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    SPORTS

    VLOG: HALF IRONMAN de Aix-en-Provence

    Dimanche 18 mai 2019, j’ai participé à mon deuxième Half Ironman en préparation pour le full Ironman de Nice. Je vous embarque avec moi !

    half ironman

    BON VISIONNAGE ♥
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    Pour le compte rendu de ce Half Ironman, je te laisse lire (ou relire) celui que j’ai fais sur instagram ! ( Compte: @margot_dvg )

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    FINISHER de l’Half IRONMAN de Aix-en-Provence 🎉😊. En 6H42 ⏱. Les consignes du coach étaient « 100% en mode entraînement ». Alors, je savais que je devais mettre mon ego de côté et ne pas essayé de prouver quoique ce soit à qui que ce soit aujourd’hui 😁. Pour les détails de temps/ allures etc vous avez tout sur Strava (pseudo: Margot Dvg), je vous fais le CR de mes sensations ! -NATATION 🏊🏻‍♀️: Le parcours était un A/R. La première partie s’est bien passée je me sentais bien ! Par contre le retour.. le vent avait formé de gros courants dans le lac, j’ai commencé à voir des personnes appeler à l’aide, les gens paniquaient autour de moi, on nageait tous de manière très espacée car on était déporté. Le bateau de secours est venu plusieurs fois chercher des personnes. J’ai bu la tasse une 10aine de fois, je ne savais plus comment respirer . Finalement j’arrive à finir et à courir pour rejoindre ma T1. -VÉLO 🚴🏻‍♀️: J’ai adoré le parcours ! Vraiment magnifique et ludique 😊. Pas le temps de s’ennuyer entre les bosses et le col de Cengle 🔥. J’ai écouté le coach et je n’ai pas trop forcé comme il le souhaitait. Mais ça reste une belle sortie longue avec 1300 D+ donc ça fatigue forcément musculairement ! J’étais assez crispée sur mon guidon car les rafales de vents m’impressionnait et me sentir partir sur le côté me plaisait pas trop 😂. Mais tout le monde avait les mêmes conditions comme on dit 🤓. -COURSE À PIED 🏃🏻‍♀️: C’est là où je me suis le plus écoutée pour la suite de la prépa ! Le coach m’avait dit de courir les premiers kilomètres en 6min/km. Bon comme d’habitude j’ai l’impression de me freiner en sortant de la T2 et en faite la montre me donne « 5min10/KM » 😂. OUPS il va râler derrière son téléphone 🙈. J’ai réussi à mieux me ralentir. Je ne m’attendais pas à ce que le parcours ait autant de bosses. Je les franchis une par une et m’arrête pour manger et boire à chaque ravitaillement. À la fin du deuxième tour je décide de marcher dans les bosses et de ne pas trop forcer en course à pied aujourd’hui. J’ai couru un marathon il y a un mois et je pense que j’ai déjà pas mal donné ce jour là en course à pied 😊. 👇🏻 (suite et fin en commentaire) ~

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    J’espère que cette vidéo vous plaira,

    Sportivement,

    A très vite !

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    PRÉPA IRONMAN #2

    Je vous retrouve avec un deuxième article sur ma Prépa Ironman de Nice 2019 !

    Cette fois ci, je vais répondre aux questions que vous m’avez posées, je vais faire le point sur mon alimentation et mon ressenti sur cette deuxième période.

    crédit photo: @mans_dvg

    L’ENTRAINEMENT:

    « Comment as tu trouvé ton coach ? »

    J’ai rencontré David grâce au bouche à oreille. Il préparait une amie à moi ( @melanie_creaplume ) pour un raid et un triathlon M. Elle m’a parlé de lui et j’ai eu envie de le rencontrer car j’appréciais ce qu’elle me disait de sa manière de fonctionner, son caractère et puis surtout elle en était très satisfaite.

    Il prépare lui même un ironman cette année (il en a déjà fait d’autres avant), il coach des gymnastes (c’est un ancien gymnaste de haut niveau), il entraine dans un club d’athlétisme, organise des stages outdoor et fait des coaching individuels. Il a fait le choix de limiter le nombre de ses coachés pour être le plus efficace et compétent possible dans notre préparation.

    « Est ce qu’il est spécialisé dans la compétition ? »

    Son but c’est de nous aider à atteindre notre objectif personnel qu’il soit dans la réalisation d’une performance ou d’une distance 🙂.

    « Quel est ton volume horaire d’entrainement dans chaque discipline ? »

    Alors je ne peux pas répondre à cette question de manière précise car mes volumes horaires dépendent de où on en est dans la préparation.

    Le sport que je pratique le moins dans cette préparation c’est la natation. Nous avons fait ce choix avec mon coach. Il faut énormément de travail et d’heures dans l’eau pour progresser en natation. Ayant déménagée cette année David ne peut plus s’entrainer avec moi. Je n’ai pas les moyens financier de me rajouter une licence de natation ou me payer un entraineur pour ce sport là. Et toute seule je suis incapable de me corriger. On préfère donc faire le volume nécessaire pour que je sorte de l’eau sans m’être fusillée. Je sais que je ne performerais pas dans ce sport cette année et ce n’est pas grave. On s’est concentré surtout sur le running jusqu’au marathon , j’ai aussi fais beaucoup de vélo en février pour compenser ma blessure qui m’a empêchée de courir pendant quelques semaines. Ensuite on a repris de manière plus intensive la course à pied afin que je sois prête pour le marathon de Paris !

    La suite de la prépa va faire augmenter de plus en plus les volumes, ce week end je suis partie deux jours en Ardèche avec mon coach et une autre triathlète qu’il prépare pour que l’on s’entraine ensemble.

    Je fais totalement confiance à David donc je réalise ce qu’il me dit de faire sans remettre en question cette prépa (à part si vraiment quelque chose venait à me choquer !).

    reco du parcours du Half de Vichy en 2018

    « Comment gères tu la fatigue ? »

    J’essaye de changer mes habitudes en dormant avant minuit. Je fais une sieste si nécessaire, je bois beaucoup pour bien récupérer, j’écoute les besoins de mon corps et je ne prévois pas trop de choses à côté. Pendant les mois de cette préparation, l’entraînement est une de mes priorités, mes proches le comprennent et savent à quel point ce défi est important pour moi.

    J’ai choisi aussi de démissionner de mon dernier travail (les valeurs de la clinique où je travaillais ne me correspondait pas, j’ai préféré partir avant de faire une bêtise, d’avoir un accident ou un burn out), actuellement je suis dans les papiers pour m’installer en remplacante libérale donc le temps que l’administratif avance, j’ai la chance d’avoir plus de temps pour m’entrainer.

    « Comment garder la discipline sur si longtemps (plusieurs mois) en entrainement ? »

    L’objectif c’est ce qui me fait tenir. Je vibre pour cette préparation, il n’y a pas un jour où je n’y pense pas. Je sais pourquoi je m’entraine, je sais que je regretterai si je procastine, si je n’y vais pas où si je me laisse aller. Je sais aussi que c’est l’entrainement qui déterminera comment je vivrais cette course alors je ne me pose pas trop de questions et j’y vais. Je sais aussi que je suis toujours satisfaite à la fin d’un entrainement alors que je peux etre déçue de moi, je culpabiliserai si je n’y vais pas. Quel sentiment je préfère avoir ? La réponse me fait généralement chausser mes baskets 😄 !

    L’ALIMENTATION:

    Je suis suivie par une diététicienne pour la préparation de mon Ironman. J’ai senti la différence lors de mon marathon à Paris car je suis souvent sujette à des troubles digestifs à la fin de mes courses et parfois pendant l’épreuve. J’ai suivi ses consignes pour ce 14 avril 2019 et je n’ai eu AUCUN problème. De bonnes augures pour fin juin !

    Je me suis dis que cela pourrait être très interessant pour vous d’avoir deux témoignages de professionnelles sur l’importance de l’alimentation dans le sport. Le premier c’est celui de Julie (ma diététicienne qui est devenue une super copine en avançant dans le suivi !), le deuxième c’est celui de mon amie Eva qui est aussi diététicienne (c’est une amie proche avec qui je m’entrainais à l’athlétisme et avec qui j’ai habité quelques semaines cet été, je ne lui ai jamais demandé de m’accompagner dans un suivi car je fais partie des personnes qui ne veulent pas tout mélanger. Par exemple je refuserai de faire une prise de sang à Eva 😝 . Cela n’empêche que c’est une personne très compétente alors j’ai eu très envie d’avoir son avis sur la question !).  

    la barre de ravitaillement sur laquelle travail Julie et Sport N’Bio !

    JULIE:

    « C’est avec beaucoup de plaisir que j’écris ces lignes et que je vous partage une expérience professionnelle riche en motivation, échanges, bienveillance et collaboration. Un tel objectif n’est pas anodin et demande des impératifs spécifiques. Ces exigences sont régies par la difficulté et les sollicitations que subissent l’organisme lors de cette épreuve, mais aussi au cours de sa préparation. Tout comme l’entraînement, la préparation nutritionnelle ne s’improvise pas. Celle-ci entre dans le cadre d’une réponse aux entraînements, dans le soutien aux efforts fournis et pour la récupération. La préparation nutritionnelle doit, ne l’oublions pas, entretenir le plaisir et l’équilibre qu’a le sportif envers sa pratique.

    Ayant certaines fragilités digestives dues à des événements passés, il était important que Margot et moi-même travaillions sur le renfort de sa barrière intestinale dans le but de maximiser son confort à l’effort. Ce travail était également important pour que l’ensemble des applications nutritionnelles, mises en place par la suite, soient efficientes.

    Chaque prise en charge est individuelle. Celles-ci prennent en compte le sportif dans sa globalité (pratique sportive, niveau de performance, blessures présentes ou passées, habitudes alimentaires, mode de vie…). La prise en charge se veut constructive et ne doit pas s’inscrire dans un schéma de conseils rigides.  La flexibilité qui en découle permet, aujourd’hui à Margot, de concilier l’ensemble de ses entraînements à sa vie professionnelle et personnelle. Et ceci en ayant des points d’appuis nutritionnels réguliers lui permettant de progresser et de s’épanouir dans son projet.

    Merci à ceux qui liront ces mots et merci à toi Margot, pour la richesse de nos échanges. »

    Julie HUART ( @julie.huart ) , BTS DIETETIQUE / BACHELOR EN DIETETIQUE ET NUTRITION DU SPORTIF / Diplome Universitaire NUTRITION, MICRONUTRITION, EXERCICE ET SANTÉ. Blog: micronutriforme.com

    EVA

    Eva et moi avant notre Marathon de Paris !

    « L’importance de l’alimentation dans ce type d’effort :

    L’alimentation chez le sportif est bien souvent négligée alors qu’elle fait partie des facteurs de performance ! En effet, lors d’un effort il y a une consommation accrue de dioxygène et de nutriments car les muscles sont davantage sollicités et cela demande alors un apport énergétique élevé. Qui dit apport énergétique augmenté, dit prises alimentaires conséquentes et adaptées !

    Et cela en particulier sur les épreuves longues de type ultra ou Ironman où le corps est mis à rude épreuve et les apports alimentaires sont indispensables pour pouvoir tenir sur la durée. La nutrition avant, pendant et après un effort répond à des besoins précis quantitativement mais également qualitativement ! Et j’insiste bien aussi sur le côté « adapté » de la nutrition car elle va dépendre de la charge d’entrainement, le moment des entraînements, la vie professionnelle, personnelle du sportif mais aussi de sa tolérance digestive.

    La stratégie nutritionnelle doit alors convenir à l’athlète et surtout doit être testée avant le jour J de la course ! C’est peut-être une évidence pour certains mais croyez-moi beaucoup improvise le jour même en testant par exemple des aliments ou produits de l’effort sur les ravitaillements sans savoir comment leur organisme va réagir… Même constatation pour les repas avant l’épreuve, souvent pensés au dernier moment alors qu’ils sont vraiment importants car ils peuvent impacter le déroulement de la course prévue.

    Je terminerai tout simplement en disant que l’alimentation seule ne vous fera pas gagner une course, on est bien d’accord, mais par contre elle peut vous la faire perdre… ! Rappelons également que la déshydratation et une mauvaise gestion de la prise alimentaire est la cause numéro 1 d’abandon ! »

    Eva HUDAK ( @evaah.diet.and.run ) , Diététicienne-Nutritionniste spécialisée en sport d’endurance / Blog: evah-dieteticienne.com .

     
     
    Voilà,  je tiens à donner mon avis certes mais aussi donner la parole à des personnes compétentes et diplômées ! Merci les filles !
     
     
    Pour finir ce deuxième article sur ma prépa, je voulais souligner que j’étais super contente d’avoir couru le marathon de Paris car cela m’a fait vraiment du bien mentalement et en prise de confiance. La gestion de ma blessure en février n’était pas simple et j’avais peur de ne pas réussir à être prête pour l’ironman. J’ai douté de moi et je suis contente d’avoir pu me prouver le contraire.
     
    Ce week end je serais sur l’ Half Ironman D’Aix en Provence et j’ai hâte ! J’espère juste que cette année la météo sera plus clémente que ce qu’ils ont eu en 2018 !
     
    A très vite,
    Sportivement,
    runamande
     

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    Marathon de Paris 2019

    Le 14 avril 2019, j’ai participé à mon premier marathon à Paris dans le cadre de ma prépa Ironman de Nice. J’ai eu l’opportunité de ce dossard grâce à ASO Challenge que je remercie !

    marathon margot dvg
    Crédit photo: Yoann Rochette

    Cette course m’a permis de prendre confiance en moi, de découvrir cette distance avant mon triathlon XXL, de faire du volume, de voir les copains, de faire un des marathons que ma maman a déjà couru, de tester mes nouvelles baskets Asics Metaride sur cette distance (et savoir si je les porterai le 30 juin: c’est le cas ! Elles ont été parfaites. Je les testais depuis un mois avant la course 🙂 ).

    Cette course c’était aussi le moyen de savoir si ma blessure de février était de l’histoire ancienne. C’est validé ! Mon corps a bien géré la course et je n’ai pas eu de douleurs physiques suite à ces 42KM.

    marathon paris

    J’ai aussi pu tester mon allure ironman sur le premier semi. C’était pas simple de courir en « sous régime » mais c’était important de le faire: mon coach m’avait donné des consignes que j’ai respecté. Pas question de me flinguer pour la suite de la saison !

    J’ai eu les jambes de bois après le 36 ème kilomètres mais heureusement GO SPORT m’avait envoyé une messagère de bonnes ondes et un soutien psychologique pour la fin: merci encore @ouestcharly tu as été grandiose ! Et merci le #GOSPORTCREW !

    eleanor margot marathon
    Avec ma belle Eleanor à l’arrivéee ! Crédit photo: Yoann Rochette
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    MARATHON DE PARIS ❤️ – Étape que je voulais franchir lors de ma préparation pour l’ironman de Nice 2019 🙏🏻. Pourquoi ? Pour du volume et pour me rendre compte de la distance et je remercie profondément @asochallenges pour le dossard ❤️. Nous avions convenu avec mon coach que je devais courir le 1er semi allure ironman (entre 5’40-5’50/km ⏱). J’ai eu du mal à me mettre dans cette allure avec l’adrénaline du départ ! Mais j’ai diminué ma vitesse pour tenter de respecter ce qu’on avait prévu. Le but: ne pas me flinguer pour la suite de la préparation ! Ensuite, @david_x3s m’avait dit de faire au feeling. Je me sentais super bien, j’ai eu un regain d’énergie 🔋 et je me suis fais plaisir jusqu’au 36eme kilomètre ! J’ai adoré l’ambiance, les encouragements de mes parents, mon chéri, voir les copains de la #famillehrc ( @happyrunningcrew ❤️) sur le bord de la route (vous vous reconnaîtrez !), @camilleraaberg , @manongest_ , @tralulu.fit @totorophelie , @shapeheart_ , @asicsfrance et tous les autres ! J’avais le cœur remplit de reconnaissance 🥰. Aux alentours du 30eme kilomètre une fille me rejoint en m’expliquant que @gosportfrance l’avait prévenu que je courrais et qu’elle m’accompagnait pour les kilomètres restant. Merci @ouestcharly ✨ car sans toi les 6 derniers auraient été bien plus difficile ! La montée du 35eme puis les pavées auront eu raison de mes cuisses ! Je me suis accrochée le plus possible 🔥. Le sourire jusqu’aux oreilles quand mon meilleur ami du lycée @cacass71 me rattrape en me tapant sur la casquette et me disant de tenir le coup. Je repense à ce mois de février compliqué avec ma blessure, les bonnes sensations que j’avais avant ça, les messages de mes proches en tête, @ouestcharly me motive, @titaclem et @mgayot m’encourage ➡️ je tente un sprint sur la dernière ligne droite 😁 et @yoannrochette est là pour immortaliser la fin de mon premier marathon (merci !). Je suis hyper contente en arrivant 🙏🏻. Je tombe dans les bras de @athletic.intuition qui est là pour m’accueillir 🥰. Merci @asicsfrance de m’avoir équipée avec les #asicsmetaride : elles ont été parfaites ! Merci @gosportfrance et merci @compexfrance pour mes recups ! ~ 📸: @yoannrochette

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    Bref, je vous laisse avec ce CR instagram et un vlog souvenir (merci maman, papa et mon chéri pour les rushs vidéos !)

    A très vite, n’hésitez pas à me suivre sur instagram ( @margot_dvg ) ou à vous abonner à ma chaine Youtube ( Margot Dvg ).

    Sportivement,

    runamande

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    MON AVIS, CELUI D’UN KINÉ ET D’UN MÉDECIN SUR COMPEX


    La marque m’a proposé de tester (sans être sponsorisée) un de leur produit. J’ai accepté car je les voyais beaucoup sur les réseaux et j’étais très curieuse.

    L’utilisation lors de ma préparation pour l’Ironman de Nice pouvait être un très bon test sur du long terme. J’ai la chance d’être entourée de professionnels de santé compétents pour m’aider à vous faire un retour interessant de ce produit. C’est parti !

    J’ai choisi de tester l’appareil COMPEX SP 6.0.

    « Faut il les mettre à chaque entrainement ? »

    Personnellement, je ne les mettais pas après chaque entrainement mais plutôt après de grosses séances. Les footings de récupération, je ne sentais pas le besoin de rajouter du compex ensuite.

    « Que penses tu de l’utilisation de Compex pour développer la masse musculaire ? »

    Je te laisse lire les avis des professionnels de santé juste en dessous, je n’ai pas utilisé COMPEX dans ce but là 🙂.

    « Est ce que c’est révolutionnaire/indispensable Compex pour toi ? »

    J’ai ressenti un effet positif pour ma récupération. Par contre je ne pense pas que ce soit indispensable, c’est un plus !

    « Tu utilises Compex au feeling ou tu suis un programme spécifique ? »

    J’utilise COMPEX au feeling mais pour bien le placer j’utilisais le livret fourni avec l’appareil et demandait des conseils à mon kiné.

    L’AVIS D’UN KINÉSITHÉRAPEUTHE

    « De mon point de vue, il n’y a pas de bons ou mauvais outils, surtout une bonne et mauvaise manière de les utiliser. 

    Mais déjà cest quoi « l’électrotherapie ? » 

    Pour faire « simple » – et que vous puissez un peu étaler vos connaissances au prochain apéro – c’est un courant excito-moteur alternatif qui stimule la contraction des muscles. Grâce à un petit appareil, des points spécifiques du corps sont stimulés, et pour 2 champs d’applications. 

    D’une part; sur un versant que l’on appellera de stimulation, à visée de renforcement musculaire. L’autre, à visée de récupération ou purement antalgique afin de diminuer la douleur d’une zone donnée. 

    Concernant Margot et sa prépa, l’utilisation de ce boîtier était majoritairement à visée de récupération, notemment sur les grosses séances ; et lors de pépins techniques, plutôt à visée thérapeutique (j’entend par la dans un but de faciliter-favoriser la « guérison » du muscle lésé et de diminuer la douleur induite par la blessure). 

    D’un point de vue scientifique, la stimulation induite favorise d’une part le retour veineux par alternance de contraction et de relâchement du muscles, donnant un effet de « pompe musculaire », permettant alors une meilleure élimination des métabolites. Le second effet recherché est le phénomène de capillarisation (les capillaires sont les petits vaisseaux qui traversent tous les muscles, de la superficie a la profondeur), leur activation permet une amélioration la micro circulation au sein du muscle, et donc une meilleure récupération de celui-ci. Un des derniers effets consiste à un relâchement des muscles ciblés par décrochage des ponts d’actines myosine qui les composent. 

    Enfin, un des effets majeurs de l’électrotherapie, en mon sens, et au delà de tout ce qui se passe à l’intérieur de votre muscle durant la stimulation, reste l’action analgesique ; à savoir la diminution de la sensation de douleur que vous pouvez avoir. Là encore, différents principes d’actions existent, et même si vous voulez vraiment épater vos potes a l’apéro, ça va devenir vraiment trop technique. Disons seulement que sur le versant anti-douleur de ces boîtiers, on ne va plus agir sur le muscle lui même mais plutôt sur la conduction des informations douloureuses VS la sensation de contraction-fourmillement induite par les électrodes. L’une (les fourmis) remplaçant l’autre (la douleur) dans la réception des informations au niveau du cerveau, en gardant en tête que l’information tactile ira plus rapidement que le message douloureux. Le message douloureux sera donc bloqué par le message tactile, qui sera prioritaire au péage du cerveau dans l’assimilation des informations. 

    En tant que thérapeute, et plus spécifiquement en tant que kiné, nous sommes souvent décriés au sein de la profession lorsqu’on utilise le combo electro-chaud. Sans juger, ni prôner une quelquonque manière d’exercer, j’avance timidement mon avis sur la manière, qui n’impliquera que moi, je vous invite à garder votre ouverture d’esprit.

    Si vous avez bien suivi mes explications, traiter seulement l’aspect antalgique de la douleur = mettre seulement des électrodes la ou ça fait mal – sans rien faire de plus ni consulter un professionnel compétent, vous allez certes calmer la douleur, mais sans rien réparer en dessous. Des lors, courir sur un muscle « lesé », pas en grande forme mais camouflé par du tens en continu (ou des anti-inflammatoires, mais là je m’égare et Margot va me disputer), vous risquez grandement de vous blesser puisque vous n’avez rien fait pour « réparer » la structure du muscle. 

    Dès lors, c’est bien tout ça, mais du coup on fait quoi ? En tant que thérapeute, je considère que c’est un superbe outil, un complément que j’ajoute volontier en fin de séance, en guise de « cerise sur le gâteau », en échauffement, à visée antalgique lorsque la douleur est trop forte et que je ne peux pas toucher la personne. Quand on ne peut rien faire, que c’est trop tôt, trop douloureux, c’est un outil formidable. En tant que thérapeute, j’aurais tord de m’en priver alors que ça me permet de travailler sur des patients moins douloureux, plus à même d’assimiler les soins ensuites, que ça ne coûte rien, et que ca peut rapporter gros. Ma phrase fétiche ? Au pire ça fait rien, au mieux, ça soulage vraiment. Ça m’a permis de débloquer des situations compliquées, de parfois faire diminuer la consommation médicamenteuse et rompre un cercle vicieux dans lequel les patients peuvent parfois se trouver.

    Concernant mes sportifs, pour la recup, c’est un réel bonus. Encore faut-il savoir l’utiliser, quand, et quel programme ? C’est là toute la subtilité de cet outil. Lisez bien la notice, apportez-le a votre thérapeute, définissez avec lui ce qui marche pour votre recup, au cas par cas, zone par zone. Sans connaissances médicales adaptées, on peut rapidement se perdre dans le champ des possibilités donnés par ces boîtiers.  » 

    Manon Dauvergne ( @mans_dvg sur instagram) – Masseur kinésithérapeute diplôme d’Etat / Kinésithérapie du sport expert / Clinique du coureur 1.0 / Sport femme et perinée – IPPP.

    L’AVIS D’UN MÉDECIN:

    « Tout d’abord, il faut préciser que les thérapies électriques, réalisées par des appareils aux normes CE comme les appareils COMPEX ou les appareils TENS utilisés en médecine ; ont été validées par l’ANAES (ancienne Haute Autorité de Santé) en 1999/2000. Les caractéristiques techniques de ces machines rendent impossibles la survenue d’effets secondaires gravissimes (brûlures, électrocution) dans les conditions normales d’utilisation.

    Pour mon point de vue médical sur ces appareils :

    D’un point de vue technique, les appareils TENS fonctionnent selon deux grands modes d’action (soit une douzaine de programmes) pour des intensités assez variables et des fréquences comprises entre 1 et 100Hz. Les appareils COMPEX, travaillent avec les mêmes gammes d’intensité, selon une trentaine de programmes (mais cela comprend les programmes de stimulation/renforcement) pour des fréquences comprises entre 1 et 150Hz.

    Il est donc licite d’extrapoler les données de la science sur les appareils TENS aux appareils COMPEX, surtout pour ce qui est du traitement de la douleur et de la récupération.

    Pour le mode antalgie, c’est une thérapeutique qui est étudiée depuis presque 20 ans et qui bien que validée par la HAS n’a jamais prouvée son efficacité. En effet, les protocoles d’études nécessitent un test contre placebo pour juger de la réelle efficacité des nouvelles thérapeutiques et cela n’est pas possible pour l’ensemble des thérapies « physiques ». C’est le même problème pour la kinésithérapie ou l’ostéopathie.

    L’expérience nous montre que cela fonctionne et qu’il y a une vraie efficacité mais on ne peut pas le démontrer scientifiquement. Ce genre de dilemme ouvre malheureusement une fenêtre au charlatanisme et aux dérives d’utilisation (mais je m’égare).

    L’utilisation et le travail de recherche autour de l’utilisation de la technologie TENS en « antalgie » se concentre autour de la douleur chronique (> 6mois). Cette fonctionnalité, bien qu’appréciable, ne constitue pas le véritable argument de vente de COMPEX et n’est en général pas envisagé pour ça par la population sportive à laquelle elle s’adresse.

    Pour le mode récupération, une série d’article issue d’une thèse de science de l’Inserm et du Centre d’expertise de la performance réalisée en 2011 montre que la récupération, tout comme la fatigue, est plutôt dépendante du type de tache (musculaire et/ou nerveuse).

    De façon assez contre intuitive, ces articles démontrent l’inutilité de la récupération active (dont l’objectif est l’élimination des métabolites) si la fatigue n’est pas liée à des facteurs métaboliques. Dans le cadre précis d’exercice de renforcement musculaire intense, le temps de repos entre les séries apparaît comme le facteur déterminant de la récupération.

    Cometti C, Deley G, Babault N. Effects of between-set interventions on neuromuscular function during isokinetic maximal concentric contractions of the knee extensors. Journal of Sports Science and Medicine (2011) 10, 624-629.

    Cometti C, Babault N, Martin A, Deley G. Is active recovery distally applied more efficient? (soumis dans l’ European Journal of Applied Physiology).

    Cometti C, Babault N, Martin A, Deley G. Is the efficiency of EMS dependent o the amount of fatigue? (soumis dans le Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports).

    D’autres articles (Da salles et coll 2009 ; Folland et coll. 2002) s’intéressent à la relation positive ou négative entre l’apparition de la fatigue au cours d’une séance et le gain de force musculaire (mais je n’ai pas réussi à trouver les articles en intégralité). De plus, ces articles ne prenaient pas en compte le principe de la récupération active. Le seul composant certains de ces études et l’efficacité de l’électrothérapie sur la baisse tissulaire de lactates, sans comparaison avec ce que pourrait faire la récupération active.

    Il existe de nombreux autres articles mais beaucoup présentent de nombreux biais d’études ou des conflits d’intérêts qui rendent leurs interprétations plus hasardeuses.

    Enfin, pour l’évaluation de l’intérêt d’une électrostimulation pour la prise de masse/renforcement ou amélioration des capacités musculaires ; je n’ai pas trouvé d’articles scientifiques de bonnes qualités donc je vais baser ma critique sur le lien « études scientifiques » proposées en libre accès sur le site de COMPEX.

    Pour toutes ces études, les populations étudiées sont assez faibles, 20-30 personnes. Ce qui n’est pas suffisant pour effectivement démontrer un vrai effet positif ou négatif, on dit qu’elles manquent de puissance. De plus, comme pour toutes les recherches sur l’électrothérapie, les protocoles d’études sont forcément incomplets puisqu’il est impossible d’utiliser un placebo.

    L’intérêt des entraînements mixtes électrothérapie/classique a été testé pour des gymnastes, des footballeurs, des baseballeurs et des nageurs. Outres les biais déjà exposés, les résultats ne sont pris en compte qu’au niveau des performances musculaires isolées mesurées et pas sur la performance globale de la chaine musculaire, et donc sur la performance globale.

    En conclusion, de façon très personnelle : le COMPEX est un appareil digne des appareils professionnels et doivent donc être envisagés en tant que tels.

    Je ne pense pas qu’une utilisation prolongée de cet appareil sans avis médical soit une bonne idée. Entre l’inefficacité possible, le risque de mauvais choix de programme et le retard diagnostic ; c’est un véritable risque à prendre en compte surtout avec des entraînements en temps contraint. En revanche, l’efficacité bien que non prouvée et non prouvable selon la méthode scientifique, est je pense non négligeable pour les grands sportifs, tout du moins pour les programmes de récupération post effort.« 

    Docteur GUICHARD J. Diplôme d’Étude Spécialisée en Médecine Générale.

    Voila, je remercie infiniment Jérémy et Manon pour la qualité et les recherches effectuées pour que mon article soit le plus complet possible. Merci COMPEX pour le SP 6.0 que j’ai pu tester ces derniers mois. En effet, je ressens que ce produit m’aide à mieux récupérer. J’ai cependant demandé de l’aide à mon kiné pour une bonne utilisation et j’ai arrêté de l’utiliser lors de ma blessure car c’était contre indiqué.

    J’espère que cet article vous a plu !

    Sportivement,

    A très vite,

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