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    NON A L’ABANDON DES CHIENS

    Le pic d’abandon est à son comble en ce moment alors j’ai décidé de vous écrire un article à ce sujet.

    Les plusieurs raisons pour lesquels ces personnes abandonnent leurs chiens sont :

    -ils s’ennuieraient en appartement et en ville,

    -c’est trop galère pendant les vacances,

    -Je ne sais pas comment l’occuper

    – Les problèmes financiers (je n’aborderai pas ce point dans l’article),

    -Il est trop vieux, il pue, j’ai plus envie de m’en occuper, il est trop gros et je passe les autres excuses (ce dernier point se passe de commentaires !).

    Pour le premier point, j’en ai déjà pas mal parlé dans mon article « Chien des villes » (n’hésitez pas à retourner le lire !) et je vous parlerai plus tard de mes activités lyonnaises.

     

     

    Venons en au deuxième point:

    NON IL N’EST PAS IMPOSSIBLE DE PARTIR AVEC SON CHIEN EN VACANCES et OUI VOUS POUVEZ PASSER DE TRES BONNE VACANCES EN SA COMPAGNIE.

    L’année dernière, nous sommes partis dans les Gorges du Verdon. Je n’ai pas mis très longtemps sur internet pour trouver un camping qui acceptait les chiens dans leur Mobil Home. Entre randonnées, baignade dans les jolis lacs et promenade dans les petits villages du coins on a passé de super vacances !

    Nous sommes partis dans ce camping :-).

    Cette année, nous sommes passées par AirBnB pour nos vacances et nous avons trouvé une petite pépite de Chalet dans les gorges du Tarn qui accepte les chiens sans problème !

    Il suffit de fouiller un peu sur le site et l’application. Nous n’avons eu aucun mal à trouver un logement acceptant Loxen !

    Autre exemple: je me suis inscrite à la 6D Lacs (un trail se déroulant à Plagne Bellecôte) cette année et nous avons trouvé un appartement sur AirBnB acceptant les chiens. Loxen va donc pouvoir m’encourager lors de mon trail !

    Enfin, il y a aussi des passionnés comme Sophie qui ont pris le temps de créer un site internet: emmenetonchien.com référençant tout plein de bonnes adresses, d’hébergements et d’activités où vous êtes les bienvenus avec votre chien.

    Vous trouverez même les détails sur les conditions d’accueil de votre animal.

    « LE PRINCIPE EST SIMPLE :
    1- Vous découvrez un nouvel endroit où les chiens sont les bienvenus
    2- Vous signalez votre bon plan sur le site
    3- D’autres maîtres peuvent ainsi en profiter pour partager de belles vacances avec leur chien. »

    Je ne me vois pas partir en vacances sans Loxen, je me suis engagée envers elle en l’adoptant. Nous aussi, nous avons déjà été coincé pour cause de mariage, stage à l’étranger ou week end dans des endroits n’acceptant pas les chiens. Mais nous avons toujours trouvé une solution. Nous la faisons garder par des amis propriétaires (ou non) de chiens (on se rend mutuellement service avec nos poilus). Il nous ait déjà arrivé aussi de faire les dogs sitter le temps d’une soirée, d’un week end ou d’une semaine !

    Bien sûr, parfois, c’est compliqué de les emmener quand vous décidez de partir en vacances dans un autre pays. Mais, là aussi, il y a d’autres solutions que l’abandon: se rendre service entre propriétaires de chiens, les pet sitters qui viennent au domicile, ceux qui les acceptent chez eux, les gites où le laisser le temps de votre séjour, … .

    Je suis convaincue qu’il y a toujours une alternative à l’abandon.

    Pour les activités en vacances: si vous êtes sportifs et que vous aimez vous balader c’est le moment des longues randonnées en montagne, le long des lacs ou en forêt. Rien de mieux que découvrir et profiter de la région avec son compagnon à 4 pattes !

    Il y a aussi des plages acceptant les chiens; vous pouvez les trouver ici .

    Pour en venir à mon troisième point:

    Si vous venez à Lyon ou que vous vous demandez comment occuper votre chien en ville, voici quelques solutions.

    A Lyon, je sors Loxen dans plusieurs parcs:

    • Le parc Blandan (situé entre le 3e, 7e et 8e arrondissements): je sors Loxen tout les jours (ou presque) là bas. C’est loin d’être le parc le mieux aménagé pour eux. L’espace d’ébat pour chien n’est pas du tout entretenu, est très mal placé et en plein soleil l’été. Les loquets des portes sont cassés et l’espace n’est pas très grand. Mais, c’est le premier parc où je suis allée avec Loxen et nous avons découvert un belle communauté de propriétaires de poilus. Nous avons créé une association pour essayé d’améliorer le parc malheureusement nous avons encore du mal à trouver le temps pour faire avancer les choses (mais j’y crois !). Il est accessible en métro depuis garibaldi, en tram depuis l’arrêt T2 « Jet d’eau-mendes France ».

     

    • Le parc de la Feyssine (situé entre le campus de la Doua et le Rhône): c’est là où je préfère pratiquer le canicross avec Loxen ! C’est le seul parc (que je connais en ville) où où les chiens sont lâcher sans laisse (apparemment ce n’est pas officiellement autorisés mais tout le monde le fait). Il y a plusieurs coins où les chiens peuvent se baigner et de belles balades sont possibles. Il faut quand même éviter la Feyssine aux horaires de pointes car il y a de nombreux pique nique, barbecue et de monde qui viennent. Le parc est accessible en Tram (le terminus du T1 station IUT Feyssine).

     

    • Le parc de la Tête d’or (situé vers lyon 6e, il est accessible par 7 entrées !): les chiens sont autorisés dans le parc mais tenue en laisse. Le plus intéressant à la Tête d’Or ce sont les deux parcs à chien nommés « pelouse des ébats » sur le plan ci dessous. Il y a un parc pour chiot (avec parcours d’agility) et un parc à chien génial avec des espaces ombragés, une fontaine à eau, de vrais grillages pour éviter que les chiens sortent, des arbres, des troncs et de l’espace pour qu’ils se dépensent en courant ! Le parc est accessible en métro A depuis l’arrêt « Masséna » et Métro B « Foch ».

     

    • Enfin, le dernier parc où j’aime me rendre est en dehors de Lyon. C’est le Grand Parc de Miribel Jonage. J’aime également y pratiquer le canicross (j’ai fais une course là bas cette année. Mon article à propos de cette discipline est ici.). C’est aussi un parc où les chiens sont souvent lachés sans laisse, il y a de nombreux plan d’eau et points ombragés pour se baigner/se poser. Il y a aussi possibilités de longues balades avec son poilus. Le parc est accessible: en Bus 83 d’avril à septembre du terminus du métro ligne A : Vaulx-en-Velin/la Soie.En voiture : Rocade Est sortie 5 ou autoroute A 42 sortie 4.En vélo, à pied : par la piste cyclable depuis le parc de la Tête d’Or de Lyon.

     

    • Il y a aussi le petit parc de MontLuc (situé dans le 8e arrondissement non loin de la gare part dieu). Le parc n’est pas fermé et n’est pas très grand mais il y a un parcours d’agility !

    Il y a d’autres parc à Lyon mais j’ai préféré vous parler de ceux où je vais avec Loxen ! 🙂

    J’ai écris l’accessibilité en transport pour ces différents parcs car, depuis peu, les chiens sont autorisés dans les transports en commun Lyonnais ! Il suffit que votre chien soit muselé et vous pouvez prendre Bus, Tram ou Métro en sa compagnie ! Il n’y a même pas besoin d’acheter de billets en plus. Je vous imagine déjà entrain de m’écrire que ce n’est pas cool que les chiens soient obligatoirement muselés MAIS je trouve que c’est une grande avancée pour les propriétaires de pouvoir nous déplacer en transport avec eux. C’est pourquoi, si je dois mettre une muselière à Loxen en contre partie je l’accepte.

    Si vous voulez pratiquer le Canicross il y a un groupe privé Lyonnais sur Facebook « Entrainement Canicross Lyon » qui permet de se retrouver et faire des entrainements ! Vous pouvez aussi y poser toutes vos questions à des passionnés de la discipline 😊.

    Je suis actuellement la Pet Sitter de Leiko (un braque croisé Sharpey d’une amie) !

    Voilà j’espère que cet article vous plaira et vous prouvera qu’il y a de nombreuses possibilités pour partager de beaux moments avec votre compagnon que ce soit en vacances ou en ville sans passer par la case abandon.

    A très vite,

    Sportivement,

     

     

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    HUMEURS

    VIVEZ POUR VOUS !

     

    Il y a une seule personne qui partagera toujours notre vie. Une seule personne que l’on doit apprendre à aimer, que l’on doit toujours essayé de pardonner, avec qui l’on doit toujours aller de l’avant: c’est nous même.

    Le regard des autres, les jugements accusateurs, les critiques malveillantes que nous laissons nous atteindre ne sont que des freins dans notre développement personnel.

    C’est à nous de choisir les avis que nous laissons nous affecter. C’est à nous de choisir les personnes bienveillantes qui nous accompagnent, qui nous aideront dans notre vie.

    Tout le monde donne son avis sur tout le monde. Nous avons tous jugé quelqu’un à un moment donné. C’est normal, l’être humain est fait ainsi. On ne le fait pas en pensant faire du mal mais, c’est vrai, on le fait tous.

    Si cette fille a envie de maigrir, si elle a envie de se muscler, de se mettre à courir alors qu’avant elle détestait ça,.. Si elle aussi veut faire des squats, si ce garçon veut s’inscrire à un iron man et cette autre fille à un ultra trail,… qu’ils le fassent ! Est ce que mon avis sur la question est important pour eux ? NON !

    Ils font LEURS choix, JE fais les miens et VOUS faites les votres !

    Si on se lance un défi, on le fait avant tout pour soi, pas pour les autres ! Bien sûr, les personnes que j’aiment ou qui m’apprécient ont le droit de me dire ce qu’elles en pensent, elles ont le droit de s’inquiéter parce que l’on communique. Mais la décision finale de cette situation, de ce choix m’appartient !

    C’est à moi de décider de me faire confiance, c’est à moi de décider de prendre le risque de me tromper, de me faire mal, d’échouer, d’apprendre de mes erreurs ou de mes réussites.

    Et toi, si tu aimes ton corps comme il est, si c’est ce tatouage là qui te plait, si ce sont des cheveux arc en ciel que tu veux sur la tête fais le !

    Pourquoi on devrait attendre une approbation familiale ou amicale que l’on aura peut être jamais ?

    Il ne faut pas tout changer, devenir quelqu’un d’autre parce que l’on a peur d’être soi même. Il ne faut pas faire les choses en fonction de ce que les gens pensent que l’on doit les faire. On a le droit de changer, d’évoluer et c’est même conseillé. Nous grandissons, nous avons notre libre arbitre et c’est à nous de décider ce que l’on en fait.

    Il faut réussir à être heureux seul. A se rendre compte que l’on n’a pas toujours besoin des autres ou de notre moitié pour passer de bons moments. Il faut garder une part d’activité pour soi.

    On peut partager sa passion mais il faut aussi réussir à la vivre seul.

    Partager la course à pied OUI, mais ne pas avoir besoin que l’autre nous accompagne à chaque fois. Ne pas avoir besoin que l’autre soit inscrit pour se lancer.

    Avoir envie de muscler son corps, OUI. Mais le faire avant tout pour soi, parce que nous en ressentons le besoin et pas parce que quelqu’un d’autre nous a demandé de le faire.

    J’ai appris aussi qu’il ne faut pas avoir une dépendance affective pour se sentir bien. Je l’ai déjà fais, j’ai déjà voulu changé pour quelqu’un et je n’étais pas heureuse. Dépendre de messages, d’attention, d’une belle parole, d’une approbation ne nous rend pas plus heureux dans la vie.

    C’est comme quand je me sentais ridicule quand je commençais à courir, j’avais l’impression que tout le monde me regardait dans la rue, que tout le monde savait que je débutais et bah devinez quoi ? C’ETAIT FAUX ! Et c’est peut être moi qui, en me sentant ridicule, attirait le regard des autres.

    L’important c’est l’évolution que vous mettez en marche au sein de vous. Vous commencez à courir pour vous, pour progresser. On a tous commencé un jour ! Il faut s’accrocher parce que c’est VOTRE objectif, personne ne peut vous l’enlever !

    Assumez vos choix de vie. On peut respecter les règles que nos parents nous ont donné enfant mais quand on est adulte.. c’est à nous de décider quelles règles nous allons suivre.

    Vous êtes chez vous, vous êtes dans votre corps et votre tête. Tant que l’on entrave pas la liberté des autres, on est libre d’être qui on est. De réaliser nos rêves , de se lancer NOS défis.

    Et vous verrez, on est tellement mieux comme ça.

    Quand nous n’avons pas peur de vivre en étant nous-même.

    Si tu as envie d’entendre ce message en plus de l’avoir lu, j’ai fais une vidéo à ce sujet 🙈.

     

     

    J’espère que ce message vous aura plu, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et/ou à me donner vos astuces.

    A très vite,

    Sportivement,

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    HUMEURS, LIFESTYLE

    Pourquoi j’ai décidé de vous écrire.

    Le partage sur les réseaux sociaux fait polémique, j’entends souvent les gens dirent que l’on ne profite plus de la vie comme avant et c’est vrai. Parce que nous avons des nouveaux outils de communication, nous aimons garder des souvenirs ou partager ce que l’on fait autrement. Avant on envoyait des cartes postales maintenant on envoie plus facilement un snap ou un selfie.

    Oui, les enfants d’aujourd’hui naissent dans un monde où Facebook, Twitter, Snapchat, Youtube et Instagram existent. Quand moi (qui ne suis pas si vieille) je suis née, nous n’avions pas de téléphone portable ou d’ordinateur à la maison, j’étais en primaire quand j’ai commencé à jouer avec des CD type Adibou, Marine Malice, .. et j’avais 18 ans quand j’ai créé mon compte Facebook. Les enfants d’aujourd’hui n’auront donc pas le même rapport que moi aux RS et c’est logique. Pourquoi ce serait forcément mal ?

    C’est vrai que ma façon de profiter d’une soirée, d’un voyage, du sport, d’un après midi entre ami(e)s, .. a un peu changé. Je snappe en soirée, je suis capable de passer une petite heure sur mon canapé à préparer un post instagram ou de passer une demi heure à répondre à des commentaires. Je peux rester toute une matinée sur mon ordinateur à écrire un article mais j’aime ce que je fais. J’aime visionner mes propres vlogs sur Ytbe car ce sont des souvenirs d’une course ou d’un week end sportif entre copains. Et tant que j’aimerais partager ma passion et mes réflexions, je continuerai.

    Je pense que tout est une question d’équilibre et surtout n’oubliez pas que souvent vous ne voyez que le dessus de l’iceberg. Ce n’est parfois que trois minutes d’une soirée de trois heures, 5 min d’une course de 4h ou deux minutes d’une pyjama party entre amies.

    Il faut trouver le bon équilibre entre le partage avec les autres et les moments que l’on souhaite garder pour soi/pour nous.

    Session Happy Running Crew chez Yabio !

    Bref, ce que je veux vous dire c’est que oui j’ai intégré les réseaux sociaux dans ma vie mais cela a été bénéfique pour moi.

    Tout a commencé sur Instagram, je me suis mise a partager des photos avec mes temps de course pour me motiver et me voilà deux ans plus tard avec une petite communauté et quelques aventures que je n’aurais même pas osé espérer vivre un jour.

    Il y a 4 ans, je ne pensais pas pouvoir courir aussi vite ou aussi longtemps et depuis je l’ai fais ! (grâce à la communauté, le partage du sport et la motivation que l’on peut trouver sur internet: le petit coup de pouce qui me manquait pour me dépasser !)

    J’ai fais un énorme travail sur l’image que j’avais de moi, j’ai lu des articles qui m’ont fait réfléchir, j’ai écris des articles qui m’ont obligé à mettre des mots sur des ressentis enfouis depuis longtemps.

    Une sorte de thérapie personnelle qui m’a changé et je préfère la Margot d’aujourd’hui que celle d’avant les réseaux sociaux. Elle est plus forte, plus souriante et n’a pas peur d’être qui elle voulait être.

    Je ne vis pas au travers de mes réseaux sociaux mais je vis avec eux. Ils grandissent et avancent avec moi. Ils font parti de moi, je les ai créé et ce sont mes petits bébés.

    Je suis fière de la façon dont ils évoluent et je pense que je n’ai pas à rougir de l’écrire.

    Je suis heureuse quand je reçois des messages de personnes qui me remercient de les motiver, je suis heureuse de voir que j’ai aidé des amies, des connaissances et des abonnés à se mettre à la course à pied.

    Je suis heureuse que mon vécu puisse aider des lecteurs.

    Si je peux aider des personnes formidables a changé leurs propres regards sur elles-mêmes, si je peux aider des personnes à apprendre à s’aimer, si je peux aider des personnes à croire qu’elles peuvent réaliser leurs rêves alors je continuerai à écrire, à me filmer, à partager, à leur donner de mon temps.

    J’aime rigoler avec vous sur snapchat !

    Un article blabla et réflexion mais nous sommes de plus en plus nombreux sur mes différents comptes et j’ai eu plusieurs fois la question du pourquoi je m’étais mise à écrire.

    Je sais que vous êtes quelques un(e)s à hésiter à vous lancer. FONCER, on a qu’une vie et il ne faut parfois pas trop réfléchir ! OUI ça fait peur d’être lu mais au fond si l’envie est là et crépite au fond de nous depuis longtemps, c’est qu’il y a une raison non ?

    A très vite,

    Sportivement,

     

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    HUMEURS

    Le Harcèlement Scolaire

    Hello !

    Comme beaucoup d’entre nous, je regarde des séries. Et depuis quelques mois je suis abonnée à Netflix. Alors, quand une série a commencé à faire parler d’elle: 13 REASONS WHY , j’ai voulu la regarder moi aussi. Je l’ai dévoré en deux jours.

    Pourquoi ? Parce que je me suis reconnue dans le personnage principale. J’ai reconnu la lycéenne que j’étais. J’ai reconnu l’ambiance du lycée, la difficulté des établissements scolaires à gérer ce genre de problèmes et le mal être général de beaucoup d’élèves.
    Cette série m’a ouvert les yeux sur mon envie de témoigner.
    Pourquoi ? Parce que je l’ai vécu (sans que ça aille aussi loin que pour Hannah et heureusement pour moi !).
    Ca ne s’est pas finit aussi tragiquement parce que j’ai eu la chance de ne pas me sentir abandonnée. J’ai eu les bonnes personnes autour de moi pour ne pas sombrer, à ce point là.

    Les gens de cette époque, qui tomberaient sur cet article, diront probablement que j’exagère ou ne se rendent sûrement pas compte de ce qu’ils ont fait. Certain(e)s ne se reconnaîtront peut être pas.

    C’est mon histoire avec mes ressentis. C’est ma cassette avec ma version de l’histoire (pour faire référence à la série).

    A ce moment là de ma vie, je ne vivais qu’à travers ça, je me sentais mal et donc je ressentais les choses à 200%.

    Le lycée ; certains diront que c’est leur plus belles années. Pour moi ça a été les pires.

    Les ragots , les mauvaises réputations que l’on te fait pour un garçon, pour un quiproquo. Parce que l’on n’est pas assez bien habillée , pas assez cool, pas assez « fashion ». Parce que l’on n’ a pas assez de caractère et que l’on est une cible plus facile. Parce qu’on n’a pas assez confiance en nous et pas assez de répondant. En faite on est des « pas assez ».
    Des cibles faciles quoi.

    Alors ces gens là, lancent des rumeurs, qui font le tour du lycée assez vite: « S*lope » , « elle allume les mecs » , « c’est une p*te », « elle est pas belle » , « elle fait exprès de mettre ses seins en avant et son cul en arrière »,« elle est à l’ouest , deux de tensions celle la ».
    Il y a les messes basses et les regards.
    Le silence quand tu passes.
    Les SMS, les petits mots, les soirées ou les après midi où t’es pas invité.
    Se faire rabaisser plus bas que terre, insulter en public. On vient te voir et devant des dizaines de personnes on t’accuse d’un mensonge et on ne te laisse pas en placer une.

    Bref, on se sent nulle, on se sent seule.

    Ces fausses histoires, celles qui font ta mauvaise réputation, elles te suivent comme une ombre.

    Le problème c’est qu’ensuite on se sent mal, on se sent persécutée et on ne sait plus ce qui est de notre imagination ou pas.

    On cherche alors le réconfort aux mauvais endroits puis on regrette. On fait de mauvais choix qui n’arrangent rien à notre cas.

    C’était ma vie entière qui tournait autour de ça, de ce que les gens pensaient de moi, de l’injustice de cette situation.

    J’en venais même à penser que, finalement, peut être que je le méritais ? Que je l’avais cherché ?

    Comment parler de tout ça à ses parents ? J’avais peur de les décevoir et qu’ils me disent que c’était les autres qui avaient raison.

    La différence avec Hannah, c’est que je n’ai pas eu l’impression que toutes les personnes que j’aimais me tournaient le dos, j’ai toujours eu le soutien et les mots de ma meilleure amie, de mes soeurs pour me tenir la tête hors de l’eau. (Même si elle n’était pas dans le même lycée que moi les deux premières années.)

    Le supplice du lycée se terminant enfin, les années supérieures arrivent et j’ai pu recommencer à zéro, ailleurs et LOIN.

    Le temps passent et les souvenirs sont plus loin et moins douloureux.

    J’ai appris à me servir de ces mauvais moments pour me forger un meilleur bouclier et apprendre à garder que les bonnes personnes dans ma vie. A ne donner de l’importance qu’aux paroles de personnes de confiance et bienveillantes.

    Je suis heureuse de ne pas m’être laissé envahir par les idées noires, d’avoir réussi à m’en servir pour faire quelque chose de positif.

    Certains, en lisant ce témoignage, diront qu’ils ont vécu pire. Surement. Mais tout le monde n’a pas la même force de caractère. On ne donne pas tous la même importance aux choses. Et tant mieux pour vous, si vous avez eu le cran d’y faire face, de ne pas vivre à travers ça et de vous en sortir plus vite que moi.

    Je préférerais vivre sans les séquelles de ces rumeurs. J’aurais préféré ne pas me laissé faire et détruire intérieurement comme j’ai pu le faire. J’aurais préféré ne pas laissé ces rumeurs et ces regards m’atteindre. J’aurais préféré ne pas avoir ces vieux démons qui reviennent quand j’ai un coup de mou, ce vieux démon qui me fait analyser toutes mes paroles et revivre des scènes en boucle parce que j’ai peur de ce qu’on a pu penser de moi.

    L’adolescence laisse des séquelles chez beaucoup de personnes, j’aurais préféré avoir un autre souvenir de cette période. Alors si une série peut faire réfléchir, ouvrir les yeux aux victimes comme aux harceleurs. Si mon témoignage peut donner le sentiment à des personnes de ne pas être seules. Si je peux rajouter une petite pierre à cet édifice , je suis heureuse de le faire.

    Ne restez pas dans votre coin à ressasser des idées noires, il y a toujours une personne pour vous écouter, que ce soit dans votre famille, au lycée ou un numéro vert.

    Dites vous que ces filles (ou garçons) ne sont pas heureuses si elle ont besoin de vous humilier pour se sentir bien dans leur peau.

    J’aurais aimé que quelqu’un qui l’a vécu me dise que, même si ces instants sont durs, ils ne dureront pas éternellement. J’aurais aimé lire et voir ce genre de récit.

    J’aurais aimé que l’on me dise de chercher une soupape: que ce soit dans le sport, des jeux, de la lecture ou la musique. Car aujourd’hui cela m’aide à tenir, à relâcher la pression et à évacuer mes angoisses.

    J’ai aussi pris la décision de changer de lycée pour me rapprocher de ma meilleure amie, sortir de l’internat et essayé d’améliorer mon quotidien. J’ai donc un peu mieux vécu ma terminale.

    Avec du recul, je me rends compte que je n’étais pas si seule que ça, que tout le monde ne pensait pas ça de moi et que finalement ce n’était qu’un petit noyau de personnes qui me donnait l’impression que tout le monde le pensait.

    Bref, on vaut mieux que ce que des personnes malveillantes veulent nous faire croire.

    Dans tout les cas, merci à cette série de sensibiliser à ce problème. Il y aussi de nombreuses vidéos à ce sujet sur Youtube et des émissions remplies de témoignage.

    J’espère que cet article pourra aider quelques personnes.

    A très vite,

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