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    SPORTS

    MON PREMIER IRONMAN À NICE

    Comment commencer ? Ce 30 juin 2019, j’ai pris le départ d’un rêve. Ce rêve c’était de terminer un full Ironman. Pas n’importe lequel, celui de Nice. Car c’est dans cette ville que j’ai pris la décision de m’inscrire à un triathlon XXL. Car c’est dans cette ville que j’ai vibré pour la première fois avec les athlètes sur la promenade, que des anonymes, des personnes que je ne connaissais pas et pourtant.. ils m’avaient fait frissonner comme rarement je l’ai fais devant une course. Depuis, toutes mes courses, je les réalisais dans le but de préparer ce Jour J.

    crédit photo: Ironman

    Des années de préparation, une blessure, un triathlon M, quelques 10KM, un semi, deux Half Ironman, mon premier marathon, des doutes, des pleurs, des sensations de ne pas être à la hauteur, des hauts aussi (et heureusement !). David, mon coach a été parfait pendant ces deux années d’accompagnement (et je compte bien le garder pour mes futurs objectifs sportifs). C’est une personne exceptionnelle, humaine, qui porte les mêmes valeurs que moi. C’est devenu une personne essentielle dans ma vie et je remercierais jamais assez Mélanie de l’avoir mis sur mon chemin.

    Un IMMENSE merci à ma diététicienne Julie. Tu as changé ma vie sportive et mes compétitions grâce à tes précieux conseils. Mes entrainements et surtout mes sensations digestives lors des évènements sportifs de cette année n’ont rien à voir. C’est tellement génial et essentiel. Tu as été au top dans ce suivi !

    Je ne vais pas revenir sur la prépa car vous avez mes articles précédents pour ça.

    Au briefing de la veille de course, nous avons appris que la préfecture a voulu annuler l’évènement. Les distances ont donc été raccourcie pour raison de canicule et d’un pic de pollution (effectivement il y avait un nuage visible sur Nice). Forcément, j’ai été déçue mais j’étais surtout très contente de pouvoir prendre le départ. Mais, j’ai une sensation d’inachevée donc je prendrais ma revanche sur les distances ! Ce sera donc 3,8KM de natation, 152 KM de vélo (et environ 1900 D+), 30KM de course à pied.

    crédit photo: Ironman

    L’heure du départ est proche. ETAPE PAR ETAPE. YAPLUKA !

    Réveil ⏰ à 3H45, on se prépare avec ma famille au airbnb. Il était à quelques arrêts de Tram et 20min à pied du départ. Je fais mes boissons énergétiques avec les recettes que Julie m’avait fait tester sur plusieurs courses précédentes, je prends mes ravitos pour les rajouter en arrivant au Bike Park (avec la chaleur je les avais pas mis la veille, trop de risque que la boisson tourne et que mes barres soient toutes fondues et indigestes). Je mange ma galette avec du miel, j’installe mes tatouages et ma puce sur la cheville gauche. Dernier tour pour vérifier qu’il ne manque rien dans mon sac de départ et GO.
    Pompe à vélo et combinaison sous le bras, nous partons tous les 7 (ainsi que Loxen) en direction de la promenade des anglais. Je ne sais toujours pas si la combi est autorisée, j’espère secrètement que oui car la natation est mon point faible et elle m’aide beaucoup !
    Arrivée au parc à vélo, je fais des bisous à ma famille, je les laisse pour aller gonfler mes pneus, installer mes barres et compotes, mes bidons sur mon Merida. Je fais un coucou aux filles que je connais (@maudebaudier @mohlirun @juliette_irondoll @juliettekeisser @sarahvaletterun ).

    Crédit photo: 61pouces


    Je mets de la crème anti-frottements sur ma nuque quand la nouvelle tombe: combinaison autorisée ✅ ! Je ressens comme un vent de soulagement autour de moi 😁, je n’étais pas la seule à espérer cela.
    C’est le moment de commencer à l’enfiler.


    Nous partons direction la mer pour nous échauffer, je retrouve mes amis et ma famille derrière les barrières, ils se sont levés tôt pour me voir partir, je suis déjà émue.. ça promet ! Derniers coucou et embrassades : je m’installe dans mon SAS après avoir fait un petit aller-retour dans l’eau pour me rafraîchir.

    Je respecte mon SAS de départ car je ne veux pas être doublée et prendre des coups en me mettant dans un couloir qui serait trop rapide pour mon niveau. Mais j’ai peur d’attendre longtemps sur la plage comme je suis dans les derniers. Je prévois de nager entre 1H30 et 1h45.

    Le speaker est au taquet, il nous ambiance et ça fait du bien. Je crie, tape dans mes mains, j’essaye de me mettre dans une bulle positive. C’est tellement la folie !

    NATATION


    🔫 Départ donné à 6H25 pour les pro Hommes, 6h26 pour les pro Femmes, on attend sous la chaleur notre tour. Il y a un seau pour se rafraichir dans le SAS, je mouille ma nuque. 🕰 6h48 c’est mon tour et je m’élance. Rapidement, on me nage dessus mais je me trouve un couloir. Nous sommes nombreux, j’ai encore le droit à quelques coups de bras ou de pieds pendant les 3800 m qui me sépare de la transition.
    J’avais peur de mal gérer ma respiration etc. Finalement, j’ai beaucoup nagé par 2 temps et c’est comme ça que je me sentais le mieux !
    J’ai même pu voir quelques poissons sur une partie du parcours et pas de méduses à l’horizon 👌🏻. Ma combi arena a été parfaite 🏊🏻‍♀️. Je suis contente de mes sensations, je suis contente de ne pas avoir paniquée, c’est hyper agréable de nager aussi tôt dans une mer aussi calme. Je me rapproche petit à petit de la plage, la musique est de plus en plus forte. 1 étape sur 3 est faite.
    En sortant je scrute sur les côtés pour voir mes proches 😍. Ils sont là, je leur fais mon plus beau sourire et je file au vélo.
    Je n’avais pas mis en route la montre pour la natation car je ne savais pas si elle tiendrait le coup tout le long de l’ironman. A ce moment là, je n’ai donc aucune idée du temps que j’ai fais. Je pense avoir bien traîné car il n’y a plus beaucoup de vélo dans le Bike park. C’est pas grave, je m’en doutais !
    Je me sèche bien les pieds (j’avais aussi profité quelques secondes de la douche à la sortie de la mer 🚿).

    crédit photo: 61pouces

    VÉLO

    J’enfile mon matériel de vélo, mon dossard et je cours jusqu’à mon Merida Bikes France 🚲.
    Je galère à mettre mon paquet de mouchoir et deux compotes dans ma trifonction, avec l’excitation je ne trouvais pas mes poches 😂. Finalement je m’en sors quelques mètres avant de passer la ligne pour monter sur le vélo 😅.
    Et c’est parti ! Je pense à ce que m’a dit Solene et m’installe pour prendre rapidement de la vitesse car la première montée arrive assez vite sur le parcours.

    crédit photo: Ironman

    J’ai la tête dans les prolongateurs mais là, j’entends mes proches ! Je les vois le long de la route en mode Cheerleader, des pancartes qui me disent de rouler comme si je devais sauver la mère de Bambi 😂 (après celle avec Dori pour la natation 🐠). C’est juste génial je suis sur un nuage.
    Avoir fait la reco de cette première partie jusqu’au col de l’Ecre m’aide énormément. Je sais ce qui m’attend et où je vais 🚴🏻‍♀️. Un monsieur chute juste devant moi, il me dit que tout va bien alors je continue. Je suis contente je rattrape du monde et ça me booste ! J’apprécie énormément ce type de parcours.
    J’aime les montées même si, bien sûr, c’est dur et il fait chaud. Je bois énormément et mange toutes les 20min un ravito. Ça m’occupe l’esprit de penser à mon alimentation et avec les chaleurs du jour il ne faut pas se rater, ça peut être vite un problème pour la suite !

    crédit photo: Ironman

    Je jette une de mes gourdes dans l’éco Zone et récupère une petite bouteille d’eau qui tient dans mon porte bidon. Ainsi de suite sur les ravitaillements que je croise. Je n’ai jamais autant bu mais je me faisais confiance, l’important c’était de s’hydrater pour éviter les crampes et autres problèmes liés à la déshydratation.
    Malheureusement, j’ai trop confiance lors de la descente avant la seconde partie montante. J’ai une bonne vitesse, je prends un virage trop rapidement, en extérieur et là PAF LA GLISSADE. Telle une banane 🍌 dans Mario Kart je glisse sur 100m. Deux garçons s’arrêtent et me relèvent avec mon vélo (ils n’ont pas pensé à leur course, se sont inquiétés pour moi, c’était TELLEMENT gentil ! MERCI). J’ai déraillé et plusieurs brûlures sur le côté gauche.
    Mon Merida est en état de repartir alors moi aussi ! Je ne réfléchis pas à mes bobos 🤕, j’ai rien de casser mais je tremble un peu. Je remonte en selle et je suis beaucoup plus prudente pour la suite 😇.
    J’ai l’occasion de croiser Juliette et Maude on s’encourage. Il y a vraiment une bonne ambiance sur le parcours !
    Celui-ci est magnifique et les encouragements de tous les volontaires et habitants des villes que nous traversons sont dingues ! Il y a des personnes qui ont sorties leurs tuyaux d’arrosage pour nous rafraichir, très régulièrement des gens nous encouragent, c’est trop trop trop top. Ça aide tellement pendant ces heures d’effort 🙏🏻.

    crédit photo: Ironman


    Enfin, Nice est là. La promenade me paraît tellement longue, je déroule les jambes en moulinant et pense à ma transition course à pied. Il y a une ambiance de folie sur la promenade 🔥. Ça tombe bien car on en a besoin 😆.
    J’entends mon nom et voit les copains qui sont là ! Tellement heureuse de les voir, j’ai encore les larmes qui montent: ça promet 😘.

    crédit photo: Yoann Rochette

    COURSE À PIED


    Transition et pipi ✅, maintenant va falloir faire trois boucles de 10km cocotte !
    Je sors de la transition et une équipe de pompom girl m’attend 👯‍♀️👯‍♂️: Mes proches sont déchaînés, je craque, c’est trop pour mon petit cœur émue comme tout. Des pancartes, des paillettes, un beachflag avec mon logo, les t-shirts corporate, .. c’est tellement fou. Ils avaient prévu tout ça en cachette 😭. 
    Je m’étais promis une chose: ne pas marcher entre chaque ravitaillement. 2KM par 2KM. C’est simple: courir, douche fraîche, banane ou tuc, verre d’eau dans le gosier, verre d’eau sur la tête et je repars. 🔁

    crédit photo: 61pouces

    Je m’autorise à trainer sous les douches et lorsque je bois. Je ferais aussi deux pauses pipi sur le parcours.
    C’est dur mais je sais que si je marche entre les zones de ravitaillements, je m’en voudrais et qu’après mentalement ce serait encore plus dur. Je me connais.
    Alors j’ai passé ce cap mental de me faire confiance et de me dire que je suis capable. C’était le plus difficile, j’ai réussi et ça me rend super fière de moi !


    Un chouchou, deux chouchous.

    crédit photo: 61pouces

    Ma carotte 🥕 c’est de retrouver mes proches à chaque fin et début de tour.

    Mon chéri et ma sœur Manon viennent à ma rencontre pour me booster sur le dernier tour. Des copains des réseaux sont là aussi, des bénévoles me disent de rejoindre Loxen 🐶 (voir des abonnés m’encourager c’est touchant !).. Il y a même Arnaud qui me suit de loin en vélo et qui a régulièrement des mots d’encouragements à mon égard. Et les Gueugnonnais vers l’aéroport. MERCI d’avoir été là car c’était la partie où j’avais souvent envie de marcher.
    Le cardio ❤️ m’en fait baver : j’ai l’impression de courir dans un Hammam avec la chaleur et l’humidité des douches fraîches. Sur un des tours, @benedicteperron me dit de bien souffler. Effectivement, sans m’en rendre compte avec la chaleur je respirais trop vite et mon coeur s’emballait.

    crédit photo: 61pouces


    Enfin, on y arrive: c’est le dernier. Tout ce que je fais, c’est la dernière fois. Dernière fois que je passe vers cet aéroport et les travaux, dernière fois que prends cette douche, dernier ravito.. la foule et l’ambiance se rapproche 🙏🏻. La voix des speakers est de plus en plus forte. Ma famille est là 😭. Mes amis sont dans les tribunes de l’arrivée, je leur serre les mains, je suis boulversée. Je passe l’arrivée remplie de gratitude envers ces personnes que j’aime, envers moi pour avoir été au bout.

    YOU ARE AN IRONMAN !

    crédit photo: Ironman


    Je suis fière de moi. J’ai réussi le pari d’avoir assez confiance en moi pour rêver cette course, m’entraîner sur plus de deux ans et pour aller au bout.
    Je suis sur mon nuage. Je suis reconnaissante. Je suis tellement heureuse 🙌🏻.

    Pour les amoureux des chiffres 🏊🏻‍♀️🚴🏻‍♀️🏃🏻‍♀️ – 11H58 de course – (1H30 SWIM / 6H17 BIKE / 3H55 RUN) ~ 2600 partants et 306 personnes non classées dont 54 femmes – 1683ème/2294 au scratch – 119ème/206 femmes – 16ème/27 de ma catégorie d’âge.

    crédit photo: Tralulufit

    Je finirais de la même manière que lors de mon Half Ironman à Vichy:

    Allez à la rencontre de vous-même, apprenez à vous connaître à travers le sport. Ne pensez pas que ce n’est que pour les autres. On peut tous se donner des défis et prendre le temps de les réaliser. Entrainez vous, croyez en vous. Ce sont des moments uniques à vivre et des souvenirs gravés à jamais. Vous êtes seuls à pouvoir réalisez vos objectifs.

    Je ne cherche qu’a progresser. Ma seule concurrente c’est cette petite voix négative dans ma tête.

    Je vous laisse avec le vlog de cette journée fantastique.

    N’hésitez pas à vous abonner à ma chaine Youtube, ça motive toujours et ça fait plaisir !

    Et voilà, que d’émotions en montant cette vidéo et en écrivant ce nouvel article à propos de cette course qu’est l’ IRONMAN de NICE.

    ❤️

    Encore un immense merci à mes proches, à mon coach @david_x3s , ma diététicienne @julie.huart (et @sportnbio ), à vous derrières vos téléphones et aux marques qui m’ont accompagnées dans cette aventure.
    En particulier: MERIDA , GO SPORT , ASICS , ARENA et CASTELLI !
    Tout le matériel que vous m’avez fournit a été plus qu’à la hauteur de mes attentes !
    Une aventure sportive inoubliable.


    Et bien entendu @mans_dvg ( www.61pouces.com) , @tralulu.fit et Yoann Rochette pour les magnifiques clichés que vous avez réalisé.

    Sportivement,

    runamande
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    VLOG: HALF IRONMAN de Aix-en-Provence

    Dimanche 18 mai 2019, j’ai participé à mon deuxième Half Ironman en préparation pour le full Ironman de Nice. Je vous embarque avec moi !

    half ironman

    BON VISIONNAGE ♥
    Clique ici pour t’abonner à ma chaine Youtube, ne rater aucune vidéo et surtout pour me soutenir !

    Pour le compte rendu de ce Half Ironman, je te laisse lire (ou relire) celui que j’ai fais sur instagram ! ( Compte: @margot_dvg )

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    FINISHER de l’Half IRONMAN de Aix-en-Provence 🎉😊. En 6H42 ⏱. Les consignes du coach étaient « 100% en mode entraînement ». Alors, je savais que je devais mettre mon ego de côté et ne pas essayé de prouver quoique ce soit à qui que ce soit aujourd’hui 😁. Pour les détails de temps/ allures etc vous avez tout sur Strava (pseudo: Margot Dvg), je vous fais le CR de mes sensations ! -NATATION 🏊🏻‍♀️: Le parcours était un A/R. La première partie s’est bien passée je me sentais bien ! Par contre le retour.. le vent avait formé de gros courants dans le lac, j’ai commencé à voir des personnes appeler à l’aide, les gens paniquaient autour de moi, on nageait tous de manière très espacée car on était déporté. Le bateau de secours est venu plusieurs fois chercher des personnes. J’ai bu la tasse une 10aine de fois, je ne savais plus comment respirer . Finalement j’arrive à finir et à courir pour rejoindre ma T1. -VÉLO 🚴🏻‍♀️: J’ai adoré le parcours ! Vraiment magnifique et ludique 😊. Pas le temps de s’ennuyer entre les bosses et le col de Cengle 🔥. J’ai écouté le coach et je n’ai pas trop forcé comme il le souhaitait. Mais ça reste une belle sortie longue avec 1300 D+ donc ça fatigue forcément musculairement ! J’étais assez crispée sur mon guidon car les rafales de vents m’impressionnait et me sentir partir sur le côté me plaisait pas trop 😂. Mais tout le monde avait les mêmes conditions comme on dit 🤓. -COURSE À PIED 🏃🏻‍♀️: C’est là où je me suis le plus écoutée pour la suite de la prépa ! Le coach m’avait dit de courir les premiers kilomètres en 6min/km. Bon comme d’habitude j’ai l’impression de me freiner en sortant de la T2 et en faite la montre me donne « 5min10/KM » 😂. OUPS il va râler derrière son téléphone 🙈. J’ai réussi à mieux me ralentir. Je ne m’attendais pas à ce que le parcours ait autant de bosses. Je les franchis une par une et m’arrête pour manger et boire à chaque ravitaillement. À la fin du deuxième tour je décide de marcher dans les bosses et de ne pas trop forcer en course à pied aujourd’hui. J’ai couru un marathon il y a un mois et je pense que j’ai déjà pas mal donné ce jour là en course à pied 😊. 👇🏻 (suite et fin en commentaire) ~

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    J’espère que cette vidéo vous plaira,

    Sportivement,

    A très vite !

    runamande
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    SPORTS

    PRÉPA IRONMAN #2

    Je vous retrouve avec un deuxième article sur ma Prépa Ironman de Nice 2019 !

    Cette fois ci, je vais répondre aux questions que vous m’avez posées, je vais faire le point sur mon alimentation et mon ressenti sur cette deuxième période.

    crédit photo: @mans_dvg

    L’ENTRAINEMENT:

    « Comment as tu trouvé ton coach ? »

    J’ai rencontré David grâce au bouche à oreille. Il préparait une amie à moi ( @melanie_creaplume ) pour un raid et un triathlon M. Elle m’a parlé de lui et j’ai eu envie de le rencontrer car j’appréciais ce qu’elle me disait de sa manière de fonctionner, son caractère et puis surtout elle en était très satisfaite.

    Il prépare lui même un ironman cette année (il en a déjà fait d’autres avant), il coach des gymnastes (c’est un ancien gymnaste de haut niveau), il entraine dans un club d’athlétisme, organise des stages outdoor et fait des coaching individuels. Il a fait le choix de limiter le nombre de ses coachés pour être le plus efficace et compétent possible dans notre préparation.

    « Est ce qu’il est spécialisé dans la compétition ? »

    Son but c’est de nous aider à atteindre notre objectif personnel qu’il soit dans la réalisation d’une performance ou d’une distance 🙂.

    « Quel est ton volume horaire d’entrainement dans chaque discipline ? »

    Alors je ne peux pas répondre à cette question de manière précise car mes volumes horaires dépendent de où on en est dans la préparation.

    Le sport que je pratique le moins dans cette préparation c’est la natation. Nous avons fait ce choix avec mon coach. Il faut énormément de travail et d’heures dans l’eau pour progresser en natation. Ayant déménagée cette année David ne peut plus s’entrainer avec moi. Je n’ai pas les moyens financier de me rajouter une licence de natation ou me payer un entraineur pour ce sport là. Et toute seule je suis incapable de me corriger. On préfère donc faire le volume nécessaire pour que je sorte de l’eau sans m’être fusillée. Je sais que je ne performerais pas dans ce sport cette année et ce n’est pas grave. On s’est concentré surtout sur le running jusqu’au marathon , j’ai aussi fais beaucoup de vélo en février pour compenser ma blessure qui m’a empêchée de courir pendant quelques semaines. Ensuite on a repris de manière plus intensive la course à pied afin que je sois prête pour le marathon de Paris !

    La suite de la prépa va faire augmenter de plus en plus les volumes, ce week end je suis partie deux jours en Ardèche avec mon coach et une autre triathlète qu’il prépare pour que l’on s’entraine ensemble.

    Je fais totalement confiance à David donc je réalise ce qu’il me dit de faire sans remettre en question cette prépa (à part si vraiment quelque chose venait à me choquer !).

    reco du parcours du Half de Vichy en 2018

    « Comment gères tu la fatigue ? »

    J’essaye de changer mes habitudes en dormant avant minuit. Je fais une sieste si nécessaire, je bois beaucoup pour bien récupérer, j’écoute les besoins de mon corps et je ne prévois pas trop de choses à côté. Pendant les mois de cette préparation, l’entraînement est une de mes priorités, mes proches le comprennent et savent à quel point ce défi est important pour moi.

    J’ai choisi aussi de démissionner de mon dernier travail (les valeurs de la clinique où je travaillais ne me correspondait pas, j’ai préféré partir avant de faire une bêtise, d’avoir un accident ou un burn out), actuellement je suis dans les papiers pour m’installer en remplacante libérale donc le temps que l’administratif avance, j’ai la chance d’avoir plus de temps pour m’entrainer.

    « Comment garder la discipline sur si longtemps (plusieurs mois) en entrainement ? »

    L’objectif c’est ce qui me fait tenir. Je vibre pour cette préparation, il n’y a pas un jour où je n’y pense pas. Je sais pourquoi je m’entraine, je sais que je regretterai si je procastine, si je n’y vais pas où si je me laisse aller. Je sais aussi que c’est l’entrainement qui déterminera comment je vivrais cette course alors je ne me pose pas trop de questions et j’y vais. Je sais aussi que je suis toujours satisfaite à la fin d’un entrainement alors que je peux etre déçue de moi, je culpabiliserai si je n’y vais pas. Quel sentiment je préfère avoir ? La réponse me fait généralement chausser mes baskets 😄 !

    L’ALIMENTATION:

    Je suis suivie par une diététicienne pour la préparation de mon Ironman. J’ai senti la différence lors de mon marathon à Paris car je suis souvent sujette à des troubles digestifs à la fin de mes courses et parfois pendant l’épreuve. J’ai suivi ses consignes pour ce 14 avril 2019 et je n’ai eu AUCUN problème. De bonnes augures pour fin juin !

    Je me suis dis que cela pourrait être très interessant pour vous d’avoir deux témoignages de professionnelles sur l’importance de l’alimentation dans le sport. Le premier c’est celui de Julie (ma diététicienne qui est devenue une super copine en avançant dans le suivi !), le deuxième c’est celui de mon amie Eva qui est aussi diététicienne (c’est une amie proche avec qui je m’entrainais à l’athlétisme et avec qui j’ai habité quelques semaines cet été, je ne lui ai jamais demandé de m’accompagner dans un suivi car je fais partie des personnes qui ne veulent pas tout mélanger. Par exemple je refuserai de faire une prise de sang à Eva 😝 . Cela n’empêche que c’est une personne très compétente alors j’ai eu très envie d’avoir son avis sur la question !).  

    la barre de ravitaillement sur laquelle travail Julie et Sport N’Bio !

    JULIE:

    « C’est avec beaucoup de plaisir que j’écris ces lignes et que je vous partage une expérience professionnelle riche en motivation, échanges, bienveillance et collaboration. Un tel objectif n’est pas anodin et demande des impératifs spécifiques. Ces exigences sont régies par la difficulté et les sollicitations que subissent l’organisme lors de cette épreuve, mais aussi au cours de sa préparation. Tout comme l’entraînement, la préparation nutritionnelle ne s’improvise pas. Celle-ci entre dans le cadre d’une réponse aux entraînements, dans le soutien aux efforts fournis et pour la récupération. La préparation nutritionnelle doit, ne l’oublions pas, entretenir le plaisir et l’équilibre qu’a le sportif envers sa pratique.

    Ayant certaines fragilités digestives dues à des événements passés, il était important que Margot et moi-même travaillions sur le renfort de sa barrière intestinale dans le but de maximiser son confort à l’effort. Ce travail était également important pour que l’ensemble des applications nutritionnelles, mises en place par la suite, soient efficientes.

    Chaque prise en charge est individuelle. Celles-ci prennent en compte le sportif dans sa globalité (pratique sportive, niveau de performance, blessures présentes ou passées, habitudes alimentaires, mode de vie…). La prise en charge se veut constructive et ne doit pas s’inscrire dans un schéma de conseils rigides.  La flexibilité qui en découle permet, aujourd’hui à Margot, de concilier l’ensemble de ses entraînements à sa vie professionnelle et personnelle. Et ceci en ayant des points d’appuis nutritionnels réguliers lui permettant de progresser et de s’épanouir dans son projet.

    Merci à ceux qui liront ces mots et merci à toi Margot, pour la richesse de nos échanges. »

    Julie HUART ( @julie.huart ) , BTS DIETETIQUE / BACHELOR EN DIETETIQUE ET NUTRITION DU SPORTIF / Diplome Universitaire NUTRITION, MICRONUTRITION, EXERCICE ET SANTÉ. Blog: micronutriforme.com

    EVA

    Eva et moi avant notre Marathon de Paris !

    « L’importance de l’alimentation dans ce type d’effort :

    L’alimentation chez le sportif est bien souvent négligée alors qu’elle fait partie des facteurs de performance ! En effet, lors d’un effort il y a une consommation accrue de dioxygène et de nutriments car les muscles sont davantage sollicités et cela demande alors un apport énergétique élevé. Qui dit apport énergétique augmenté, dit prises alimentaires conséquentes et adaptées !

    Et cela en particulier sur les épreuves longues de type ultra ou Ironman où le corps est mis à rude épreuve et les apports alimentaires sont indispensables pour pouvoir tenir sur la durée. La nutrition avant, pendant et après un effort répond à des besoins précis quantitativement mais également qualitativement ! Et j’insiste bien aussi sur le côté « adapté » de la nutrition car elle va dépendre de la charge d’entrainement, le moment des entraînements, la vie professionnelle, personnelle du sportif mais aussi de sa tolérance digestive.

    La stratégie nutritionnelle doit alors convenir à l’athlète et surtout doit être testée avant le jour J de la course ! C’est peut-être une évidence pour certains mais croyez-moi beaucoup improvise le jour même en testant par exemple des aliments ou produits de l’effort sur les ravitaillements sans savoir comment leur organisme va réagir… Même constatation pour les repas avant l’épreuve, souvent pensés au dernier moment alors qu’ils sont vraiment importants car ils peuvent impacter le déroulement de la course prévue.

    Je terminerai tout simplement en disant que l’alimentation seule ne vous fera pas gagner une course, on est bien d’accord, mais par contre elle peut vous la faire perdre… ! Rappelons également que la déshydratation et une mauvaise gestion de la prise alimentaire est la cause numéro 1 d’abandon ! »

    Eva HUDAK ( @evaah.diet.and.run ) , Diététicienne-Nutritionniste spécialisée en sport d’endurance / Blog: evah-dieteticienne.com .

     
     
    Voilà,  je tiens à donner mon avis certes mais aussi donner la parole à des personnes compétentes et diplômées ! Merci les filles !
     
     
    Pour finir ce deuxième article sur ma prépa, je voulais souligner que j’étais super contente d’avoir couru le marathon de Paris car cela m’a fait vraiment du bien mentalement et en prise de confiance. La gestion de ma blessure en février n’était pas simple et j’avais peur de ne pas réussir à être prête pour l’ironman. J’ai douté de moi et je suis contente d’avoir pu me prouver le contraire.
     
    Ce week end je serais sur l’ Half Ironman D’Aix en Provence et j’ai hâte ! J’espère juste que cette année la météo sera plus clémente que ce qu’ils ont eu en 2018 !
     
    A très vite,
    Sportivement,
    runamande
     

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    SPORTS

    PRÉPA IRONMAN #1

    Hello !

    Je reviens aujourd’hui avec une nouvelle série d’articles qui auront comme sujet principal ce que je mets en place pour ce rêve sportif 2019: l’IRONMAN de Nice !

    Pour commencer, j’ai envie de (re ?)faire le point du pourquoi du comment j’en suis arrivée à m’inscrire à cette course.

    Comme je vous l’ai déjà expliqué j’ai toujours baigné dans le sport grâce à mes parents et d’autres membres de ma famille.

    J’ai pratiqué différents sports et plusieurs étés d’affilés (mais aussi en 2012) j’ai participé à un petit triathlon qui s’organisait à côté de ma ville d’enfance. 

    Au départ, je le faisais en relai avec mes soeurs où j’étais souvent inscrite sur la partie natation. Je pense que, grâce à cette pratique adolescente, j’ai pu désacraliser la nage en eau libre et cela m’aide aujourd’hui lors des compétitions car je ne panique pas à cause des coups que l’on peut recevoir dans l’eau. 

    natation en eau libre

    Par exemple, j’ai fais très peu de ski et aujourd’hui je panique facilement lorsque je suis sur une piste car je pense trop, je n’ai pas désacralisé ce sport plus jeune donc j’ai peur plus rapidement que d’autres ! (C’est mon point de vue et mes réactions mais heureusement ce n’est pas le cas de tout le monde).

    BREF, après avoir participé en 2012 à mon premier triathlon en solo, je me suis concentrée sur la course à pied pour finalement revenir à cette envie de participer à des triathlons.

    J’ai commencé à suivre Marine Leleu sur les réseaux sociaux et elle m’a fait découvrir les courses du label Ironman, elle partageait avec nous ses participations et elle m’inspirait beaucoup (encore aujourd’hui d’ailleurs !).

    Mais l’envie de m’inscrire est arrivée après avoir vu en live l’Ironman de Nice avec les copains du Happy Running Crew, ce jour là j’ai été tellement émue et j’ai vibré avec les participants de cette course. J’ai décidé qu’un jour, moi aussi, je le ferais. Mais pour commencer, ce même été 2017, je courrais mon premier triathlon M avec mon amie Elise !

    C’est ainsi que je me suis inscrite à l’Ironman 70.3 de Vichy 2018 dans le but de participer à l’Ironman de Nice l’année suivante. 

    Maintenant que j’ai retracé cette histoire, je vais vous expliquer ce que j’ai mis en place pour atteindre cet objectif.

    J’ai été pendant 4 ans infirmière militaire dans un Hopital d’Instruction des Armées. Je n’avais pas les mêmes horaires/temps de travail que dans le civil mais j’avais des permissions un peu plus nombreuses. Ces horaires me permettaient quand même de tenir le plan d’entrainement pour une participation à un Ironman 70.3 mais mon coach avait été clair: pour un Full Ironman ça risquait d’être très compliqué et il ne m’aurait pas suivi dans l’aventure.

    coach half ironman

    La vie a fait que j’ai décidé de quitter l’armée pour suivre mon amoureux dans sa mutation. 

    L’occasion était donc là de faire de nouveaux choix pour réaliser mon rêve. 

    LE TRAVAIL

    J’ai donc décidé de travailler à temps partiels en 12H. J’ai postulé pour un poste comme celui-ci qui se libérait à 50min de chez moi. Je travaille donc 2 à 3 fois par semaine mais je pars de chez moi pendant presque 15H. Ces journées là je ne peux donc pas m’entrainer mais le reste de la semaine je suis en repos et mon coach en profite pour y caler mes entrainements. 

    J’ai donc fais un choix financier plus compliqué que mes premières années de boulot mais je sais pourquoi je l’ai fais. Et c’est là où il faut comprendre que la préparation d’un Ironman , le triathlon en général, c’est aussi un mode de vie. En tout cas c’est ma vision des choses et il faut aussi respecter son corps et ses capacités. Pour cette décision de m’inscrire à un full Ironman je savais que j’allais devoir changer quelques habitudes dans ma vie.

    L’année dernière, je courrais souvent avant ou après une nuit, avant ou après une journée de travail pour caser les entrainements. Je n’habitais pas loin de l’HIA et je pouvais encore courir en sortant du boulot où parfois même j’y allais ou je rentrais en courant. Généralement ce n’était pas des séances très longues que David m’indiquait de faire les jours de boulot.  Mais la course à pied qui m’attendait à la fin de l’Ironman 70.3 c’était un 21KM.

    En juin, c’est un marathon qui termine ce triathlon XXL. Donc, les sorties sont plus longues et la préparation est différente. Je ne peux pas aller courir 1H ou plus avant le boulot (alors que je commence à 7H et que je pars de chez moi à 6H) pour ensuite bosser plus de 12H (parce qu’on ne finit jamais à l’heure entre les urgences, la relève etc) et ensuite conduire pendant 50min et rentrer à 21H30 pour essayer d’aller courir et rentrer à presque 23H pour manger et me coucher. Ça n’aurait aucun sens et ce ne serait pas très intelligent.

    Bref, c’est la décision que j’ai prise pour préparer sereinement ma course, respecter mon corps, avoir du temps avec mes proches et surtout pouvoir me reposer mais aussi faire le métier que j’aime sans mettre mes patients en danger, ou moi-même sur la route, avec une trop grosse fatigue accumulée. 

    beagle et moi

    L’ALIMENTATION

    Avant, comme je vous l’ai expliqué dans un article dédié à mon rapport à l’alimentation, je mangeais sans réfléchir et selon mes envies.

    J’ai décidé que, pour ce challenge sportif qui m’attendait, j’allais changer et me faire accompagner de ce côté là. 

    J’ai donc une diététicienne qui me suit. Ça se passe super bien, on trouve des solutions face à mon système digestif capricieux, elle va m’aider à préparer, tester etc ce que je mangerais le jour J de l’Ironman, ce que je mettrais dans mes sacs de transitions,… Avant, pendant et après la course quoi ! 

    Je n’ai pas envie de réfléchir à tout ça au dernier moment donc on prépare le terrain pour le 30 juin 🙂.

    natation

    LE REPOS

    J’essaye de ne plus avoir une vie à 100 à l’heure, de prendre le temps de me reposer, de laisser mon corps récupérer et surtout j’essaye d’apprendre à me coucher avant 00H ! 

    Le sommeil c’est important pour que les muscles récupèrent et même si c’est difficile car je me laisse vite embarquer par les séries Netflix, un bon bouquin, les réseaux sociaux, Youtube et j’en passe,.. J’essaye de petit à petit décaler mon heure de dodo et j’ai déjà réussi à gagner une petite heure ! 😅

    beagle dormeur

    L’ENTRAINEMENT

    Comme l’année dernière, je suis religieusement mon plan d’entraînement et les consignes du coach. Et surtout j’essaye de NE PAS ME COMPARER AUX AUTRES PERSONNES QUI PREPARENT UN IRONMAN ET QUI PARTAGENT LEURS ENTRAINEMENTS SUR INSTAGRAM OU STRAVA. Je le mets en lettres capitales car c’est un conseil que je vous donne très souvent mais je pense sincèrement que la comparaison, de qui en fait le plus ou le moins, est mauvaise pour être bien dans votre tête et pour l’entraînement. Se soutenir OUI, se rabaisser, se culpabiliser, se remettre en question sans arrêt ou vouloir copier le plan des autres NON. Nous sommes tous différents, nous n’avons pas tous les mêmes objectifs, les mêmes capacités ou les mêmes entraîneurs. Et encore plein d’autres choses que nous n’avons pas en commun car nous sommes tous des êtres humains différents.

    entraînement avec le coach

    J’ai choisi un coach, avec qui ma prépa pour Vichy s’est super bien passée, donc je lui fais confiance et je l’écoute. Même si vous trouvez ou si vous avez quelque chose à redire sur mon entrainement, c’est gentil de vous inquiéter pour moi ou de vouloir me dire quoi faire, mais si je commence à remettre en question les décisions de David autant en changer et ce n’est pas du tout ce que je souhaite faire !

    LE MENTAL

    Mon gros point faible ! Le fait de travailler sur mon développement personnel au quotidien est une chose mais je le travaille aussi d’un point de vue sportif. J’ai du mal à me mettre dans le rouge, je me protège beaucoup, j’ai peur de ne pas aller au bout de l’entraînement alors je fais trop attention, je m’écoute beaucoup trop et ça me frustre ! 

    entrainement

    Pour cela, je travaille mon mental avec des Podcasts super interessants de Girl Boss, sur la course à pied, des histoires de vie, des témoignages ou interviews et ça m’aide beaucoup ! (Voici quelques noms de Podcasts: Nouvelle Ecole, Change ma vie, Transfert, Dans la tête d’un coureur, Le Gratin…)

    Je lis aussi un bouquin que ma copine @outsidewithanna m’a prêté : « Autohypnose et Performance sportive » de Jonathan BEL LEGROUX. Il est top et m’aide déjà beaucoup.

    Voilà, un petit point sur ce premier gros mois de préparation ! Il s’est terminé malheureusement avec une contracture mais j’ai, comme l’année dernière, un kiné qui me suit et c’est top pour soigner les petits bobos, récupérer, avoir des conseils là dessus et surtout je prends soin de la machine dans laquelle j’évolue et grâce à laquelle je peux faire tout ça: mon corps 🙂.

    dJ’ai une collaboration de trois mois avec COMPEX qui me permet de compléter le kiné, le repos et les massages pour récupérer des entrainements ! Je ferais un article à la fin de celle ci pour vous dire ce que j’en ai pensé avec l’avis de ma soeur (kinésithérapeute) et de mon amoureux (médecin). J’espère que ça vous plaira !J’ai donc pris mon mal en patience, je suis en train de finir deux semaines plus light et ma vilaine contracture a l’air d’être bien partie pour disparaitre !

    C’est donc la fin de ce premier article sur ma prépa, je trouve cela interessant de retracer ici ces mois d’entraînements jusqu’au jour J ! Et ça me fera des souvenirs pour plus tard ! 😃.

    Je pense aussi faire quelques vidéos vlog de « semaine de préparation » !

    A très vite, 

    Sportivement, 

    runamande

     

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    SPORTS

    MON PREMIER HALF IRONMAN à VICHY

    Comment vous résumer cette journée que j’ai passé ? Ce 25 aout 2018, j’ai pris le départ d’une course incroyable: le half ironman de Vichy. Depuis 2017, je me préparais petit à petit et en me fixant des objectifs.

    Des mois de préparation, de doutes, de hauts et de bas. Le but était de réaliser une course qui me paressait inaccessible il y a encore deux ans de cela. J’ai embarqué David dans l’aventure. Il a été un coach exceptionnel, à l’écoute et bienveillant. Je n’aurais pas pu espérer mieux ! (On fait une belle équipe, merci pour tout.)

    J’ai du jongler avec un planning pas toujours évident. Des périodes de nuit (environ 6 mois dans l’année), des semaines à plus de 60H et parfois des roulements d’un week end sur deux pendant quelques mois. Cela n’a pas toujours été facile de tout conjuguer. Mais j’ai réussi à tenir le rythme, je me sentais préparée et en forme lorsque ce fameux samedi d’Aout est arrivé.

    Nous y sommes, l’heure du départ approche. ETAPE PAR ETAPE ma p’tite dame. Et ça va le faire !

    half vichy

    25.08.2018: 7H !

    Le départ est en rolling start. Comme les SAS en course à pied, il faut choisir le temps que l’on estime faire en Natation. La combinaison est autorisée car l’eau est à 22.3°C. Je me range tout à la fin du SAS des 43min. Nous sommes 369 féminines pour 1834 participants.

    Nous devons plonger depuis un ponton, je fais la queue en attendant mon tour. Je lève les yeux et repère une pancarte que je connais bien. Ils sont là, ils se sont levés aux aurores pour moi. Je me faufile jusqu’à eux, leur envoie des bisous. J’ai des larmes de gratitude aux bords des yeux.

    Je retourne dans la file. « Est ce que j’en suis capable ? » Je me sens prête mais je n’ai jamais réalisé un tel effort. Je décide de me faire confiance. Je me suis préparée pour ça. J’aime ce sport et j’ai hâte d’en découdre avec moi-même. C’est bientôt mon tour. Le BIP du départ sonne, je plonge et c’est parti pour le début d’une longue course !

    swim half ironman vichy

    NATATION (1900m):
    Je m’élance et pour le moment je ne prends pas de coups grâce au rolling start. J’essaye de ne pas partir trop vite, de ne pas trop utiliser mes jambes et de me concentrer sur le rythme de ma respiration. Nous avons un demi tour à faire. Il y a déjà beaucoup de vagues car nous sommes très nombreux à nager. Au fur et à mesure de mon avancée je me retrouve au milieu de plus de monde. Je me prends des coups de bras et des coups de pieds. Heureusement, mes parents m’ayant inscrite à des triathlons en relai plus jeune où je faisais la partie natation, j’ai la chance de n’avoir encore jamais paniqué dans cette épreuve.  Je nage et le demi-tour ne semble jamais arriver. Je me fais prendre en sandwich entre deux concurrents, j’essaye de me décaler mais rien à faire, je n’ai pas la place. Je me laisse alors distancer et recommence à nager à mon rythme. Enfin, la bouée indiquant le demi tour est devant moi. Je me sens bien, je continue d’avancer et j’essaye de respirer tous les trois temps. Quand soudain, *PAF* un grand coup de poing dans les lunettes, ces dernières sautent et se retournent contre mon oeil. J’ai mal et cela me bloque dans mon avancée. Je me calme, replace mes lunettes et repars. Je suis de nouveau dans ma course et un panneau indique qu’il me reste 400M à faire. Soudain, *REPAF*: cette fois c’est une claque que l’on me donne. Elle me remet les idées en place mais je ne veux pas me laisser déstabiliser.

    La sortie de la natation se rapproche, le bruit des supporters aussi. Je saisie la main d’un bénévole qui m’aide à sortir de l’eau. Je termine cette première partie en 48min. .

    swim sortie half ironman

    TRANSITION:
    Je sors de l’eau, les supporters me donnent le sourire. J’ouvre ma combinaison et me concentre sur les étapes à franchir lors de cette transition SWIM/BIKE. J’entends Marine Leleu qui m’encourage et je repense à ses partages d’ IRONMAN qui m’ont donné envie de me lancer dans l’aventure. J’arrive près de mes sacs. Je me trompe en voulant prendre le rouge, « c’est le bleu Margot » ! Hop, je cours avec le bon sac. Delphine, une copine d’instagram qui fait aussi la course,  me rejoint. On se regarde le sourire aux lèvres 🙂. Je vois mes copains derrière la grille qui filment, j’aurais plein de souvenirs ! J’enfile le casque, mes chaussures, le porte dossard et mes lunettes. Je mets des ravitos dans ma trifonction et me retrouve face à un dilemne: K-Way ou pas K-Way ? Le temps est incertain. Mais ils n’annonçaient pas de pluies avant le début d’après midi. Coup de Poker, je prends le risque de ne pas le mettre. J’espère ne pas m’en mordre les doigts. Je cours jusqu’à mon vélo. Je passe devant ma famille et mes amis: ils m’encouragent. Je prends leurs forces et l’énergie qu’ils dégagent avec moi pour les quelques heures de route qui m’attendent.

    transition 1

    VÉLO (90KM):
    Je m’élance, les jambes répondent très bien et je trouve une vitesse de croisière. La reconnaissance faite mardi avec mon coach me permet de savoir qu’une bosse est présente dès le début du parcours. Je bois de l’eau régulièrement. Je me concentre et je me sens bien pour envoyer un peu sur le parcours. J’aime vraiment rouler. Après un an de vélo de route, je sais que c’est un sport que j’adore et que je vais prendre du plaisir lors de cette épreuve. Je double un peu de monde, je me fais rattraper par des bolides et je fais mon bonhomme de chemin. Je mange quelques ravitaillements prévus dans ma trifonction. Je fais attention de ne pas tomber en les ouvrant.

    bike half ironman

    Je pédale et j’avance. Surprise sur le parcours, mon amie Sophie et son chéri sont présents et m’encouragent. Je ne m’attendais pas à les voir, l’émotion est grande. Je pense à toutes les personnes ayant fait la route pour m’encourager, le sport rassemble, le partage sur ce week end est magnifique, j’ai tellement de chance d’être si bien entourée !

    Le sourire aux lèvres et la voix de Sophie qui raisonne je continue de pédaler. Je n’ai pas froid et je me sens toujours bien.

    bike vichy

    Le kilomètre 70 se profile avec une bosse pour fêter ça. Des messages sont écrits sur la route, je trouve ça génial pour les concurrents destinataires. Je sais ce qui m’attend pour les derniers kilomètres du parcours donc je vais pouvoir continuer de rouler à bonne allure jusqu’à la fin. Je fais le décompte des kilomètres dans ma tête. Vichy arrive, la transition aussi. J’ai hâte d’entendre ma famille, j’ai le smile car cette partie vélo s’est super bien passée ! « Etape par Etape ». Je mouline un peu sur la fin pour détendre mes jambes. J’entends la foule, le speaker, j’ai des frissons. Deux étapes sur trois de faites. Je me dis que je suis capable d’aller jusqu’au bout, je vais le terminer ce triathlon.

    3H06 de vélo.

    vélo half ironman

    TRANSITION:
    Je pose mon vélo, je pense à cette étoile dans le ciel qui m’a donné de la force sur le parcours. Je cours jusqu’à mon sac de transition. Je tourne le porte dossard dans le sens de la course à pied. J’enfile mes baskets, pose mon casque et c’est parti pour la dernière épreuve !

    arrivée vélo

    COURSE À PIED (21,1 KM):
    C’est toujours très bizarre de passer du vélo à la course à pied. J’ai à la fois l’impression de ne pas avancer et en même temps le chrono de ma montre me dis le contraire. Pendant quelques années, je ne me suis pas entrainée pour de la longue distance. Mon truc c’était les 10KM, les cross et j’avais même testé un 1500m sur piste. Je sais que la longue distance c’est pas encore mon dada mais j’ai déjà un peu progressé là-dessus ! Je pars à une moyenne de 4’20, je croise mon coach et il me rappelle de bien gérer les 5 premiers kilomètres afin de réhabituer mes jambes à cette discipline. Bah oui les coquines ont envie de continuer à tourner vites comme en vélo. Je suis encore bien trop rapide. J’essaye de me ralentir mais c’est difficile, j’ai déjà la sensation de ne pas avancer alors que je suis à 5’10/KM. Je sais que je ne tiendrais pas la distance comme ça.
    Je me calme et je me sens bien jusqu’au 8ème kilomètre  .

    course à pied half vichy
    Là, les jambes de bois font leur apparition, je paye ma mauvaise gestion du début de course. Mais c’est pas grave j’avance. Je m’arrête à chaque ravitaillement pour boire ou manger. Ceux-ci me donnent des objectifs à atteindre. « Allez Margot, tu peux le faire. »

    Nous devons faire deux boucles. Sophie et Romain sont encore présents sur le parcours pour m’encourager, je les vois plein de fois et ça me met du baume au coeur à chaque passage. Encore plus loin, j’entends ma famille m’encourager, mes amis aussi et lorsque je pars pour le deuxième tour je vois mon coach. Je m’arrête vers lui et je lui dis que c’est dur, que j’ai plus de jambes. Il m’engueule et me dit de ne pas marcher. Il a raison. Je suis là pour me dépasser, ça se saurait si c’était facile et si ça se passait sans embûches. Surtout pour une première fois !

    run Half Vichy
    J’avance, je me concentre, j’essaye d’allonger ma foulée mais rien à faire. Je me sens nulle de ne pas réussir à être plus forte que ça. Mais je me secoue. C’est déjà super ce que je fais. Je me dépasse même si ce n’est pas la course à pied de ma vie ! Je ne me suis pas donnée d’objectif temps donc je vise simplement la finish line non ? Et je l’atteindrai quoiqu’il arrive ! Le dernier ravitaillement au kilomètre 19 ne semble jamais arriver. Il est à la fin d’une longue ligne droite le long de l’Allier. Je repense à la natation quelques heures plus tôt. Cela me semble irréel. Enfin, le dernier ravito est devant moi. Ensuite c’est la montée jusqu’au pont. Je m’arrête pour marcher cette montée. J’entends une fille me crier dessus. Elle fait la course aussi et me demande si Loxen avait été là, est ce que j’aurais marché ? Bien sur que non 😅. Alors elle me relance, m’encourage, elle veut m’attendre mais c’est sa course aussi ! Je lui dis de continuer à courir à son rythme, je cours au mien et puis il faut qu’elle pense à son arrivée ! Il ne faut pas qu’elle la gâche pour moi ! Mais merci à toi Inès, tu as été géniale.

    run half ironman

    quand je vois ma famille !

    Je me dispute « comment tu peux te permettre d’avoir voulu marcher à 2km de la fin ?! ». La ligne d’arrivée n’est pas si loin, c’est bientôt fini ! La fan Zone se rapproche, je rentre dedans, j’entends ma famille, j’ai les larmes aux yeux de les voir là pour moi ! L’arche d’arrivée, ce tapis rouge, les speakers sont ici. Je m’arrête pour marcher et profiter de ce moment unique.
    Les larmes aux yeux je réalise à peine que c’est terminé !

    J’ai couru en 2H01min ce semi marathon.

    finish line Half Ironman

    J’essaye de reprendre mes esprits, Fred (un ami lyonnais qui a aussi fait la course) m’attendait et me prend dans ses bras: « on l’a fait ! ».

    C’est difficile de ne pas être déçue par mon manque de mental en course à pied. Mais je suis tout de même fière de moi, de ma course entière et de m’être dépassée. Je n’ai qu’une envie: progresser.

    Après m’être fait masser par les kinés (vous avez sauvé mes jambes pour la fin de journée merci!). Je retrouve ma famille et mes amis. Je prends mes parents dans les bras et c’est puissant de les serrer contre moi après tout cet effort. Je n’aurais jamais assez de mots pour les remercier d’être en or et de m’avoir transmis cet amour du sport. Mes petites cousines sont là elles aussi, ma famille proche venue me soutenir et mes amis qui ont fait le déplacement: c’est tellement dingue de voir tout ce beau monde pour moi. C’est une récompense unique de vous avoir avec moi sur cette épreuve. J’avais en ligne de mire la belle pancarte pleine d’amour faite par mes soeurs et la pancarte de Toto. Merci de croire en moi, de me soutenir et de m’accompagner dans mes objectifs. Sans vous cela n’aurait pas la même saveur.

    famille

    Mission accomplie: je me suis dépassée. Je n’ai peut être pas fait la course à pied que j’espérais mais la médaille était encore plus belle avec cette difficulté. Je suis heureuse de constater que j’ai de la ténacité et que lorsque je souhaite quelque chose je suis capable d’aller au bout de mon rêve. Cela permet de prendre confiance en soi et d’apprendre à s’aimer.

    coach half ironman

    MERCI à toutes les personnes qui m’ont écrit, suivie, encouragée, félicitée. Merci pour tous ces commentaires et messages. Merci pour tout ce soutien. Il y avait tellement de bienveillance, je ressentais l’énergie que vous m’aviez envoyé et je vous promet que ce n’est pas rien de recevoir autant ce jour là. J’ai lu chacun de vos petits mots, je suis heureuse de vous motiver et de vous donner envie de vous dépasser. Le sport rassemble, le dépassement de soi c’est magique et je vous souhaite à tous de vivre ça, de le comprendre et de le partager à votre tour !

    Faites de vos envies des réalités, laissez vous guider par vos rêves. 

    pancarte encouragement

    Allez à la rencontre de vous-même, apprenez à vous connaître à travers le sport. Ne pensez pas que ce n’est que pour les autres. On peut tous se donner des défis et prendre le temps de les réaliser. Entrainez vous, croyez en vous. Ce sont des moments uniques à vivre et des souvenirs gravés à jamais. Vous êtes seuls à pouvoir réalisez vos objectifs.

    Je ne cherche qu’a progresser. Ma seule concurrente c’est cette petite voix négative dans ma tête.

    Je vous laisse avec le vlog de cette journée fantastique.

    Sportivement,

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