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    RUNNING

    NOUVELLE SAISON SPORTIVE ET NOUVEAUX DÉFIS

    Cette saison 2018 a été riche en émotion sportive. J’ai couru la course que j’attendais le plus cet été et j’ai un nouveau gros projet en tête. Mais avant de vous parler de celui-ci et de cette nouvelle saison 2018-2019, je vais revenir sur celle qui vient de se terminer.

    trifonction ceramiq

    Pour la troisième année consécutive, j’avais renouvelé ma licence en club d’athlétisme.

    J’ai participé aux cross hivernaux (pour la seconde fois) en compagnie de mes collègues de club et j’ai adoré ça. J’ai ensuite participé à un 10KM afin de faire baisser mon temps sur cette distance. Pari réussi: 43min15s et très contente de moi car mon plus gros bloquage sur cette distance est dans ma tête et j’ai réussi à me battre contre mes pensées négatives afin de ne pas lâcher mon objectif de vue !

    Cette course était en mars et ensuite je me suis concentrée avec le coach qui m’accompagne depuis Janvier 2018 (David X3S) sur l’half Ironman de Vichy. J’ai réalisé cette course non sans émotions et accompagnée de personnes formidables. Si vous voulez voir ou lire mon compte rendu sur ce triathlon, c’est par ici.

    cross feyssine

    J’ai quand même participé à trois canicross et je me suis encore bien éclatée avec Loxen (Vous pouvez visualiser ou lire mes comptes rendus de ces courses là: ici, ici et ici !).

    J’ai aussi eu la chance de partie à Las Vegas pour le semi-marathon et je vous en parle là. Enfin, j’ai fais un super séjour au Mont Saint Michel avec les copains pour courir un marathon en relai (c’est ici pour lire l’aventure) ! C’est important d’avoir des courses sans réel objectif et pour le fun 😃.

    10KM

    Maintenant, la saison 2018-2019 commence et j’ai déjà quelques courses de prévues dont une qui sera mon plus grand challenge:

    • La Saintexpress (44KM de trail de nuit)
    • Le Marathon de Paris
    • L’Half Ironman d’Aix-en-Provence (ou un triathlon L)
    • L’Ironman de Nice
    • Quelques canicross pour le plaisir de courir avec ma boule de poils.

    Pour réaliser mon rêve et, j’espère, venir à bout de l’Ironman de Nice (3,8KM de natation, 180KM de vélo et un marathon), j’ai signé une année consécutive avec mon coach David. Je n’ai pas repris de licence d’athlétisme mais je vais voir pour m’inscrire en club de natation pour l’accès piscine et des conseils de nage. Je ne sais pas encore comment je vais faire car cela va dépendre de ma nouvelle vie et des structures autour de mon futur chez moi. Je quitte Lyon donc il y a forcément des habitudes qui vont changer ! Je ne serai pas très loin du Mont Ventoux donc j’aurais de quoi travailler le profil du parcours vélo qui m’attendra à Nice !

    half ironman vélo

     

    Bref, cette année sera riche 😄. Je continuerai de voir un Kiné ou un Ostéo régulièrement pour prévenir les blessures, je vais faire plus attention à mes apports alimentaires et comme je change de lieu de travail j’aurai des horaires plus flexibles pour m’entrainer (je pense faire infirmière intérimaire jusqu’à Nice) ensuite on verra ce que la vie me réserve !

    L’occasion s’est présentée pour me lancer dans l’aventure car ma vie personnelle et professionnelle me le permet. Alors, j’ai hâte de voir ce que cette année va me réserver: le triathlon est un sport incroyable. Cette année j’ai vécu le sport dans une autre dimension, j’ai énormément appris sur moi et j’ai pris confiance en moi.

    coiffure triathlon

    Même si le rythme qu’impose ces épreuves n’est pas toujours simple à tenir quand on sait pourquoi on le fait: on ne sent pas prisonnier de nos entrainements. J’ai dû parfois me mettre des coups de pieds aux fesses pour faire ma séance après plus de 12H de boulot aux urgences mais la passion du sport arrivait toujours à prendre le dessus sur la procrastination.

    Faites les choses avec passion et vous trouverez la patience et l’énergie nécessaire pour atteindre votre but !

    Et vous, qu’avez vous de prévu cette année ?

    Sportivement,

    runamande

     

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    HUMEURS

    COMPARAISON

    Je vous en avais un peu parlé dans mon article sur la « déculpabilisation sportive » mais je voulais aborder un autre angle de ce sujet.

    Je ne pense pas que se comparer dans la vie soit une bonne chose. Je crois qu’il y a une barrière entre s’inspirer d’une personne: se motiver en lisant ses posts, se dire qu’elle aussi, parfois, elle est fatiguée, comprendre que ses entrainements ne sont pas toujours faciles etc. Et se comparer: se dire qu’elle en fait plus que nous et qu’on n’est pas à la hauteur, vouloir tout faire pareil, etc.

    beagle

    Non ce n’est pas comme ça que cela doit fonctionner. Vos réseaux sociaux ne doivent pas vous miner le moral. Si vous sentez que vous suivez des personnes toxiques qui vont font culpabiliser dans leur manière de partager, si vous sentez que suivre une personne au lieu de vous pousser vers le haut , cela vous ronge le moral. Si vous sentez que son partage n’est pas bienveillant: faites comme moi, supprimez le compte, ne vous attardez pas à suivre des personnes (même si elles ne sont pas conscientes de véhiculer un message culpabilisant) qui vous rendent négatives sur votre pratique.

    Idem sur Strava: Soit vous arrivez à suivre et partager avec les autres sans vous mettre une pression négative. Soit cela est trop dur pour vous de prendre du recul sur la pratique des autres et ce réseau n’est pas pour vous.

    Je vois Strava comme une source d’encouragement, de kudos et de like à distribuer pour s’entraider et se soutenir. Mais je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui le ressentent comme une compétition de qui fait le plus etc. Je pense que cela dépend aussi du regard que l’on porte sur cette application, de qui l’on suit (comme sur instagram: il y a des gens qui ont un partage plus culpabilisant que d’autres) etc.

    Je sais que je préfère partager mes entrainements sur Strava avec des personnes qui recherchent ce type de publications que de le faire sur instagram ou cela peut etre un peu lourd.

    run with beagle

    Je pense que dans la vie tout est une question d’équilibre, de point de vue et de prise de recul.

    Il faut prendre de la distance avec la pratique des autres: regardez leurs objectifs, leur passé, leur travail, leurs possibilités de récupération, etc.

    Vous vous rendrez vite compte que nous sommes tous différents et que ça ne sert à rien de se comparer à une championne olympique ou à une fille qui prépare son 15ème marathon quand vous vous préparez pour votre premier 10KM.

    Essayez de ne prendre que le positif de ce qui vous entoure et si vous n’y arrivez pas, faites un petit ménage, une pause ou autre. Faites le point avec vous même et demandez vous ce que vous recherchiez à la base lorsque vous vous êtes inscrits sur ce(s) réseau(x) ? Revenir à la base permet parfois de se rendre compte des dérives négatives que l’on a pu prendre.

    beaglou

    Et d’un point de vue comparaison physique: faites attention aussi aux comptes que vous suivez: photoshop , chirurgie non avouée, etc. sont parfois bien plus présents qu’on le pense.

    Vraiment, prenez du recul sur tout ce que vous voyez, sur tout ce que vous lisez. Les comptes « post bad » ne sont pas la réalité de la vie des gens. Leur vie n’est pas aussi parfaite que ce qui transparait dans leurs photos. Les gens qui paraissent toujours très positifs ont aussi leurs « coups de mou » mais ils préfèrent souvent ne pas le partager car ils ne veulent pas véhiculer cette partie là de leur vie. C’est leur choix, leur compte, alors c’est à vous de ne pas oublier que la vie des autres n’est pas parfaite non plus. On a tous des casseroles dans les placards (histoires de famille, problèmes dans un couple, engueulades avec nos amis, un ras le bol au travail, des phases de démotivation ou des remises en question sur ce que l’on veut dans la vie; TOUT LE MONDE PASSE PAR LÀ.)

    Idem entre une vie d’étudiante, de jeune maman, de mère de trois adolescents ou vie de jeune active: il y a un monde entre chacune de ces personnes, non ? Une organisation et des priorités différentes selon où l’on se trouve.

    courir avec un beagle

    Alors, si vous devez vous comparer : ne vous comparez qu’à vous même. Jetez un coup d’oeil derrière votre épaule de temps en temps et soyez fiers du chemin parcouru. Puis continuez à aller de l’avant. Inspirez vous des leçons des autres, de leur chemin de vie, motivez vous à travers leurs partages mais surtout ne vous comparez plus.  Ne soyez en compétition qu’avec vos démons personnels mais pas avec les autres. Lâchez prise.

    Décidez de vos objectifs, de ce que vous voulez et trouvez votre moteur pour avancer, pour vous pousser vers l’avant et l’accomplissement de vos rêves. Ils sont plus accessibles qu’on le pense, ce n’est pas que pour les autres. Surtout cessez de vous comparer, préférez vous inspirer des personnes qui vous entourent. On a tout à apprendre des autres et les autres ont tout à apprendre de vous.

    Sportivement,

    runamande

     

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    CHIENS & CANICROSS

    Les malheurs de Loxen

    On le dit et le redit, on le lit dans de nombreux magazines, sur des forums, sur des sites dédiés à la protection des animaux, sur des blogs, toutes sortes de médias, à la TV, .. on le sait mais pourtant il y a encore des personnes qui tombent de haut quand elles comprennent que prendre un chien, un animal de compagnie c’est une responsabilité.

    Prendre un chien, ça ne se passe jamais comme on l’avait imaginé. Que ce soit à la SPA, en refuge, auprès d’un particulier ou d’un élevage. Votre poilu est un être vivant et il aura son caractère, ses qualités et ses défauts.

    beagle

    Son éducation ne sera pas lisse. Au départ ça parait probablement facile. Par exemple un bébé beagle vous suivra partout à deux mois puis lorsqu’il commencera à explorer, suivre des pistes (instinct de chasse), vous connaitrez les joies des rappels compliqués car les Beagles sont souvent EXTREMEMENT têtus.

    Loxen, nous l’avons adoptée à 8 mois. Nous ne l’avons pas connue chiot. Mais nous avons choisi de prendre une jeune beaglette très très perturbée par son (pas si vieux) passé. Je vous ai raconté une partie de son histoire dans cet article. Mais je vais étayer plusieurs facettes de sa personnalité qui ont rendu la tache éducative de Loxen ardue.

    Nous avons choisi Loxen, via une annonce sur un élevage, car ils n’arrivaient pas à la faire adopter (et ne pouvaient pas la garder) car Loxen ne pouvait pas être LOF. Loxen est prognathe et ne rentre pas dans les critères de beauté du Beagle. Elle ne pouvait pas être inscrite au Livret des Origines de son espèce. L’élevage ne gardait pas les chiens non LOF donc vendait Loxen au rabais. Nous l’avons choisie car c’était une sorte de sauvetage (qui sait où elle risquait d’aller si jamais personne ne l’adoptait, elle n’était plus un chiot, elle attirait moins les clients puisque souvent ceux-ci préfèrent les bébés).

    chien et chat

    Lorsque nous sommes arrivés sur place, j’ai vite déchanté. L’endroit était insalubre, la mère de Loxen allaitait une nouvelle portée et Loxen avait profondément peur de nous. Elle était également effrayée par l’éleveuse. Nous avons réussi à l’attraper au bout d’un temps qui m’a paru une éternité (entre 15 et 30min).

    Par la suite, Loxen se cachait sous l’escalier, le canapé, ne voulait pas manger devant nous. Je n’ai jamais vu un chien aussi effrayé en balade, elle est sortie plusieurs fois de son harnais par peur, cherchait à éviter de croiser d’autres passants en essayant de faire des détours (quitte à se jeter sur la route). Elle tirait comme une folle sur sa laisse, c’était impossible de travailler dans la rue tant son taux de peur était à son apogée. Il a fallut un an pour qu’elle arrête de se cacher sous le canapé quand des amis venaient à l’appartement. Certains ont dû attendre des mois avant de pouvoir la caresser.

    Aujourd’hui les promenades en ville restent très compliquées (même dans la ville de mes parents avec 8000 habitants donc loin d’être aussi stressante et bruyante que Lyon).

    beaglou

    Elle fait de l’hyper attachement et elle stresse quand elle reste seule dans une maison qui n’est pas son lieu de vie habituel (même la maison de mes parents où elle vient régulièrement depuis deux ans).

    La dernière fois, elle a réussi à sortir par une fenêtre bloquée entrouverte et monter sur le toit pour ne pas restée seule chez mon grand père (qui était parti à un enterrement..). Quand il est revenu, les voisins avaient appelé les pompiers et ceux-ci essayaient de l’attraper.

    Elle est aussi sortie effrayée dans la rue alors que j’étais chez une amie avec elle. J’ai dû la suivre de loin et la retrouver dans un parc. Elle était tellement stressée qu’elle restait à ma vue et me suivait si je m’éloignais mais elle ressentait mon angoisse et avait peur de trop s’approcher de moi (et que je la dispute comme peut être elle se faisait disputer plus petite ? On ne saura jamais ce qui se passait dans l’élevage et celui ci a fermé). J’ai mis une heure à pouvoir l’approcher, la caresser et rentrer à la maison.

    Depuis que nous l’avons, elle a déjà fugué 5 fois effrayée par son environnement. C’est toujours une réaction précipitée par une peur; exemple: une personne qui ouvre un portail, une porte et elle ne s’y attend pas (soit elle aboie de surprise soit elle s’éloigne sans réfléchir, elle se retrouve dans la rue, a peur des voitures et c’est l’effet papillon).

    chien et grimace

    L’élevage ne lui avait pas permis d’apprendre la propreté donc Loxen faisait pipi sur son tapis et dormait sur celui-ci ensuite. Elle faisait régulièrement ses besoins à l’intérieur par stress. Il a fallu au moins 6 mois pour rééduquer ça.

    Aujourd’hui, cela fait un mois que je suis retournée vivre chez mes parents pour un CDD en attendant le retour de mon chéri. Elle était tellement angoissée qu’elle recommençait à uriner par stress lorsque je la laissais pour aller travailler. Pourtant, cela faisait deux ans que ces problèmes là étaient réglés à Lyon. Loxen était capable de se retenir plus de 10H.

    Mais voilà, l’éducation d’un chien et le comportement de celui-ci évoluent en fonction de plein de facteurs extérieurs. Rien n’est jamais acquis et on doit sans cesse trouver des solutions pour le rassurer, pour lui montrer qu’il peut avoir confiance, le déstresser, rendre une situation positive.

    Alors, il faut être conscient que lorsqu’on adopte un animal on ne prend pas un robot ou une peluche mais un être vivant sensible. Et ce pour plus de 10 ans.

    dog beagle

    En deux ans et demi, j’ai réussi à rendre mon chien légèrement moins effrayé en ville mais je dois continuellement et à chaque balade travailler là-dessus.

    C’est long d’éduquer ou rééduquer un animal. Surtout si on ne veut pas le braquer et rendre ça le plus positif possible pour lui et pour nous.

    C’est régulièrement une source de stress. J’ai eu très peur de ne jamais la revoir trois fois et j’ai eu peur qu’elle se fasse écraser deux fois (en seulement deux ans et demi).

    Le canicross nous a permis de développer une relation et l’a aidée à évacuer ses angoisses. Cette activité arrive à détourner son attention de l’environnement qui l’entoure: grâce aux autres chiens qui couraient avec nous et son instinct de pistarde (pas l’anneau d’athlétisme 😝 mais suivre une piste en courant après quelque chose devant elle). Ces deux facteurs prennent le dessus et elle arrive à oublier les gens, les enfants, les bruits stressants autour de nous.

    canicross beagle

    Pour finir, on me demande souvent comme ça se passe avec mon travail ou le fait que nous vivions en appartement (j’en ai parlé avec Manon (l’éducatrice qui nous a aidés avec Loxen) dans cette vidéo) mais comme vous pouvez le constater ce n’était pas ça le problème. Les difficultés que nous avons rencontrées étaient liées au passé de Loxen. Ses angoisses, sa sensibilité, l’hyper attachement et son caractère de nature peureuse. Et ce n’est pas quelque chose que vous pouvez choisir ou deviner lorsque vous adoptez un chien, un chiot. Leur comportement évolue en grandissant, par rapport à ce qu’ils vivront, ce qu’ils ont vécu et autres facteurs environnementaux. Encore jeunes chiots, vous avez moins de chance que leur passé ai eu le temps de faire des dégâts mais ça ne veut pas dire que l’éducation sera facile et sans embûches. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à vous faire accompagner par les bonnes personnes. Mon éducatrice Manon aide même à choisir une race de chien qui conviendrait à votre personnalité, style de vie etc.

    C’est important d’être conscient de tout ça lorque l’on décide d’adopter un animal. Vous ne pourrez pas tout contrôler, vous devrez vous adapter et être patient.

    Malgré tout ce que l’on a vécu, je ne regretterai jamais mon choix car notre aventure et notre histoire nous ont rapprochés.

    Je vous laisse avec un post instagram écrit il y a quelques mois.

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    Il y a deux ans, je pensais ramener un chien en bonne santé mentale et physique à la maison. Je me suis retrouvée avec une petite Beagle beaucoup trop effrayée pour que ce soit normal. Tu faisais pipi et dormais sur ton coussin. Tu ne voulais pas que l’on t’approche, tu ne voulais pas de caresses, tu ne voulais pas jouer, tu ne voulais pas nous voir. Tu avais 8 mois. Quatre jours après, tu réussis à sortir de ton harnais par peur. Je me souviens encore de mon angoisse, de cette nuit blanche et de ces heures à te chercher dans un parc, en vain. Plus de 24H après t’avoir perdu, des copains, de la famille et des inconnus nous aidant depuis la veille à te retrouver, je te sers enfin, à nouveau, contre moi. Ce sera la première fois que tu me laisses te câliner. Il en a fallu des heures de patience et d’amour pour que tu nous fasses la fête en rentrant. Presque un mois après ton adoption, tu commençais seulement à nous faire confiance. Tu mettras 4 mois à jouer avec d’autres chiens. Je me souviens de ce déclic que tu as eu lors de notre premier canicross en groupe et la joie que j’ai ressenti quand j’ai compris que, toi aussi, la course à pied t’aidait à lâcher prise. Tu es encore effrayée par de nombreuses choses. Mais, quand je repense à cette peur qui te rongeait, à ce chien, caché sous une estrade, qui aurait été capable de se laisser mourir de faim et de soif plutôt que d’être approché par un humain. Je me dis qu’on a fait un beau boulot tous ensemble. Toi qui, maintenant, se prend pour un chien de garde de 90kg alors que tu en fais 10 fois moins. Toi qui donne toute l’énergie que tu peux pour courir après les copains lors des courses. Toi qui est encore plus gourmande que moi. Toi qui met du soleil partout où tu passes. Prendre un chien est une énorme responsabilité mais malgré toutes ces frayeurs je ne changerai notre histoire pour rien au monde ❤️🐶. ~ #canicross #runwithdog #beagleoftheday #beagleofinstagram #lovemydoggy #igerslyon

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    Je suis fière d’avoir aidé Loxen à se sentir mieux dans ses pattes. Aujourd’hui elle est capable de jouer avec d’autres chiens, les chatons de mes parents, des invités, des enfants et elle s’épanouie de plus en plus.

    Simplement, j’aimerais faire passer ce message à vous qui passez par là et qui cherchez des témoignages, des renseignements avant d’adopter: soyez sûr d’être prêt à assumer cette adoption et surtout n’oubliez jamais que c’est un être vivant sensible et non un meuble (comme ils ont longtemps été considéré aux yeux de la loi).

    Beagloument,

    runamande

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    HUMEURS

    J’ai compris

    2018 n’est pas finie et pourtant cette année m’a déjà fait avancer sur plusieurs points importants. J’ai envie de vous partager quelques uns d’entre eux car je pense que cela peut aider d’autres personnes que moi à s’accepter.

    beagle love

    Je suis hypersensible, j’ai mis longtemps à comprendre que je l’étais. Mais maintenant je peux le dire et je ne vois plus cette partie de mon caractère comme un simple défaut. Certes, ma sensibilité me rend parfois très mal, m’a torturée pendant longtemps car je la rejetais, je n’en voulais pas et je souhaitais par dessus tout changer pour me sentir plus forte. Je la voyais comme une faiblesse, comme un trait de ma personnalité qui faisait de moi une personne fragile et à qui on pouvait facilement faire de la peine.

    Je me sentais comme une victime car il était facile de me faire pleurer. Je n’arrivais pas à me défendre face aux attaques car je me laissais envahir par mes émotions, je me mettais à trembler, je n’arrivais plus à réfléchir, à contre attaquer, je pleurais et j’attendais que la personne termine ce qu’elle avait commencé.

    Mais maintenant je sais. Je sais qu’être hypersensible me permet de vivre chaque épreuve de la vie à 300%. Je ressens les choses « avec les tripes ». Injustice, tristesse, amour, colère, joie,… tout est décuplé. Par exemple, je ne supporte pas de regarder les films d’horreur car je vis tout avec les acteurs. Lorsque je lis un livre, je suis à fond, je ressens les émotions des personnages. Je pleure, je m’énerve, je n’arrive pas à me dire « ce n’est qu’une histoire ».

    sensibility

    Cela me permet aussi d’avoir une empathie assez développée. Ce qui me sert beaucoup dans mon métier.

    Je me suis rendue compte que je ressentais les émotions des autres. J’ai une « intuition ». Je sens quand une amie m’en veut, quand une personne est contrariée sur un sujet, quand une collègue ne va pas bien, etc. Cela m’aide à communiquer et je me trompe rarement.

    Par contre, j’ai des valeurs et je n’arrive pas à faire semblant. J’ai un besoin viscéral de m’expliquer avec les personnes que j’aime, de dire les choses, de communiquer, de régler un conflit (même si malheureusement parfois on ne trouve pas un terrain d’entente et que cela créé une rupture amicale ou amoureuse). Je n’arrive pas et n’arriverais jamais à être fausse avec les personnes à qui je tiens. Et si jamais je me rends compte que l’on n’est pas sincère avec moi alors c’est irrémédiable. Je déteste que l’on ne me dise pas les choses en face. Et si jamais une personne de mon entourage a des valeurs différentes des miennes et agit avec les personnes que j’aime comme je n’aimerais pas qu’on agisse avec moi: c’est soit on s’explique, soit c’est fini. Cela ne m’a pas empêché de faire moi même des erreurs, d’avoir aussi parfois agi de manière maladroite, d’avoir dit ou fait des choses dont je ne suis pas fière, d’avoir jugé trop vite etc. Je ne suis pas parfaite, loin de là, mais l’important c’est de tirer des leçons et se remettre en question.

    Bref, être hypersensible a ses bons et mauvais côtés ! J’envie souvent les personnes qui arrivent à tout laisser couler, à avoir une carapace qui leur permet de se protéger du regard des autres. On dirait qu’un bouclier les entoure et que les jugements leur rebondissent dessus. Cela ne les empêche pas d’écouter les critiques constructives et de prendre en compte ce qu’ils veulent bien laisser les atteindre. Je les envie parce que, jusqu’à il y a encore quelques mois, je laissais les commentaires d’inconnus me faire du mal.

    hey ironman

    Assumer qui je suis. Un exercice très difficile: pendant longtemps j’ai cherché à être acceptée par certaines personnes de mon entourage. Je me pliais en 4 pour leurs plaire. Et puis, j’ai compris que je ne serai jamais à la hauteur de leurs attentes. J’ai compris que ça ne servait à rien de vouloir être une autre personne parce que :

    1: cela ne me ressemblait pas, j’étais mal dans ma peau et j’étais triste car je me rendais bien compte que les personnes en question continueraient à m’exclure de leurs vies quoique je fasse.

    -2: on ne peut pas forcer une personne à nous accepter. On ne peut pas forcer une relation et finalement est ce que j’ai bien envie d’entretenir un lien avec quelqu’un qui se comporte de cette manière ? Je ne pense pas, c’est toxique et ça me prend la tête.

    Idem sur les réseaux. S’exposer c’est prendre le risque d’être critiquée. Les commentaires moqueurs, les groupes où des personnes se foutent ouvertement de notre gueule, les faux comptes qui viennent scroller tes temps sur Strava, commenter ta photo et qui n’assument même pas leurs identités.. doivent ils prendre une place importante dans ma vie ? Je crois que l’on connait tous la réponse: c’est NON.

    Bien entendu, mon hypersensibilité me rendait très réceptive à leurs remarques. Mais, j’ai pris une décision: si j’ai envie de me justifier à nouveau je le ferai (c’est légitime et j’ai le droit de le faire) mais je ne m’attarderai plus et ne me laisserai plus toucher par des personnes qui ont l’air d’être bien triste et mal dans leur peau pour agir comme elles le font. Heureusement, c’est très rare que je sois prise pour cible et j’ai de la chance.

    beagle and cat

    parce que cette photo est trop mignonne.

    C’est pourquoi j’ai décidé de lâcher prise. Je ne veux plus chercher à être acceptée et approuvée par le monde entier. Il y aura toujours des gens pour ne pas apprécier qui je suis et c’est comme ça. J’ai une petite communauté hyper bienveillante avec moi, des personnes qui me remercient tous les jours pour les articles que j’écris, mes posts instagram qui les motivent et ma vision du sport qui les aident à relâcher la pression qu’ils pouvaient se mettre face aux autres. Je suis heureuse de partager des messages qui aident ceux qui en ont besoin. Si je suis devenue infirmière c’est bien parce que j’ai cette vocation depuis toujours.

    Les liens du coeur que j’ai pu créer avec la famille que je me suis choisie (la famille Nucléaire comme dirait mon amie Mélanie) sont bien plus importants. Cela ne sert à rien de continuer à vouloir être à la hauteur aux yeux de personnes qui ne seront jamais satisfaites. Je vais continuer de laisser mon hypersensibilité et mes valeurs me guider.

    sunset

    Et enfin, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de vouloir ressembler à d’autres personnes. Je peux m’en inspirer mais je ne serais jamais une copie conforme d’une autre fille. J’aurais beau essayé: j’ai le visage que j’ai, les cheveux que j’ai, le corps que j’ai, le niveau de performance que j’ai et qui évolue à une autre vitesse que d’autres sportives. .

    Je vous conseille d’ailleurs les vidéos de Shera et Sissy Mua. Moi aussi, cela fait quelques années que je ne me maquille plus tous les jours et j’ai appris à accepter mes imperfections. Je ne trouve plus que j’ai une mine affreuse au naturel. Depuis la primaire j’ai des cernes apparentes, j’aurais toujours les paupières tombantes et des boutons de temps en temps. Au départ j’avais arrêté de me maquiller pour gagner du temps de sommeil le matin. Aujourd’hui, je ne me maquille plus car j’ai appris à accepter mon visage sans maquillage. Et cela ne fait pas de moi une personne moins féminine ! Je prends plaisir à me maquiller quand l’envie me prend mais je ne ressens plus cela comme une obligation de la vie de tous les jours.

    de temps en temps j’aime me maquiller et changer du quotidien !

    C’était un article un peu long. Mais toutes ces choses que j’ai comprises sont liées les unes aux autres par cette acceptation de soi même et de lâcher prise sur le regard des autres. C’est un combat que je mène depuis quelques années mais je vois une évolution et je suis fière d’avoir avancé sur ces sujets importants. Grâce aux réseaux, je me suis rendue compte qu’on était plus nombreux que je le pensais à se sentir mal à cause de tout ça. N’attendez pas pour exister en étant vous même. La vie passe si vite et elle peut basculer à tout moment. Ayez le moins de regrets possible au quotidien !

    Sportivement,

    runamande

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    RUNNING

    MON PREMIER HALF IRONMAN à VICHY

    Comment vous résumer cette journée que j’ai passé ? Ce 25 aout 2018, j’ai pris le départ d’une course incroyable: le half ironman de Vichy. Depuis 2017, je me préparais petit à petit et en me fixant des objectifs.

    Des mois de préparation, de doutes, de hauts et de bas. Le but était de réaliser une course qui me paressait inaccessible il y a encore deux ans de cela. J’ai embarqué David dans l’aventure. Il a été un coach exceptionnel, à l’écoute et bienveillant. Je n’aurais pas pu espérer mieux ! (On fait une belle équipe, merci pour tout.)

    J’ai du jongler avec un planning pas toujours évident. Des périodes de nuit (environ 6 mois dans l’année), des semaines à plus de 60H et parfois des roulements d’un week end sur deux pendant quelques mois. Cela n’a pas toujours été facile de tout conjuguer. Mais j’ai réussi à tenir le rythme, je me sentais préparée et en forme lorsque ce fameux samedi d’Aout est arrivé.

    Nous y sommes, l’heure du départ approche. ETAPE PAR ETAPE ma p’tite dame. Et ça va le faire !

    half vichy

     

    25.08.2018: 7H !

    Le départ est en rolling start. Comme les SAS en course à pied, il faut choisir le temps que l’on estime faire en Natation. La combinaison est autorisée car l’eau est à 22.3°C. Je me range tout à la fin du SAS des 43min. Nous sommes 369 féminines pour 1834 participants.

    Nous devons plonger depuis un ponton, je fais la queue en attendant mon tour. Je lève les yeux et repère une pancarte que je connais bien. Ils sont là, ils se sont levés aux aurores pour moi. Je me faufile jusqu’à eux, leur envoie des bisous. J’ai des larmes de gratitude aux bords des yeux.

    Je retourne dans la file. « Est ce que j’en suis capable ? » Je me sens prête mais je n’ai jamais réalisé un tel effort. Je décide de me faire confiance. Je me suis préparée pour ça. J’aime ce sport et j’ai hâte d’en découdre avec moi-même. C’est bientôt mon tour. Le BIP du départ sonne, je plonge et c’est parti pour le début d’une longue course !

    swim half ironman vichy

    NATATION (1900m):
    Je m’élance et pour le moment je ne prends pas de coups grâce au rolling start. J’essaye de ne pas partir trop vite, de ne pas trop utiliser mes jambes et de me concentrer sur le rythme de ma respiration. Nous avons un demi tour à faire. Il y a déjà beaucoup de vagues car nous sommes très nombreux à nager. Au fur et à mesure de mon avancée je me retrouve au milieu de plus de monde. Je me prends des coups de bras et des coups de pieds. Heureusement, mes parents m’ayant inscrite à des triathlons en relai plus jeune où je faisais la partie natation, j’ai la chance de n’avoir encore jamais paniqué dans cette épreuve.  Je nage et le demi-tour ne semble jamais arriver. Je me fais prendre en sandwich entre deux concurrents, j’essaye de me décaler mais rien à faire, je n’ai pas la place. Je me laisse alors distancer et recommence à nager à mon rythme. Enfin, la bouée indiquant le demi tour est devant moi. Je me sens bien, je continue d’avancer et j’essaye de respirer tous les trois temps. Quand soudain, *PAF* un grand coup de poing dans les lunettes, ces dernières sautent et se retournent contre mon oeil. J’ai mal et cela me bloque dans mon avancée. Je me calme, replace mes lunettes et repars. Je suis de nouveau dans ma course et un panneau indique qu’il me reste 400M à faire. Soudain, *REPAF*: cette fois c’est une claque que l’on me donne. Elle me remet les idées en place mais je ne veux pas me laisser déstabiliser.

    La sortie de la natation se rapproche, le bruit des supporters aussi. Je saisie la main d’un bénévole qui m’aide à sortir de l’eau. Je termine cette première partie en 48min. .

    swim sortie half ironman

    TRANSITION:
    Je sors de l’eau, les supporters me donnent le sourire. J’ouvre ma combinaison et me concentre sur les étapes à franchir lors de cette transition SWIM/BIKE. J’entends Marine Leleu qui m’encourage et je repense à ses partages d’ IRONMAN qui m’ont donné envie de me lancer dans l’aventure. J’arrive près de mes sacs. Je me trompe en voulant prendre le rouge, « c’est le bleu Margot » ! Hop, je cours avec le bon sac. Delphine, une copine d’instagram qui fait aussi la course,  me rejoint. On se regarde le sourire aux lèvres 🙂. Je vois mes copains derrière la grille qui filment, j’aurais plein de souvenirs ! J’enfile le casque, mes chaussures, le porte dossard et mes lunettes. Je mets des ravitos dans ma trifonction et me retrouve face à un dilemne: K-Way ou pas K-Way ? Le temps est incertain. Mais ils n’annonçaient pas de pluies avant le début d’après midi. Coup de Poker, je prends le risque de ne pas le mettre. J’espère ne pas m’en mordre les doigts. Je cours jusqu’à mon vélo. Je passe devant ma famille et mes amis: ils m’encouragent. Je prends leurs forces et l’énergie qu’ils dégagent avec moi pour les quelques heures de route qui m’attendent.

    transition 1

    VÉLO (90KM):
    Je m’élance, les jambes répondent très bien et je trouve une vitesse de croisière. La reconnaissance faite mardi avec mon coach me permet de savoir qu’une bosse est présente dès le début du parcours. Je bois de l’eau régulièrement. Je me concentre et je me sens bien pour envoyer un peu sur le parcours. J’aime vraiment rouler. Après un an de vélo de route, je sais que c’est un sport que j’adore et que je vais prendre du plaisir lors de cette épreuve. Je double un peu de monde, je me fais rattraper par des bolides et je fais mon bonhomme de chemin. Je mange quelques ravitaillements prévus dans ma trifonction. Je fais attention de ne pas tomber en les ouvrant.

    bike half ironman

    Je pédale et j’avance. Surprise sur le parcours, mon amie Sophie et son chéri sont présents et m’encouragent. Je ne m’attendais pas à les voir, l’émotion est grande. Je pense à toutes les personnes ayant fait la route pour m’encourager, le sport rassemble, le partage sur ce week end est magnifique, j’ai tellement de chance d’être si bien entourée !

    Le sourire aux lèvres et la voix de Sophie qui raisonne je continue de pédaler. Je n’ai pas froid et je me sens toujours bien.

    bike vichy

    Le kilomètre 70 se profile avec une bosse pour fêter ça. Des messages sont écrits sur la route, je trouve ça génial pour les concurrents destinataires. Je sais ce qui m’attend pour les derniers kilomètres du parcours donc je vais pouvoir continuer de rouler à bonne allure jusqu’à la fin. Je fais le décompte des kilomètres dans ma tête. Vichy arrive, la transition aussi. J’ai hâte d’entendre ma famille, j’ai le smile car cette partie vélo s’est super bien passée ! « Etape par Etape ». Je mouline un peu sur la fin pour détendre mes jambes. J’entends la foule, le speaker, j’ai des frissons. Deux étapes sur trois de faites. Je me dis que je suis capable d’aller jusqu’au bout, je vais le terminer ce triathlon.

    3H06 de vélo.

    vélo half ironman

    TRANSITION:
    Je pose mon vélo, je pense à cette étoile dans le ciel qui m’a donné de la force sur le parcours. Je cours jusqu’à mon sac de transition. Je tourne le porte dossard dans le sens de la course à pied. J’enfile mes baskets, pose mon casque et c’est parti pour la dernière épreuve !

    arrivée vélo

    COURSE À PIED (21,1 KM):
    C’est toujours très bizarre de passer du vélo à la course à pied. J’ai à la fois l’impression de ne pas avancer et en même temps le chrono de ma montre me dis le contraire. Pendant quelques années, je ne me suis pas entrainée pour de la longue distance. Mon truc c’était les 10KM, les cross et j’avais même testé un 1500m sur piste. Je sais que la longue distance c’est pas encore mon dada mais j’ai déjà un peu progressé là-dessus ! Je pars à une moyenne de 4’20, je croise mon coach et il me rappelle de bien gérer les 5 premiers kilomètres afin de réhabituer mes jambes à cette discipline. Bah oui les coquines ont envie de continuer à tourner vites comme en vélo. Je suis encore bien trop rapide. J’essaye de me ralentir mais c’est difficile, j’ai déjà la sensation de ne pas avancer alors que je suis à 5’10/KM. Je sais que je ne tiendrais pas la distance comme ça.
    Je me calme et je me sens bien jusqu’au 8ème kilomètre  .

    course à pied half vichy
    Là, les jambes de bois font leur apparition, je paye ma mauvaise gestion du début de course. Mais c’est pas grave j’avance. Je m’arrête à chaque ravitaillement pour boire ou manger. Ceux-ci me donnent des objectifs à atteindre. « Allez Margot, tu peux le faire. »

    Nous devons faire deux boucles. Sophie et Romain sont encore présents sur le parcours pour m’encourager, je les vois plein de fois et ça me met du baume au coeur à chaque passage. Encore plus loin, j’entends ma famille m’encourager, mes amis aussi et lorsque je pars pour le deuxième tour je vois mon coach. Je m’arrête vers lui et je lui dis que c’est dur, que j’ai plus de jambes. Il m’engueule et me dit de ne pas marcher. Il a raison. Je suis là pour me dépasser, ça se saurait si c’était facile et si ça se passait sans embûches. Surtout pour une première fois !

    run Half Vichy
    J’avance, je me concentre, j’essaye d’allonger ma foulée mais rien à faire. Je me sens nulle de ne pas réussir à être plus forte que ça. Mais je me secoue. C’est déjà super ce que je fais. Je me dépasse même si ce n’est pas la course à pied de ma vie ! Je ne me suis pas donnée d’objectif temps donc je vise simplement la finish line non ? Et je l’atteindrai quoiqu’il arrive ! Le dernier ravitaillement au kilomètre 19 ne semble jamais arriver. Il est à la fin d’une longue ligne droite le long de l’Allier. Je repense à la natation quelques heures plus tôt. Cela me semble irréel. Enfin, le dernier ravito est devant moi. Ensuite c’est la montée jusqu’au pont. Je m’arrête pour marcher cette montée. J’entends une fille me crier dessus. Elle fait la course aussi et me demande si Loxen avait été là, est ce que j’aurais marché ? Bien sur que non 😅. Alors elle me relance, m’encourage, elle veut m’attendre mais c’est sa course aussi ! Je lui dis de continuer à courir à son rythme, je cours au mien et puis il faut qu’elle pense à son arrivée ! Il ne faut pas qu’elle la gâche pour moi ! Mais merci à toi Inès, tu as été géniale.

    run half ironman

    quand je vois ma famille !

    Je me dispute « comment tu peux te permettre d’avoir voulu marcher à 2km de la fin ?! ». La ligne d’arrivée n’est pas si loin, c’est bientôt fini ! La fan Zone se rapproche, je rentre dedans, j’entends ma famille, j’ai les larmes aux yeux de les voir là pour moi ! L’arche d’arrivée, ce tapis rouge, les speakers sont ici. Je m’arrête pour marcher et profiter de ce moment unique.
    Les larmes aux yeux je réalise à peine que c’est terminé !

    J’ai couru en 2H01min ce semi marathon.

    finish line Half Ironman

    J’essaye de reprendre mes esprits, Fred (un ami lyonnais qui a aussi fait la course) m’attendait et me prend dans ses bras: « on l’a fait ! ».

    C’est difficile de ne pas être déçue par mon manque de mental en course à pied. Mais je suis tout de même fière de moi, de ma course entière et de m’être dépassée. Je n’ai qu’une envie: progresser.

    Après m’être fait masser par les kinés (vous avez sauvé mes jambes pour la fin de journée merci!). Je retrouve ma famille et mes amis. Je prends mes parents dans les bras et c’est puissant de les serrer contre moi après tout cet effort. Je n’aurais jamais assez de mots pour les remercier d’être en or et de m’avoir transmis cet amour du sport. Mes petites cousines sont là elles aussi, ma famille proche venue me soutenir et mes amis qui ont fait le déplacement: c’est tellement dingue de voir tout ce beau monde pour moi. C’est une récompense unique de vous avoir avec moi sur cette épreuve. J’avais en ligne de mire la belle pancarte pleine d’amour faite par mes soeurs et la pancarte de Toto. Merci de croire en moi, de me soutenir et de m’accompagner dans mes objectifs. Sans vous cela n’aurait pas la même saveur.

    famille

    Mission accomplie: je me suis dépassée. Je n’ai peut être pas fait la course à pied que j’espérais mais la médaille était encore plus belle avec cette difficulté. Je suis heureuse de constater que j’ai de la ténacité et que lorsque je souhaite quelque chose je suis capable d’aller au bout de mon rêve. Cela permet de prendre confiance en soi et d’apprendre à s’aimer.

    coach half ironman

    MERCI à toutes les personnes qui m’ont écrit, suivie, encouragée, félicitée. Merci pour tous ces commentaires et messages. Merci pour tout ce soutien. Il y avait tellement de bienveillance, je ressentais l’énergie que vous m’aviez envoyé et je vous promet que ce n’est pas rien de recevoir autant ce jour là. J’ai lu chacun de vos petits mots, je suis heureuse de vous motiver et de vous donner envie de vous dépasser. Le sport rassemble, le dépassement de soi c’est magique et je vous souhaite à tous de vivre ça, de le comprendre et de le partager à votre tour !

    Faites de vos envies des réalités, laissez vous guider par vos rêves. 

    pancarte encouragement

    Allez à la rencontre de vous-même, apprenez à vous connaître à travers le sport. Ne pensez pas que ce n’est que pour les autres. On peut tous se donner des défis et prendre le temps de les réaliser. Entrainez vous, croyez en vous. Ce sont des moments uniques à vivre et des souvenirs gravés à jamais. Vous êtes seuls à pouvoir réalisez vos objectifs.

    Je ne cherche qu’a progresser. Ma seule concurrente c’est cette petite voix négative dans ma tête.

    Je vous laisse avec le vlog de cette journée fantastique.

    Sportivement,

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