y a 5 ans, lorsque j’étais en stage infirmier j’ai été en contact avec un patient qui avait la tuberculose. Celui-ci ne comprenait pas très bien le français et ne respectait pas les règles d’hygiène qu’on lui avait expliqué afin d’éviter de propager cette maladie. Il sortait sans son masque, ne se lavait pas les mains etc.

    Je vous passe les détails pour la suite mais un pneumologue m’a prescrit un traitement antibiotique très puissant afin de me débarrasser des traces de la maladie dans mon organisme.

    Ce traitement a détruit ma flore intestinale, m’a rendu très fragile au point que toutes traces de lactose quelque part me rendait très malade (même en tant qu’excipient dans du spasfon par exemple).

    infirmière

    J’ai donc du arrêter d’en manger le temps que mon système digestif le supporte à nouveau. Cela a pris presque deux ans. J’ai patienté et réintroduit ces aliments petit à petit. Aujourd’hui je peux à nouveau manger de tout. Bon, je vous cache pas que je reste assez fragile et si je mange un milkshake je ne suis pas tranquille derrière.. mais ça va beaucoup mieux.

    Tout ça pour vous expliquer qu’avoir été privée et avoir fait attention à tout ce que je mangeais pendant deux ans.. ne m’a pas donné envie de recommencer. Même si ce n’était rien de grave ou catastrophique, je n’avais pas choisi de devoir me priver. C’est pourquoi je n’ai jamais cherché à suivre un plan de nutrition pour les entrainements. Je ne voulais pas revivre cette sensation de « privation ».

    beagle sportif

    Je mange ce qui me fait envie et sans compter les quantités. Quand je suis de roulement avec des nuits c’est encore plus le bordel ! Parfois je vais manger un plat de pâtes en me levant l’après midi, parfois c’est un petit dej de compétition. Bref, rien de réfléchi et tout au feeling de ce que mes papilles réclament.

    En plus, en mangeant au self une fois par jour ou des plateaux repas à l’hôpital… Difficile de tenir un plan (Sachant que j’avais accès à ceux-ci: la flemme de me faire des repas à emporter au boulot).

    Mais je pense que je vais devoir changer pour ma préparation à l’Ironman de Nice. J’ai fais une grosse hypoglycémie la semaine dernière suite à une sortie longue en course à pied. Je n’ai pas fais attention à mes apports en sucres lents les jours précédents et mon corps me l’a rappelé (et pas avec des pincettes !). N’ayant pas envie de refaire une crise comme celle que j’ai vécu.. j’ai décidé d’apprendre à faire plus attention à mes apports.

    BTwin Road Women

    Je vous en avais aussi parler sur instagram et vous aviez été plusieurs à me donner des conseils. Je vais donc vous écrire ici ceux que vous m’aviez gentiment donné et je vais aussi acheter un bouquin que ma soeur m’a fortement conseillé. Les quelques extraits que j’ai lu m’ont donné envie d’en apprendre plus.

    J’ai envie de mieux comprendre le fonctionnement du corps humain sur tout ça. Mes cours d’anatomie sont lointains maintenant et à l’époque l’alimentation ne m’intéressait pas plus que ça !

    Je ne sais plus si je l’ai lu quelque part ou si je l’ai entendu de la bouche d’une personne mais « la nutrition est le quatrième sport du triathlète » alors j’espère réussir à mieux gérer cet aspect là de ma vie. Sans tomber dans du contrôle ou un manque de plaisir. Mais je pense que c’est possible 🙂.

    « ALIMENTATION pour le SPORTIF » des éditions Amphora. (C’est un Best Seller et les explications sont accessibles pour tous.)

    Livres de recettes que vous m’avez conseillé:

    Blogs culinaires que vous m’avez conseillé:

    Vous m’avez conseillé de ne pas cuisiner tous les jours. Passer du temps en cuisine un jour dans la semaine: pour préparer son menu, cuire tout ce qui doit être cuit (pâtes, céréales etc) et les compléter au moment du repas par des aliments comme des légumes (exemple). Et puis penser à l’apport en protéines bien sûr.

    J’ai vraiment du mal à parler d’alimentation car ce n’est pas mon métier, ni mon domaine. Je pense, qu’une fois installée dans ma nouvelle région, j’essaierai de trouver un professionnel dans ce milieu pour m’aider et m’aiguiller sur ce nouveau chemin ! (Calculer les bons apports qu’il me faut face aux grosses semaines d’entrainements qui m’attendent, etc.)

    Voilà, pour le moment je ne peux pas vous en dire plus mais ce petit point m’aura permis de vous partager une liste de blogs et de livres de recettes que vous connaissiez déjà ou non !

    A très vite,

    Sportivement,

    runamande

     

     

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    HUMEURS, RUNNING

    Nos limites

    Dans la vie, on se limite à tellement de choses. On se crée des lignes à ne pas franchir par peur. Peur de ne pas y arriver, ne pas se sentir à la hauteur, peur des regards ou du jugement, peur de ne pas être à sa place, de ne pas finir ou de se tromper.

    Ces limites, que l’on se dresse, permettent de se cadrer mais peuvent aussi nous frustrer. Nos limites: nous les choisissons. Mais si on souhaite réellement quelque chose c’est à nous de faire tomber les barrières.

    C’est à nous de se donner les moyens de réaliser nos rêves, même si en chemin on se trompe, même si nous ne sommes pas toujours compris et même si des jugements surgissent. Il ne faut pas trop craindre l’échec car celui-ci nous donne toujours une leçon.

    Face aux jugements vous ne pouvez rien y faire à part changer votre façon de réagir. Vous ne pouvez pas contrôler les réactions des autres mais vous pouvez contrôlez vos sentiments et ce que vous laissez vous atteindre. Et puis, nous ne vivons pas pour les autres non ?

    Alors faites pêter ces limites ! Si elles ne sont pas rationnelles alors vous pouvez travailler pour les repousser.

    Vous pouvez tout choisir. Choisissez comment vous voulez occupé votre temps libre: j’ai décidé que le mien serait en bonne partie pris par le sport parce que c’est ce qui me rend heureuse. J’aime aussi voir ma famille, mes amis, m’occuper de mon chien et passer du temps sur les réseaux. Les journées paraissent souvent bien trop courte et je ne regarde plus autant de séries ou je ne lis plus autant qu’avant. J’ai fais ces choix là. Mais je sais pourquoi je le fais. Certains rêvent de voyager à l’autre bout du monde, mon rêve à moi c’est de réaliser un full Ironman. De repousser les limites mentales que je me suis dressée. Parce que c’est un dépassement physique certes mais c’est aussi un dépassement mental.

    J’ai tellement appris sur moi grâce au sport. Je baigne dedans depuis petite mais j’ai vraiment compris tout ce que ça m’apportait depuis 3 ou 4 ans. J’ai choisi qu’il prenne une place très importante dans ma vie car il y a peu de choses qui me font sentir aussi vivante que lorsque je cours, roule ou nage. J’ai choisi que mon développement personnel passe par l’activité physique.

    crédit photo: Photos Ventoux

    On ne sait pas de quoi demain est fait, on oublie parfois la chance que l’on a de pouvoir se lancer ce genre de défi, d’avoir le droit à un loisir, de faire du sport pour le plaisir et sans obligation. Alors pourquoi se mettre des bâtons dans les roues ?

    Se mettre des limites c’est aussi se comparer aux autres. Et croyez moi la comparaison ne mène pas à grand chose. Le plus souvent, au lieu de vous motivez cela vous met la pression, vous vous sentez mal parce que vous avez l’impression de ne pas en faire assez ou ne pas faire aussi bien que votre voisin. Mais chaque personne est différente, avec des objectifs différents et des possibilités différentes d’entrainements.

    La seule personne à laquelle vous devez vous comparez c’est vous même. Regardez comme les limites, que vous vous mettiez au début de votre pratique, ont évolué ! Souvent, au départ on ne se sent pas capable de courir plus de 45 minutes et, quelques années plus tard, vous vous retrouvez à vouloir vous inscrire sur un semi marathon, un trail de 25KM, un triathlon M, le half marathon des sables ou un IronMan ! Notre corps, le sport et la vie ne sont ils pas incroyables de pouvoir nous faire vivre ça ?

    C’est à nous de nous donner les moyens de réaliser nos objectifs. De décider qu’on veut le faire. Mettre ses peurs de côtés et s’entrainer pour ça.

    crédit photo: Mélanie Créaplume

    Vous êtes la seule personne qui vous donnera envie de lever vos fesses de votre canapé pour allez vous entrainer. Personne ne peut faire les bornes à votre place. Et même si parfois vous avez la flemme, si votre rêve est bien réel: vous n’aurez pas de mal à envoyer balader votre procrastination. Il y a une différence entre la vraie fatigue physique (qu’il faut savoir écouter) et la flemme. Si vous vous connaissez: vous saurez la reconnaitre et faire le bon choix. C’est vous qui dressez les barrières à faire tomber.

    Encore une fois, c’est vous qui fixez les règles. Vous choisissez de vivre votre vie de la manière dont elle vous fait vibrer.

    On sera toujours incompris par certains mais ça tombe bien ce n’est pas eux qui vivent à notre place, alors ce que les personnes qui blablatent sans bonnes intentions pensent.. on s’en fout non ? Vous aurez toujours le soutien de quelqu’un ! Alors autant se reposer sur ceux qui vous aident à kiffer votre vie, plutôt que sur ceux qui vous jugent non ?

    Même si on passe par un tas d’émotions différentes, le secret c’est de prendre du plaisir à dépasser les limites que l’on se fixe.

    Parce que même si tu ne t’entraines pas pour une course particulière mais juste le dimanche matin pour te tenir en forme: tu cherches déjà à te dépasser pour t’améliorer physiquement. On cherche tous à devenir meilleur et ce que tu arrives à faire dans le sport, tu peux réussir à le faire dans la vie de tous les jours.

    Bien entendu, parfois c’est difficile de tout faire, notre corps nous dit « STOP » et c’est là que l’on découvre certaines de nos limites. Celles-ci ne sont pas fixées et elles évolueront tout au long de notre vie.

    Les seules limites de ta vie sont celles que tu crées dans ton esprit.

    Sportivement,

     

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    Mon corps et moi.

    Cet article j’y ai pensé, je l’ai écris puis effacé, je l’imaginais mais je n’osais pas le publier. Pourquoi ? Une question de « légitimité ». Je n’ai jamais eu ces problèmes de poids là: celui où vous testez plusieurs régimes, où vous êtes gêné de demander un pantalon à votre taille ou celui où c’est votre médecin traitant qui vous dit que votre IMC vous indique en surpoids etc.

    Alors qui suis-je pour vous parler de l’acceptation de son corps ? Enormément de personnes ont du mal à comprendre, à lire ou à entendre une fille qui n’est pas défini comme « grosse » par la société parler de ses problèmes de rapport au corps.

    Oui, je n’ai jamais été « grosse » mais pendant toute mon adolescence et mes premières années de jeune adulte: je me suis sentie très mal. D’abord parce que j’ai vécu le harcèlement scolaire (et apprendre à s’aimer pendant cette période c’est compliqué). J’étais mal dans ma peau, donc mal dans ma tête et mal dans mon corps.

    J’ai une mini poitrine, ma scoliose me faisait détester mon profil, ma cambrure naturelle attiraient les insultes « elle fait exprès de mettre son cul en arrière et ses seins en avant ! », « sal*pe », « allumeuse » . Mes cuisses de nature plutôt musclées m’empêchaient d’avoir ce fameux tigh gap à la mode.

    Bref, un rapport plutôt négatif. Et adolescente puis jeune adulte: je me réfugiais dans la nourriture. Soit en voulant maigrir, soit en voulant grossir pour ne plus être traitée d’ « allumeuse ». Je ne suis heureusement jamais tombée dans les troubles alimentaires mais j’ai joué avec la limite je pense.

    crédit photo: @lucieassiat lors de l’évènement AMPHI w/ @adidasparis !

    Oui, je ne sais pas ce que ça fait d’être considérée comme grosse. Par contre je sais ce que ça fait que de se faire rabaisser au point de vouloir encore plus maigrir. Exemple ? Un de mes ex m’avait demandé d’arrêter de manger du nutella car il me trouvait répugnante quand je le faisais et puis « j’étais bien assez en forme ». Vous pensez que, même quand on n’a pas de problèmes de poids (aux yeux de la plupart des gens), lorsqu’on entend ce genre de phrases sortir de la bouche de la personne que l’on aime, cela ne nous atteint et ne nous complexe pas ? Certes, j’ai très certainement entendu ce genre de phrases moins souvent que d’autres. Mais il suffit que de quelques fois, dans la vie d’une personne, pour déclencher des complexes là où on ne se posait pas (ou peu) de questions avant. Se faire rabaisser, quelques soit son poids, créer des démons intérieurs, un manque de confiance en soi et une envie de changer pour être accepter des autres.

    Au lycée: « J’ai l’air d’aguicher les garçons ? » OK, pour qu’elles me laissent tranquille je vais m’empiffrer, me rendre transparente et m’effacer pour que l’on arrête de m’insulter. (Bien entendu je n’ai jamais réussi à disparaitre, à me faire oublier ou qu’elles me laissent tranquille.)

    Quand mon ex m’a dit que je le répugnais à manger du nutella, j’ai seulement retenu le « répugnante ». En plus, il m’avait dit ça devant d’autres personnes. Ma réaction ? « Il trouve que je suis répugnante ? «  OK je vais tester toutes ces boissons amaigrissantes, je vais sauter un repas, voir deux, manger des légumes, je vais jeter tous mes gâteaux et ce qui semblent faire grossir. « J’aimerais tellement être comme ces autres filles qui n’ont pas les cuisses qui se touchent, qui ont de la poitrine et des fesses musclées. »

    Heureusement, nous nous sommes séparés et j’ai rapidement retrouvé mon appétit, ma gourmandise et surtout j’ai fini par retrouver mes baskets adorées.

    le regard d’une personne qui nous aime tel que l’on est ça aide aussi !

    Je n’aimais vraiment pas l’image de mon corps et comme beaucoup de filles je ne voyais que ce qui me plaisait pas. Ce mot « répugnante » trottait dans ma tête.

    Heureusement, la course à pied et l’amour inconditionnel que j’ai pour le sport en général m’ont aidé à changer.

    Plus je pratiquais, plus je progressais, plus mon corps changeait. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite mais quelques années après j’ai réalisé que mon rapport à celui-ci avait complètement évolué.

    Je n’ai jamais eu de balance et tant mieux. J’ai juste changé le regard que j’avais sur moi. Je ne peux pas vous donner des chiffres ou faire un avant/après. J’ai simplement appris à l’aimer grâce à ce qu’il me permet de faire.

    J’ai toujours les cuisses qui se frottent en courant, j’ai des traces de vergetures sur le coté de mes cuisses/fesses. Elles ne sont pas énormes mais on peut les voir quand je suis en maillot de bain. C’est le fruit des changements naturelles qui se sont fait sur mon corps et je les accepte.

    J’ai une petite poitrine ? Oui, mais je ne connais pas les problèmes que d’autres filles aux poitrines plus importantes peuvent rencontrer ! Avant, j’aurais aimé me faire opérer, aujourd’hui je n’y pense même plus.

    Mon dos est cambrée ? Toujours, mais aujourd’hui je sais que je ne peux rien y faire et que ma cambrure ne fait pas de moi une « sal*pe ». Et surtout, ma scoliose ne me fait plus souffrir, elle est équilibrée et mon dos est musclé par la natation et les quelques gainages que je fais dans le mois.

    Je suis toujours aussi gourmande et mon alimentation laisse souvent à désirer mais j’apprend petit à petit à manger un peu plus équilibré. Ce n’est pas gagné mais je veux faire plus attention à mes apports pour les courses plus exigeantes qui m’attendent. Je ne le fais pas pour changer mon corps mais pour être plus performante et mieux récupérer de mes entrainements.

    elles se touchent toujours, la première fois que j’ai vu cette photo je me suis dis « OH MON DIEU qu’elles sont moches » et finalement j’me dis qu’elles sont capables de m’emmener sur de belles sorties vélo et course à pied !

    Je pense qu’il faut accepter que tout le monde puisse se sentir mal dans son corps un jour et que nous sommes tous en train d’apprendre à nous aimer tel que nous sommes. Même si parfois, juste avec les yeux, vous ne comprenez pas. « Mais pourquoi elle est mal dans sa peau alors que je révérais de faire son poids ? »

    Nous sommes tellement différents, chacun a ses combats. Et j’aimerais que l’on soit tous capable de s’entraider, de se serrer les coudes, plutôt que de se juger.

    Parce que le regard que l’on pose sur soi est important. Si vous avez besoin de changer quelque chose faites le pour vous, parce que vous sentez que c’est une démarche personnelle: pour votre santé, pour votre bien être, pour vous aimer tel que vous êtes. Parce que vous en êtes convaincu.

    Nous sommes tous capables d’apprendre à nous aimer, quelque soit notre histoire. Vous méritez de vous aimer, vous méritez de vous sentir en phase avec vous mêmes.

    Notre corps nous permet de vivre et d’accomplir de si belles choses ! Alors chouchoutons le ❤.

    Certains me trouveront peut etre pas la mieux placée pour vous écrire tout ça. Mais j’écris cet article pour celles et ceux qui se reconnaitront, celles et ceux qui se détestent (comme je me détestais à une autre époque). J’ai l’espoir de vous aider à travers ma propre histoire.

    On peut s’en sortir et apprendre à se sentir bien dans sa peau.

    Merci à ceux qui m’auront lu et qui auront compris mon message,

    LOVE.

     

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