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HUMEURS

    HUMEURS, LIFESTYLE

    GINNY

    6 mois qu’elle est arrivée de La Réunion pour vivre avec nous. En cette semaine du chat, j’ai envie de vous partager son histoire. Et vous sensibiliser à la stérilisation des chats.

    ginny chat roux

    Saviez-vous qu’un couple de chats errants en 4 ans peut donner naissance à 20736 chatons ? Oui, oui, vous avez bien lu !

    Pourquoi je vous parle des chats errants ? Car Ginny vient d’une île où, malheureusement, les chats et les chiens errants se multiplient de manière incontrôlée sur l’île. Les associations de protection animale sont débordées et ne savent plus comment arrêter ce phénomène. Les causes sont des abandons nombreux et l’absence quasi totale de stérilisation. Il y a aussi des préjugés comme quoi les animaux doivent avoir une portée avant d’être stérilisés.

    Il y a carrément eu une grève de la faim par MilitActiv’ 974, en juillet de cette année devant la préfecture, pour lutter contre l’euthanasie massive des animaux errants de l’île. Une action menée en collaboration avec le Collectif Outre-mer de Protection Animale – COPA France, basé en métropole.

    D’où l’importance de contrôler les naissances grâce à la stérilisation.

    ginny royal canin

    D’ailleurs, l’expert en nutrition santé ROYAL CANIN® a porté son engagement, pour cette troisième édition de la semaine du chat, sur la sensibilisation à la stérilisation, un acte crucial entre la puberté et l’âge adulte. 84 % de la population féline domestique est stérilisée en France.

    La stérilisation permet d’augmenter l’espérance de vie des chats en réduisant les risques de maladie, blessures et fugues etc. Mais aussi, comme je vous l’expliquais, elle permet d’éviter la prolifération féline qui peut être TRÈS vite invasive et poser rapidement des problèmes liés à la surpopulation de chats errants. 

    Du 05 au 13 Octobre 2019, partout en France, dans les magasins spécialisés, en cliniques vétérinaires, en refuge et sur le web, tous les amoureux des chats bénéficieront d’informations, de conseils et de solutions dédiées au bien-être et la santé de leur animal. 

    Royal Canin

    La France est devenue le plus grand détenteur de chat en Europe, avec plus de 14,2 Millions de chats.

    Vous pouvez soutenir Royal Canin dans la prise de parole sur cet acte responsable en utilisant les hashtags suivants pour les posts et stories de cette campagne de sensibilisation :  #semaineduchat #royalcaninfrance #viedechaton #viedechiot

     L’HISTOIRE DE GINNY

    Quand elle était chaton, elle a été adoptée sur un gros coup de tête par un jeune homme. Un mois plus tard, il n’en voulait plus. Heureusement, il vivait avec une colocataire bienveillante qui s’est occupée d’elle. Il était prêt à laisser cette adorable boule de poils dans la rue et elle s’est battue bec et ongle pour l’en empêcher. Malheureusement, Claire (la colocataire) était sur l’île seulement pour quelques mois. Elle allait devoir repartir et elle ne pouvait pas adopter Gin, car elle repartirait en stage en Nouvelle Calédonie pour encore quelques mois.

    Claire avait fait connaissance de ma sœur Manon (qui vit sur l’île de la Réunion depuis bientôt deux ans). Elle raconte l’histoire de Ginny (qui répondait au nom de Croquetta à l’époque) à ma sœur. Elle lui explique qu’elle est très inquiète pour elle, que son « propriétaire » risque de l’abandonner quand elle sera partie. Ma soeur décide de récupérer Ginny de manière temporaire et d’essayer de lui trouver une famille.

    chat roux

    Manon ne pouvait pas adopter notre jolie rousse car elle était en train de s’installer en colocation avec une amie à elle. Celle-ci allait arriver dans quelques semaines et elle est TRÈS TRÈS allergique au chat. Elle ne peut vraiment pas être dans la même pièce qu’eux. Alors vivre avec un chat ce n’était pas envisageable.

    Manon nous raconte cette histoire et avec Jérémy nous prenons la décision de récupérer Ginny. Ma sœur ne trouvait personne pour l’adopter, les refuges sont surpeuplés et débordés. Mon autre sœur, Camille, partait voir Manon à La Réunion alors nous avons fait le nécessaire pour qu’elle rentre avec notre belle demoiselle rousse.

    Et c’est comme ça qu’un chat est arrivé dans notre vie !

    Bien entendu, Ginny est stérilisée. Elle est aussi en bonne santé et devait avoir ses vaccins à jour pour voyager.

    J’ai écris un article pour vous parler de la cohabitation avec Loxen.

    ROYAL CANIN® nous accompagne avec Ginny pour une alimentation adaptée à ses besoins. Elle est arrivée chez nous lors sa première année de vie. Elle a vécu pas mal de changement en très peu de temps. Je les remercie vraiment pour leur précieuse aide !

    Aujourd’hui, elle est encore très peureuse. On a un jardin, mais quand elle sort, elle rentre très vite à nouveau dans la maison. Je suis toujours un peu inquiète car nous avons une grosse route, juste derrière les murs qui délimite notre terrain, où nous voyons toute l’année des chats renversés. Les voitures y roulent souvent trop vite 😠 et les chats ne traversent pas toujours au bon moment.. 😔

    ginny croquette royal canin

    SAUVER UN ANIMAL

    Une dernière chose, si vous partez en voyage sur l’île de La Réunion, lors de votre retour vous pouvez rentrer avec un animal et lui donner une seconde chance. Cela permet de libérer de la place dans les refuges saturés de l’île et ainsi sauver d’autres animaux errants.

    Des associations sont à la recherche de passagers pour ramener les boules de poils recueillies dans la rue, souvent en très mauvais état, afin de leur donner une plus belle vie et plus de chances de trouver une famille en métropole.

    Vous n’avez rien à débourser ou à organiser ce sont les associations qui s’occupent de tout : trouver et réserver une cage, accompagner l’animal jusqu’à vous dans l’aéroport, vous aider pour l’enregistrement, organiser la gestion de l’animal et le RDV avec les personnes en métropole pour le récupérer.  Il y a par exemple l’association Réunion Protection Animale qui propose cela. 

    Voilà, j’espère que cet article vous a plu. Je ne pouvais pas parler de Ginny sans élargir le sujet !

    runamande

    A très vite,

    article écrit en collaboration avec ROYAL CANIN® à l’occasion de « La semaine du chat, un rendez-vous incontournable autour du bien-être et de la santé des félins ».

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    HUMEURS, SPORTS

    « SAL*PES D’INFLUENCEUSES »

    Hier, je suis tombée sur un post Facebook remplit de haine envers les influenceuses invitées au Salon du Running.

    Ce post a été supprimé par l’équipe de modération car les commentaires sont allés trop loin et que le débat était impossible.

    Je vous avoue que j’ai hésité à rédiger cet article,

    Mais, je me dis, que je vais écrire pour les personnes qui se posent des questions sur notre relation avec les marques. Mes mots ont pour but de vous renseigner et ceux qui ne veulent pas comprendre, vous pouvez passer votre chemin.

    Donc, hier soir j’ai pu lire (au milieu des insultes : sal*pes et compagnie) que nous, les  influenceurs sportifs, piquions la place des athlètes de haut niveau (je vous fait la version courte et polie).

    running

    LES ATHLETES DE HAUT NIVEAU ET LES INFLUENCEURS SPORTS.

    Bizarrement, j’ai eu l’occasion, au cours d’un évènement avec une grande marque de sport, de rencontrer une sportive de l’équipe de France de Triathlon et elle ne m’a pas craché au visage en disant que nous n’avions rien à faire ici et que nous rabaissions son sport/son métier.

    Parce qu’elle, elle savait que je ne suis pas une dangereuse irresponsable/criminelle essayant de lui piquer ses sponsors et empêchant ses copines sportives de haut niveau d’en avoir.

    insultes influenceurs

    En fait, de mon point de vue (et je n’ai pas le monopole sur ce sujet vous avez le droit de ne pas être d’accord si on peut débattre poliment) un athlète de haut niveau est le Leader et l’image française de son sport. Il participe a des courses internationales grâce à ses résultats extraordinaires.

    Je les respecte profondément et quand j’ai eu la chance de passer une journée avec cette athlète j’avais des étoiles dans les yeux ; j’étais trop heureuse de pouvoir partager une discussion autour de ma passion du triathlon avec elle.

    Moi, en tant qu’influenceuse, je suis la sportive lambda, qui n’a pas les résultats pour être qualifiée d’athlète de haut niveau, passionnée et infirmière en dehors de mon activité sur les Réseaux Sociaux.

    Un jour, j’ai décidé de partager ma philosophie de vie, ma passion du sport, mes entrainements et mes comptes rendus de courses. J’ai petit à petit eu de plus en plus d’abonnés.

    Les marques aiment travailler avec moi EN PLUS de ces athlètes de haut niveau qu’elles SPONSORISENT souvent à l’année (contrairement à moi qui, DE TEMPS EN TEMPS, suis sponsorisée sur une collaboration) car je touche un autre public. Les gens ne me suivent et ne me lisent pas pour les mêmes raisons que leurs athlètes préféré(e)s.

    Le public que je touche aime suivre les leaders de leurs sports ET nous.

    La marque a besoin des deux pour exister, vendre et faire sa publicité en touchant le maximum de personnes.

    LE SPONSORING ET LES COLLABORATIONS

    Alors c’est quoi ces collaborations, ces évènements, ces dotations et parfois les contenus sponsorisés que l’on fait ?

    (Là je vais vous parler de mon expérience mais cela ne veut pas dire que tous les influenceurs raisonnent comme moi. Libre à vous de suivre ceux qui vous correspondent, qui partagent les mêmes valeurs que vous et en qui vous avez confiance.)

    Quand j’ai commencé à avoir une communauté sur instagram, j’ai été approchée par des marques.

    insultes influence

    Et donc là, ma question est: QUI DIRAIT NON A UNE PROPOSITION DE TESTING DE PRODUIT, UN VOYAGE GRATUIT ou TOUT AUTRE PROPOSITION ALLECHANTE D’UNE MARQUE SOUS PRETEXTE QU’IL N’EST PAS LEADER/TETE DE SERIE DANS SON SPORT/SA PASSION ??

    Bref, ça a commencé, il y a 4 ans, par des propositions de dotation de produit qui n’étaient pas toujours en accord avec mon contenue (des coques de téléphone, des montres de ville, etc). Je regrette d’en avoir accepté certaines car je n’étais vraiment pas à l’aise pour communiquer dessus. Finalement, j’ai décidé de ne plus accepter ce genre de produits puisqu’il ne correspondait pas à ce que je partage : sport et développement personnel.

    Ensuite, j’ai été invitée à des voyages de presses avec des marques que je connaissais super bien, des baskets que je portais avant même d’être sur instagram et franchement j’étais TROP contente de pouvoir partager ça avec vous !

    On m’a aussi invité à courir un semi marathon à LAS VEGAS : je n’avais et je n’ai jamais refait de voyage aux Etats Unis . C’était dingue de vivre ça, qu’on me fasse confiance pour communiquer sur mon sport et promouvoir cette course à travers mes réseaux (je n’en reviens toujours pas d’ailleurs) !

    Bref, tout ceci pour vous dire qu’en 4 ans j’ai fait quelques collaborations rémunérées (vous pouvez les voir en fouillant car je mets un hashtag #sponsorisé sur les posts concernés), j’ai fait des voyages de presses non payés et j’ai eu de belles dotations de produits.

    MAIS, il y a 4 ans je n’aurais jamais pensé vivre tout ça, je ne sais pas jusqu’où cela ira et combien de temps cela durera, je saisis les opportunités.

    Ça me permet de changer du monde médical dans lequel j’évolue depuis de nombreuses années, où je vois des choses bien tristes et ça me fait énormément de bien de déconnecter au travers de ma passion.

    « OUI MAIS VOUS ETES DES PANNEAUX PUBLICITAIRES »

    Maintenant, sachez que je me suis fixée des « valeurs » vis à vis de ce que j’accepte ou pas pour ne pas vous faire croire n’importe quoi ou vous donnez envie d’acheter des trucs que je n’utilise pas au quotidien.

    Cela ME concerne et je ne dénonce pas les influenceurs qui ne pensent pas comme moi.

    • LES BASKETS: je ne suis pas blogueuse mode, donc je pense que je dois réfléchir quand j’accepte des baskets: je n’en accepte pas trop dans l’année car j’estime qu’un sportif de mon niveau d’entraînements ne change pas 15 fois de chaussures de running dans l’année (et puis je risquerais de me blesser à passer d’un produit à l’autre sans réfléchir).
    • LES VETEMENTS: j’accepte souvent si la marque est cool et m’intéresse. Comme tous les sportifs, on a besoin de pouvoir tourner en vêtements si on ne veut pas faire 20 machines par semaine. Donc ça fait toujours plaisir de porter de nouvelles tenues qui nous plaise, de tester des marques et de vous en faire un retour si besoin.
    • LES VOYAGES PRESSES ET LES DOSSARDS: j’accepte ceux qui m’intéressent, les courses qui me donnent envie et pour lesquels je me serais inscrite même si le dossard n’était pas offert. J’accepte quand je suis disponible (par rapport à mon travail) et si ça rentre dans ma préparation. Par exemple cet hiver je n’ai pas accepté des séjours au ski avec des marques car j’ai un mauvais niveau de ski et que j’avais peur de me blesser (surtout si il n’y avait pas d’autres débutants ou de prof de ski pour nous encadrer).

    insultes salon du running

    Enfin, je dirais que nous sommes conscient(e)s d’être des « panneaux publicitaires » et d’être convié(e)s aux évènements afin que nous communiquions autour. Etre un influenceur c’est accepté que l’on nous voit comme cela. Les athlètes de haut niveau ont, eux aussi, leurs pages sur les réseaux sociaux car ça leur est maintenant indispensable. On peut le déplorer, on peut s’en féliciter mais on ne peut pas l’ignorer.

    « MAIS LES SPORTIFS QUASI PRO QUI ONT UN SUPER BON NIVEAU ET QUI N’ARRIVENT PAS A AVOIR DE DOTATIONS OU ETRE SPONSORISÉ ? »

    Oui c’est triste de voir que des personnes au niveau quasi professionnel n’ont pas accès aux mêmes choses que nous ! Malheureusement il faut suivre l’avancée de la communication sur les réseaux sociaux. Ne pas vouloir se créer un profil public, vouloir être accompagné par une marque sans lui proposer de la visibilité ou sans chercher à échanger avec d’autres passionnés moins rapides que vous.., les prendre de hauts et estimer que faire du 6 min/KM ce n’est pas être un coureur… Ne vous étonnez pas si vous ne recevez pas de proposition dans votre boite mail.

    Les marques cherchent de la visibilité et comme je vous l’expliquais plus haut: beaucoup de sportifs de haut niveau ont dû créer un compte instagram ou une page facebook pour pouvoir mettre des photos avec leurs sponsors à l’année.

    CONCLUSION

    Si vous voulez avoir la même chose que nous, rien ne vous empêche de véhiculer vos propres valeurs du sport, vos entrainements, vos compétitions et vos résultats. Si les gens aiment vous suivre et que vous vous créez une communauté il n’y a pas de raisons que les marques ne vous contactent pas !

    réaction commentaire salon du running

    commentaire d’une personne choquée par la centaine de messages insultants les « faux » coureurs

    Il y a de la place pour tout le monde, pour tous les sportifs, toutes les communications et tous les types de coureurs ! J’aime savoir que je motive des personnes à se lancer. Vous verrez qu’au delà d’avoir une paire de basket en cadeau, c’est bien plus gratifiant de recevoir un message de remerciement car une personne s’est dépassée, s’est inscrite sur sa première course officielle, l’a terminé et est super fière d’elle grâce à la motivation et l’envie que vous lui avez donné de faire ce sport.

    cycling girl

    On a tous commencé par là et on cherche tous à dépasser nos propres performances sportives. L’esprit sportif, course à pied ou autres, c’est avant tout le dépassement de SOI et de SES limites, la camaraderie et l’entraide. Certainement pas la jalousie et la mesquinerie qu’on a pu voir se déchainer sur ces quelques posts. C’est grâce à tous les amateurs que les fédérations ont des sous pour faire évoluer les sports qu’on aime. C’est vraiment triste de voir comment on peut se tirer dans les pattes et devenir méchant par incompréhension.

    Sportivement,

    runamande

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    DE 2018 À 2019

    Autant je ne prends pas de résolutions pour la nouvelle année car je pense que l’on peut le faire quand on le souhaite.

    Autant j’aime retracer ces 12 mois, prendre du recul et voir l’évolution qu’il en ressort.

    Pour plusieurs raisons, je savais déjà que 2018 serait remplie de changements, de défis personnels, sportifs et professionnels.

    La première: je savais que mon amoureux, qui partage ma vie depuis bientôt 4 ans, allait devoir partir en OPEX dans l’année. Je savais que cela allait durer au minimum 4 mois et ni lui, ni moi avions déjà vécu ce genre de situation et cela allait être un défi. D’abord pour lui car il allait découvrir, enfin, ce que partir en mission signifiait et mettre à profit tout ce qu’il avait appris pendant ses études. Ensuite, j’allais devoir apprendre à gérer son absence, la vie sans lui et sans nouvelle pendant des semaines et l’inquiétude que cela peut engendrer par rapport à ce qu’il faisait.

    Et puis, tant que l’on a pas vécu une absence aussi longue et aussi particulière, on ne sait pas vraiment comment notre couple va réagir, est ce que l’on s’aime assez pour supporter tout cela, est ce que l’on va réussir à communiquer, à rassurer l’autre ?

    Enfin bref, c’est un côté bien plus personnel de ma vie et de la sienne, mais voilà, je ne peux pas vous parler de 2018 sans vous parler de ces 4 mois et demi.

    Le boulot, la préparation de mon objectif sportif 2018, mes amis, ma famille, Loxen, le partage sur mes réseaux et le planning que je m’étais fixé m’ont permis de rythmer ma vie et de m’aider à traverser ces quelques mois.

    Cette période m’a aussi malheureusement donné l’occasion de faire le tri sur ce qui est important et positif. J’ai appris à m’entourer des personnes bienveillantes et avec qui j’avais un vrai échange pour pouvoir nous entraider. Les autres aussi ont des difficultés mais c’est important de montrer que nous sommes là pour eux, mais quand c’est à notre tour d’aller moins bien, il faut que l’on nous donne en retour. Mettre un peu son confort de côté et sa flemme afin d’être présent pour de vrai.

    runamande saint express

    Pour pouvoir supporter l’absence de mon chéri et être heureuse, même loin de lui, il fallait que je continue de travailler mon développement personnel.

    Il y a quelques années, je n’aurais absolument pas bien vécu cette séparation, j’aurais été très malheureuse, à ruminer dans mon coin, à penser que je ne pouvais pas vivre au côté d’une personne qui part aussi souvent en mission. J’aurais pensé que sa présence physique au quotidien était nécessaire pour être heureuse. J’aurais peut être même extrapolé des films de jalousie, j’aurais été paranoïaque : si jamais il y a une jolie femme là bas qui le drague ? Et si jamais elle est plus belle et interessante que moi ? Peut être qu’elle, elle connait aussi toutes les références de Kaamelott, peut être qu’elle est passionnée de rugby et qu’il va vouloir me quitter pour elle ?

    Sauf que, toutes ces questions ne me sont même pas venues à l’esprit car j’ai appris à prendre confiance en moi, à me trouver des qualités, à m’aimer malgré mes défauts et surtout à accepter que mon homme m’aime aussi malgré mes défauts (qu’il connait très bien depuis plus de trois ans). Et que, s’il avait voulu me tromper ou me quitter, il n’aurait pas eu besoin d’une mission pour cela.

    Et je peux vous dire que je suis très fière d’avoir avancée sur ce sujet car je pense sincèrement qu’avec la Margot hyper mal dans sa peau, ça ne se serait surement pas aussi bien passé.

    runamande half ironman

    Mon Half Ironman à Vichy m’a permis de constater tout le progrès sportif que j’ai réalisé et la nouveauté de 2018, qui était de travailler avec un coach, est la meilleure décision que j’ai prise sportivement ! Il a été d’un soutien et d’une écoute parfaite, j’était prête pour l’épreuve qui m’attendait ce 25 aout et je me suis dépassée comme je l’espérais.

    Le point noir sportif de 2018 c’est mon mental encore trop faible dans l’effort. J’ai envie de moins écouter cette petite voix qui me demande de prendre une pause, de marcher quelques mètres alors que je SAIS au fond que c’est normal d’avoir ce sentiment de fatigue musculaire et que je n’ai pas besoin de m’arrêter c’est juste un signal du cerveau et je peux aller au delà ! Bref, je dois continuer à travailler là dessus et un très bon test sera le Marathon de Paris 2019, puis le Half Ironman de Aix en Provence et enfin mon défi sportif le plus incroyable (et j’ai du mal encore à réaliser que cette année je serais sur la ligne de départ et non dans les spectateurs): l’Ironman de Nice 2019.

    runamande beagle

    Le troisième challenge de 2018 a été un changement radical d’environnement.

    Je n’ai pas renouvelé mon contrat militaire pour suivre mon chéri dans sa mutation. Je savais que c’était la meilleure décision pour moi. L’armée va me manquer car c’est un environnement de travail et des valeurs qui me correspondent depuis toujours mais c’est un chapitre que je clôture.

    J’ai déjà retrouvé un CDD en tant qu’infirmière dans le civil et j’ai hâte de commencer. J’ai trouvé une solution qui me permettra de m’entrainer sereinement pour mon Ironman tout en continuant le métier que j’aime.

    Il y a plein de possibilités, grâce à ce boulot, on peut exercer dans des milieux très différents les uns des autres et chaque environnement, service, structure nous apporte quelque chose pour évoluer professionnellement.

    Enfin, le déménagement n’a pas été simple. Comme je vous l’ai déjà expliqué Lyon m’a énormément apporté d’un point de vue personnel. J’étais entourée de personnes formidables et j’avais construit un cocon dans lequel j’évoluais positivement depuis des années.

    runamande Lyon

    Mais, les vrais amis, les vrais relations survivent aux changements et à la distance. Je me sens prête à construire un nouveau cocon dans ma nouvelle ville. Les alentours sont parfaits pour m’entrainer, pour Loxen il y a plein de nouveaux endroits à découvrir et mon chéri est dans un nouveau lieu d’exercice qui lui plait énormément.

    Je suis très chanceuse d’être bien entourée et je suis reconnaissante envers mes proches qui ont été d’un soutien essentiel dans les difficultés que j’ai pu rencontrer cette année. Je vous aimes tellement ! Que ce soit en famille ou entre amis, j’ai de nombreux souvenirs de moments partagés très heureux que je garde bien en tête en cas de coups durs.

    J’ai aussi eu des opportunités extras qui se sont présentées à moi via les réseaux sociaux et j’ai pu vivre de super bons et beaux moments grâce à vous qui me suivez.

    runamande blog sport

    Au niveau sportif, l’année s’est terminée après la Saintexpress (un trail de 44KM). Le coach m’a demandé de faire une coupure annuelle qui tombait à pic car j’avais une petite tendinite qui apparaissait et qui nécessitait du repos pour qu’elle ne décide pas de s’installer !

    2019 a débuté depuis quelques semaines et la prépa de l’Ironman depuis le 7 janvier. Je me sens reposée, pas de douleurs à l’horizon et je suis motivée pour affronter ce plan d’entrainement !

    J’espère que cet article vous a plu,

    J’ai compris depuis quelques années qu’écrire me permet de faire le point, de poser les mots sur ce que je ressens et d’ainsi continuer à avancer.

    Vous n’êtes pas du tout obligé de le faire sur un blog public, comme moi, mais je sais que c’est une bonne manière de repartir la tête plus légère dans l’aventure de la vie !

    J’ai retracé mon année aussi en image avec cette vidéo:

    Je vous souhaite une belle année 2019 remplie de réussites, d’amour et de santé.

    A très vite,

    Sportivement,

    runamande

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    COMPARAISON

    Je vous en avais un peu parlé dans mon article sur la « déculpabilisation sportive » mais je voulais aborder un autre angle de ce sujet.

    Je ne pense pas que se comparer dans la vie soit une bonne chose. Je crois qu’il y a une barrière entre s’inspirer d’une personne: se motiver en lisant ses posts, se dire qu’elle aussi, parfois, elle est fatiguée, comprendre que ses entrainements ne sont pas toujours faciles etc. Et se comparer: se dire qu’elle en fait plus que nous et qu’on n’est pas à la hauteur, vouloir tout faire pareil, etc.

    beagle

    Non ce n’est pas comme ça que cela doit fonctionner. Vos réseaux sociaux ne doivent pas vous miner le moral. Si vous sentez que vous suivez des personnes toxiques qui vont font culpabiliser dans leur manière de partager, si vous sentez que suivre une personne au lieu de vous pousser vers le haut , cela vous ronge le moral. Si vous sentez que son partage n’est pas bienveillant: faites comme moi, supprimez le compte, ne vous attardez pas à suivre des personnes (même si elles ne sont pas conscientes de véhiculer un message culpabilisant) qui vous rendent négatives sur votre pratique.

    Idem sur Strava: Soit vous arrivez à suivre et partager avec les autres sans vous mettre une pression négative. Soit cela est trop dur pour vous de prendre du recul sur la pratique des autres et ce réseau n’est pas pour vous.

    Je vois Strava comme une source d’encouragement, de kudos et de like à distribuer pour s’entraider et se soutenir. Mais je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui le ressentent comme une compétition de qui fait le plus etc. Je pense que cela dépend aussi du regard que l’on porte sur cette application, de qui l’on suit (comme sur instagram: il y a des gens qui ont un partage plus culpabilisant que d’autres) etc.

    Je sais que je préfère partager mes entrainements sur Strava avec des personnes qui recherchent ce type de publications que de le faire sur instagram ou cela peut etre un peu lourd.

    run with beagle

    Je pense que dans la vie tout est une question d’équilibre, de point de vue et de prise de recul.

    Il faut prendre de la distance avec la pratique des autres: regardez leurs objectifs, leur passé, leur travail, leurs possibilités de récupération, etc.

    Vous vous rendrez vite compte que nous sommes tous différents et que ça ne sert à rien de se comparer à une championne olympique ou à une fille qui prépare son 15ème marathon quand vous vous préparez pour votre premier 10KM.

    Essayez de ne prendre que le positif de ce qui vous entoure et si vous n’y arrivez pas, faites un petit ménage, une pause ou autre. Faites le point avec vous même et demandez vous ce que vous recherchiez à la base lorsque vous vous êtes inscrits sur ce(s) réseau(x) ? Revenir à la base permet parfois de se rendre compte des dérives négatives que l’on a pu prendre.

    beaglou

    Et d’un point de vue comparaison physique: faites attention aussi aux comptes que vous suivez: photoshop , chirurgie non avouée, etc. sont parfois bien plus présents qu’on le pense.

    Vraiment, prenez du recul sur tout ce que vous voyez, sur tout ce que vous lisez. Les comptes « post bad » ne sont pas la réalité de la vie des gens. Leur vie n’est pas aussi parfaite que ce qui transparait dans leurs photos. Les gens qui paraissent toujours très positifs ont aussi leurs « coups de mou » mais ils préfèrent souvent ne pas le partager car ils ne veulent pas véhiculer cette partie là de leur vie. C’est leur choix, leur compte, alors c’est à vous de ne pas oublier que la vie des autres n’est pas parfaite non plus. On a tous des casseroles dans les placards (histoires de famille, problèmes dans un couple, engueulades avec nos amis, un ras le bol au travail, des phases de démotivation ou des remises en question sur ce que l’on veut dans la vie; TOUT LE MONDE PASSE PAR LÀ.)

    Idem entre une vie d’étudiante, de jeune maman, de mère de trois adolescents ou vie de jeune active: il y a un monde entre chacune de ces personnes, non ? Une organisation et des priorités différentes selon où l’on se trouve.

    courir avec un beagle

    Alors, si vous devez vous comparer : ne vous comparez qu’à vous même. Jetez un coup d’oeil derrière votre épaule de temps en temps et soyez fiers du chemin parcouru. Puis continuez à aller de l’avant. Inspirez vous des leçons des autres, de leur chemin de vie, motivez vous à travers leurs partages mais surtout ne vous comparez plus.  Ne soyez en compétition qu’avec vos démons personnels mais pas avec les autres. Lâchez prise.

    Décidez de vos objectifs, de ce que vous voulez et trouvez votre moteur pour avancer, pour vous pousser vers l’avant et l’accomplissement de vos rêves. Ils sont plus accessibles qu’on le pense, ce n’est pas que pour les autres. Surtout cessez de vous comparer, préférez vous inspirer des personnes qui vous entourent. On a tout à apprendre des autres et les autres ont tout à apprendre de vous.

    Sportivement,

    runamande

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    J’ai compris

    2018 n’est pas finie et pourtant cette année m’a déjà fait avancer sur plusieurs points importants. J’ai envie de vous partager quelques uns d’entre eux car je pense que cela peut aider d’autres personnes que moi à s’accepter.

    beagle love

    Je suis hypersensible, j’ai mis longtemps à comprendre que je l’étais. Mais maintenant je peux le dire et je ne vois plus cette partie de mon caractère comme un simple défaut. Certes, ma sensibilité me rend parfois très mal, m’a torturée pendant longtemps car je la rejetais, je n’en voulais pas et je souhaitais par dessus tout changer pour me sentir plus forte. Je la voyais comme une faiblesse, comme un trait de ma personnalité qui faisait de moi une personne fragile et à qui on pouvait facilement faire de la peine.

    Je me sentais comme une victime car il était facile de me faire pleurer. Je n’arrivais pas à me défendre face aux attaques car je me laissais envahir par mes émotions, je me mettais à trembler, je n’arrivais plus à réfléchir, à contre attaquer, je pleurais et j’attendais que la personne termine ce qu’elle avait commencé.

    Mais maintenant je sais. Je sais qu’être hypersensible me permet de vivre chaque épreuve de la vie à 300%. Je ressens les choses « avec les tripes ». Injustice, tristesse, amour, colère, joie,… tout est décuplé. Par exemple, je ne supporte pas de regarder les films d’horreur car je vis tout avec les acteurs. Lorsque je lis un livre, je suis à fond, je ressens les émotions des personnages. Je pleure, je m’énerve, je n’arrive pas à me dire « ce n’est qu’une histoire ».

    sensibility

    Cela me permet aussi d’avoir une empathie assez développée. Ce qui me sert beaucoup dans mon métier.

    Je me suis rendue compte que je ressentais les émotions des autres. J’ai une « intuition ». Je sens quand une amie m’en veut, quand une personne est contrariée sur un sujet, quand une collègue ne va pas bien, etc. Cela m’aide à communiquer et je me trompe rarement.

    Par contre, j’ai des valeurs et je n’arrive pas à faire semblant. J’ai un besoin viscéral de m’expliquer avec les personnes que j’aime, de dire les choses, de communiquer, de régler un conflit (même si malheureusement parfois on ne trouve pas un terrain d’entente et que cela créé une rupture amicale ou amoureuse). Je n’arrive pas et n’arriverais jamais à être fausse avec les personnes à qui je tiens. Et si jamais je me rends compte que l’on n’est pas sincère avec moi alors c’est irrémédiable. Je déteste que l’on ne me dise pas les choses en face. Et si jamais une personne de mon entourage a des valeurs différentes des miennes et agit avec les personnes que j’aime comme je n’aimerais pas qu’on agisse avec moi: c’est soit on s’explique, soit c’est fini. Cela ne m’a pas empêché de faire moi même des erreurs, d’avoir aussi parfois agi de manière maladroite, d’avoir dit ou fait des choses dont je ne suis pas fière, d’avoir jugé trop vite etc. Je ne suis pas parfaite, loin de là, mais l’important c’est de tirer des leçons et se remettre en question.

    Bref, être hypersensible a ses bons et mauvais côtés ! J’envie souvent les personnes qui arrivent à tout laisser couler, à avoir une carapace qui leur permet de se protéger du regard des autres. On dirait qu’un bouclier les entoure et que les jugements leur rebondissent dessus. Cela ne les empêche pas d’écouter les critiques constructives et de prendre en compte ce qu’ils veulent bien laisser les atteindre. Je les envie parce que, jusqu’à il y a encore quelques mois, je laissais les commentaires d’inconnus me faire du mal.

    hey ironman

    Assumer qui je suis. Un exercice très difficile: pendant longtemps j’ai cherché à être acceptée par certaines personnes de mon entourage. Je me pliais en 4 pour leurs plaire. Et puis, j’ai compris que je ne serai jamais à la hauteur de leurs attentes. J’ai compris que ça ne servait à rien de vouloir être une autre personne parce que :

    1: cela ne me ressemblait pas, j’étais mal dans ma peau et j’étais triste car je me rendais bien compte que les personnes en question continueraient à m’exclure de leurs vies quoique je fasse.

    -2: on ne peut pas forcer une personne à nous accepter. On ne peut pas forcer une relation et finalement est ce que j’ai bien envie d’entretenir un lien avec quelqu’un qui se comporte de cette manière ? Je ne pense pas, c’est toxique et ça me prend la tête.

    Idem sur les réseaux. S’exposer c’est prendre le risque d’être critiquée. Les commentaires moqueurs, les groupes où des personnes se foutent ouvertement de notre gueule, les faux comptes qui viennent scroller tes temps sur Strava, commenter ta photo et qui n’assument même pas leurs identités.. doivent ils prendre une place importante dans ma vie ? Je crois que l’on connait tous la réponse: c’est NON.

    Bien entendu, mon hypersensibilité me rendait très réceptive à leurs remarques. Mais, j’ai pris une décision: si j’ai envie de me justifier à nouveau je le ferai (c’est légitime et j’ai le droit de le faire) mais je ne m’attarderai plus et ne me laisserai plus toucher par des personnes qui ont l’air d’être bien triste et mal dans leur peau pour agir comme elles le font. Heureusement, c’est très rare que je sois prise pour cible et j’ai de la chance.

    beagle and cat

    parce que cette photo est trop mignonne.

    C’est pourquoi j’ai décidé de lâcher prise. Je ne veux plus chercher à être acceptée et approuvée par le monde entier. Il y aura toujours des gens pour ne pas apprécier qui je suis et c’est comme ça. J’ai une petite communauté hyper bienveillante avec moi, des personnes qui me remercient tous les jours pour les articles que j’écris, mes posts instagram qui les motivent et ma vision du sport qui les aident à relâcher la pression qu’ils pouvaient se mettre face aux autres. Je suis heureuse de partager des messages qui aident ceux qui en ont besoin. Si je suis devenue infirmière c’est bien parce que j’ai cette vocation depuis toujours.

    Les liens du coeur que j’ai pu créer avec la famille que je me suis choisie (la famille Nucléaire comme dirait mon amie Mélanie) sont bien plus importants. Cela ne sert à rien de continuer à vouloir être à la hauteur aux yeux de personnes qui ne seront jamais satisfaites. Je vais continuer de laisser mon hypersensibilité et mes valeurs me guider.

    sunset

    Et enfin, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de vouloir ressembler à d’autres personnes. Je peux m’en inspirer mais je ne serais jamais une copie conforme d’une autre fille. J’aurais beau essayé: j’ai le visage que j’ai, les cheveux que j’ai, le corps que j’ai, le niveau de performance que j’ai et qui évolue à une autre vitesse que d’autres sportives. .

    Je vous conseille d’ailleurs les vidéos de Shera et Sissy Mua. Moi aussi, cela fait quelques années que je ne me maquille plus tous les jours et j’ai appris à accepter mes imperfections. Je ne trouve plus que j’ai une mine affreuse au naturel. Depuis la primaire j’ai des cernes apparentes, j’aurais toujours les paupières tombantes et des boutons de temps en temps. Au départ j’avais arrêté de me maquiller pour gagner du temps de sommeil le matin. Aujourd’hui, je ne me maquille plus car j’ai appris à accepter mon visage sans maquillage. Et cela ne fait pas de moi une personne moins féminine ! Je prends plaisir à me maquiller quand l’envie me prend mais je ne ressens plus cela comme une obligation de la vie de tous les jours.

    de temps en temps j’aime me maquiller et changer du quotidien !

    C’était un article un peu long. Mais toutes ces choses que j’ai comprises sont liées les unes aux autres par cette acceptation de soi même et de lâcher prise sur le regard des autres. C’est un combat que je mène depuis quelques années mais je vois une évolution et je suis fière d’avoir avancé sur ces sujets importants. Grâce aux réseaux, je me suis rendue compte qu’on était plus nombreux que je le pensais à se sentir mal à cause de tout ça. N’attendez pas pour exister en étant vous même. La vie passe si vite et elle peut basculer à tout moment. Ayez le moins de regrets possible au quotidien !

    Sportivement,

    runamande

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