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croire en soi

    RUNNING

    NOUVELLE SAISON SPORTIVE ET NOUVEAUX DÉFIS

    Cette saison 2018 a été riche en émotion sportive. J’ai couru la course que j’attendais le plus cet été et j’ai un nouveau gros projet en tête. Mais avant de vous parler de celui-ci et de cette nouvelle saison 2018-2019, je vais revenir sur celle qui vient de se terminer.

    trifonction ceramiq

    Pour la troisième année consécutive, j’avais renouvelé ma licence en club d’athlétisme.

    J’ai participé aux cross hivernaux (pour la seconde fois) en compagnie de mes collègues de club et j’ai adoré ça. J’ai ensuite participé à un 10KM afin de faire baisser mon temps sur cette distance. Pari réussi: 43min15s et très contente de moi car mon plus gros bloquage sur cette distance est dans ma tête et j’ai réussi à me battre contre mes pensées négatives afin de ne pas lâcher mon objectif de vue !

    Cette course était en mars et ensuite je me suis concentrée avec le coach qui m’accompagne depuis Janvier 2018 (David X3S) sur l’half Ironman de Vichy. J’ai réalisé cette course non sans émotions et accompagnée de personnes formidables. Si vous voulez voir ou lire mon compte rendu sur ce triathlon, c’est par ici.

    cross feyssine

    J’ai quand même participé à trois canicross et je me suis encore bien éclatée avec Loxen (Vous pouvez visualiser ou lire mes comptes rendus de ces courses là: ici, ici et ici !).

    J’ai aussi eu la chance de partie à Las Vegas pour le semi-marathon et je vous en parle là. Enfin, j’ai fais un super séjour au Mont Saint Michel avec les copains pour courir un marathon en relai (c’est ici pour lire l’aventure) ! C’est important d’avoir des courses sans réel objectif et pour le fun 😃.

    10KM

    Maintenant, la saison 2018-2019 commence et j’ai déjà quelques courses de prévues dont une qui sera mon plus grand challenge:

    • La Saintexpress (44KM de trail de nuit)
    • Le Marathon de Paris
    • L’Half Ironman d’Aix-en-Provence (ou un triathlon L)
    • L’Ironman de Nice
    • Quelques canicross pour le plaisir de courir avec ma boule de poils.

    Pour réaliser mon rêve et, j’espère, venir à bout de l’Ironman de Nice (3,8KM de natation, 180KM de vélo et un marathon), j’ai signé une année consécutive avec mon coach David. Je n’ai pas repris de licence d’athlétisme mais je vais voir pour m’inscrire en club de natation pour l’accès piscine et des conseils de nage. Je ne sais pas encore comment je vais faire car cela va dépendre de ma nouvelle vie et des structures autour de mon futur chez moi. Je quitte Lyon donc il y a forcément des habitudes qui vont changer ! Je ne serai pas très loin du Mont Ventoux donc j’aurais de quoi travailler le profil du parcours vélo qui m’attendra à Nice !

    half ironman vélo

     

    Bref, cette année sera riche 😄. Je continuerai de voir un Kiné ou un Ostéo régulièrement pour prévenir les blessures, je vais faire plus attention à mes apports alimentaires et comme je change de lieu de travail j’aurai des horaires plus flexibles pour m’entrainer (je pense faire infirmière intérimaire jusqu’à Nice) ensuite on verra ce que la vie me réserve !

    L’occasion s’est présentée pour me lancer dans l’aventure car ma vie personnelle et professionnelle me le permet. Alors, j’ai hâte de voir ce que cette année va me réserver: le triathlon est un sport incroyable. Cette année j’ai vécu le sport dans une autre dimension, j’ai énormément appris sur moi et j’ai pris confiance en moi.

    coiffure triathlon

    Même si le rythme qu’impose ces épreuves n’est pas toujours simple à tenir quand on sait pourquoi on le fait: on ne sent pas prisonnier de nos entrainements. J’ai dû parfois me mettre des coups de pieds aux fesses pour faire ma séance après plus de 12H de boulot aux urgences mais la passion du sport arrivait toujours à prendre le dessus sur la procrastination.

    Faites les choses avec passion et vous trouverez la patience et l’énergie nécessaire pour atteindre votre but !

    Et vous, qu’avez vous de prévu cette année ?

    Sportivement,

    runamande

     

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    HUMEURS

    J’ai compris

    2018 n’est pas finie et pourtant cette année m’a déjà fait avancer sur plusieurs points importants. J’ai envie de vous partager quelques uns d’entre eux car je pense que cela peut aider d’autres personnes que moi à s’accepter.

    beagle love

    Je suis hypersensible, j’ai mis longtemps à comprendre que je l’étais. Mais maintenant je peux le dire et je ne vois plus cette partie de mon caractère comme un simple défaut. Certes, ma sensibilité me rend parfois très mal, m’a torturée pendant longtemps car je la rejetais, je n’en voulais pas et je souhaitais par dessus tout changer pour me sentir plus forte. Je la voyais comme une faiblesse, comme un trait de ma personnalité qui faisait de moi une personne fragile et à qui on pouvait facilement faire de la peine.

    Je me sentais comme une victime car il était facile de me faire pleurer. Je n’arrivais pas à me défendre face aux attaques car je me laissais envahir par mes émotions, je me mettais à trembler, je n’arrivais plus à réfléchir, à contre attaquer, je pleurais et j’attendais que la personne termine ce qu’elle avait commencé.

    Mais maintenant je sais. Je sais qu’être hypersensible me permet de vivre chaque épreuve de la vie à 300%. Je ressens les choses « avec les tripes ». Injustice, tristesse, amour, colère, joie,… tout est décuplé. Par exemple, je ne supporte pas de regarder les films d’horreur car je vis tout avec les acteurs. Lorsque je lis un livre, je suis à fond, je ressens les émotions des personnages. Je pleure, je m’énerve, je n’arrive pas à me dire « ce n’est qu’une histoire ».

    sensibility

    Cela me permet aussi d’avoir une empathie assez développée. Ce qui me sert beaucoup dans mon métier.

    Je me suis rendue compte que je ressentais les émotions des autres. J’ai une « intuition ». Je sens quand une amie m’en veut, quand une personne est contrariée sur un sujet, quand une collègue ne va pas bien, etc. Cela m’aide à communiquer et je me trompe rarement.

    Par contre, j’ai des valeurs et je n’arrive pas à faire semblant. J’ai un besoin viscéral de m’expliquer avec les personnes que j’aime, de dire les choses, de communiquer, de régler un conflit (même si malheureusement parfois on ne trouve pas un terrain d’entente et que cela créé une rupture amicale ou amoureuse). Je n’arrive pas et n’arriverais jamais à être fausse avec les personnes à qui je tiens. Et si jamais je me rends compte que l’on n’est pas sincère avec moi alors c’est irrémédiable. Je déteste que l’on ne me dise pas les choses en face. Et si jamais une personne de mon entourage a des valeurs différentes des miennes et agit avec les personnes que j’aime comme je n’aimerais pas qu’on agisse avec moi: c’est soit on s’explique, soit c’est fini. Cela ne m’a pas empêché de faire moi même des erreurs, d’avoir aussi parfois agi de manière maladroite, d’avoir dit ou fait des choses dont je ne suis pas fière, d’avoir jugé trop vite etc. Je ne suis pas parfaite, loin de là, mais l’important c’est de tirer des leçons et se remettre en question.

    Bref, être hypersensible a ses bons et mauvais côtés ! J’envie souvent les personnes qui arrivent à tout laisser couler, à avoir une carapace qui leur permet de se protéger du regard des autres. On dirait qu’un bouclier les entoure et que les jugements leur rebondissent dessus. Cela ne les empêche pas d’écouter les critiques constructives et de prendre en compte ce qu’ils veulent bien laisser les atteindre. Je les envie parce que, jusqu’à il y a encore quelques mois, je laissais les commentaires d’inconnus me faire du mal.

    hey ironman

    Assumer qui je suis. Un exercice très difficile: pendant longtemps j’ai cherché à être acceptée par certaines personnes de mon entourage. Je me pliais en 4 pour leurs plaire. Et puis, j’ai compris que je ne serai jamais à la hauteur de leurs attentes. J’ai compris que ça ne servait à rien de vouloir être une autre personne parce que :

    1: cela ne me ressemblait pas, j’étais mal dans ma peau et j’étais triste car je me rendais bien compte que les personnes en question continueraient à m’exclure de leurs vies quoique je fasse.

    -2: on ne peut pas forcer une personne à nous accepter. On ne peut pas forcer une relation et finalement est ce que j’ai bien envie d’entretenir un lien avec quelqu’un qui se comporte de cette manière ? Je ne pense pas, c’est toxique et ça me prend la tête.

    Idem sur les réseaux. S’exposer c’est prendre le risque d’être critiquée. Les commentaires moqueurs, les groupes où des personnes se foutent ouvertement de notre gueule, les faux comptes qui viennent scroller tes temps sur Strava, commenter ta photo et qui n’assument même pas leurs identités.. doivent ils prendre une place importante dans ma vie ? Je crois que l’on connait tous la réponse: c’est NON.

    Bien entendu, mon hypersensibilité me rendait très réceptive à leurs remarques. Mais, j’ai pris une décision: si j’ai envie de me justifier à nouveau je le ferai (c’est légitime et j’ai le droit de le faire) mais je ne m’attarderai plus et ne me laisserai plus toucher par des personnes qui ont l’air d’être bien triste et mal dans leur peau pour agir comme elles le font. Heureusement, c’est très rare que je sois prise pour cible et j’ai de la chance.

    beagle and cat

    parce que cette photo est trop mignonne.

    C’est pourquoi j’ai décidé de lâcher prise. Je ne veux plus chercher à être acceptée et approuvée par le monde entier. Il y aura toujours des gens pour ne pas apprécier qui je suis et c’est comme ça. J’ai une petite communauté hyper bienveillante avec moi, des personnes qui me remercient tous les jours pour les articles que j’écris, mes posts instagram qui les motivent et ma vision du sport qui les aident à relâcher la pression qu’ils pouvaient se mettre face aux autres. Je suis heureuse de partager des messages qui aident ceux qui en ont besoin. Si je suis devenue infirmière c’est bien parce que j’ai cette vocation depuis toujours.

    Les liens du coeur que j’ai pu créer avec la famille que je me suis choisie (la famille Nucléaire comme dirait mon amie Mélanie) sont bien plus importants. Cela ne sert à rien de continuer à vouloir être à la hauteur aux yeux de personnes qui ne seront jamais satisfaites. Je vais continuer de laisser mon hypersensibilité et mes valeurs me guider.

    sunset

    Et enfin, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de vouloir ressembler à d’autres personnes. Je peux m’en inspirer mais je ne serais jamais une copie conforme d’une autre fille. J’aurais beau essayé: j’ai le visage que j’ai, les cheveux que j’ai, le corps que j’ai, le niveau de performance que j’ai et qui évolue à une autre vitesse que d’autres sportives. .

    Je vous conseille d’ailleurs les vidéos de Shera et Sissy Mua. Moi aussi, cela fait quelques années que je ne me maquille plus tous les jours et j’ai appris à accepter mes imperfections. Je ne trouve plus que j’ai une mine affreuse au naturel. Depuis la primaire j’ai des cernes apparentes, j’aurais toujours les paupières tombantes et des boutons de temps en temps. Au départ j’avais arrêté de me maquiller pour gagner du temps de sommeil le matin. Aujourd’hui, je ne me maquille plus car j’ai appris à accepter mon visage sans maquillage. Et cela ne fait pas de moi une personne moins féminine ! Je prends plaisir à me maquiller quand l’envie me prend mais je ne ressens plus cela comme une obligation de la vie de tous les jours.

    de temps en temps j’aime me maquiller et changer du quotidien !

    C’était un article un peu long. Mais toutes ces choses que j’ai comprises sont liées les unes aux autres par cette acceptation de soi même et de lâcher prise sur le regard des autres. C’est un combat que je mène depuis quelques années mais je vois une évolution et je suis fière d’avoir avancé sur ces sujets importants. Grâce aux réseaux, je me suis rendue compte qu’on était plus nombreux que je le pensais à se sentir mal à cause de tout ça. N’attendez pas pour exister en étant vous même. La vie passe si vite et elle peut basculer à tout moment. Ayez le moins de regrets possible au quotidien !

    Sportivement,

    runamande

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    RUNNING

    MON PREMIER HALF IRONMAN à VICHY

    Comment vous résumer cette journée que j’ai passé ? Ce 25 aout 2018, j’ai pris le départ d’une course incroyable: le half ironman de Vichy. Depuis 2017, je me préparais petit à petit et en me fixant des objectifs.

    Des mois de préparation, de doutes, de hauts et de bas. Le but était de réaliser une course qui me paressait inaccessible il y a encore deux ans de cela. J’ai embarqué David dans l’aventure. Il a été un coach exceptionnel, à l’écoute et bienveillant. Je n’aurais pas pu espérer mieux ! (On fait une belle équipe, merci pour tout.)

    J’ai du jongler avec un planning pas toujours évident. Des périodes de nuit (environ 6 mois dans l’année), des semaines à plus de 60H et parfois des roulements d’un week end sur deux pendant quelques mois. Cela n’a pas toujours été facile de tout conjuguer. Mais j’ai réussi à tenir le rythme, je me sentais préparée et en forme lorsque ce fameux samedi d’Aout est arrivé.

    Nous y sommes, l’heure du départ approche. ETAPE PAR ETAPE ma p’tite dame. Et ça va le faire !

    half vichy

     

    25.08.2018: 7H !

    Le départ est en rolling start. Comme les SAS en course à pied, il faut choisir le temps que l’on estime faire en Natation. La combinaison est autorisée car l’eau est à 22.3°C. Je me range tout à la fin du SAS des 43min. Nous sommes 369 féminines pour 1834 participants.

    Nous devons plonger depuis un ponton, je fais la queue en attendant mon tour. Je lève les yeux et repère une pancarte que je connais bien. Ils sont là, ils se sont levés aux aurores pour moi. Je me faufile jusqu’à eux, leur envoie des bisous. J’ai des larmes de gratitude aux bords des yeux.

    Je retourne dans la file. « Est ce que j’en suis capable ? » Je me sens prête mais je n’ai jamais réalisé un tel effort. Je décide de me faire confiance. Je me suis préparée pour ça. J’aime ce sport et j’ai hâte d’en découdre avec moi-même. C’est bientôt mon tour. Le BIP du départ sonne, je plonge et c’est parti pour le début d’une longue course !

    swim half ironman vichy

    NATATION (1900m):
    Je m’élance et pour le moment je ne prends pas de coups grâce au rolling start. J’essaye de ne pas partir trop vite, de ne pas trop utiliser mes jambes et de me concentrer sur le rythme de ma respiration. Nous avons un demi tour à faire. Il y a déjà beaucoup de vagues car nous sommes très nombreux à nager. Au fur et à mesure de mon avancée je me retrouve au milieu de plus de monde. Je me prends des coups de bras et des coups de pieds. Heureusement, mes parents m’ayant inscrite à des triathlons en relai plus jeune où je faisais la partie natation, j’ai la chance de n’avoir encore jamais paniqué dans cette épreuve.  Je nage et le demi-tour ne semble jamais arriver. Je me fais prendre en sandwich entre deux concurrents, j’essaye de me décaler mais rien à faire, je n’ai pas la place. Je me laisse alors distancer et recommence à nager à mon rythme. Enfin, la bouée indiquant le demi tour est devant moi. Je me sens bien, je continue d’avancer et j’essaye de respirer tous les trois temps. Quand soudain, *PAF* un grand coup de poing dans les lunettes, ces dernières sautent et se retournent contre mon oeil. J’ai mal et cela me bloque dans mon avancée. Je me calme, replace mes lunettes et repars. Je suis de nouveau dans ma course et un panneau indique qu’il me reste 400M à faire. Soudain, *REPAF*: cette fois c’est une claque que l’on me donne. Elle me remet les idées en place mais je ne veux pas me laisser déstabiliser.

    La sortie de la natation se rapproche, le bruit des supporters aussi. Je saisie la main d’un bénévole qui m’aide à sortir de l’eau. Je termine cette première partie en 48min. .

    swim sortie half ironman

    TRANSITION:
    Je sors de l’eau, les supporters me donnent le sourire. J’ouvre ma combinaison et me concentre sur les étapes à franchir lors de cette transition SWIM/BIKE. J’entends Marine Leleu qui m’encourage et je repense à ses partages d’ IRONMAN qui m’ont donné envie de me lancer dans l’aventure. J’arrive près de mes sacs. Je me trompe en voulant prendre le rouge, « c’est le bleu Margot » ! Hop, je cours avec le bon sac. Delphine, une copine d’instagram qui fait aussi la course,  me rejoint. On se regarde le sourire aux lèvres 🙂. Je vois mes copains derrière la grille qui filment, j’aurais plein de souvenirs ! J’enfile le casque, mes chaussures, le porte dossard et mes lunettes. Je mets des ravitos dans ma trifonction et me retrouve face à un dilemne: K-Way ou pas K-Way ? Le temps est incertain. Mais ils n’annonçaient pas de pluies avant le début d’après midi. Coup de Poker, je prends le risque de ne pas le mettre. J’espère ne pas m’en mordre les doigts. Je cours jusqu’à mon vélo. Je passe devant ma famille et mes amis: ils m’encouragent. Je prends leurs forces et l’énergie qu’ils dégagent avec moi pour les quelques heures de route qui m’attendent.

    transition 1

    VÉLO (90KM):
    Je m’élance, les jambes répondent très bien et je trouve une vitesse de croisière. La reconnaissance faite mardi avec mon coach me permet de savoir qu’une bosse est présente dès le début du parcours. Je bois de l’eau régulièrement. Je me concentre et je me sens bien pour envoyer un peu sur le parcours. J’aime vraiment rouler. Après un an de vélo de route, je sais que c’est un sport que j’adore et que je vais prendre du plaisir lors de cette épreuve. Je double un peu de monde, je me fais rattraper par des bolides et je fais mon bonhomme de chemin. Je mange quelques ravitaillements prévus dans ma trifonction. Je fais attention de ne pas tomber en les ouvrant.

    bike half ironman

    Je pédale et j’avance. Surprise sur le parcours, mon amie Sophie et son chéri sont présents et m’encouragent. Je ne m’attendais pas à les voir, l’émotion est grande. Je pense à toutes les personnes ayant fait la route pour m’encourager, le sport rassemble, le partage sur ce week end est magnifique, j’ai tellement de chance d’être si bien entourée !

    Le sourire aux lèvres et la voix de Sophie qui raisonne je continue de pédaler. Je n’ai pas froid et je me sens toujours bien.

    bike vichy

    Le kilomètre 70 se profile avec une bosse pour fêter ça. Des messages sont écrits sur la route, je trouve ça génial pour les concurrents destinataires. Je sais ce qui m’attend pour les derniers kilomètres du parcours donc je vais pouvoir continuer de rouler à bonne allure jusqu’à la fin. Je fais le décompte des kilomètres dans ma tête. Vichy arrive, la transition aussi. J’ai hâte d’entendre ma famille, j’ai le smile car cette partie vélo s’est super bien passée ! « Etape par Etape ». Je mouline un peu sur la fin pour détendre mes jambes. J’entends la foule, le speaker, j’ai des frissons. Deux étapes sur trois de faites. Je me dis que je suis capable d’aller jusqu’au bout, je vais le terminer ce triathlon.

    3H06 de vélo.

    vélo half ironman

    TRANSITION:
    Je pose mon vélo, je pense à cette étoile dans le ciel qui m’a donné de la force sur le parcours. Je cours jusqu’à mon sac de transition. Je tourne le porte dossard dans le sens de la course à pied. J’enfile mes baskets, pose mon casque et c’est parti pour la dernière épreuve !

    arrivée vélo

    COURSE À PIED (21,1 KM):
    C’est toujours très bizarre de passer du vélo à la course à pied. J’ai à la fois l’impression de ne pas avancer et en même temps le chrono de ma montre me dis le contraire. Pendant quelques années, je ne me suis pas entrainée pour de la longue distance. Mon truc c’était les 10KM, les cross et j’avais même testé un 1500m sur piste. Je sais que la longue distance c’est pas encore mon dada mais j’ai déjà un peu progressé là-dessus ! Je pars à une moyenne de 4’20, je croise mon coach et il me rappelle de bien gérer les 5 premiers kilomètres afin de réhabituer mes jambes à cette discipline. Bah oui les coquines ont envie de continuer à tourner vites comme en vélo. Je suis encore bien trop rapide. J’essaye de me ralentir mais c’est difficile, j’ai déjà la sensation de ne pas avancer alors que je suis à 5’10/KM. Je sais que je ne tiendrais pas la distance comme ça.
    Je me calme et je me sens bien jusqu’au 8ème kilomètre  .

    course à pied half vichy
    Là, les jambes de bois font leur apparition, je paye ma mauvaise gestion du début de course. Mais c’est pas grave j’avance. Je m’arrête à chaque ravitaillement pour boire ou manger. Ceux-ci me donnent des objectifs à atteindre. « Allez Margot, tu peux le faire. »

    Nous devons faire deux boucles. Sophie et Romain sont encore présents sur le parcours pour m’encourager, je les vois plein de fois et ça me met du baume au coeur à chaque passage. Encore plus loin, j’entends ma famille m’encourager, mes amis aussi et lorsque je pars pour le deuxième tour je vois mon coach. Je m’arrête vers lui et je lui dis que c’est dur, que j’ai plus de jambes. Il m’engueule et me dit de ne pas marcher. Il a raison. Je suis là pour me dépasser, ça se saurait si c’était facile et si ça se passait sans embûches. Surtout pour une première fois !

    run Half Vichy
    J’avance, je me concentre, j’essaye d’allonger ma foulée mais rien à faire. Je me sens nulle de ne pas réussir à être plus forte que ça. Mais je me secoue. C’est déjà super ce que je fais. Je me dépasse même si ce n’est pas la course à pied de ma vie ! Je ne me suis pas donnée d’objectif temps donc je vise simplement la finish line non ? Et je l’atteindrai quoiqu’il arrive ! Le dernier ravitaillement au kilomètre 19 ne semble jamais arriver. Il est à la fin d’une longue ligne droite le long de l’Allier. Je repense à la natation quelques heures plus tôt. Cela me semble irréel. Enfin, le dernier ravito est devant moi. Ensuite c’est la montée jusqu’au pont. Je m’arrête pour marcher cette montée. J’entends une fille me crier dessus. Elle fait la course aussi et me demande si Loxen avait été là, est ce que j’aurais marché ? Bien sur que non 😅. Alors elle me relance, m’encourage, elle veut m’attendre mais c’est sa course aussi ! Je lui dis de continuer à courir à son rythme, je cours au mien et puis il faut qu’elle pense à son arrivée ! Il ne faut pas qu’elle la gâche pour moi ! Mais merci à toi Inès, tu as été géniale.

    run half ironman

    quand je vois ma famille !

    Je me dispute « comment tu peux te permettre d’avoir voulu marcher à 2km de la fin ?! ». La ligne d’arrivée n’est pas si loin, c’est bientôt fini ! La fan Zone se rapproche, je rentre dedans, j’entends ma famille, j’ai les larmes aux yeux de les voir là pour moi ! L’arche d’arrivée, ce tapis rouge, les speakers sont ici. Je m’arrête pour marcher et profiter de ce moment unique.
    Les larmes aux yeux je réalise à peine que c’est terminé !

    J’ai couru en 2H01min ce semi marathon.

    finish line Half Ironman

    J’essaye de reprendre mes esprits, Fred (un ami lyonnais qui a aussi fait la course) m’attendait et me prend dans ses bras: « on l’a fait ! ».

    C’est difficile de ne pas être déçue par mon manque de mental en course à pied. Mais je suis tout de même fière de moi, de ma course entière et de m’être dépassée. Je n’ai qu’une envie: progresser.

    Après m’être fait masser par les kinés (vous avez sauvé mes jambes pour la fin de journée merci!). Je retrouve ma famille et mes amis. Je prends mes parents dans les bras et c’est puissant de les serrer contre moi après tout cet effort. Je n’aurais jamais assez de mots pour les remercier d’être en or et de m’avoir transmis cet amour du sport. Mes petites cousines sont là elles aussi, ma famille proche venue me soutenir et mes amis qui ont fait le déplacement: c’est tellement dingue de voir tout ce beau monde pour moi. C’est une récompense unique de vous avoir avec moi sur cette épreuve. J’avais en ligne de mire la belle pancarte pleine d’amour faite par mes soeurs et la pancarte de Toto. Merci de croire en moi, de me soutenir et de m’accompagner dans mes objectifs. Sans vous cela n’aurait pas la même saveur.

    famille

    Mission accomplie: je me suis dépassée. Je n’ai peut être pas fait la course à pied que j’espérais mais la médaille était encore plus belle avec cette difficulté. Je suis heureuse de constater que j’ai de la ténacité et que lorsque je souhaite quelque chose je suis capable d’aller au bout de mon rêve. Cela permet de prendre confiance en soi et d’apprendre à s’aimer.

    coach half ironman

    MERCI à toutes les personnes qui m’ont écrit, suivie, encouragée, félicitée. Merci pour tous ces commentaires et messages. Merci pour tout ce soutien. Il y avait tellement de bienveillance, je ressentais l’énergie que vous m’aviez envoyé et je vous promet que ce n’est pas rien de recevoir autant ce jour là. J’ai lu chacun de vos petits mots, je suis heureuse de vous motiver et de vous donner envie de vous dépasser. Le sport rassemble, le dépassement de soi c’est magique et je vous souhaite à tous de vivre ça, de le comprendre et de le partager à votre tour !

    Faites de vos envies des réalités, laissez vous guider par vos rêves. 

    pancarte encouragement

    Allez à la rencontre de vous-même, apprenez à vous connaître à travers le sport. Ne pensez pas que ce n’est que pour les autres. On peut tous se donner des défis et prendre le temps de les réaliser. Entrainez vous, croyez en vous. Ce sont des moments uniques à vivre et des souvenirs gravés à jamais. Vous êtes seuls à pouvoir réalisez vos objectifs.

    Je ne cherche qu’a progresser. Ma seule concurrente c’est cette petite voix négative dans ma tête.

    Je vous laisse avec le vlog de cette journée fantastique.

    Sportivement,

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    HUMEURS, RUNNING

    Nos limites

    Dans la vie, on se limite à tellement de choses. On se crée des lignes à ne pas franchir par peur. Peur de ne pas y arriver, ne pas se sentir à la hauteur, peur des regards ou du jugement, peur de ne pas être à sa place, de ne pas finir ou de se tromper.

    Ces limites, que l’on se dresse, permettent de se cadrer mais peuvent aussi nous frustrer. Nos limites: nous les choisissons. Mais si on souhaite réellement quelque chose c’est à nous de faire tomber les barrières.

    C’est à nous de se donner les moyens de réaliser nos rêves, même si en chemin on se trompe, même si nous ne sommes pas toujours compris et même si des jugements surgissent. Il ne faut pas trop craindre l’échec car celui-ci nous donne toujours une leçon.

    Face aux jugements vous ne pouvez rien y faire à part changer votre façon de réagir. Vous ne pouvez pas contrôler les réactions des autres mais vous pouvez contrôlez vos sentiments et ce que vous laissez vous atteindre. Et puis, nous ne vivons pas pour les autres non ?

    Alors faites pêter ces limites ! Si elles ne sont pas rationnelles alors vous pouvez travailler pour les repousser.

    Vous pouvez tout choisir. Choisissez comment vous voulez occupé votre temps libre: j’ai décidé que le mien serait en bonne partie pris par le sport parce que c’est ce qui me rend heureuse. J’aime aussi voir ma famille, mes amis, m’occuper de mon chien et passer du temps sur les réseaux. Les journées paraissent souvent bien trop courte et je ne regarde plus autant de séries ou je ne lis plus autant qu’avant. J’ai fais ces choix là. Mais je sais pourquoi je le fais. Certains rêvent de voyager à l’autre bout du monde, mon rêve à moi c’est de réaliser un full Ironman. De repousser les limites mentales que je me suis dressée. Parce que c’est un dépassement physique certes mais c’est aussi un dépassement mental.

    J’ai tellement appris sur moi grâce au sport. Je baigne dedans depuis petite mais j’ai vraiment compris tout ce que ça m’apportait depuis 3 ou 4 ans. J’ai choisi qu’il prenne une place très importante dans ma vie car il y a peu de choses qui me font sentir aussi vivante que lorsque je cours, roule ou nage. J’ai choisi que mon développement personnel passe par l’activité physique.

    crédit photo: Photos Ventoux

    On ne sait pas de quoi demain est fait, on oublie parfois la chance que l’on a de pouvoir se lancer ce genre de défi, d’avoir le droit à un loisir, de faire du sport pour le plaisir et sans obligation. Alors pourquoi se mettre des bâtons dans les roues ?

    Se mettre des limites c’est aussi se comparer aux autres. Et croyez moi la comparaison ne mène pas à grand chose. Le plus souvent, au lieu de vous motivez cela vous met la pression, vous vous sentez mal parce que vous avez l’impression de ne pas en faire assez ou ne pas faire aussi bien que votre voisin. Mais chaque personne est différente, avec des objectifs différents et des possibilités différentes d’entrainements.

    La seule personne à laquelle vous devez vous comparez c’est vous même. Regardez comme les limites, que vous vous mettiez au début de votre pratique, ont évolué ! Souvent, au départ on ne se sent pas capable de courir plus de 45 minutes et, quelques années plus tard, vous vous retrouvez à vouloir vous inscrire sur un semi marathon, un trail de 25KM, un triathlon M, le half marathon des sables ou un IronMan ! Notre corps, le sport et la vie ne sont ils pas incroyables de pouvoir nous faire vivre ça ?

    C’est à nous de nous donner les moyens de réaliser nos objectifs. De décider qu’on veut le faire. Mettre ses peurs de côtés et s’entrainer pour ça.

    crédit photo: Mélanie Créaplume

    Vous êtes la seule personne qui vous donnera envie de lever vos fesses de votre canapé pour allez vous entrainer. Personne ne peut faire les bornes à votre place. Et même si parfois vous avez la flemme, si votre rêve est bien réel: vous n’aurez pas de mal à envoyer balader votre procrastination. Il y a une différence entre la vraie fatigue physique (qu’il faut savoir écouter) et la flemme. Si vous vous connaissez: vous saurez la reconnaitre et faire le bon choix. C’est vous qui dressez les barrières à faire tomber.

    Encore une fois, c’est vous qui fixez les règles. Vous choisissez de vivre votre vie de la manière dont elle vous fait vibrer.

    On sera toujours incompris par certains mais ça tombe bien ce n’est pas eux qui vivent à notre place, alors ce que les personnes qui blablatent sans bonnes intentions pensent.. on s’en fout non ? Vous aurez toujours le soutien de quelqu’un ! Alors autant se reposer sur ceux qui vous aident à kiffer votre vie, plutôt que sur ceux qui vous jugent non ?

    Même si on passe par un tas d’émotions différentes, le secret c’est de prendre du plaisir à dépasser les limites que l’on se fixe.

    Parce que même si tu ne t’entraines pas pour une course particulière mais juste le dimanche matin pour te tenir en forme: tu cherches déjà à te dépasser pour t’améliorer physiquement. On cherche tous à devenir meilleur et ce que tu arrives à faire dans le sport, tu peux réussir à le faire dans la vie de tous les jours.

    Bien entendu, parfois c’est difficile de tout faire, notre corps nous dit « STOP » et c’est là que l’on découvre certaines de nos limites. Celles-ci ne sont pas fixées et elles évolueront tout au long de notre vie.

    Les seules limites de ta vie sont celles que tu crées dans ton esprit.

    Sportivement,

     

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    HUMEURS

    Mon corps et moi.

    Cet article j’y ai pensé, je l’ai écris puis effacé, je l’imaginais mais je n’osais pas le publier. Pourquoi ? Une question de « légitimité ». Je n’ai jamais eu ces problèmes de poids là: celui où vous testez plusieurs régimes, où vous êtes gêné de demander un pantalon à votre taille ou celui où c’est votre médecin traitant qui vous dit que votre IMC vous indique en surpoids etc.

    Alors qui suis-je pour vous parler de l’acceptation de son corps ? Enormément de personnes ont du mal à comprendre, à lire ou à entendre une fille qui n’est pas défini comme « grosse » par la société parler de ses problèmes de rapport au corps.

    Oui, je n’ai jamais été « grosse » mais pendant toute mon adolescence et mes premières années de jeune adulte: je me suis sentie très mal. D’abord parce que j’ai vécu le harcèlement scolaire (et apprendre à s’aimer pendant cette période c’est compliqué). J’étais mal dans ma peau, donc mal dans ma tête et mal dans mon corps.

    J’ai une mini poitrine, ma scoliose me faisait détester mon profil, ma cambrure naturelle attiraient les insultes « elle fait exprès de mettre son cul en arrière et ses seins en avant ! », « sal*pe », « allumeuse » . Mes cuisses de nature plutôt musclées m’empêchaient d’avoir ce fameux tigh gap à la mode.

    Bref, un rapport plutôt négatif. Et adolescente puis jeune adulte: je me réfugiais dans la nourriture. Soit en voulant maigrir, soit en voulant grossir pour ne plus être traitée d’ « allumeuse ». Je ne suis heureusement jamais tombée dans les troubles alimentaires mais j’ai joué avec la limite je pense.

    crédit photo: @lucieassiat lors de l’évènement AMPHI w/ @adidasparis !

    Oui, je ne sais pas ce que ça fait d’être considérée comme grosse. Par contre je sais ce que ça fait que de se faire rabaisser au point de vouloir encore plus maigrir. Exemple ? Un de mes ex m’avait demandé d’arrêter de manger du nutella car il me trouvait répugnante quand je le faisais et puis « j’étais bien assez en forme ». Vous pensez que, même quand on n’a pas de problèmes de poids (aux yeux de la plupart des gens), lorsqu’on entend ce genre de phrases sortir de la bouche de la personne que l’on aime, cela ne nous atteint et ne nous complexe pas ? Certes, j’ai très certainement entendu ce genre de phrases moins souvent que d’autres. Mais il suffit que de quelques fois, dans la vie d’une personne, pour déclencher des complexes là où on ne se posait pas (ou peu) de questions avant. Se faire rabaisser, quelques soit son poids, créer des démons intérieurs, un manque de confiance en soi et une envie de changer pour être accepter des autres.

    Au lycée: « J’ai l’air d’aguicher les garçons ? » OK, pour qu’elles me laissent tranquille je vais m’empiffrer, me rendre transparente et m’effacer pour que l’on arrête de m’insulter. (Bien entendu je n’ai jamais réussi à disparaitre, à me faire oublier ou qu’elles me laissent tranquille.)

    Quand mon ex m’a dit que je le répugnais à manger du nutella, j’ai seulement retenu le « répugnante ». En plus, il m’avait dit ça devant d’autres personnes. Ma réaction ? « Il trouve que je suis répugnante ? «  OK je vais tester toutes ces boissons amaigrissantes, je vais sauter un repas, voir deux, manger des légumes, je vais jeter tous mes gâteaux et ce qui semblent faire grossir. « J’aimerais tellement être comme ces autres filles qui n’ont pas les cuisses qui se touchent, qui ont de la poitrine et des fesses musclées. »

    Heureusement, nous nous sommes séparés et j’ai rapidement retrouvé mon appétit, ma gourmandise et surtout j’ai fini par retrouver mes baskets adorées.

    le regard d’une personne qui nous aime tel que l’on est ça aide aussi !

    Je n’aimais vraiment pas l’image de mon corps et comme beaucoup de filles je ne voyais que ce qui me plaisait pas. Ce mot « répugnante » trottait dans ma tête.

    Heureusement, la course à pied et l’amour inconditionnel que j’ai pour le sport en général m’ont aidé à changer.

    Plus je pratiquais, plus je progressais, plus mon corps changeait. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite mais quelques années après j’ai réalisé que mon rapport à celui-ci avait complètement évolué.

    Je n’ai jamais eu de balance et tant mieux. J’ai juste changé le regard que j’avais sur moi. Je ne peux pas vous donner des chiffres ou faire un avant/après. J’ai simplement appris à l’aimer grâce à ce qu’il me permet de faire.

    J’ai toujours les cuisses qui se frottent en courant, j’ai des traces de vergetures sur le coté de mes cuisses/fesses. Elles ne sont pas énormes mais on peut les voir quand je suis en maillot de bain. C’est le fruit des changements naturelles qui se sont fait sur mon corps et je les accepte.

    J’ai une petite poitrine ? Oui, mais je ne connais pas les problèmes que d’autres filles aux poitrines plus importantes peuvent rencontrer ! Avant, j’aurais aimé me faire opérer, aujourd’hui je n’y pense même plus.

    Mon dos est cambrée ? Toujours, mais aujourd’hui je sais que je ne peux rien y faire et que ma cambrure ne fait pas de moi une « sal*pe ». Et surtout, ma scoliose ne me fait plus souffrir, elle est équilibrée et mon dos est musclé par la natation et les quelques gainages que je fais dans le mois.

    Je suis toujours aussi gourmande et mon alimentation laisse souvent à désirer mais j’apprend petit à petit à manger un peu plus équilibré. Ce n’est pas gagné mais je veux faire plus attention à mes apports pour les courses plus exigeantes qui m’attendent. Je ne le fais pas pour changer mon corps mais pour être plus performante et mieux récupérer de mes entrainements.

    elles se touchent toujours, la première fois que j’ai vu cette photo je me suis dis « OH MON DIEU qu’elles sont moches » et finalement j’me dis qu’elles sont capables de m’emmener sur de belles sorties vélo et course à pied !

    Je pense qu’il faut accepter que tout le monde puisse se sentir mal dans son corps un jour et que nous sommes tous en train d’apprendre à nous aimer tel que nous sommes. Même si parfois, juste avec les yeux, vous ne comprenez pas. « Mais pourquoi elle est mal dans sa peau alors que je révérais de faire son poids ? »

    Nous sommes tellement différents, chacun a ses combats. Et j’aimerais que l’on soit tous capable de s’entraider, de se serrer les coudes, plutôt que de se juger.

    Parce que le regard que l’on pose sur soi est important. Si vous avez besoin de changer quelque chose faites le pour vous, parce que vous sentez que c’est une démarche personnelle: pour votre santé, pour votre bien être, pour vous aimer tel que vous êtes. Parce que vous en êtes convaincu.

    Nous sommes tous capables d’apprendre à nous aimer, quelque soit notre histoire. Vous méritez de vous aimer, vous méritez de vous sentir en phase avec vous mêmes.

    Notre corps nous permet de vivre et d’accomplir de si belles choses ! Alors chouchoutons le ❤.

    Certains me trouveront peut etre pas la mieux placée pour vous écrire tout ça. Mais j’écris cet article pour celles et ceux qui se reconnaitront, celles et ceux qui se détestent (comme je me détestais à une autre époque). J’ai l’espoir de vous aider à travers ma propre histoire.

    On peut s’en sortir et apprendre à se sentir bien dans sa peau.

    Merci à ceux qui m’auront lu et qui auront compris mon message,

    LOVE.

     

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