Follow:
Browsing Tag:

résolutions

    HUMEURS

    COMPARAISON

    Je vous en avais un peu parlé dans mon article sur la « déculpabilisation sportive » mais je voulais aborder un autre angle de ce sujet.

    Je ne pense pas que se comparer dans la vie soit une bonne chose. Je crois qu’il y a une barrière entre s’inspirer d’une personne: se motiver en lisant ses posts, se dire qu’elle aussi, parfois, elle est fatiguée, comprendre que ses entrainements ne sont pas toujours faciles etc. Et se comparer: se dire qu’elle en fait plus que nous et qu’on n’est pas à la hauteur, vouloir tout faire pareil, etc.

    beagle

    Non ce n’est pas comme ça que cela doit fonctionner. Vos réseaux sociaux ne doivent pas vous miner le moral. Si vous sentez que vous suivez des personnes toxiques qui vont font culpabiliser dans leur manière de partager, si vous sentez que suivre une personne au lieu de vous pousser vers le haut , cela vous ronge le moral. Si vous sentez que son partage n’est pas bienveillant: faites comme moi, supprimez le compte, ne vous attardez pas à suivre des personnes (même si elles ne sont pas conscientes de véhiculer un message culpabilisant) qui vous rendent négatives sur votre pratique.

    Idem sur Strava: Soit vous arrivez à suivre et partager avec les autres sans vous mettre une pression négative. Soit cela est trop dur pour vous de prendre du recul sur la pratique des autres et ce réseau n’est pas pour vous.

    Je vois Strava comme une source d’encouragement, de kudos et de like à distribuer pour s’entraider et se soutenir. Mais je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui le ressentent comme une compétition de qui fait le plus etc. Je pense que cela dépend aussi du regard que l’on porte sur cette application, de qui l’on suit (comme sur instagram: il y a des gens qui ont un partage plus culpabilisant que d’autres) etc.

    Je sais que je préfère partager mes entrainements sur Strava avec des personnes qui recherchent ce type de publications que de le faire sur instagram ou cela peut etre un peu lourd.

    run with beagle

    Je pense que dans la vie tout est une question d’équilibre, de point de vue et de prise de recul.

    Il faut prendre de la distance avec la pratique des autres: regardez leurs objectifs, leur passé, leur travail, leurs possibilités de récupération, etc.

    Vous vous rendrez vite compte que nous sommes tous différents et que ça ne sert à rien de se comparer à une championne olympique ou à une fille qui prépare son 15ème marathon quand vous vous préparez pour votre premier 10KM.

    Essayez de ne prendre que le positif de ce qui vous entoure et si vous n’y arrivez pas, faites un petit ménage, une pause ou autre. Faites le point avec vous même et demandez vous ce que vous recherchiez à la base lorsque vous vous êtes inscrits sur ce(s) réseau(x) ? Revenir à la base permet parfois de se rendre compte des dérives négatives que l’on a pu prendre.

    beaglou

    Et d’un point de vue comparaison physique: faites attention aussi aux comptes que vous suivez: photoshop , chirurgie non avouée, etc. sont parfois bien plus présents qu’on le pense.

    Vraiment, prenez du recul sur tout ce que vous voyez, sur tout ce que vous lisez. Les comptes « post bad » ne sont pas la réalité de la vie des gens. Leur vie n’est pas aussi parfaite que ce qui transparait dans leurs photos. Les gens qui paraissent toujours très positifs ont aussi leurs « coups de mou » mais ils préfèrent souvent ne pas le partager car ils ne veulent pas véhiculer cette partie là de leur vie. C’est leur choix, leur compte, alors c’est à vous de ne pas oublier que la vie des autres n’est pas parfaite non plus. On a tous des casseroles dans les placards (histoires de famille, problèmes dans un couple, engueulades avec nos amis, un ras le bol au travail, des phases de démotivation ou des remises en question sur ce que l’on veut dans la vie; TOUT LE MONDE PASSE PAR LÀ.)

    Idem entre une vie d’étudiante, de jeune maman, de mère de trois adolescents ou vie de jeune active: il y a un monde entre chacune de ces personnes, non ? Une organisation et des priorités différentes selon où l’on se trouve.

    courir avec un beagle

    Alors, si vous devez vous comparer : ne vous comparez qu’à vous même. Jetez un coup d’oeil derrière votre épaule de temps en temps et soyez fiers du chemin parcouru. Puis continuez à aller de l’avant. Inspirez vous des leçons des autres, de leur chemin de vie, motivez vous à travers leurs partages mais surtout ne vous comparez plus.  Ne soyez en compétition qu’avec vos démons personnels mais pas avec les autres. Lâchez prise.

    Décidez de vos objectifs, de ce que vous voulez et trouvez votre moteur pour avancer, pour vous pousser vers l’avant et l’accomplissement de vos rêves. Ils sont plus accessibles qu’on le pense, ce n’est pas que pour les autres. Surtout cessez de vous comparer, préférez vous inspirer des personnes qui vous entourent. On a tout à apprendre des autres et les autres ont tout à apprendre de vous.

    Sportivement,

    runamande

     

    Share:
    HUMEURS

    J’ai compris

    2018 n’est pas finie et pourtant cette année m’a déjà fait avancer sur plusieurs points importants. J’ai envie de vous partager quelques uns d’entre eux car je pense que cela peut aider d’autres personnes que moi à s’accepter.

    beagle love

    Je suis hypersensible, j’ai mis longtemps à comprendre que je l’étais. Mais maintenant je peux le dire et je ne vois plus cette partie de mon caractère comme un simple défaut. Certes, ma sensibilité me rend parfois très mal, m’a torturée pendant longtemps car je la rejetais, je n’en voulais pas et je souhaitais par dessus tout changer pour me sentir plus forte. Je la voyais comme une faiblesse, comme un trait de ma personnalité qui faisait de moi une personne fragile et à qui on pouvait facilement faire de la peine.

    Je me sentais comme une victime car il était facile de me faire pleurer. Je n’arrivais pas à me défendre face aux attaques car je me laissais envahir par mes émotions, je me mettais à trembler, je n’arrivais plus à réfléchir, à contre attaquer, je pleurais et j’attendais que la personne termine ce qu’elle avait commencé.

    Mais maintenant je sais. Je sais qu’être hypersensible me permet de vivre chaque épreuve de la vie à 300%. Je ressens les choses « avec les tripes ». Injustice, tristesse, amour, colère, joie,… tout est décuplé. Par exemple, je ne supporte pas de regarder les films d’horreur car je vis tout avec les acteurs. Lorsque je lis un livre, je suis à fond, je ressens les émotions des personnages. Je pleure, je m’énerve, je n’arrive pas à me dire « ce n’est qu’une histoire ».

    sensibility

    Cela me permet aussi d’avoir une empathie assez développée. Ce qui me sert beaucoup dans mon métier.

    Je me suis rendue compte que je ressentais les émotions des autres. J’ai une « intuition ». Je sens quand une amie m’en veut, quand une personne est contrariée sur un sujet, quand une collègue ne va pas bien, etc. Cela m’aide à communiquer et je me trompe rarement.

    Par contre, j’ai des valeurs et je n’arrive pas à faire semblant. J’ai un besoin viscéral de m’expliquer avec les personnes que j’aime, de dire les choses, de communiquer, de régler un conflit (même si malheureusement parfois on ne trouve pas un terrain d’entente et que cela créé une rupture amicale ou amoureuse). Je n’arrive pas et n’arriverais jamais à être fausse avec les personnes à qui je tiens. Et si jamais je me rends compte que l’on n’est pas sincère avec moi alors c’est irrémédiable. Je déteste que l’on ne me dise pas les choses en face. Et si jamais une personne de mon entourage a des valeurs différentes des miennes et agit avec les personnes que j’aime comme je n’aimerais pas qu’on agisse avec moi: c’est soit on s’explique, soit c’est fini. Cela ne m’a pas empêché de faire moi même des erreurs, d’avoir aussi parfois agi de manière maladroite, d’avoir dit ou fait des choses dont je ne suis pas fière, d’avoir jugé trop vite etc. Je ne suis pas parfaite, loin de là, mais l’important c’est de tirer des leçons et se remettre en question.

    Bref, être hypersensible a ses bons et mauvais côtés ! J’envie souvent les personnes qui arrivent à tout laisser couler, à avoir une carapace qui leur permet de se protéger du regard des autres. On dirait qu’un bouclier les entoure et que les jugements leur rebondissent dessus. Cela ne les empêche pas d’écouter les critiques constructives et de prendre en compte ce qu’ils veulent bien laisser les atteindre. Je les envie parce que, jusqu’à il y a encore quelques mois, je laissais les commentaires d’inconnus me faire du mal.

    hey ironman

    Assumer qui je suis. Un exercice très difficile: pendant longtemps j’ai cherché à être acceptée par certaines personnes de mon entourage. Je me pliais en 4 pour leurs plaire. Et puis, j’ai compris que je ne serai jamais à la hauteur de leurs attentes. J’ai compris que ça ne servait à rien de vouloir être une autre personne parce que :

    1: cela ne me ressemblait pas, j’étais mal dans ma peau et j’étais triste car je me rendais bien compte que les personnes en question continueraient à m’exclure de leurs vies quoique je fasse.

    -2: on ne peut pas forcer une personne à nous accepter. On ne peut pas forcer une relation et finalement est ce que j’ai bien envie d’entretenir un lien avec quelqu’un qui se comporte de cette manière ? Je ne pense pas, c’est toxique et ça me prend la tête.

    Idem sur les réseaux. S’exposer c’est prendre le risque d’être critiquée. Les commentaires moqueurs, les groupes où des personnes se foutent ouvertement de notre gueule, les faux comptes qui viennent scroller tes temps sur Strava, commenter ta photo et qui n’assument même pas leurs identités.. doivent ils prendre une place importante dans ma vie ? Je crois que l’on connait tous la réponse: c’est NON.

    Bien entendu, mon hypersensibilité me rendait très réceptive à leurs remarques. Mais, j’ai pris une décision: si j’ai envie de me justifier à nouveau je le ferai (c’est légitime et j’ai le droit de le faire) mais je ne m’attarderai plus et ne me laisserai plus toucher par des personnes qui ont l’air d’être bien triste et mal dans leur peau pour agir comme elles le font. Heureusement, c’est très rare que je sois prise pour cible et j’ai de la chance.

    beagle and cat

    parce que cette photo est trop mignonne.

    C’est pourquoi j’ai décidé de lâcher prise. Je ne veux plus chercher à être acceptée et approuvée par le monde entier. Il y aura toujours des gens pour ne pas apprécier qui je suis et c’est comme ça. J’ai une petite communauté hyper bienveillante avec moi, des personnes qui me remercient tous les jours pour les articles que j’écris, mes posts instagram qui les motivent et ma vision du sport qui les aident à relâcher la pression qu’ils pouvaient se mettre face aux autres. Je suis heureuse de partager des messages qui aident ceux qui en ont besoin. Si je suis devenue infirmière c’est bien parce que j’ai cette vocation depuis toujours.

    Les liens du coeur que j’ai pu créer avec la famille que je me suis choisie (la famille Nucléaire comme dirait mon amie Mélanie) sont bien plus importants. Cela ne sert à rien de continuer à vouloir être à la hauteur aux yeux de personnes qui ne seront jamais satisfaites. Je vais continuer de laisser mon hypersensibilité et mes valeurs me guider.

    sunset

    Et enfin, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de vouloir ressembler à d’autres personnes. Je peux m’en inspirer mais je ne serais jamais une copie conforme d’une autre fille. J’aurais beau essayé: j’ai le visage que j’ai, les cheveux que j’ai, le corps que j’ai, le niveau de performance que j’ai et qui évolue à une autre vitesse que d’autres sportives. .

    Je vous conseille d’ailleurs les vidéos de Shera et Sissy Mua. Moi aussi, cela fait quelques années que je ne me maquille plus tous les jours et j’ai appris à accepter mes imperfections. Je ne trouve plus que j’ai une mine affreuse au naturel. Depuis la primaire j’ai des cernes apparentes, j’aurais toujours les paupières tombantes et des boutons de temps en temps. Au départ j’avais arrêté de me maquiller pour gagner du temps de sommeil le matin. Aujourd’hui, je ne me maquille plus car j’ai appris à accepter mon visage sans maquillage. Et cela ne fait pas de moi une personne moins féminine ! Je prends plaisir à me maquiller quand l’envie me prend mais je ne ressens plus cela comme une obligation de la vie de tous les jours.

    de temps en temps j’aime me maquiller et changer du quotidien !

    C’était un article un peu long. Mais toutes ces choses que j’ai comprises sont liées les unes aux autres par cette acceptation de soi même et de lâcher prise sur le regard des autres. C’est un combat que je mène depuis quelques années mais je vois une évolution et je suis fière d’avoir avancé sur ces sujets importants. Grâce aux réseaux, je me suis rendue compte qu’on était plus nombreux que je le pensais à se sentir mal à cause de tout ça. N’attendez pas pour exister en étant vous même. La vie passe si vite et elle peut basculer à tout moment. Ayez le moins de regrets possible au quotidien !

    Sportivement,

    runamande

    Share:
    HUMEURS, LIFESTYLE

    Mon alimentation et moi

    Hello, après vous avoir parlé du rapport que je pouvais avoir avec mon corps, je me suis dis que je pouvais vous parler de mon alimentation.

    J’ai toujours été très gourmande. Et comme beaucoup d’adolescentes, de jeunes femmes et de personnes en général: je me réfugie facilement dans la nourriture quand ça ne va pas.

    Genre Bridget Jones avec sa cuillère de glace pleurant devant un film à l’eau de rose, .. (si tu vois ce que je veux dire !)

    bridget jones

    Il y a 5 ans, lorsque j’étais en stage infirmier j’ai été en contact avec un patient qui avait la tuberculose. Celui-ci ne comprenait pas très bien le français et ne respectait pas les règles d’hygiène qu’on lui avait expliqué afin d’éviter de propager cette maladie. Il sortait sans son masque, ne se lavait pas les mains etc.

    Je vous passe les détails pour la suite mais un pneumologue m’a prescrit un traitement antibiotique très puissant afin de me débarrasser des traces de la maladie dans mon organisme.

    Ce traitement a détruit ma flore intestinale, m’a rendu très fragile au point que toutes traces de lactose quelque part me rendait très malade (même en tant qu’excipient dans du spasfon par exemple).

    infirmière

    J’ai donc du arrêter d’en manger le temps que mon système digestif le supporte à nouveau. Cela a pris presque deux ans. J’ai patienté et réintroduit ces aliments petit à petit. Aujourd’hui je peux à nouveau manger de tout. Bon, je vous cache pas que je reste assez fragile et si je mange un milkshake je ne suis pas tranquille derrière.. mais ça va beaucoup mieux.

    Tout ça pour vous expliquer qu’avoir été privée et avoir fait attention à tout ce que je mangeais pendant deux ans.. ne m’a pas donné envie de recommencer. Même si ce n’était rien de grave ou catastrophique, je n’avais pas choisi de devoir me priver. C’est pourquoi je n’ai jamais cherché à suivre un plan de nutrition pour les entrainements. Je ne voulais pas revivre cette sensation de « privation ».

    beagle sportif

    Je mange ce qui me fait envie et sans compter les quantités. Quand je suis de roulement avec des nuits c’est encore plus le bordel ! Parfois je vais manger un plat de pâtes en me levant l’après midi, parfois c’est un petit dej de compétition. Bref, rien de réfléchi et tout au feeling de ce que mes papilles réclament.

    En plus, en mangeant au self une fois par jour ou des plateaux repas à l’hôpital… Difficile de tenir un plan (Sachant que j’avais accès à ceux-ci: la flemme de me faire des repas à emporter au boulot).

    Mais je pense que je vais devoir changer pour ma préparation à l’Ironman de Nice. J’ai fais une grosse hypoglycémie la semaine dernière suite à une sortie longue en course à pied. Je n’ai pas fais attention à mes apports en sucres lents les jours précédents et mon corps me l’a rappelé (et pas avec des pincettes !). N’ayant pas envie de refaire une crise comme celle que j’ai vécu.. j’ai décidé d’apprendre à faire plus attention à mes apports.

    BTwin Road Women

    Je vous en avais aussi parler sur instagram et vous aviez été plusieurs à me donner des conseils. Je vais donc vous écrire ici ceux que vous m’aviez gentiment donné et je vais aussi acheter un bouquin que ma soeur m’a fortement conseillé. Les quelques extraits que j’ai lu m’ont donné envie d’en apprendre plus.

    J’ai envie de mieux comprendre le fonctionnement du corps humain sur tout ça. Mes cours d’anatomie sont lointains maintenant et à l’époque l’alimentation ne m’intéressait pas plus que ça !

    Je ne sais plus si je l’ai lu quelque part ou si je l’ai entendu de la bouche d’une personne mais « la nutrition est le quatrième sport du triathlète » alors j’espère réussir à mieux gérer cet aspect là de ma vie. Sans tomber dans du contrôle ou un manque de plaisir. Mais je pense que c’est possible 🙂.

    « ALIMENTATION pour le SPORTIF » des éditions Amphora. (C’est un Best Seller et les explications sont accessibles pour tous.)

    Livres de recettes que vous m’avez conseillé:

    Blogs culinaires que vous m’avez conseillé:

    Vous m’avez conseillé de ne pas cuisiner tous les jours. Passer du temps en cuisine un jour dans la semaine: pour préparer son menu, cuire tout ce qui doit être cuit (pâtes, céréales etc) et les compléter au moment du repas par des aliments comme des légumes (exemple). Et puis penser à l’apport en protéines bien sûr.

    J’ai vraiment du mal à parler d’alimentation car ce n’est pas mon métier, ni mon domaine. Je pense, qu’une fois installée dans ma nouvelle région, j’essaierai de trouver un professionnel dans ce milieu pour m’aider et m’aiguiller sur ce nouveau chemin ! (Calculer les bons apports qu’il me faut face aux grosses semaines d’entrainements qui m’attendent, etc.)

    Voilà, pour le moment je ne peux pas vous en dire plus mais ce petit point m’aura permis de vous partager une liste de blogs et de livres de recettes que vous connaissiez déjà ou non !

    A très vite,

    Sportivement,

    runamande

     

     

    Share:
    HUMEURS

    Mon corps et moi.

    Cet article j’y ai pensé, je l’ai écris puis effacé, je l’imaginais mais je n’osais pas le publier. Pourquoi ? Une question de « légitimité ». Je n’ai jamais eu ces problèmes de poids là: celui où vous testez plusieurs régimes, où vous êtes gêné de demander un pantalon à votre taille ou celui où c’est votre médecin traitant qui vous dit que votre IMC vous indique en surpoids etc.

    Alors qui suis-je pour vous parler de l’acceptation de son corps ? Enormément de personnes ont du mal à comprendre, à lire ou à entendre une fille qui n’est pas défini comme « grosse » par la société parler de ses problèmes de rapport au corps.

    Oui, je n’ai jamais été « grosse » mais pendant toute mon adolescence et mes premières années de jeune adulte: je me suis sentie très mal. D’abord parce que j’ai vécu le harcèlement scolaire (et apprendre à s’aimer pendant cette période c’est compliqué). J’étais mal dans ma peau, donc mal dans ma tête et mal dans mon corps.

    J’ai une mini poitrine, ma scoliose me faisait détester mon profil, ma cambrure naturelle attiraient les insultes « elle fait exprès de mettre son cul en arrière et ses seins en avant ! », « sal*pe », « allumeuse » . Mes cuisses de nature plutôt musclées m’empêchaient d’avoir ce fameux tigh gap à la mode.

    Bref, un rapport plutôt négatif. Et adolescente puis jeune adulte: je me réfugiais dans la nourriture. Soit en voulant maigrir, soit en voulant grossir pour ne plus être traitée d’ « allumeuse ». Je ne suis heureusement jamais tombée dans les troubles alimentaires mais j’ai joué avec la limite je pense.

    crédit photo: @lucieassiat lors de l’évènement AMPHI w/ @adidasparis !

    Oui, je ne sais pas ce que ça fait d’être considérée comme grosse. Par contre je sais ce que ça fait que de se faire rabaisser au point de vouloir encore plus maigrir. Exemple ? Un de mes ex m’avait demandé d’arrêter de manger du nutella car il me trouvait répugnante quand je le faisais et puis « j’étais bien assez en forme ». Vous pensez que, même quand on n’a pas de problèmes de poids (aux yeux de la plupart des gens), lorsqu’on entend ce genre de phrases sortir de la bouche de la personne que l’on aime, cela ne nous atteint et ne nous complexe pas ? Certes, j’ai très certainement entendu ce genre de phrases moins souvent que d’autres. Mais il suffit que de quelques fois, dans la vie d’une personne, pour déclencher des complexes là où on ne se posait pas (ou peu) de questions avant. Se faire rabaisser, quelques soit son poids, créer des démons intérieurs, un manque de confiance en soi et une envie de changer pour être accepter des autres.

    Au lycée: « J’ai l’air d’aguicher les garçons ? » OK, pour qu’elles me laissent tranquille je vais m’empiffrer, me rendre transparente et m’effacer pour que l’on arrête de m’insulter. (Bien entendu je n’ai jamais réussi à disparaitre, à me faire oublier ou qu’elles me laissent tranquille.)

    Quand mon ex m’a dit que je le répugnais à manger du nutella, j’ai seulement retenu le « répugnante ». En plus, il m’avait dit ça devant d’autres personnes. Ma réaction ? « Il trouve que je suis répugnante ? «  OK je vais tester toutes ces boissons amaigrissantes, je vais sauter un repas, voir deux, manger des légumes, je vais jeter tous mes gâteaux et ce qui semblent faire grossir. « J’aimerais tellement être comme ces autres filles qui n’ont pas les cuisses qui se touchent, qui ont de la poitrine et des fesses musclées. »

    Heureusement, nous nous sommes séparés et j’ai rapidement retrouvé mon appétit, ma gourmandise et surtout j’ai fini par retrouver mes baskets adorées.

    le regard d’une personne qui nous aime tel que l’on est ça aide aussi !

    Je n’aimais vraiment pas l’image de mon corps et comme beaucoup de filles je ne voyais que ce qui me plaisait pas. Ce mot « répugnante » trottait dans ma tête.

    Heureusement, la course à pied et l’amour inconditionnel que j’ai pour le sport en général m’ont aidé à changer.

    Plus je pratiquais, plus je progressais, plus mon corps changeait. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite mais quelques années après j’ai réalisé que mon rapport à celui-ci avait complètement évolué.

    Je n’ai jamais eu de balance et tant mieux. J’ai juste changé le regard que j’avais sur moi. Je ne peux pas vous donner des chiffres ou faire un avant/après. J’ai simplement appris à l’aimer grâce à ce qu’il me permet de faire.

    J’ai toujours les cuisses qui se frottent en courant, j’ai des traces de vergetures sur le coté de mes cuisses/fesses. Elles ne sont pas énormes mais on peut les voir quand je suis en maillot de bain. C’est le fruit des changements naturelles qui se sont fait sur mon corps et je les accepte.

    J’ai une petite poitrine ? Oui, mais je ne connais pas les problèmes que d’autres filles aux poitrines plus importantes peuvent rencontrer ! Avant, j’aurais aimé me faire opérer, aujourd’hui je n’y pense même plus.

    Mon dos est cambrée ? Toujours, mais aujourd’hui je sais que je ne peux rien y faire et que ma cambrure ne fait pas de moi une « sal*pe ». Et surtout, ma scoliose ne me fait plus souffrir, elle est équilibrée et mon dos est musclé par la natation et les quelques gainages que je fais dans le mois.

    Je suis toujours aussi gourmande et mon alimentation laisse souvent à désirer mais j’apprend petit à petit à manger un peu plus équilibré. Ce n’est pas gagné mais je veux faire plus attention à mes apports pour les courses plus exigeantes qui m’attendent. Je ne le fais pas pour changer mon corps mais pour être plus performante et mieux récupérer de mes entrainements.

    elles se touchent toujours, la première fois que j’ai vu cette photo je me suis dis « OH MON DIEU qu’elles sont moches » et finalement j’me dis qu’elles sont capables de m’emmener sur de belles sorties vélo et course à pied !

    Je pense qu’il faut accepter que tout le monde puisse se sentir mal dans son corps un jour et que nous sommes tous en train d’apprendre à nous aimer tel que nous sommes. Même si parfois, juste avec les yeux, vous ne comprenez pas. « Mais pourquoi elle est mal dans sa peau alors que je révérais de faire son poids ? »

    Nous sommes tellement différents, chacun a ses combats. Et j’aimerais que l’on soit tous capable de s’entraider, de se serrer les coudes, plutôt que de se juger.

    Parce que le regard que l’on pose sur soi est important. Si vous avez besoin de changer quelque chose faites le pour vous, parce que vous sentez que c’est une démarche personnelle: pour votre santé, pour votre bien être, pour vous aimer tel que vous êtes. Parce que vous en êtes convaincu.

    Nous sommes tous capables d’apprendre à nous aimer, quelque soit notre histoire. Vous méritez de vous aimer, vous méritez de vous sentir en phase avec vous mêmes.

    Notre corps nous permet de vivre et d’accomplir de si belles choses ! Alors chouchoutons le ❤.

    Certains me trouveront peut etre pas la mieux placée pour vous écrire tout ça. Mais j’écris cet article pour celles et ceux qui se reconnaitront, celles et ceux qui se détestent (comme je me détestais à une autre époque). J’ai l’espoir de vous aider à travers ma propre histoire.

    On peut s’en sortir et apprendre à se sentir bien dans sa peau.

    Merci à ceux qui m’auront lu et qui auront compris mon message,

    LOVE.

     

    Share:
    HUMEURS

    N’essayons pas de rentrer dans une case !

    La société a la mauvaise habitude de vouloir mettre les gens dans des cases. De se limiter à cela et de ne pas ouvrir son esprit. Pourquoi vouloir appartenir à une case et se limiter à celle-ci ?

    La vie serait bien triste si on était qu’une simple case.

     

    Il faudrait tout réussir du premier coup, choisir des études et un avenir dès le lycée en priant très fort de ne pas s’être trompé. Personnellement j’ai eu la chance de choisir un travail qui me plait. Mais avec les réseaux sociaux je me rends bien compte qu’il y a plein d’autres choses qui m’attirent. J’aurais aussi été très heureuse dans le sport, j’aurais peut être apprécié de travailler dans d’autres domaines (digital, marketing, comm ?) que sais-je !

    Une personne qui redouble ou se trompe de voie n’est pas bien vue pendant ses études. Mais le jour où elle aura passé le difficile entretien d’embauche et qu’elle commencera son travail: personne n’ira lui demander en combien de temps elle a eu son diplôme et si c’était la première voie dans laquelle elle s’était lancée non ? Quand vous êtes pris en charge par un médecin vous ne lui demandez pas si c’était son premier choix d’être cardiologue ou s’il voulait pas être neuro-chirurgien à la base ? Et vous ne demanderez pas à l’infirmière à vos cotés si elle voulait vraiment exercer ce travail ou si elle a échoué dans ses études de médecine. Pourtant, peut être qu’ils ont été catégorisé de « personnes qui ont raté leurs études » lors des années supérieures.

    Je me rappelle quand j’étais au collège et au lycée, je voulais à tout prix ressembler aux filles populaires. Je voulais être aussi cool, aussi bien habillée, aussi drôle, avoir la même coupe de cheveux et le même maquillage. Je voulais rentrer dans cette case mais je n’ai jamais été aussi malheureuse qu’à cette époque là.

    La vie n’est pas toute noire ou toute blanche et nous non plus ! Nous sommes des nuances de gris.

    Je suis sportive certes. Je peux passer des heures sur mon vélo comme passer un après midi entier, sur mon canapé, devant une série Netflix. J’ai passé les deux dernières semaines plongées dans des bouquins dès que j’avais du temps de libre. Je suis bosseuse et je passe beaucoup d’heures au boulot mais ma vie ne se résume pas qu’à mon travail.

    On doit sans arrêt se justifier sur nos choix si ceux-ci ne rentrent pas dans la case à laquelle nous sommes censés appartenir.

     

    Pourtant qu’est ce que c’est fatiguant de vouloir appartenir à une de ces cases ! Parce que si on le fait c’est pour plaire aux autres. C’est pour être accepté dans la société.

    Je suis hypersensible et je pleure facilement. Cependant, je fais des efforts pour ne pas verser de larmes devant les autres car je ne veux pas être rangée dans la case des « fragiles qui pleurent ».

    J’aime la course à pied, j’aime travailler ma vitesse mais cela ne m’oblige pas à ne faire que des courses sur route. J’aime aussi faire des trails et courir lors d’un triathlon. Nous n’appartenons pas qu’à une seule discipline, nous avons le droit d’essayer d’autres choses aussi.

    On peut s’épanouir en pratiquant plusieurs activités, grâce à un peu de chacune d’elles. C’est votre corps, vous qui pratiquez du sport, votre plaisir dans celui-ci. Donc vous faites ce que vous voulez non ?

    photo prise lors de l’évènement « Run your world Stockholm »

    Je suis active sur les réseaux sociaux mais je ne suis pas qu’une fille toujours derrière son téléphone. Je suis blogueuse mais je suis pas un encart publicitaire. Je fais des triathlons mais je ne suis pas un mouton parce que c’est une discipline qui devient à la mode. Je suis gentille mais je sais aussi dire non et ne pas me faire marcher sur les pieds. Je suis hypersensible mais je ne suis pas fragile, ni en sucre: on peut me dire les choses, je le prendrais à coeur parfois, peut être que je verserai une larme mais si j’estime que cela est nécessaire je me remettrais en question. Je parle à mon téléphone en stories mais je ne suis pas toujours à l’aise en publique. Je suis dans la norme acceptée par la société pour mon poids mais je ne suis pas tous les jours bien dans mon corps (je déteste aussi les cabines d’essayage). Je pourrais donner plein d’exemple comme ceux-là.

    Longtemps j’ai voulu cacher des facettes de ma personnalité par peur du jugement. De devoir expliquer et justifier mes choix. Je voulais ressembler à une personne que je n’étais pas pour ne pas être embêtée. Je ne voulais pas me faire remarquer ou que l’on parle dans mon dos.

    Assumez-vous !

    Quand on comprend que l’on a pas besoin d’appartenir à une case pour être accepté tel que l’on est. Quand on comprend que l’on peut être qui on veut. Quand on comprend que l’on est composé d’une multitude de facettes qui font que l’on ne ressemble à personnes d’autres: on touche du doigt le début de l’acceptation de soi et qu’est ce que ça nous aide sur le chemin du bonheur !

    Voilà un article un peu brouillon mais qui me trottait dans la tête depuis ce matin !

    A très vite,

    Sportivement,

     

    Share: