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    SPORTS

    PRÉPA IRONMAN #2

    Je vous retrouve avec un deuxième article sur ma Prépa Ironman de Nice 2019 !

    Cette fois ci, je vais répondre aux questions que vous m’avez posées, je vais faire le point sur mon alimentation et mon ressenti sur cette deuxième période.

    crédit photo: @mans_dvg

    L’ENTRAINEMENT:

    « Comment as tu trouvé ton coach ? »

    J’ai rencontré David grâce au bouche à oreille. Il préparait une amie à moi ( @melanie_creaplume ) pour un raid et un triathlon M. Elle m’a parlé de lui et j’ai eu envie de le rencontrer car j’appréciais ce qu’elle me disait de sa manière de fonctionner, son caractère et puis surtout elle en était très satisfaite.

    Il prépare lui même un ironman cette année (il en a déjà fait d’autres avant), il coach des gymnastes (c’est un ancien gymnaste de haut niveau), il entraine dans un club d’athlétisme, organise des stages outdoor et fait des coaching individuels. Il a fait le choix de limiter le nombre de ses coachés pour être le plus efficace et compétent possible dans notre préparation.

    « Est ce qu’il est spécialisé dans la compétition ? »

    Son but c’est de nous aider à atteindre notre objectif personnel qu’il soit dans la réalisation d’une performance ou d’une distance 🙂.

    « Quel est ton volume horaire d’entrainement dans chaque discipline ? »

    Alors je ne peux pas répondre à cette question de manière précise car mes volumes horaires dépendent de où on en est dans la préparation.

    Le sport que je pratique le moins dans cette préparation c’est la natation. Nous avons fait ce choix avec mon coach. Il faut énormément de travail et d’heures dans l’eau pour progresser en natation. Ayant déménagée cette année David ne peut plus s’entrainer avec moi. Je n’ai pas les moyens financier de me rajouter une licence de natation ou me payer un entraineur pour ce sport là. Et toute seule je suis incapable de me corriger. On préfère donc faire le volume nécessaire pour que je sorte de l’eau sans m’être fusillée. Je sais que je ne performerais pas dans ce sport cette année et ce n’est pas grave. On s’est concentré surtout sur le running jusqu’au marathon , j’ai aussi fais beaucoup de vélo en février pour compenser ma blessure qui m’a empêchée de courir pendant quelques semaines. Ensuite on a repris de manière plus intensive la course à pied afin que je sois prête pour le marathon de Paris !

    La suite de la prépa va faire augmenter de plus en plus les volumes, ce week end je suis partie deux jours en Ardèche avec mon coach et une autre triathlète qu’il prépare pour que l’on s’entraine ensemble.

    Je fais totalement confiance à David donc je réalise ce qu’il me dit de faire sans remettre en question cette prépa (à part si vraiment quelque chose venait à me choquer !).

    reco du parcours du Half de Vichy en 2018

    « Comment gères tu la fatigue ? »

    J’essaye de changer mes habitudes en dormant avant minuit. Je fais une sieste si nécessaire, je bois beaucoup pour bien récupérer, j’écoute les besoins de mon corps et je ne prévois pas trop de choses à côté. Pendant les mois de cette préparation, l’entraînement est une de mes priorités, mes proches le comprennent et savent à quel point ce défi est important pour moi.

    J’ai choisi aussi de démissionner de mon dernier travail (les valeurs de la clinique où je travaillais ne me correspondait pas, j’ai préféré partir avant de faire une bêtise, d’avoir un accident ou un burn out), actuellement je suis dans les papiers pour m’installer en remplacante libérale donc le temps que l’administratif avance, j’ai la chance d’avoir plus de temps pour m’entrainer.

    « Comment garder la discipline sur si longtemps (plusieurs mois) en entrainement ? »

    L’objectif c’est ce qui me fait tenir. Je vibre pour cette préparation, il n’y a pas un jour où je n’y pense pas. Je sais pourquoi je m’entraine, je sais que je regretterai si je procastine, si je n’y vais pas où si je me laisse aller. Je sais aussi que c’est l’entrainement qui déterminera comment je vivrais cette course alors je ne me pose pas trop de questions et j’y vais. Je sais aussi que je suis toujours satisfaite à la fin d’un entrainement alors que je peux etre déçue de moi, je culpabiliserai si je n’y vais pas. Quel sentiment je préfère avoir ? La réponse me fait généralement chausser mes baskets 😄 !

    L’ALIMENTATION:

    Je suis suivie par une diététicienne pour la préparation de mon Ironman. J’ai senti la différence lors de mon marathon à Paris car je suis souvent sujette à des troubles digestifs à la fin de mes courses et parfois pendant l’épreuve. J’ai suivi ses consignes pour ce 14 avril 2019 et je n’ai eu AUCUN problème. De bonnes augures pour fin juin !

    Je me suis dis que cela pourrait être très interessant pour vous d’avoir deux témoignages de professionnelles sur l’importance de l’alimentation dans le sport. Le premier c’est celui de Julie (ma diététicienne qui est devenue une super copine en avançant dans le suivi !), le deuxième c’est celui de mon amie Eva qui est aussi diététicienne (c’est une amie proche avec qui je m’entrainais à l’athlétisme et avec qui j’ai habité quelques semaines cet été, je ne lui ai jamais demandé de m’accompagner dans un suivi car je fais partie des personnes qui ne veulent pas tout mélanger. Par exemple je refuserai de faire une prise de sang à Eva 😝 . Cela n’empêche que c’est une personne très compétente alors j’ai eu très envie d’avoir son avis sur la question !).  

    la barre de ravitaillement sur laquelle travail Julie et Sport N’Bio !

    JULIE:

    « C’est avec beaucoup de plaisir que j’écris ces lignes et que je vous partage une expérience professionnelle riche en motivation, échanges, bienveillance et collaboration. Un tel objectif n’est pas anodin et demande des impératifs spécifiques. Ces exigences sont régies par la difficulté et les sollicitations que subissent l’organisme lors de cette épreuve, mais aussi au cours de sa préparation. Tout comme l’entraînement, la préparation nutritionnelle ne s’improvise pas. Celle-ci entre dans le cadre d’une réponse aux entraînements, dans le soutien aux efforts fournis et pour la récupération. La préparation nutritionnelle doit, ne l’oublions pas, entretenir le plaisir et l’équilibre qu’a le sportif envers sa pratique.

    Ayant certaines fragilités digestives dues à des événements passés, il était important que Margot et moi-même travaillions sur le renfort de sa barrière intestinale dans le but de maximiser son confort à l’effort. Ce travail était également important pour que l’ensemble des applications nutritionnelles, mises en place par la suite, soient efficientes.

    Chaque prise en charge est individuelle. Celles-ci prennent en compte le sportif dans sa globalité (pratique sportive, niveau de performance, blessures présentes ou passées, habitudes alimentaires, mode de vie…). La prise en charge se veut constructive et ne doit pas s’inscrire dans un schéma de conseils rigides.  La flexibilité qui en découle permet, aujourd’hui à Margot, de concilier l’ensemble de ses entraînements à sa vie professionnelle et personnelle. Et ceci en ayant des points d’appuis nutritionnels réguliers lui permettant de progresser et de s’épanouir dans son projet.

    Merci à ceux qui liront ces mots et merci à toi Margot, pour la richesse de nos échanges. »

    Julie HUART ( @julie.huart ) , BTS DIETETIQUE / BACHELOR EN DIETETIQUE ET NUTRITION DU SPORTIF / Diplome Universitaire NUTRITION, MICRONUTRITION, EXERCICE ET SANTÉ. Blog: micronutriforme.com

    EVA

    Eva et moi avant notre Marathon de Paris !

    « L’importance de l’alimentation dans ce type d’effort :

    L’alimentation chez le sportif est bien souvent négligée alors qu’elle fait partie des facteurs de performance ! En effet, lors d’un effort il y a une consommation accrue de dioxygène et de nutriments car les muscles sont davantage sollicités et cela demande alors un apport énergétique élevé. Qui dit apport énergétique augmenté, dit prises alimentaires conséquentes et adaptées !

    Et cela en particulier sur les épreuves longues de type ultra ou Ironman où le corps est mis à rude épreuve et les apports alimentaires sont indispensables pour pouvoir tenir sur la durée. La nutrition avant, pendant et après un effort répond à des besoins précis quantitativement mais également qualitativement ! Et j’insiste bien aussi sur le côté « adapté » de la nutrition car elle va dépendre de la charge d’entrainement, le moment des entraînements, la vie professionnelle, personnelle du sportif mais aussi de sa tolérance digestive.

    La stratégie nutritionnelle doit alors convenir à l’athlète et surtout doit être testée avant le jour J de la course ! C’est peut-être une évidence pour certains mais croyez-moi beaucoup improvise le jour même en testant par exemple des aliments ou produits de l’effort sur les ravitaillements sans savoir comment leur organisme va réagir… Même constatation pour les repas avant l’épreuve, souvent pensés au dernier moment alors qu’ils sont vraiment importants car ils peuvent impacter le déroulement de la course prévue.

    Je terminerai tout simplement en disant que l’alimentation seule ne vous fera pas gagner une course, on est bien d’accord, mais par contre elle peut vous la faire perdre… ! Rappelons également que la déshydratation et une mauvaise gestion de la prise alimentaire est la cause numéro 1 d’abandon ! »

    Eva HUDAK ( @evaah.diet.and.run ) , Diététicienne-Nutritionniste spécialisée en sport d’endurance / Blog: evah-dieteticienne.com .

     
     
    Voilà,  je tiens à donner mon avis certes mais aussi donner la parole à des personnes compétentes et diplômées ! Merci les filles !
     
     
    Pour finir ce deuxième article sur ma prépa, je voulais souligner que j’étais super contente d’avoir couru le marathon de Paris car cela m’a fait vraiment du bien mentalement et en prise de confiance. La gestion de ma blessure en février n’était pas simple et j’avais peur de ne pas réussir à être prête pour l’ironman. J’ai douté de moi et je suis contente d’avoir pu me prouver le contraire.
     
    Ce week end je serais sur l’ Half Ironman D’Aix en Provence et j’ai hâte ! J’espère juste que cette année la météo sera plus clémente que ce qu’ils ont eu en 2018 !
     
    A très vite,
    Sportivement,
    runamande
     

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    SPORTS

    PRÉPA IRONMAN #1

    Hello !

    Je reviens aujourd’hui avec une nouvelle série d’articles qui auront comme sujet principal ce que je mets en place pour ce rêve sportif 2019: l’IRONMAN de Nice !

    Pour commencer, j’ai envie de (re ?)faire le point du pourquoi du comment j’en suis arrivée à m’inscrire à cette course.

    Comme je vous l’ai déjà expliqué j’ai toujours baigné dans le sport grâce à mes parents et d’autres membres de ma famille.

    J’ai pratiqué différents sports et plusieurs étés d’affilés (mais aussi en 2012) j’ai participé à un petit triathlon qui s’organisait à côté de ma ville d’enfance. 

    Au départ, je le faisais en relai avec mes soeurs où j’étais souvent inscrite sur la partie natation. Je pense que, grâce à cette pratique adolescente, j’ai pu désacraliser la nage en eau libre et cela m’aide aujourd’hui lors des compétitions car je ne panique pas à cause des coups que l’on peut recevoir dans l’eau. 

    natation en eau libre

    Par exemple, j’ai fais très peu de ski et aujourd’hui je panique facilement lorsque je suis sur une piste car je pense trop, je n’ai pas désacralisé ce sport plus jeune donc j’ai peur plus rapidement que d’autres ! (C’est mon point de vue et mes réactions mais heureusement ce n’est pas le cas de tout le monde).

    BREF, après avoir participé en 2012 à mon premier triathlon en solo, je me suis concentrée sur la course à pied pour finalement revenir à cette envie de participer à des triathlons.

    J’ai commencé à suivre Marine Leleu sur les réseaux sociaux et elle m’a fait découvrir les courses du label Ironman, elle partageait avec nous ses participations et elle m’inspirait beaucoup (encore aujourd’hui d’ailleurs !).

    Mais l’envie de m’inscrire est arrivée après avoir vu en live l’Ironman de Nice avec les copains du Happy Running Crew, ce jour là j’ai été tellement émue et j’ai vibré avec les participants de cette course. J’ai décidé qu’un jour, moi aussi, je le ferais. Mais pour commencer, ce même été 2017, je courrais mon premier triathlon M avec mon amie Elise !

    C’est ainsi que je me suis inscrite à l’Ironman 70.3 de Vichy 2018 dans le but de participer à l’Ironman de Nice l’année suivante. 

    Maintenant que j’ai retracé cette histoire, je vais vous expliquer ce que j’ai mis en place pour atteindre cet objectif.

    J’ai été pendant 4 ans infirmière militaire dans un Hopital d’Instruction des Armées. Je n’avais pas les mêmes horaires/temps de travail que dans le civil mais j’avais des permissions un peu plus nombreuses. Ces horaires me permettaient quand même de tenir le plan d’entrainement pour une participation à un Ironman 70.3 mais mon coach avait été clair: pour un Full Ironman ça risquait d’être très compliqué et il ne m’aurait pas suivi dans l’aventure.

    coach half ironman

    La vie a fait que j’ai décidé de quitter l’armée pour suivre mon amoureux dans sa mutation. 

    L’occasion était donc là de faire de nouveaux choix pour réaliser mon rêve. 

    LE TRAVAIL

    J’ai donc décidé de travailler à temps partiels en 12H. J’ai postulé pour un poste comme celui-ci qui se libérait à 50min de chez moi. Je travaille donc 2 à 3 fois par semaine mais je pars de chez moi pendant presque 15H. Ces journées là je ne peux donc pas m’entrainer mais le reste de la semaine je suis en repos et mon coach en profite pour y caler mes entrainements. 

    J’ai donc fais un choix financier plus compliqué que mes premières années de boulot mais je sais pourquoi je l’ai fais. Et c’est là où il faut comprendre que la préparation d’un Ironman , le triathlon en général, c’est aussi un mode de vie. En tout cas c’est ma vision des choses et il faut aussi respecter son corps et ses capacités. Pour cette décision de m’inscrire à un full Ironman je savais que j’allais devoir changer quelques habitudes dans ma vie.

    L’année dernière, je courrais souvent avant ou après une nuit, avant ou après une journée de travail pour caser les entrainements. Je n’habitais pas loin de l’HIA et je pouvais encore courir en sortant du boulot où parfois même j’y allais ou je rentrais en courant. Généralement ce n’était pas des séances très longues que David m’indiquait de faire les jours de boulot.  Mais la course à pied qui m’attendait à la fin de l’Ironman 70.3 c’était un 21KM.

    En juin, c’est un marathon qui termine ce triathlon XXL. Donc, les sorties sont plus longues et la préparation est différente. Je ne peux pas aller courir 1H ou plus avant le boulot (alors que je commence à 7H et que je pars de chez moi à 6H) pour ensuite bosser plus de 12H (parce qu’on ne finit jamais à l’heure entre les urgences, la relève etc) et ensuite conduire pendant 50min et rentrer à 21H30 pour essayer d’aller courir et rentrer à presque 23H pour manger et me coucher. Ça n’aurait aucun sens et ce ne serait pas très intelligent.

    Bref, c’est la décision que j’ai prise pour préparer sereinement ma course, respecter mon corps, avoir du temps avec mes proches et surtout pouvoir me reposer mais aussi faire le métier que j’aime sans mettre mes patients en danger, ou moi-même sur la route, avec une trop grosse fatigue accumulée. 

    beagle et moi

    L’ALIMENTATION

    Avant, comme je vous l’ai expliqué dans un article dédié à mon rapport à l’alimentation, je mangeais sans réfléchir et selon mes envies.

    J’ai décidé que, pour ce challenge sportif qui m’attendait, j’allais changer et me faire accompagner de ce côté là. 

    J’ai donc une diététicienne qui me suit. Ça se passe super bien, on trouve des solutions face à mon système digestif capricieux, elle va m’aider à préparer, tester etc ce que je mangerais le jour J de l’Ironman, ce que je mettrais dans mes sacs de transitions,… Avant, pendant et après la course quoi ! 

    Je n’ai pas envie de réfléchir à tout ça au dernier moment donc on prépare le terrain pour le 30 juin 🙂.

    natation

    LE REPOS

    J’essaye de ne plus avoir une vie à 100 à l’heure, de prendre le temps de me reposer, de laisser mon corps récupérer et surtout j’essaye d’apprendre à me coucher avant 00H ! 

    Le sommeil c’est important pour que les muscles récupèrent et même si c’est difficile car je me laisse vite embarquer par les séries Netflix, un bon bouquin, les réseaux sociaux, Youtube et j’en passe,.. J’essaye de petit à petit décaler mon heure de dodo et j’ai déjà réussi à gagner une petite heure ! 😅

    beagle dormeur

    L’ENTRAINEMENT

    Comme l’année dernière, je suis religieusement mon plan d’entraînement et les consignes du coach. Et surtout j’essaye de NE PAS ME COMPARER AUX AUTRES PERSONNES QUI PREPARENT UN IRONMAN ET QUI PARTAGENT LEURS ENTRAINEMENTS SUR INSTAGRAM OU STRAVA. Je le mets en lettres capitales car c’est un conseil que je vous donne très souvent mais je pense sincèrement que la comparaison, de qui en fait le plus ou le moins, est mauvaise pour être bien dans votre tête et pour l’entraînement. Se soutenir OUI, se rabaisser, se culpabiliser, se remettre en question sans arrêt ou vouloir copier le plan des autres NON. Nous sommes tous différents, nous n’avons pas tous les mêmes objectifs, les mêmes capacités ou les mêmes entraîneurs. Et encore plein d’autres choses que nous n’avons pas en commun car nous sommes tous des êtres humains différents.

    entraînement avec le coach

    J’ai choisi un coach, avec qui ma prépa pour Vichy s’est super bien passée, donc je lui fais confiance et je l’écoute. Même si vous trouvez ou si vous avez quelque chose à redire sur mon entrainement, c’est gentil de vous inquiéter pour moi ou de vouloir me dire quoi faire, mais si je commence à remettre en question les décisions de David autant en changer et ce n’est pas du tout ce que je souhaite faire !

    LE MENTAL

    Mon gros point faible ! Le fait de travailler sur mon développement personnel au quotidien est une chose mais je le travaille aussi d’un point de vue sportif. J’ai du mal à me mettre dans le rouge, je me protège beaucoup, j’ai peur de ne pas aller au bout de l’entraînement alors je fais trop attention, je m’écoute beaucoup trop et ça me frustre ! 

    entrainement

    Pour cela, je travaille mon mental avec des Podcasts super interessants de Girl Boss, sur la course à pied, des histoires de vie, des témoignages ou interviews et ça m’aide beaucoup ! (Voici quelques noms de Podcasts: Nouvelle Ecole, Change ma vie, Transfert, Dans la tête d’un coureur, Le Gratin…)

    Je lis aussi un bouquin que ma copine @outsidewithanna m’a prêté : « Autohypnose et Performance sportive » de Jonathan BEL LEGROUX. Il est top et m’aide déjà beaucoup.

    Voilà, un petit point sur ce premier gros mois de préparation ! Il s’est terminé malheureusement avec une contracture mais j’ai, comme l’année dernière, un kiné qui me suit et c’est top pour soigner les petits bobos, récupérer, avoir des conseils là dessus et surtout je prends soin de la machine dans laquelle j’évolue et grâce à laquelle je peux faire tout ça: mon corps 🙂.

    dJ’ai une collaboration de trois mois avec COMPEX qui me permet de compléter le kiné, le repos et les massages pour récupérer des entrainements ! Je ferais un article à la fin de celle ci pour vous dire ce que j’en ai pensé avec l’avis de ma soeur (kinésithérapeute) et de mon amoureux (médecin). J’espère que ça vous plaira !J’ai donc pris mon mal en patience, je suis en train de finir deux semaines plus light et ma vilaine contracture a l’air d’être bien partie pour disparaitre !

    C’est donc la fin de ce premier article sur ma prépa, je trouve cela interessant de retracer ici ces mois d’entraînements jusqu’au jour J ! Et ça me fera des souvenirs pour plus tard ! 😃.

    Je pense aussi faire quelques vidéos vlog de « semaine de préparation » !

    A très vite, 

    Sportivement, 

    runamande

     

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    SPORTS

    Saintexpress 2019

    Aujourd’hui, je vous retrouve pour le compte rendu de ma course sur la Saintexpress 2019. 44KM, 1000 D+ c’est ce qui nous est annoncé !

    Je l’ai déjà faite en 2018 et cette année Ibis me propose de découvrir leur offre Ibis Sport à travers la Saintelyon ! Cette course mythique dans ma ville de coeur.

    Ils me proposent le dossard de mon choix, je demande l’avis de mon coach et on décide de finir ma saison sur la Saintexpress, le 30 novembre 2019.

    Dans un second temps, je recois un super mail de Odlo (une marque d’origine Norvégienne, de vêtements techniques sportifs !). Ils proposent de m’accompagner pour la saintexpress et le reste de l’hiver ! Je suis ravie de pouvoir tester cette marque dont j’avais déjà bien entendu parler.

    medaille saintexpress

    JOUR – J

    Avec David (mon coach), @mehditetard et une amie de mon coach, nous partons avec la seconde vague. David me donne le topo: on marche vite dans les montées, on relance et on court sur les autres parties du parcours !

    Je dis « OK » et on s’élance pour 44KM. J’espère secrètement faire un meilleur temps que l’année dernière (6h). Mais je sais aussi qu’il peut se passer beaucoup de choses sur une distance comme celle-ci !

    Alors, je suis David ! Je me cale dans ses jambes, je cours à son rythme. Je sais qu’il me connait par coeur et que je peux lui faire confiance sur la gestion de la course.

    Il est minuit, la pluie commence à tomber. Je me félicite d’avoir déjà mis mon K-way ! Je porte le système 3 couches: le Blackcomb comme première couche (seconde peau technique, Best-Seller de la marque), mon Gilet comme seconde couche (j’aime ses manches courtes, il protège du vent et apporte aussi de la chaleur) et le K-way (comme 3ème couche avec des découpes au laser sous les bras et une fente dans le dos pour qu’il soit aéré) !

    Nous arrivons à un ravitaillement au chaud dans un gymnase (le premier ravito était dehors mais nous n’avions pas besoin de nous arrêter à ce moment là), il y avait de plus en plus de flaques et de boue. Mais le terrain est encore praticable.

    On trace, j’ai encore de l’eau et de quoi manger dans mon sac, je n’ai pas envie de m’arrêter et David non plus. Par contre, il doit remplir une flasque. On repart, même si au départ j’ai un peu froid, je me réchauffe vite en courant.

    finish saintexpress

    Plus on avance, plus il pleut, plus la boue devient de plus en plus importante. Il y a même des ruisseaux qui se forment sur les chemins. Je n’arrive plus à me rappeler à quel kilométrage on était quand on se retrouve à devoir marcher. Le terrain est devenu très glissant: des personnes tombent sur les fesses autour de nous ! Un peu plus loin encore, on se retrouve avec des flaques qui nous remontent jusqu’aux genoux.. c’est une vraie fête de la boue cette année, j’en rigole tellement c’est surréaliste !

    J’ai un peu mal au ventre par moment mais c’est supportable. J’avais très peur qu’avec le froid cela s’aggrave mais pas du tout. Mon ventre est tenu au chaud, je continue de manger ce que j’avais prévu comme ravitaillement, je bois de l’eau environ toutes les 20 minutes et je me sens bien.

    David est plus rapide que moi dans les descentes techniques, j’essaye de le suivre mais parfois il prend de l’avance. Alors il m’attend un peu, je le rattrape et on continue notre bonhomme de chemin.

    J’avoue sentir que, contrairement à l’année dernière, je ne ressens pas de « mur » cela me donne la pêche ! Je me dis que tout le travail foncier cette année porte ses fruits et ça me fait plaisir.

    Les kilomètres s’enchainent, tout se passe bien malgré les conditions je me sens pas trop mal ! Bien entendu, mes jambes sont plus fatiguées qu’au début, ma foulée est plus lourde mais mon corps encaisse. Mon souffle encaisse. Je suis fière de moi, je prends confiance en mes capacités sur les longues distances. Ca ne fait pas si longtemps que je cours du long. J’ai couru pour la première fois plus de 30 KM l’année dernière, cela fait tout pile un an que je porte des dossards de distance supérieur à 40km.

    La partie que je trouve la plus dur musculairement (à mon niveau) arrive. Ce sont les dernières montées sur bitume en arrivant au niveau de Lyon. Il reste un peu plus d’une heure de course à priori et c’est mentalement que ça se joue. On grimpe, certaines montées semblent interminables mais je relance une foulée dès que possible. On s’encourage entre coureurs, j’ai l’impression que les montées / descentes ne s’arrêteront jamais (c’est fou comme tout parait plus long lors d’une fin de course. Quand on sait que l’arrivée se rapproche !).

    Et voila, le pont juste avant La Halle arrive, les derniers zigzag jusqu’à La Halle aussi, on essaye de faire des photos en duo avec David, on se sourit: on l’a fait et on est très heureux ! C’était dantesque ! Je regarde mon chrono, -30min sur mon temps de l’année précédente: je suis encore plus heureuse.. Je me suis dépassée, j’ai progressé et c’est aussi grâce à mon coach qui me pousse à croire en moi (et qui me prépare bien).

    On se sert dans les bras, j’entends mes parents, Manon et Alessia qui sont là. BIG SOURIRE et plein le coeur !

    On file se changer pour boire une bière en l’honneur de notre course. Je vais dormir ensuite deux grosses heures à l’hôtel avant de me lever pour rejoindre les copains à La Halle afin d’accueillir mes amies qui courraient 76KM. Tellement émouvant de les voir finir, tellement fière d’elles !

    Et voilà, un nouveau week end sportif qui se clôture. Des souvenirs plein la tête et peut être un jour j’oserais me lancer sur la Saintelyon complète. Mais je ne pense pas que ce sera l’année prochaine , mes objectifs sont ailleurs et c’est une préparation à ne pas négliger !

    mon vlog de la course !

    Voici un peu plus d’infos sur Ibis Sport:

    • Tarif préférentiel jusqu’à -50% sur présentation d’une convocation / inscription à une compétition sportive
    • Late check-out pour laisser le temps de se reposer après la compétition (17h au lieu de 11h/12h et ça c’était vraiment cool après la saint express !)
    • Petits-déjeuners adaptés aux sportifs : jambon, œuf, pain complet, fruits frais
    • Possibilité de mise à disposition d’une salle de réunion pour les briefings lors des déplacements en groupe
    • Possibilité d’avoir un encas 24H/24H

    Plus d’infos sur ma tenue Odlo:

    première couche blackcomb odlo
    Première couche technique « Blackcomb » , je la porte taille S.
    seconde couche gilet millenium odlo
    Seconde couche, gilet « Millennium S-Thermic », porté taille S
    Veste ZEROWEIGHT RAIN WARM odlo
    3ème couche, Veste « ZEROWEIGHT RAIN WARM », portée taille S
    Collant de running ZEROWEIGHT WINDPROOF WARM odlo
    Legging « ZEROWEIGHT WINDPROOF WARM » , porté taille S
    Gants INTENSITY SAFETY LIGHT
    Gants « INTENSITY SAFETY LIGHT »
    Bandeau Ceramiwarm
    Bandeau CERAMIWARM

    Voilà, j’espère que ce petit compte rendu vous a plu, merci pour vos messages d’encouragements et bravo à tous pour vos courses respectives !

    A très vite,

    Sportivement,

    runamande

    article écrit en collaboration rémunérée avec Odlo.

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    HUMEURS

    Infirmière !

    Lorsque j’ai commencé mes études d’infirmière, je n’aurais jamais pensé faire mes papiers pour être IDE libérale un jour. Je souhaitais faire:

    • soit une carrière d’infirmière spécialisée dans l’urgence et le SAMU (j’avais réalisé mon mémoire sur ce thème là).
    • soit infirmière militaire de carrière avec quelques missions à mon actif.

    Mais la vie nous réserve parfois quelques surprises et même si j’avais tout mis en place pour que cela se passe comme je l’avais prévu.. aujourd’hui je ne suis plus du tout dans ce schéma là.

    J’ai décidé de ne pas renouveler mon contrat avec l’armée après 4 ans de service pour pouvoir suivre mon conjoint dans sa mutation. C’était plus simple pour notre vie de couple et je savais que je pouvais toujours espérer une carrière qui me plaise aussi dans le civil.

    C’est comme ça que je me suis retrouvée dans une clinique privée pour un boulot sur le pool, en 12H, qui me permettait de me libérer du temps pour les entrainements Ironman. Sur le papier c’était un post super interessant: le pool me faisait aller dans les services de chirurgie, soins intensifs, urgence et médecine. En chirurgie, il y avait plein de spécialités: orthopédique, viscérale (avec chirurgies bariatriques), urologie, coronarographie, etc. Je me disais que je n’allais pas m’ennuyer et apprendre plein de choses !

    Alors oui, j’allais apprendre plein de choses mais j’allais surtout survivre au milieu d’un terrain hostile.

    En médecine ça se passait pas trop mal, les médecins étaient en majorité bienveillants. L’équipe était plutôt accueillante et les patients prient en charge sans que l’on ressente trop une pression du chiffre. Il y avait quand même un pneumologue qui refusait de prescrire les prises de sang et nous obligeait à le faire. Une collègue s’était aussi disputée avec lui car elle refusait d’appeler la famille pour annoncer un décès. Il est allé se plaindre à la direction et celle-ci a répondu que « oui il faudrait que les infirmières s’y mettent ».

    Mais quand je suis arrivée en chirurgie.. j’ai douloureusement compris pourquoi il y avait un tel turn-over d’infirmières qui ne restaient pas.

    Chirurgie de semaine: le patient passe quelques jours dans le service mais rentre chez lui le week-end. Ce sont donc des opérations qui ne nécessitent pas un besoin de long séjour dans la clinique. Si jamais le patient doit rester le week end car, finalement, il ne peut pas rentrer chez lui: on le mute dans le service de chirurgie générale.

    Lorsque j’étais à l’armée, quelque soit le niveau d’étude de la personne en face de moi, on m’appelait par mon prénom ou on me le demandait. J’avais le droit aux règles de politesse élémentaires. Ce n’était pas un système parfait mais je me sentais respectée.

    Dans ce service, j’ai déchanté ! Un des chirurgiens tapait dans ses mains pour qu’on lâche tout et qu’on le suive avec une feuille et un crayon. Ensuite, il me parlait par onomatopées pour que j’éteigne la télé du patient, pour comprendre ses désirs avant qu’il me les dise etc. Ce chirurgien était connu dans la clinique pour ses colères, ses insultes auprès du personnel soignant et pour nous raccrocher au nez si notre demande ne lui convenait pas.

    Un autre me demandait de passer des traitements intra veineux à des patients sans jamais me les prescrire. Alors j’avais le choix:

    • soit je décidais de les faire avec une petite transmission ciblée pour dire que c’était une prescription orale. Mais si jamais il y avait un problème.. c’était ma parole contre celle du chirurgien.
    • Soit je ne faisais pas les traitements demandés car non-prescrits (vitamine K, antibiotiques, etc) et je prenais le risque pour le patient qu’il se fasse opérer sans les soins pré-opératoires nécessaires au bon déroulement de l’opération.

    Alors, je les faisais mais le soir après la relève je passais une grosse demi heure à noter en transmissions écrites tout ces soins prescrits à l’oral par un chirurgien et/ou un réanimateur anesthésistes qui ne me les prescriraient jamais. Peut être qu’ils ne prescrivaient pas par manque de temps. Mais chaque fois, c’était mon diplôme et ma responsabilité que je mettais en jeu, lorsque je faisais un soin que le chirurgien m’avait dit de réaliser entre deux patients dans un couloir. Ou au bout d’un téléphone. Un soin que je ne pouvais pas vérifier avec la prescription sous les yeux pour être sûr de ne pas faire de bêtises. Même si ils me les prescrivaient une ou heure ou deux après, ça aurait été mieux que rien. Je les aurais validé plus tard, en les ayant fait plus tôt, mais au moins il y aurait une prescription. Même si je comprends les soins que je réalise, car c’est mon travail de savoir ce que je fais, je n’ai pas le niveau d’étude et le diplôme nécessaire pour travailler sans jamais avoir de prescriptions écrites pour me protéger.

    J’étais seule avec une aide soignante pour ce service.

    Je n’ai jamais vécu une telle charge mentale.

    Un jour, j’étais en train de faire comme je pouvais le tour du matin et de voir chaque patient pour savoir comment s’était passée la nuit, leur faire des prises de sang et soins intraveineux pour la douleur etc. Une des patientes opérées la veille d’une chirurgie bariatrique commence à vomir du sang. Je dois lui faire une prise de sang en urgence et surveiller ses constantes. Malheureusement, cette patiente est très très difficile à piquer. Elle est en hypotension, en surpoids et ses veines sont tellement fines et fragilisées qu’elles ne me donnent pas assez de sang. Je dois faire la prise de sang en plusieurs fois.

    L’aide soignante m’aide en préparant les patients pour le bloc, mais comme je suis coincée avec ma patiente urgente je ne peux pas avancer les dossiers et valider que les autres patients sont prêts à partir. Je me fais insulter au téléphone par l’anesthésiste car ils attendent une patiente au bloc et que je n’ai pas cliqué sur le bouton « prête pour le bloc ». Je n’ai pas eu le temps de voir cette patiente et je ne veux pas dire qu’elle est « prête pour le bloc » sans même avoir vu à quoi elle ressemble.

    Des ambulanciers m’attendent devant la porte car ils voudraient les papiers de sortie d’un autre patient qui doit partir ce jour. Mais je n’ai pas eu le temps de les faire car je suis toujours en train de gérer une urgence. Ils s’agacent car eux aussi perdent du temps sur les transports. Le personnel du ménage s’agace aussi car ils voudraient préparer les chambres. Il faut pouvoir accueillir les autres patients qui vont arriver juste après le départ de ceux que les ambulanciers viennent chercher. Un autre chirurgien s’impatiente car il voudrait faire le tour avec moi de ses patients à lui. J’ai des sonnettes qui m’appellent car d’autres personnes alitées ont mal et je suis seule à pouvoir leur injecter les antidouleurs. Et puis, il y a les patients qui doivent avoir les antibiotiques à l’heure, la surveillance de rinçage de sonde pour pas que des caillots se reforment et qu’elles se bouchent. L’ECG du retour de la coro. Et ma patiente vomit toujours du sang.

    Je suis seule et j’ai envie de me cacher dans un trou de souris car je ne sais pas comment faire pour être partout à la fois.

    Plus tard, l’aide soignante vient me chercher: Mr B. est en globe , il a très mal au ventre car il n’arrive pas à faire pipi malgré sa vessie très remplie. J’appelle l’urologue qui doit venir lui poser la sonde car c’est un patient qui s’est fait opérer à ce niveau là et je dois l’assister. Mais je suis toujours seule et je n’ai pas vu mes retours de bloc. Je dois préparer le plateau du chirurgien avant qu’il arrive. Je cours chercher le matériel, je vois l’infirmière de l’autre service sur son portable, elle me regarde passer en courant. C’est tout.

    J’aide le chirurgien et je cours à mon charriot finir mon tour et surveiller les patients qui sont rentrés du bloc. Je suis très en retard sur mes soins. Ma collègue de nuit arrive et je n’ai toujours pas préparé ma relève et ciblé tous les soins prescrits à l’oral que j’ai fait.

    Je suis seule pour un service comme ça d’une vingtaine de lits et ce n’est pas normal. J’ai peur d’oublier quelque chose, de mettre des patients en danger. Ce jour là je suis rentrée à 22H30 chez moi alors que je suis partie le matin à 6H. J’ai failli avoir un accident sur le retour car j’étais fatiguée , dans mes pensées à ressasser ma journée et ce que j’aurais pu oublier de faire. J’étais à deux doigts de faire un tout droit dans un virage.

    C’était un jour de plus dans le service de chirurgie de cette clinique et chaque jour de travail là-bas ressemblait à celui-ci.

    Le problème c’est que tout les hôpitaux ou cliniques où je suis passée c’est comme ça. Un jour ma grand mère, qui était hospitalisée en urgence, doit aller passer un examen avec une cardiologue. Je viens avec elle pour l’aider à comprendre et poser des questions. La cardiologue m’accepte, me demande si je suis infirmière. Je lui dis que oui. Elle me demande alors de dire à l’infirmière du service, où est hospitalisée ma mamie, qu’elle a changé le traitement du patient de la 223 et elle voudrait aussi que je donne l’ECG d’un autre patient qui était resté dans son bureau. Je suis restée bouche bée. Je ne travaillais pas dans cet hôpital, j’étais seulement là en visite et la médecin me demandait de faire ça.

    J’ai essayé de travailler dans le public ou le privé, j’allais au boulot la boule au ventre, j’avais PEUR de ce que je pouvais mal faire, j’avais l’impression d’être une bombe a retardement avant de faire la bêtise qu’il ne fallait pas.

    On a des patients dans les lits, des humains, des personnes qui méritent que l’on s’occupe correctement d’elles. Ce n’est pas normal de travailler sur le fil rouge !

    J’en parle régulièrement avec des amis médecins, internes ou externes, infirmiers, aides – soignants, sage-femme, pompier, etc. Le constat est sans appel que ce soit n’importe quelle personne, nous travaillons tous dans des conditions anormales. Nous avons tous l’impression de foncer droit dans le mur.

    C’est pour cela que je suis partie. J’ai voulu changer de travail. Je me suis dit que j’allais devenir coach ou travailler dans un refuge avec des animaux.

    Mais c’est ce travail que j’aime. J’aime prendre soins des autres, je ne me vois pas ne plus jamais le faire. Alors, je me suis inscrite en tant qu’infirmière libérale remplaçante. Et même si, là aussi, le système va très mal. J’ai quand même le sentiment de pouvoir vraiment prendre soin. J’ai de plus belles relations de soignants/soignés.

    Je me sens impuissante, alors j’apporte mon témoignage à l’édifice. L’hôpital où travaille ma maman recherche 15 infirmières et n’en trouve pas.

    Le jour où j’ai démissionné de la clinique une autre personne que moi partaient pour exactement les mêmes raisons. Elle a tenu à peu près le même temps que moi avant de décider de quitter son poste.

    Tout ce que j’espère, c’est qu’un jour il y aura une solution qui ne fera pas trop de dégâts. En attendant, je continue mon travail et j’ai découvert une façon de le faire qui redonne du sens au métier que j’ai choisi.

    runamande
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    LIFESTYLE, SPORTS, VOYAGE

    Comment j’ai appris le KITESURF avec Dakhla Dreamkite

    Entre deux préparations d’Ironman, je me suis pris une petite pause avec les plans d’entrainements ! J’ai fais du sport selon mes envies, les possibilités et surtout le but était de sortir de ce que je faisais toute l’année. Faire de nouvelles activités pour ensuite retrouver mes trois disciplines préférées avec encore plus de motivation.

    C’est dans ce but et dans la plus grande joie que j’ai eu la chance d’être invitée à découvrir et apprendre un nouveau sport chez Dakhla Dreamkite !

    Rrrroulement de tambour 🥁: je vous parle de KITESURF. Un sport de glisse, un sport extrême, un sport qui m’a sorti totalement de ma zone de confort et pour lequel j’ai eu un vrai coup de coeur.

    Je connaissais ce sport grâce à ma copine des réseaux sociaux: Isabelle Fabre. C’est à travers ses stories et ses posts que je l’admirais faire des sauts, des photos de dingue mais aussi des séjours de folie dans d’autres pays comme par exemple: Dakhla.

    KITESURF, def. n.m « Sport de glisse nautique où la planche de surf et le surfeur sont entraînés par l’action du vent sur un cerf-volant. »

    attention kitesurf

    DAKHLA: ville située au Sahara occidental.

    C’est un spot de kitesurf très réputé pour ses conditions climatiques. La ville est très sécurisée car c’est une ville militaire. Le tourisme de masse n’y est pas présent, la plupart viennent pour le kite et sont donc surtout présents sur la lagune.

    Avec mon chéri, nous sommes donc arrivés comme deux personnes qui découvraient ce sport.

    Dreamkite est une école installée sur le spot, depuis 7 ans, en partenariat avec l’UCPA. Vous bénéficierez d’une pratique intensive du kitesurf pendant une semaine avec un encadrement professionnel de qualité. Quelque soit votre niveau, vous trouverez un groupe qui vous correspond.

    dakhla dreamkite

    En tant que débutante, mon groupe et moi sommes restés sur la lagune. Elle est située à 25KM du centre de Dakhla, nous y allons en navette chaque jour depuis l’hôtel Doumss où nous étions logés. Les conditions de vent sont idéales et c’est pourquoi celle-ci est considérée comme un des meilleurs spots de kite au monde !

    Le séjour se constitue de 7 nuitées. Le premier jour, les présentations de l’école, de l’hôtel et de Dakhla sont faites. Les groupes de niveau sont constitués et un moniteur nous aient attribué pour la durée du séjour. Nous avions un forfait de 10 demi-journée (environ 3h de cours) avec un day-off pour découvrir Dakhla. Nous avions alors la possibilité de différentes activités telle que massage, quad, visites de la dune blanche etc. Cette journée est choisie en fonction des conditions météos prévues sur la semaine.

    dakhla dune blanche

    Pour les débutants et les personnes qui n’ont pas leur propre matériel: pas de panique l’école vous prêtes du matériel !

    Personnellement, j’ai préféré venir avec au moins ma combinaison et mes chaussons (et bien sûr il vous faut serviette, maillots de bains, lunettes de soleil etc). Avec Jeremy nous avons vu avec Go Sport, qui m’accompagne depuis un an sur mes défis sportifs, et nous avons ainsi pu partir avec notre combinaison adaptée à notre niveau. Je ne comptais pas prendre ma combi de triathlon (qui n’était pas adaptée de toute façon).

    Ensuite, nous avions les chaussons de la même marque qui ont largement fait le job. Le petit cordon réglable permettait de bien les fixer pour ne pas les perdre. Une fois de plus, pour notre niveau de débutant, c’était parfait.

    Nous avions aussi une immense serviette qui sèche rapidement afin qu’elle soit prête et sans humidité entre deux sessions de kite.

    UNE JOURNÉE TYPE

    dakhla kitesurf
    • Réveil vers 7H, petit déjeuner à l’hôtel et départ à 8H en navette.
    • Séance de réveil musculaire avec Awa. Histoire de se mettre en jambes pour la journée, ça fait du bien !
    • P’tit café au bar de Momo ou Smoothie avant de se préparer pour la première séance de Kite de la journée 🍓.
    • On se prépare dans les vestiaires, on range les affaires dans nos casiers perso. Puis, on s’équipe avec combinaisons, chaussons, casque, lunettes de soleil, crème solaire et ceinture de kite.
    look débutant kitesurf
    • On récupère nos voiles et planches à la voilerie. C’est le lieu où le matériel est entretenu quotidiennement.
    • Direction la lagune pour le 1er cours de la journée avec notre moniteur. Nous étions 4 dans notre groupe et nous travaillions en binômes.
    groupe kitesurf
    • Cours du matin terminé: direction les douches pour enlever le sable, faire sécher les combinaisons et chaussons.
    • 14H30: repas du midi. Et là, je peux vous dire que nous mangions très, très bien. 🍽 Je me suis régalée chaque jour. Nous découvrions des spécialités marocaines et j’ai adoré en apprendre plus sur cette culture que je ne connaissais pas. En particulier grâce aux conversations avec nos moniteurs et Morgane (la directrice du centre qui vit à Dakhla depuis quelques années maintenant !)
    • Sieste et papouilles avec les chiens du centre 🐶
    chien Dakhla
    • 16h: on s’équipe à nouveau et direction notre deuxième cours de la journée !
    • Douche et préparation pour l’activité prévue avant ou après le repas (apéros des mono, cours de langue, de cuisine, apéros des régions, cours de danse etc.)
    • Nous avions accès à une terrasse de l’hôtel pour ceux qui souhaitaient prolonger la soirée.
    • DODO 😴 bien mérité avant une autre journée.
    mono kitesurf

    TRANSPORT

    Morgane m’avait conseillé de partir depuis Paris afin d’avoir un vol direct avec Transavia et je vous conseille fortement cette option ! Malheureusement, il y a souvent des problèmes avec l’autre compagnie proposées (perte de bagage, retard etc). Pour deux personnes nous avons payé au total 300 euros environ. ✈️

    MONNAIE

    La monnaie locale est le Dirham . 10,7 Dirham = 1 euro

    TARIFS

    Le tarif proposé pour le séjour ne prend pas en compte le vol, les extras (consommations au bar de Momo), les activités de la journée off et l’assurance casse matériel etc.

    Vous paierez ensuite votre séjour selon votre niveau et le package qui vient avec. Par exemple un « Dakhla addict » qui aura accès à des spots de freeride/freestyle aura un séjour plus chère qu’un débutant.

    Mon séjour avait une valeur de 735€ en basse saison et 785€ en haute saison.

    Je vous laisse retrouver plus de détails à ce propos sur le site de Dreamkite ou de l’UCPA. Il ya quelques différences si vous réservez via l’un ou l’autre.

    kitesurf voile

    NOTRE PROGRESSION

    10 ans d’expérience dans le coaching et ça se sent ! Hicham (le directeur du centre) et son équipe de moniteurs sont au top. Nous sommes arrivées sans avoir jamais utilisé une planche de surf ou tenue un cerf volant. Nous sommes repartis en sachant tirer des bords. Je me suis sentie en sécurité à chaque moment, nous faisions des retours sur nos cours régulièrement pour faire le point sur ce que nous avions réussi ou non. C’était très important de pouvoir en parler avec notre groupe et moniteur afin de mettre des mots sur nos difficultés et se lancer différemment au cours suivant. Il y a deux bateaux de sécurité sur l’eau et c’est rassurant également.

    mono dreamkite

    J’ai aussi eu l’opportunité de rider sur le dos de mon moniteur et c’était trop chouette !

    Après notre dernier cours, nous sommes allés courir sur la plage avec mon chéri, histoire de défier le vent autrement et c’était top aussi !

    CONCLUSION

    J’ai aimé cette déconnexion le temps de ce séjour extraordinaire. L’apprentissage d’un sport en amoureux, me faire de nouvelles amies, le dépaysement et la découverte d’une nouvelle culture ont fait de cette semaine: 6 jours parfaits. Cerise sur la gateau 🍒: notre moniteur nous a emmené découvrir quelques endroits de la ville qu’il aimait et c’était vraiment super de sa part de prendre ce temps là avec nous !

    kitesurf

    J’ai eu un vrai coup de coeur pour Morgane, la directrice du centre, elle est tellement bienveillante ! Un vrai rayon de soleil 🌞. Elle vous rassurera sur n’importe laquelle de vos interrogations. En plus, c’est une amoureuse des animaux.

    Le kitesurf m’a fait sortir de ma zone de confort, m’a appris que j’étais encore capable de repousser mes limites, m’a fait découvrir une ville que je n’aurais surement jamais visitée autrement. Je vous encourage à vous lancer, vous aussi, dans cette aventure !

    dreamkite dakhla

    Et puis vivre une colo pour adulte m’a rappelé mes années d’animatrice et ça n’a pas de prix !

    Merci encore Morgane, Dreamkite pour ces vacances inoubliables ! Je reviendrais.

    bonheur dakhla

    J’espère que cet article vous a plu ! Je vous laisse avec une petite vidéo souvenir,

    A très vite.

    Sportivement,

    runamande
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