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HUMEURS

    HUMEURS, SPORTS

    Les harceleurs en course à pied

    Ils sont en groupe ou simplement une voiture qui s’arrête à ton niveau. Ils sont de tout âge, de toutes tailles, ils sont présents en été ou en hiver. Ils sont toujours là, dans l’ombre prêt à surgir avec un compliment à deux balles.

    Les harceleurs de rue aiment aussi s’attaquer aux sportives et aujourd’hui j’ai envie de vous en parler.

    • Le harceleur se repère à son égo démesuré et son ambition sans limite pour tenter de séduire une joggeuse en la sifflant, lui hurlant un compliment sur son fessier ou sa façon de courir. Il optera parfois pour une démarche plus sportive en tentant de l’accompagner dans sa sortie du jour. (Bah oui cela ne lui fera certainement pas peur et elle se sentira flattée d’être suivi par un inconnu dans la rue !)
    • Cet individu est tellement courageux qu’il s’adressera à une jeune fille seule lorsqu’il est accompagné par ses copains.

    • Et il est tellement romantique qu’il ne la traitera jamais de grosse vache qui a besoin de continuer à courir si jamais elle oserait refuser ou ignorer ses avances. Ils manient l’art des mots avec brio pour passer du compliment à l’insulte. Et toujours avec beaucoup d’imagination !
    • Et puis, on sait jamais, si vous ne l’aviez pas entendu: pourquoi ne pas vous attrapez le bras, la main ou même votre arrière train ? Comme ça vous vous excuseriez de ne pas avoir répondu plus rapidement, tout en échangeant vos numéros de téléphone pour vous faire pardonner autour d’un verre ? BAH OUI BIEN SÛR.

    Le problème c’est que les dégâts causés par ce genre de personnes sont une perte de motivation pour certaines, une perte de confiance en soi pour d’autres, l’abandon du jogging en ville. La peur, la paranoïa, ne plus vouloir y aller seule, .. etc.

    Le problème c’est que l’on ne peut pas éradiquer les harceleurs de rue. Il faut donc trouver des solutions pour les sensibiliser. Surtout, c’est à nous de survivre, à ne pas nous laisser atteindre par ces mauvaises personnes.

    • Je pars courir avec Loxen en priant pour que sa petite bouille charmante détourne leurs attentions ? Peut être qu’il aura peur des chiens ? Ou prendra t’il les bonds de Loxen pour s’en aller comme une attaque ? muhaha. J’ai pas un gros chien mais un Beagle aux longues oreilles et au pouvoir de séduction exceptionnel ! Alors si tu n’as pas de chien tu peux aussi essayer avec ton chat, ton hamster, ton poisson rouge ou ton lapin.

    • Lorsqu’un gars essaye de nous suivre on peut tenter un sprint pour le faire lâcher ou rallonger notre parcours en rajoutant de nombreuses boucles pour qu’il ne voit pas où l’on habite. On finira par l’épuiser non ? On verra s’il est aussi endurant que nous les filles !
    • Lorsque nous recevons une remarque sur notre anatomie, Messieurs pensent que nous devrions être flattées par tant de compliments sur notre personne. Alors pourquoi ne pas aller les remercier en leur faisant la bise et un petit selfie histoire d’immortaliser ce moment entouré de si belles personnes qui nous font des compliments gratuitement ? …

    • Autre méthode: vous vous rappelez du garçon qui tentait de vous suivre ? Pourquoi ne pas faire un remake de Marin et Dory (Le monde de Némo).  « Bon tu me lâches oui ? J’aimerai bien courir tranquille. La rue n’est peut pas assez grande pour toi ? T’as un problème ? Hein ? QUESTA QUESTA QUESTAAA ? Tu veux te battre ? ouaiiii.. C’est vrai tu m’impressionnes ! Ouuuh j’ai peur. ARRETES de me coller aux baskets ! » Sans le laisser en placer une pendant toute la tirade. A la fin il devrait avoir compris le message. Non ?

    • « Hey t’es charmante, t’as un joli c*l et tu cours pas trop mal: ça te dirait que je t’accompagne ? » – MAIS OUI, ENFIN ! Je courrais en désespérant que cette situation se produise un jour et qu’un beau prince charmant me propose sa compagnie. C’est merveilleux !

    • -Voiture qui ralentie à notre hauteur- La vitre se baisse – 4 individus nous sifflent et commentent notre anatomie- / Première solution: les ignorer et continuer de courir en imaginant être dans une bulle imaginaire où ce genre de spécimen n’existerait pas, un monde féérique. Deuxième solution: attendre que superman vienne nous sauver de cette situation. Troisième solution: Imaginer être une championne de Judo/Karaté/Jujitsu/Kung Fu:  arrêter la voiture, sortir les mecs un par un en leur tordant les oreilles, les bras et les jambes. Leur faire la moral au milieu de la route (pour les humilier) en leur expliquant qu’ils aimeraient pas que leur maman, leur soeur ou leur grand mère vivent la même situation. Que ce sont des méchants garçons mal élevés et qu’ils devraient avoir honte de leur comportement. Probabilité pour que cette solution soit réaliste ? 0% mais ce serait super cool.

    Voici ma façon de témoigner, sur le harcèlement de rue, durant mes joggings. Les tenues de running n’aident pas car certains hommes les prennent comme des tenues aguichantes (et ce serait donc de notre faute).

    « BAH OUAI VOUS SORTEZ AVEC UN LEGGING MOULANT (en hiver) OU UN SHORT (en été), VOUS L’AVEZ BIEN CHERCHÉ ».

    NON, nous n’allons pas changer de tenue pour eux ou arrêter de courir.

    OUI, nous devons faire attention à notre parcours (en fonction des horaires), à ne pas toujours prendre les mêmes chemins aux mêmes heures et aux mêmes jours.

    Je sais que c’est un combat long et difficile d’apprendre à gérer ce genre de comportement. Alors force et courage à toutes les personnes qui subissent ces situations. Mais n’abandonnez pas votre passion pour des personnes qui n’en valent pas la peine.

    N’hésitez pas à témoigner, vous n’êtes pas seul(e)s.

    Sportivement,

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    LÂCHER PRISE

    Lâcher prise, cela parait tellement simple dit comme ça mais finalement c’est difficile à appliquer au quotidien.

    crédit photo: Lola Ledoux photographies (Facebook)

    Lâcher prise sur cette pression quotidienne que l’on se met. À vouloir accomplir 10 000 tâches par jour. Oui c’est bien de se donner des objectifs, de ne pas (tout les jours) resté sur son canapé à attendre que le temps passe.

    Mais voilà, je me rends compte qu’à force d’attendre trop de choses de moi, j’ai eu l’impression d’exploser en plein vol.

    « J’ai toujours pas écrit d’articles cette semaine », « ça fait des mois que je dois trier mes vêtements pour les donner à une association », « T’as encore pas fait de renforcement musculaire aujourd’hui », et puis tellement d’autres choses que je me reproche de ne pas avoir pris le temps de faire.

    Alors je culpabilise. Dans mon coin. Et ça me ronge, j’ai l’impression que la montagne est de plus en plus haute et que moi je suis à bout de souffle.

    J’ai compris alors que c’était une sonnette d’alarme et j’ai réalisé qu’il fallait que je LÂCHE PRISE.

    Lâcher prise face à nos objectifs personnels et sportifs. Accepter que parfois on a moins envie, de ne pas avoir réussi à tenir un rythme et que je dois reprendre mon souffle.

    J’ai eu l’impression d’étouffer: au milieu de mes heures de travail, du temps consacré pour profiter de mes passions, pour voir mes ami(e)s (car c’est vraiment une chose importante pour moi d’entretenir les liens d’amitiés), pour prendre du temps pour moi, prendre du temps pour Loxen, dormir suffisamment,  tenir son planning sportif , etc etc.

    J’ai du accepter que j’ai eu besoin de souffler pour mieux revenir, que le parcours de vie que je me suis fixée n’est pas tout lisse et sans accroches.

    Une jolie vie n’est pas parfaite. 

    C’est comme en sport, même dans notre meilleure forme sur une course où l’on a de super sensation à un moment donné j’ai toujours vécu un coup de moins bien (on peut dire que c’est là où je suis aujourd’hui). J’ai alors deux options qui s’offre à moi:

    -soit je prends la décision de m’écouter et de diminuer ma vitesse petit à petit en culpabilisant et en me sentant nulle. À la fin de la course je ne serais pas fière de moi et je m’en voudrais. Je promettrais de ne plus jamais recommencé parce que finalement je me rends compte que je n’étais pas si mal que ça.

    -soit je prends la décision de me donner un bon coup de pied aux fesses pour relancer le moteur. De ne pas lâcher le morceau sur cette course, de lâcher prise sur mes pensées et de me faire confiance pour mieux repartir. Finalement, je serais contente de moi car je n’aurais pas écouté le mauvais petit démon sur mon épaule gauche qui me soufflait que j’étais incapable d’y arriver.

    Ce n’est pas toujours facile de prendre la décision n°2 quand la première tentation est (souvent) la plus forte. Mais je pense sincèrement que la deuxième solution est la meilleure.

    Il faut accepter ce moment de moins bien mais il faut l’utiliser à bon escient. Pour mieux se relancer et le voir juste comme un instant où on a besoin de souffler. ET C’EST NORMAL. Par contre, il ne doit pas être trop long car on prend le risque que ce soit beaucoup trop difficile de repartir et de s’enfermer dans une bulle toxique de manque d’énergie, de motivation, de coup de blues.

    C’est difficile d’accepter que parfois on se trompe, que parfois on change d’avis, que parfois on échoue, que l’on a une perte de motivation, que l’on s’est mis une trop forte pression sur les épaules. Parce que notre style de vie est ainsi, tout va très vite et on a la sensation de ne pas avoir le droit à l’échec.

    Mais comme en sport, il y a des phases de repos nécessaires pour réussir. 

    Alors si vous aussi ça vous arrive de vous sentir un peu vidée, j’espère que ces quelques lignes vous auront rassuré :

    • Vous n’êtes pas seul !
    • On doit accepter de lâcher prise pour mieux repartir,
    • Ensuite on revient plus motivé que jamais.
    • Prendre le temps de détecter les sonnettes d’alarmes pour souffler un coup, se reposer.
    • Après cette phase de repos (de ravitaillement 😉), n’oubliez pas de vous donner un bon coup de pied aux fesses pour vous regonfler à bloc et repartir sur de bonnes rails !

    Merci d’être là et d’être toujours plus nombreux à me lire, vous m’apportez tellement !

    Lâcher prise, c’est accepter ses limites.

    Sportivement,

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    Coup de gueule d’une sportive.

    Quelques semaines que je n’avais pas écris ici, j’ai pris des « vacances blogging » parce que mine de rien ça fait du bien de décrocher un peu de temps en temps ! (Même si finalement je ne décroche pas pareil que lorsque je suis en vacances de mon travail d’infirmière: je n’ai pas de patients qui m’attendent à la maison, alors que mon téléphone est toujours avec moi).

    Crédit photo: @mans_dvg

    J’ai deux-trois petits coups de gueule à passer. Ce n’est pas méchant, je vise personne en particulier et tout le monde à la fois. Je parle de mon ressenti et pas de celui de toute la communauté sportive. Vous avez le droit de ne pas être d’accord (ou de l’être 😋 ).

    « Tu as de la chance de faire tout ce que tu fais, de courir aussi vite, … « . Sachez que la chance n’existe pas, il y a toujours du travail derrière. Je n’ai pas commencé en courant 10KM en 43 min, j’ai travaillé pour ça. Alors certes, j’ai peut être de la chance d’avoir été élevé dans un environnement sportif familial, que j’ai toujours baigné dedans et que mon corps a toujours été habitué a faire du sport.

    Mais pour faire descendre les minutes sur une course j’ai du travailler pour cela, j’ai été m’entrainer même quand il faisait froid, quand il pleuvait, j’ai appris à ne pas toujours attendre que toutes les conditions soient favorables pour sortir mes baskets. J’ai appris a être patiente avant d’augmenter les kilomètres, le nombre d’entrainements par semaine.

    J’ai été m’inscrire dans un club d’athlétisme pour avoir les conseils d’un coach, j’ai décidé de privilégier le sport parfois à des week ends tranquilles. J’ai été courir dans la boue, la neige et le froid pour les cross hivernaux. Tout ça dans un seul but: progresser.

    J’ai appris à dépasser mes limites et à me faire « mal » sur des entrainements en augmentant mon allure.

    Comme de nombreux sportifs, je n’y suis pas arrivée facilement. Alors non ce n’est pas de la chance, c’est du travail.

    Ensuite, ce n’est pas parce que je suis sportive et que je n’ai pas l’air physiquement d’avoir des raisons de complexer que l’on peut se permettre de me lancer des petits fions.

     » Les coureuses de toute façon quand elles vieillissent elles sont moches et on dirait des anorexiques. » / « Et quand elles vieillissent elles deviennent toutes fripées à cause du soleil , du temps passer dehors et de ce qu’elles font à leur corps ».

    « Pour courir autant il faut avoir un problème avec son corps c’est pas possible ! » / « elles ont surement des troubles du comportement alimentaire. » (Oui ce sont bien des phrases que l’on a dit devant moi et en connaissant ma pratique sportive).

    Alors NON toutes les coureuses et les sportives qui courent régulièrement n’ont pas des problèmes de poids et de troubles du comportement. Pour la plupart nous sommes des passionnées , des filles (ou des hommes) qui aiment se dépasser, progresser dans leur spécialité. Malheureusement, j’ai remarqué qu’un homme qui fait beaucoup de sport n’est pas mis dans la case « anorexique/givrée/maso/.. mais plutôt dans la case « beau mec sportif et qui prend soin de lui » (ce n’est pas une généralité, ils prennent aussi des critiques malheureusement).

    Crédit photo: @giulia_run

    Et dites vous aussi que, peut être , je pourrais être complexée par mon physique ! Peut être que je suis capable de me prendre 100 fois en photo pour m’accepter sur une seule.
    Peut être que je n’aime pas mes fesses, ma cellulite et mes cuisses, les vergetures créent par la musculation de mes jambes, mon profil droit, mes cernes, mon dos cambrée qui fait ressortir mon bidou ou tout autres choses chez moi. Peut être que parfois je coupe une photo pour cacher mes jambes ou que je ne vais pas en publier une autre pour une obscure raison qui m’appartient.

    Dites vous, que comme d’autres filles (celles qui font des régimes, celles qui vont à la salle ou courir avant tout pour perdre du poids) je suis peut être aussi en train de faire des efforts pour m’accepter et m’aimer telle que je suis mais que moi je n’ose pas en parler parce que l’on me dirait que je me plains pour rien, puisque c’est ce que la plupart des gens penserait en premier lieu.
    Je suis, comme d’autres, en train d’apprendre à aimer mon corps car il m’a permis de me dépasser plus d’une fois.
    Chacun ses combats et je pense que le plus important c’est de s’entraider, se serrer les coudes, plutôt que de se juger .

    Crédit photo: @mans_dvg

    Enfin, j’en avais déjà parlé sur instagram, mais j’ai envie d’en parler un peu plus longuement içi. Je râle contre les personnes qui ne sont pas contentes que les « influenceuses » suivent des modes sportives et que d’autres s’y mettent aussi par conséquent.

    Que ce soit question de modes, de sports, de beauté, de destination vacances ou d’activités à faire, nous allons souvent nous inspirer sur des blogs, pinterest, instagram, twitter, google, magazines, pub à la TV et j’en passe.

    La mode a permis de faire évoluer pas mal de choses dans la société.
    Il y a pas si longtemps que ça, la course à pied avait très peu de pratiquants et interdisait même les filles (il y a un super film qui en parle très bien, la BA est ici.) ! Le fitness était vue comme une activité qui rendait les filles trop masculine, c’était marginal de voir une femme chercher à se rendre plus musclée et plus forte.
    À force que d’autres personnes s’y mettent, que le running, le fitness deviennent une mode et que des femmes développent une vraie passion pour ça: il y a de très nombreux pratiquants et les filles sont enfin autorisées et ont même leurs propres courses/concours réservés ! Les marques s’y sont donc intéressées et ont surfé sur la vague pour faire plus de vêtements, pour créer des courses, …
    Il a bien fallu que ça passe par une tendance, une mode, pour que les marques soient de notre côté et pour que la course à pied se développe ainsi ! Et TANT MIEUX !
    En ce moment Instagram parle de Triathlon, de Trail, de Vélo de route, …
    Alors oui grâce à l’influence des réseaux sociaux de plus en plus de monde se lancent sur ce genre de courses ou de pratique .
    Ça énerve certain(e)s mais moi je trouve ça génial d’aider au développement des sports ! Je suis même fière de faire partie de cette aventure parce que nous sommes, peut être, en train d’écrire de nouvelles pages de l’histoire du sport, tous ensemble.

    Pourquoi ? Parce que peut être que grâce à cela, il y aura de plus en plus de Triathlon , de canicross, il y aura peut être à nouveau des filles sur le Tour de France ! ‍♀. Lors de mon dernier triathlon nous étions 30 filles pour plus de 200 garçons, l’année prochaine ce sera surement différent et j’en serais ravie.

    Le triathlon, le canicross ne m’appartiennent pas. Ils ne sont pas réservées aux toutes premières personnes qui le pratiquaient ou qui ont baigné dedans depuis tout petit. Il ne faut pas être plus légitime qu’un autre pour se lancer dans ces disciplines. Parlons du canicross: c’est un sport encore trop méconnu où les courses sont encore rares et avec très peu de moyens pour les organiser.

    Pour le Tour de France,  « La mobilisation de coureuses professionnelles a permis l’organisation d’une unique étape féminine :
    « La Course by le Tour de France ». (…) pour promouvoir l’existence d’un cyclisme féminin « Donnons des Elles au vélo ».
    Afin d’attirer à nouveau l’attention sur cette inégalité et de montrer aux différents acteurs du cyclisme l’intérêt du public pour notre sport au féminin.
    « Faire Le TOUR de France 1 JOUR AVANT les professionnels » ». (source: Fb Donnons des Elles au vélo).

    Je salue ce genre d’initiative et je trouve qu’il y a encore tellement de choses à faire avancer ! Pourquoi il n’y a plus de femmes sur ce genre de course ? Est ce normal en 2017 ? Je vous invite à lire cet article pour plus d’informations.

    Je pense donc qu’il y a de plus belles batailles à remporter que celle de se faire la guerre sur les réseaux sociaux car les instagrameuses sportives se ressemblent trop.

    Parce que l’on aime le sport, que l’on voit les autres s’éclater sur celui ci, alors pourquoi s’empêcher de le pratiquer juste « pour ne pas faire comme tout le monde » ?

    Sportivement,

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    SE DÉPASSER !

    Un des plus grand plaisir du sport c’est de pouvoir se donner des objectifs (qui peuvent parfois paraitre fou), de les garder en tête constamment et de se donner les moyens pour les réaliser.

    Mon dernier objectif en date, que j’avais en tête depuis l’été dernier, c’était de réaliser un triathlon M sur cette saison sportive 2017.

    J’avais, dans ce but, eu un super cadeau de Noël (mon vélo chéri ❤), appris à faire du vélo de route avec des pédales automatiques, couru un triathlon XS en mai et continué de m’entrainer cet été pour ce triathlon.

    J’ai choisi le triathlon que j’allais faire en fonction de mes disponibilités (vive les plannings à l’hôpital avec les nombreux week end et jours fériés travaillés). La date qui correspondait le mieux et le lieu qui n’était pas trop trop loin: ces facteurs ont décidé que ce serait le triathlon de Nevers Magny-Cours qui m’accueillerait.

    Ma copine @elise_devoille s’est elle aussi inscrite par la suite et j’ai ainsi pu continuer ma préparation en sa compagnie !

    Dimanche 13 aout 2017, le grand jour est arrivé !

    155/229 (finalement il n’y aura pas 244 classés)  | 15e filles  | 3 e Senior Féminine 1  | .

    📸: @mans_dvg

    À quelques minutes du départ, en voyant le nombre de garçons par rapport aux filles (une grosse trentaine de filles pour plus de 200 garçons au départ), je me demande si je ne me suis pas un peu surestimée , mais c’est trop tard : il est temps de rejoindre le canal  où nous allions nager.

    Ce que j’aime aussi dans le sport, c’est que l’on est spectateur d’exploit sportif spectaculaire comme la TEAM WEZ: deux frères passionnés par le triathlon, l’un est porteur d’un handicap, l’autre non. Ils partagent leur passion grâce a du matériel adapté et la force de l’amour de leur famille. ET C’EST MAGNIFIQUE (vous pouvez les voir sur ma vidéo à la fin de l’article). La team est partie un peu avant nous et nous avons l’occasion de les encourager avant notre propre départ.

    NATATION (1500m):
    Il y a un petit couloir pour le départ des filles afin d’éviter de nous retrouver coincées entre les gros bras des garçons. Dernier regard à @elise_devoille .

    *PAN* le chrono est lancé. Je m’élance et je me prends des grands coups de bras : les garçons ont rejoins notre couloir afin de bien se retrouver en face de la bouée jaune. Nous avons 2 grands tours à faire. J’essaye de me lancer en crawl mais les nombreuses personnes, qui sont près de moi, m’empêchent de nager à mon rythme. Je suis arrêter par les jambes ou les bras de quelqu’un. Je décide de nager en brasse afin de me trouver une place et constate que je suis aussi rapide que les personnes autour de moi qui sont en crawl.

    Je ne suis pas là pour faire un chrono mais pour finir cette course alors j’alterne crawl/ brasse rythmée et vis beaucoup mieux cette natation (je sais tout de même que je vais devoir prendre confiance en moi dans l’eau et progressé  sur cette discipline). Je sors 180e de l’eau en 32min43s .

    Je ne suis pas déçue , je me dis que pour une grande partie de brasse c’est pas si mal .

    avec @elise_devoille / 📸: @mans_dvg

    TRANSITION:
    J’arrive à mon vélo, pose mes lunettes, lève les yeux et remarque un grand carton d’encouragement customisé par les soins de mes sœurs , les larmes me montent aux yeux et je repars motivée en vélo .

    VÉLO (40KM):
    Je m’élance, les jambes répondent très bien et trouvent rapidement ma vitesse de croisière. Je sais qu’il faut que je fasse attention de ne pas perdre trop d’énergie .
    Je suis étonnée car avec mon peu d’expérience en vélo j’étais persuadée de me faire doubler et d’être rapidement dans les dernières. Je suis donc super heureuse quand je découvre que, non, je ne suis pas si ridicule et que je double quelques personnes (tout en me faisant doubler par des bolides qui ne devaient pas trop aimé nager).

    On arrive sur le circuit de Magny-Cours ! 4441m à faire, une occasion unique de pouvoir rouler ici 👌🏻, c’est génial 😃. Le reste du parcours est globalement plat, j’essaye de m’accrocher à une fille devant moi pour ne pas m’endormir sur mon vélo et relancer plusieurs fois. J’ai à nouveau l’occasion de croiser la TEAM WEZ et j’en profite pour les encourager dans une montée. Je suis tellement impressionnée par ce qu’ils font, j’en ai des frissons.

    Je finis 181e et suis étonnée de mon temps en 1H21min car je pensais mettre 30min de plus 😮.

    📸: @mans_dvg

    TRANSITION:
    Ma maman est là pour me faire les recommandations: « Mange ma fille, bois un coup ! C’est bien ! Go ! ». Je m’exécute les larmes aux yeux de savoir mes proches près de moi 🙌🏻. Je lui envoie un bisou et repars les baskets au pied.

    COURSE À PIED (10KM):
    C’est toujours très bizarre de passer du vélo à la course à pied. J’ai à la fois l’impression de ne pas avancer et en même temps le chrono de ma montre me dis le contraire: je pars à une moyenne de 4’04 » par kilomètre ce qui est bien trop rapide. Je double beaucoup de monde mais je sais que je ne tiendrais pas 10 bornes comme ça.
    Je me calme et là les lourdeurs dans les jambes arrivent .
    3e kilo environ un premier ravitaillement m’attend. Pour la première fois depuis longtemps sur cette distance, je m’arrête pour prendre le temps de boire. Et je repars : à nouveau les sensations sont bonnes, je double toujours du monde ça aide pour le moral.
    Nous devons faire deux boucles autour du canal, la première boucle se passe bien je me sens pas trop mal, je suis à une moyenne autour de 4’30 » je me dis que c’est bientôt la fin. Il me reste la moitié 😃.
    La deuxième boucle commence et moi je commence à flancher mentalement. Le « tour du canal » est en réalité deux grandes lignes droites avec un petit demi-tour sur un pont.  Cette ligne droite n’en finit pas jusqu’au ravitaillement. Je m’arrête quand j’arrive enfin à celui ci, je bois et je repars.
    Je tente de m’encourager  » il te reste seulement 3 km, c’est rien du tout ! ».
    Mais je sens que mes jambes souffrent , je ralentie. M’arrête 30 secondes pour marcher. Je me déteste « comment tu peux te permettre de marcher à 1km de la fin ?! ». Je me secoue et je repars , la ligne d’arrivée n’est pas si loin, c’est bientôt fini, j’entends le micro, j’entends mon nom, j’accélère et je la franchie !
    J’étais dans ma bulle , je ne voyais même pas mon Homme mais je l’entendais m’encourager.
    C’est fini ! Je l’ai fais . Les larmes aux yeux je réalise à peine que c’est terminé !

    J’ai couru en 49min18s ces 10KM, je suis 105e au classement CAP et je finis 155e sur le classement final. Malgré la difficulté ressentie pendant ce parcours j’ai doublé une petite trentaine de personnes .

    Quand tu prends un vent.. 😂. / 📸: @mans_dvg

    J’essaye de reprendre mes esprits, je croise un abonné qui me félicite et j’apprends qu’il a finit 6e: je suis admirative (Bravo Mathias Verniau 👌🏻) !

    Je retrouve ma famille, je suis sous endorphine, sur mon petit nuage, je ne réalise toujours pas que j’ai terminé. Et je suis tellement contente de les retrouver et de pouvoir les serrer dans mes bras en les remerciant d’être présent.
    En plus j’avais la plus belle pancarte d’encouragement AU MONDE .

    J’ai mis 2H47min28s pour ce premier Triathlon M.

    Mais ce n’est pas le moment de trainer, je veux voir mon amie Elise arriver, on s’installe le long de la ligne et elle ne tarde pas à pointer le bout de son nez !
    Bravo Un Petit Bout d’Elise , elle a réussi aussi et je suis super fière d’elle 💪🏻.

    Nous avons ensuite la chance d’assister à l’arrivée émouvante de la TEAM WEZ. Il n’y a pas de mots pour décrire ce qu’ils ont fait. La valeur qu’ils nous transmettent, je savoure ces images que j’ai devant les yeux.

    Voilà, j’ai réalisé un de mes rêves, j’en ai plein d’autres en tête et je vous incite grandement à vous lancer pour réaliser les vôtres.

    Ce sont des souvenirs, des moments uniques à vivre. Personne ne peut vous les enlever, vous les prendre et vous êtes seuls à pouvoir les accomplir.

    Je vous laisse avec le vlog de cette journée fantastique.

    Croyez en vous,

    Sportivement,

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