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HUMEURS

    HUMEURS

    N’essayons pas de rentrer dans une case !

    La société a la mauvaise habitude de vouloir mettre les gens dans des cases. De se limiter à cela et de ne pas ouvrir son esprit. Pourquoi vouloir appartenir à une case et se limiter à celle-ci ?

    La vie serait bien triste si on était qu’une simple case.

     

    Il faudrait tout réussir du premier coup, choisir des études et un avenir dès le lycée en priant très fort de ne pas s’être trompé. Personnellement j’ai eu la chance de choisir un travail qui me plait. Mais avec les réseaux sociaux je me rends bien compte qu’il y a plein d’autres choses qui m’attirent. J’aurais aussi été très heureuse dans le sport, j’aurais peut être apprécié de travailler dans d’autres domaines (digital, marketing, comm ?) que sais-je !

    Une personne qui redouble ou se trompe de voie n’est pas bien vue pendant ses études. Mais le jour où elle aura passé le difficile entretien d’embauche et qu’elle commencera son travail: personne n’ira lui demander en combien de temps elle a eu son diplôme et si c’était la première voie dans laquelle elle s’était lancée non ? Quand vous êtes pris en charge par un médecin vous ne lui demandez pas si c’était son premier choix d’être cardiologue ou s’il voulait pas être neuro-chirurgien à la base ? Et vous ne demanderez pas à l’infirmière à vos cotés si elle voulait vraiment exercer ce travail ou si elle a échoué dans ses études de médecine. Pourtant, peut être qu’ils ont été catégorisé de « personnes qui ont raté leurs études » lors des années supérieures.

    Je me rappelle quand j’étais au collège et au lycée, je voulais à tout prix ressembler aux filles populaires. Je voulais être aussi cool, aussi bien habillée, aussi drôle, avoir la même coupe de cheveux et le même maquillage. Je voulais rentrer dans cette case mais je n’ai jamais été aussi malheureuse qu’à cette époque là.

    La vie n’est pas toute noire ou toute blanche et nous non plus ! Nous sommes des nuances de gris.

    Je suis sportive certes. Je peux passer des heures sur mon vélo comme passer un après midi entier, sur mon canapé, devant une série Netflix. J’ai passé les deux dernières semaines plongées dans des bouquins dès que j’avais du temps de libre. Je suis bosseuse et je passe beaucoup d’heures au boulot mais ma vie ne se résume pas qu’à mon travail.

    On doit sans arrêt se justifier sur nos choix si ceux-ci ne rentrent pas dans la case à laquelle nous sommes censés appartenir.

     

    Pourtant qu’est ce que c’est fatiguant de vouloir appartenir à une de ces cases ! Parce que si on le fait c’est pour plaire aux autres. C’est pour être accepté dans la société.

    Je suis hypersensible et je pleure facilement. Cependant, je fais des efforts pour ne pas verser de larmes devant les autres car je ne veux pas être rangée dans la case des « fragiles qui pleurent ».

    J’aime la course à pied, j’aime travailler ma vitesse mais cela ne m’oblige pas à ne faire que des courses sur route. J’aime aussi faire des trails et courir lors d’un triathlon. Nous n’appartenons pas qu’à une seule discipline, nous avons le droit d’essayer d’autres choses aussi.

    On peut s’épanouir en pratiquant plusieurs activités, grâce à un peu de chacune d’elles. C’est votre corps, vous qui pratiquez du sport, votre plaisir dans celui-ci. Donc vous faites ce que vous voulez non ?

    photo prise lors de l’évènement « Run your world Stockholm »

    Je suis active sur les réseaux sociaux mais je ne suis pas qu’une fille toujours derrière son téléphone. Je suis blogueuse mais je suis pas un encart publicitaire. Je fais des triathlons mais je ne suis pas un mouton parce que c’est une discipline qui devient à la mode. Je suis gentille mais je sais aussi dire non et ne pas me faire marcher sur les pieds. Je suis hypersensible mais je ne suis pas fragile, ni en sucre: on peut me dire les choses, je le prendrais à coeur parfois, peut être que je verserai une larme mais si j’estime que cela est nécessaire je me remettrais en question. Je parle à mon téléphone en stories mais je ne suis pas toujours à l’aise en publique. Je suis dans la norme acceptée par la société pour mon poids mais je ne suis pas tous les jours bien dans mon corps (je déteste aussi les cabines d’essayage). Je pourrais donner plein d’exemple comme ceux-là.

    Longtemps j’ai voulu cacher des facettes de ma personnalité par peur du jugement. De devoir expliquer et justifier mes choix. Je voulais ressembler à une personne que je n’étais pas pour ne pas être embêtée. Je ne voulais pas me faire remarquer ou que l’on parle dans mon dos.

    Assumez-vous !

    Quand on comprend que l’on a pas besoin d’appartenir à une case pour être accepté tel que l’on est. Quand on comprend que l’on peut être qui on veut. Quand on comprend que l’on est composé d’une multitude de facettes qui font que l’on ne ressemble à personnes d’autres: on touche du doigt le début de l’acceptation de soi et qu’est ce que ça nous aide sur le chemin du bonheur !

    Voilà un article un peu brouillon mais qui me trottait dans la tête depuis ce matin !

    A très vite,

    Sportivement,

     

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    Déculpabilisation sportive

    Sur les réseaux sociaux, nous partageons de plus en plus nos entrainements, nos routines de vie, notre façon de manger, notre motivation, notre bonne humeur et j’en passe 🙂.

    C’est génial parce que nous nous entraidons, nous nous motivons, nous nous soutenons pour sortir les fesses du canapé ou de devant notre ordinateur.

    Malheureusement, il y a un revers à la médaille. Celui de vous faire culpabiliser.

    crédit photo: coco egia

     

    J’aimerai simplement vous rappeler que nous avons tous commencé pareil. Que nous avons tous nos humeurs, nos moments de flemme, nos moments où nous éteignions l’alarme de notre téléphone pour nous rendormir.

    Nous sommes tous humains. Et j’aimerai vous dire que c’est déjà très bien de passer de zéro à un entrainement par semaine.

    Avoir une vie active c’est descendre une station plus tôt que prévu de son tram pour marcher jusqu’à chez vous. C’est prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur/escalator, faire 15min d’abdos devant une série, prendre le vélo plutôt que les transports en commun.

    Vous n’êtes pas obligé d’être capable de faire 10KM en course à pied ou de chercher à avoir des abdominaux saillants pour prendre soin de vous.

    Prendre soin de soi ça commence ainsi: en prenant conscience que l’on ne bouge peut être pas assez de chez soi. C’est prendre le temps de travailler ses jambes, ses bras ou aller s’aérer la tête autrement que devant un bon film. C’est prendre rendez vous chez la diététicienne, le médecin, s’inscrire dans un club de sport, se motiver à courir avec des copains.

     

    Et n’oubliez pas que c’est très bien aussi de prendre son temps pour évoluer. C’est super de suivre des personnes qui courent 5 fois du lundi au dimanche, qui vont à la salle très régulièrement, qui font 90KM de vélo de route mais nous n’avons pas tous commencé à ce niveau là.

    Comme je l’explique en détails dans mon article précédent, j’ai pris mon temps avant d’arriver au nombre de séance que je fais actuellement par semaine. C’est un choix pour les objectifs que j’ai. Si vous n’avez pas les mêmes objectifs que moi (et même si vous les aviez) vous n’êtes pas dans l’obligation de faire comme moi. N’oubliez pas que j’ai pris un coach et qu’il m’accompagne dans ma démarche sportive. Il a évalué mon niveau et il a pris en compte chaque aspect de ma vie. Vous n’êtes pas moi donc vous n’êtes pas censé faire comme moi.

    Prendre son temps c’est important, surtout si vous ne voulez pas vous blesser. Par exemple, j’ai décidé de voir un kiné toutes les semaines. Je ne suis pas blessée mais ayant une scoliose, augmentant mon nombre d’entrainements cette année et, par conséquent, sollicitant beaucoup mon corps: je veux mettre toutes les chances de mon côté pour éviter la blessure. Est ce que vous devez culpabiliser parce que vous ne faites pas la même chose ? Non. Tout sportif n’a pas besoin de faire ça.

     

    On ne peut pas prendre un corps qui n’a jamais été habitué à faire du sport et lui demander de commencer à en faire tous les jours. On ne peut pas prendre un corps qui n’a jamais été habitué à courir et lui demander de faire 10KM d’un seul coup.

    Vous n’avez pas besoin de vous justifier par un objectif de 42KM pour vous définir comme un coureur, vous n’avez pas besoin d’avoir le corps d’une influenceuse Fitness reconnue pour vous définir comme une fitgirl, vous n’avez pas besoin de tout ça. Vous êtes un coureur à partir du moment où vous chaussez des baskets et que vous sortez gambader dans la rue. Vous êtes une fitgirl à partir du moment où vous allez vous entrainer à la salle. Pourquoi avoir besoin de se justifier par des performances ?

    Ces performances elles doivent exister dans votre tête parce que vous le voulez. C’est votre choix à vous, pas pour les autres ou pour une photo sur les réseaux sociaux.

    Le sport est un plaisir, quelque chose qui nous fait du bien, les objectifs que l’on se donne sont avant tout pour nous. Parce que cela nous fait vibrer de s’inscrire à une course, parce que l’on rêve de se dire: « Je l’ai fais, j’ai réussi toute seule. Je le dois qu’à moi même. » . Qu’importe le temps que l’on a mis, le temps que l’on a pris pour se préparer, le nombre d’année où on a attendu avant de le faire. C’est votre objectif, il vous appartient.

     

    Et si on a raté cet objectif, n’oubliez pas que chaque échec nous apporte une vertu. On a besoin d’échecs pour réussir. Les plus grands champions ne sont pas arrivés à leur plus haut niveau sans blessure, sans sortir d’une séance avec le sentiment de ne pas avoir accomplie un bon travail, sans défaite.

    Une compétition ratée, un plan d’entrainement que l’on a pas réussi à suivre, une course que l’on n’ a pas fini, un nouveau mode de vie que l’on n’a pas tenu, nous permettrons une remise en question. On ouvre les yeux sur la pression que l’on s’est mis, sur la sur estimation de soi. On redescend sur terre et on se demande alors comment mieux faire.

    Alors, arrêtons de nous comparer aux autres. Apprenons déjà par nous mêmes et de nous mêmes. Nous pouvons chercher la motivation sur les réseaux sociaux, s’inspirer d’autres personnes, écouter leurs conseils parce que l’on a tous à apprendre des autres. Mais nous n’avons pas besoin de nous comparer: c’est toxique et ça apporte rarement quelque chose de bon.

    crédit photo: Coco Egia

    Ça ne sert à rien de culpabiliser. Culpabiliser parce que l’autre y arrive, parce que l’autre en fait plus, parce que l’autre a déjà couru telle distance et telle course. Vous êtes unique donc vous avez votre propre façon de réagir face à l’entraînement, face à la pression et votre vie est différente de la leur. Vous avez votre propre histoire, votre propre travail, vos propres limites à franchir. N’oubliez pas de regarder tout ce que vous avez déjà réussi à mettre en place, il faut laisser votre corps et votre esprit s’habituer à tout ça. Et quand vous vous sentirez prêt: vous passerez à l’étape suivante.

    Never a failure, always a lesson.

    J’espère que cet article vous aura plu,

    A très vite,

    Sportivement,

     

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    Les harceleurs en course à pied

    Ils sont en groupe ou simplement une voiture qui s’arrête à ton niveau. Ils sont de tout âge, de toutes tailles, ils sont présents en été ou en hiver. Ils sont toujours là, dans l’ombre prêt à surgir avec un compliment à deux balles.

    Les harceleurs de rue aiment aussi s’attaquer aux sportives et aujourd’hui j’ai envie de vous en parler.

    • Le harceleur se repère à son égo démesuré et son ambition sans limite pour tenter de séduire une joggeuse en la sifflant, lui hurlant un compliment sur son fessier ou sa façon de courir. Il optera parfois pour une démarche plus sportive en tentant de l’accompagner dans sa sortie du jour. (Bah oui cela ne lui fera certainement pas peur et elle se sentira flattée d’être suivi par un inconnu dans la rue !)
    • Cet individu est tellement courageux qu’il s’adressera à une jeune fille seule lorsqu’il est accompagné par ses copains.

    • Et il est tellement romantique qu’il ne la traitera jamais de grosse vache qui a besoin de continuer à courir si jamais elle oserait refuser ou ignorer ses avances. Ils manient l’art des mots avec brio pour passer du compliment à l’insulte. Et toujours avec beaucoup d’imagination !
    • Et puis, on sait jamais, si vous ne l’aviez pas entendu: pourquoi ne pas vous attrapez le bras, la main ou même votre arrière train ? Comme ça vous vous excuseriez de ne pas avoir répondu plus rapidement, tout en échangeant vos numéros de téléphone pour vous faire pardonner autour d’un verre ? BAH OUI BIEN SÛR.

    Le problème c’est que les dégâts causés par ce genre de personnes sont une perte de motivation pour certaines, une perte de confiance en soi pour d’autres, l’abandon du jogging en ville. La peur, la paranoïa, ne plus vouloir y aller seule, .. etc.

    Le problème c’est que l’on ne peut pas éradiquer les harceleurs de rue. Il faut donc trouver des solutions pour les sensibiliser. Surtout, c’est à nous de survivre, à ne pas nous laisser atteindre par ces mauvaises personnes.

    • Je pars courir avec Loxen en priant pour que sa petite bouille charmante détourne leurs attentions ? Peut être qu’il aura peur des chiens ? Ou prendra t’il les bonds de Loxen pour s’en aller comme une attaque ? muhaha. J’ai pas un gros chien mais un Beagle aux longues oreilles et au pouvoir de séduction exceptionnel ! Alors si tu n’as pas de chien tu peux aussi essayer avec ton chat, ton hamster, ton poisson rouge ou ton lapin.

    • Lorsqu’un gars essaye de nous suivre on peut tenter un sprint pour le faire lâcher ou rallonger notre parcours en rajoutant de nombreuses boucles pour qu’il ne voit pas où l’on habite. On finira par l’épuiser non ? On verra s’il est aussi endurant que nous les filles !

     

    • Lorsque nous recevons une remarque sur notre anatomie, Messieurs pensent que nous devrions être flattées par tant de compliments sur notre personne. Alors pourquoi ne pas aller les remercier en leur faisant la bise et un petit selfie histoire d’immortaliser ce moment entouré de si belles personnes qui nous font des compliments gratuitement ? …

    • Autre méthode: vous vous rappelez du garçon qui tentait de vous suivre ? Pourquoi ne pas faire un remake de Marin et Dory (Le monde de Némo).  « Bon tu me lâches oui ? J’aimerai bien courir tranquille. La rue n’est peut pas assez grande pour toi ? T’as un problème ? Hein ? QUESTA QUESTA QUESTAAA ? Tu veux te battre ? ouaiiii.. C’est vrai tu m’impressionnes ! Ouuuh j’ai peur. ARRETES de me coller aux baskets ! » Sans le laisser en placer une pendant toute la tirade. A la fin il devrait avoir compris le message. Non ?

     

    • « Hey t’es charmante, t’as un joli c*l et tu cours pas trop mal: ça te dirait que je t’accompagne ? » – MAIS OUI, ENFIN ! Je courrais en désespérant que cette situation se produise un jour et qu’un beau prince charmant me propose sa compagnie. C’est merveilleux !

    • -Voiture qui ralentie à notre hauteur- La vitre se baisse – 4 individus nous sifflent et commentent notre anatomie- / Première solution: les ignorer et continuer de courir en imaginant être dans une bulle imaginaire où ce genre de spécimen n’existerait pas, un monde féérique. Deuxième solution: attendre que superman vienne nous sauver de cette situation. Troisième solution: Imaginer être une championne de Judo/Karaté/Jujitsu/Kung Fu:  arrêter la voiture, sortir les mecs un par un en leur tordant les oreilles, les bras et les jambes. Leur faire la moral au milieu de la route (pour les humilier) en leur expliquant qu’ils aimeraient pas que leur maman, leur soeur ou leur grand mère vivent la même situation. Que ce sont des méchants garçons mal élevés et qu’ils devraient avoir honte de leur comportement. Probabilité pour que cette solution soit réaliste ? 0% mais ce serait super cool.

    Voici ma façon de témoigner, sur le harcèlement de rue, durant mes joggings. Les tenues de running n’aident pas car certains hommes les prennent comme des tenues aguichantes (et ce serait donc de notre faute).

    « BAH OUAI VOUS SORTEZ AVEC UN LEGGING MOULANT (en hiver) OU UN SHORT (en été), VOUS L’AVEZ BIEN CHERCHÉ ».

    NON, nous n’allons pas changer de tenue pour eux ou arrêter de courir.

    OUI, nous devons faire attention à notre parcours (en fonction des horaires), à ne pas toujours prendre les mêmes chemins aux mêmes heures et aux mêmes jours.

    Je sais que c’est un combat long et difficile d’apprendre à gérer ce genre de comportement. Alors force et courage à toutes les personnes qui subissent ces situations. Mais n’abandonnez pas votre passion pour des personnes qui n’en valent pas la peine.

    N’hésitez pas à témoigner, vous n’êtes pas seul(e)s.

    Sportivement,

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    LÂCHER PRISE

    Lâcher prise, cela parait tellement simple dit comme ça mais finalement c’est difficile à appliquer au quotidien.

    crédit photo: Lola Ledoux photographies (Facebook)

    Lâcher prise sur cette pression quotidienne que l’on se met. À vouloir accomplir 10 000 tâches par jour. Oui c’est bien de se donner des objectifs, de ne pas (tout les jours) resté sur son canapé à attendre que le temps passe.

    Mais voilà, je me rends compte qu’à force d’attendre trop de choses de moi, j’ai eu l’impression d’exploser en plein vol.

    « J’ai toujours pas écrit d’articles cette semaine », « ça fait des mois que je dois trier mes vêtements pour les donner à une association », « T’as encore pas fait de renforcement musculaire aujourd’hui », et puis tellement d’autres choses que je me reproche de ne pas avoir pris le temps de faire.

    Alors je culpabilise. Dans mon coin. Et ça me ronge, j’ai l’impression que la montagne est de plus en plus haute et que moi je suis à bout de souffle.

    J’ai compris alors que c’était une sonnette d’alarme et j’ai réalisé qu’il fallait que je LÂCHE PRISE.

    Lâcher prise face à nos objectifs personnels et sportifs. Accepter que parfois on a moins envie, de ne pas avoir réussi à tenir un rythme et que je dois reprendre mon souffle.

    J’ai eu l’impression d’étouffer: au milieu de mes heures de travail, du temps consacré pour profiter de mes passions, pour voir mes ami(e)s (car c’est vraiment une chose importante pour moi d’entretenir les liens d’amitiés), pour prendre du temps pour moi, prendre du temps pour Loxen, dormir suffisamment,  tenir son planning sportif , etc etc.

    J’ai du accepter que j’ai eu besoin de souffler pour mieux revenir, que le parcours de vie que je me suis fixée n’est pas tout lisse et sans accroches.

    Une jolie vie n’est pas parfaite. 

    C’est comme en sport, même dans notre meilleure forme sur une course où l’on a de super sensation à un moment donné j’ai toujours vécu un coup de moins bien (on peut dire que c’est là où je suis aujourd’hui). J’ai alors deux options qui s’offre à moi:

    -soit je prends la décision de m’écouter et de diminuer ma vitesse petit à petit en culpabilisant et en me sentant nulle. À la fin de la course je ne serais pas fière de moi et je m’en voudrais. Je promettrais de ne plus jamais recommencé parce que finalement je me rends compte que je n’étais pas si mal que ça.

    -soit je prends la décision de me donner un bon coup de pied aux fesses pour relancer le moteur. De ne pas lâcher le morceau sur cette course, de lâcher prise sur mes pensées et de me faire confiance pour mieux repartir. Finalement, je serais contente de moi car je n’aurais pas écouté le mauvais petit démon sur mon épaule gauche qui me soufflait que j’étais incapable d’y arriver.

    Ce n’est pas toujours facile de prendre la décision n°2 quand la première tentation est (souvent) la plus forte. Mais je pense sincèrement que la deuxième solution est la meilleure.

    Il faut accepter ce moment de moins bien mais il faut l’utiliser à bon escient. Pour mieux se relancer et le voir juste comme un instant où on a besoin de souffler. ET C’EST NORMAL. Par contre, il ne doit pas être trop long car on prend le risque que ce soit beaucoup trop difficile de repartir et de s’enfermer dans une bulle toxique de manque d’énergie, de motivation, de coup de blues.

    C’est difficile d’accepter que parfois on se trompe, que parfois on change d’avis, que parfois on échoue, que l’on a une perte de motivation, que l’on s’est mis une trop forte pression sur les épaules. Parce que notre style de vie est ainsi, tout va très vite et on a la sensation de ne pas avoir le droit à l’échec.

    Mais comme en sport, il y a des phases de repos nécessaires pour réussir. 

    Alors si vous aussi ça vous arrive de vous sentir un peu vidée, j’espère que ces quelques lignes vous auront rassuré :

    • Vous n’êtes pas seul !
    • On doit accepter de lâcher prise pour mieux repartir,
    • Ensuite on revient plus motivé que jamais.
    • Prendre le temps de détecter les sonnettes d’alarmes pour souffler un coup, se reposer.
    • Après cette phase de repos (de ravitaillement 😉), n’oubliez pas de vous donner un bon coup de pied aux fesses pour vous regonfler à bloc et repartir sur de bonnes rails !

    Merci d’être là et d’être toujours plus nombreux à me lire, vous m’apportez tellement !

    Lâcher prise, c’est accepter ses limites.

    Sportivement,

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    Coup de gueule d’une sportive.

    Quelques semaines que je n’avais pas écris ici, j’ai pris des « vacances blogging » parce que mine de rien ça fait du bien de décrocher un peu de temps en temps ! (Même si finalement je ne décroche pas pareil que lorsque je suis en vacances de mon travail d’infirmière: je n’ai pas de patients qui m’attendent à la maison, alors que mon téléphone est toujours avec moi).

    Crédit photo: @mans_dvg

    J’ai deux-trois petits coups de gueule à passer. Ce n’est pas méchant, je vise personne en particulier et tout le monde à la fois. Je parle de mon ressenti et pas de celui de toute la communauté sportive. Vous avez le droit de ne pas être d’accord (ou de l’être 😋 ).

    « Tu as de la chance de faire tout ce que tu fais, de courir aussi vite, … « . Sachez que la chance n’existe pas, il y a toujours du travail derrière. Je n’ai pas commencé en courant 10KM en 43 min, j’ai travaillé pour ça. Alors certes, j’ai peut être de la chance d’avoir été élevé dans un environnement sportif familial, que j’ai toujours baigné dedans et que mon corps a toujours été habitué a faire du sport.

    Mais pour faire descendre les minutes sur une course j’ai du travailler pour cela, j’ai été m’entrainer même quand il faisait froid, quand il pleuvait, j’ai appris à ne pas toujours attendre que toutes les conditions soient favorables pour sortir mes baskets. J’ai appris a être patiente avant d’augmenter les kilomètres, le nombre d’entrainements par semaine.

    J’ai été m’inscrire dans un club d’athlétisme pour avoir les conseils d’un coach, j’ai décidé de privilégier le sport parfois à des week ends tranquilles. J’ai été courir dans la boue, la neige et le froid pour les cross hivernaux. Tout ça dans un seul but: progresser.

    J’ai appris à dépasser mes limites et à me faire « mal » sur des entrainements en augmentant mon allure.

    Comme de nombreux sportifs, je n’y suis pas arrivée facilement. Alors non ce n’est pas de la chance, c’est du travail.

    Ensuite, ce n’est pas parce que je suis sportive et que je n’ai pas l’air physiquement d’avoir des raisons de complexer que l’on peut se permettre de me lancer des petits fions.

     » Les coureuses de toute façon quand elles vieillissent elles sont moches et on dirait des anorexiques. » / « Et quand elles vieillissent elles deviennent toutes fripées à cause du soleil , du temps passer dehors et de ce qu’elles font à leur corps ».

    « Pour courir autant il faut avoir un problème avec son corps c’est pas possible ! » / « elles ont surement des troubles du comportement alimentaire. » (Oui ce sont bien des phrases que l’on a dit devant moi et en connaissant ma pratique sportive).

    Alors NON toutes les coureuses et les sportives qui courent régulièrement n’ont pas des problèmes de poids et de troubles du comportement. Pour la plupart nous sommes des passionnées , des filles (ou des hommes) qui aiment se dépasser, progresser dans leur spécialité. Malheureusement, j’ai remarqué qu’un homme qui fait beaucoup de sport n’est pas mis dans la case « anorexique/givrée/maso/.. mais plutôt dans la case « beau mec sportif et qui prend soin de lui » (ce n’est pas une généralité, ils prennent aussi des critiques malheureusement).

    Crédit photo: @giulia_run

    Et dites vous aussi que, peut être , je pourrais être complexée par mon physique ! Peut être que je suis capable de me prendre 100 fois en photo pour m’accepter sur une seule.
    Peut être que je n’aime pas mes fesses, ma cellulite et mes cuisses, les vergetures créent par la musculation de mes jambes, mon profil droit, mes cernes, mon dos cambrée qui fait ressortir mon bidou ou tout autres choses chez moi. Peut être que parfois je coupe une photo pour cacher mes jambes ou que je ne vais pas en publier une autre pour une obscure raison qui m’appartient.

    Dites vous, que comme d’autres filles (celles qui font des régimes, celles qui vont à la salle ou courir avant tout pour perdre du poids) je suis peut être aussi en train de faire des efforts pour m’accepter et m’aimer telle que je suis mais que moi je n’ose pas en parler parce que l’on me dirait que je me plains pour rien, puisque c’est ce que la plupart des gens penserait en premier lieu.
    Je suis, comme d’autres, en train d’apprendre à aimer mon corps car il m’a permis de me dépasser plus d’une fois.
    Chacun ses combats et je pense que le plus important c’est de s’entraider, se serrer les coudes, plutôt que de se juger .

    Crédit photo: @mans_dvg

    Enfin, j’en avais déjà parlé sur instagram, mais j’ai envie d’en parler un peu plus longuement içi. Je râle contre les personnes qui ne sont pas contentes que les « influenceuses » suivent des modes sportives et que d’autres s’y mettent aussi par conséquent.

    Que ce soit question de modes, de sports, de beauté, de destination vacances ou d’activités à faire, nous allons souvent nous inspirer sur des blogs, pinterest, instagram, twitter, google, magazines, pub à la TV et j’en passe.

    La mode a permis de faire évoluer pas mal de choses dans la société.
    Il y a pas si longtemps que ça, la course à pied avait très peu de pratiquants et interdisait même les filles (il y a un super film qui en parle très bien, la BA est ici.) ! Le fitness était vue comme une activité qui rendait les filles trop masculine, c’était marginal de voir une femme chercher à se rendre plus musclée et plus forte.
    À force que d’autres personnes s’y mettent, que le running, le fitness deviennent une mode et que des femmes développent une vraie passion pour ça: il y a de très nombreux pratiquants et les filles sont enfin autorisées et ont même leurs propres courses/concours réservés ! Les marques s’y sont donc intéressées et ont surfé sur la vague pour faire plus de vêtements, pour créer des courses, …
    Il a bien fallu que ça passe par une tendance, une mode, pour que les marques soient de notre côté et pour que la course à pied se développe ainsi ! Et TANT MIEUX !
    En ce moment Instagram parle de Triathlon, de Trail, de Vélo de route, …
    Alors oui grâce à l’influence des réseaux sociaux de plus en plus de monde se lancent sur ce genre de courses ou de pratique .
    Ça énerve certain(e)s mais moi je trouve ça génial d’aider au développement des sports ! Je suis même fière de faire partie de cette aventure parce que nous sommes, peut être, en train d’écrire de nouvelles pages de l’histoire du sport, tous ensemble.

    Pourquoi ? Parce que peut être que grâce à cela, il y aura de plus en plus de Triathlon , de canicross, il y aura peut être à nouveau des filles sur le Tour de France ! ‍♀. Lors de mon dernier triathlon nous étions 30 filles pour plus de 200 garçons, l’année prochaine ce sera surement différent et j’en serais ravie.

    Le triathlon, le canicross ne m’appartiennent pas. Ils ne sont pas réservées aux toutes premières personnes qui le pratiquaient ou qui ont baigné dedans depuis tout petit. Il ne faut pas être plus légitime qu’un autre pour se lancer dans ces disciplines. Parlons du canicross: c’est un sport encore trop méconnu où les courses sont encore rares et avec très peu de moyens pour les organiser.

    Pour le Tour de France,  « La mobilisation de coureuses professionnelles a permis l’organisation d’une unique étape féminine :
    « La Course by le Tour de France ». (…) pour promouvoir l’existence d’un cyclisme féminin « Donnons des Elles au vélo ».
    Afin d’attirer à nouveau l’attention sur cette inégalité et de montrer aux différents acteurs du cyclisme l’intérêt du public pour notre sport au féminin.
    « Faire Le TOUR de France 1 JOUR AVANT les professionnels » ». (source: Fb Donnons des Elles au vélo).

    Je salue ce genre d’initiative et je trouve qu’il y a encore tellement de choses à faire avancer ! Pourquoi il n’y a plus de femmes sur ce genre de course ? Est ce normal en 2017 ? Je vous invite à lire cet article pour plus d’informations.

    Je pense donc qu’il y a de plus belles batailles à remporter que celle de se faire la guerre sur les réseaux sociaux car les instagrameuses sportives se ressemblent trop.

    Parce que l’on aime le sport, que l’on voit les autres s’éclater sur celui ci, alors pourquoi s’empêcher de le pratiquer juste « pour ne pas faire comme tout le monde » ?

    Sportivement,

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