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    HUMEURS, SPORTS

    « SAL*PES D’INFLUENCEUSES »

    Hier, je suis tombée sur un post Facebook remplit de haine envers les influenceuses invitées au Salon du Running.

    Ce post a été supprimé par l’équipe de modération car les commentaires sont allés trop loin et que le débat était impossible.

    Je vous avoue que j’ai hésité à rédiger cet article,

    Mais, je me dis, que je vais écrire pour les personnes qui se posent des questions sur notre relation avec les marques. Mes mots ont pour but de vous renseigner et ceux qui ne veulent pas comprendre, vous pouvez passer votre chemin.

    Donc, hier soir j’ai pu lire (au milieu des insultes : sal*pes et compagnie) que nous, les  influenceurs sportifs, piquions la place des athlètes de haut niveau (je vous fait la version courte et polie).

    running

    LES ATHLETES DE HAUT NIVEAU ET LES INFLUENCEURS SPORTS.

    Bizarrement, j’ai eu l’occasion, au cours d’un évènement avec une grande marque de sport, de rencontrer une sportive de l’équipe de France de Triathlon et elle ne m’a pas craché au visage en disant que nous n’avions rien à faire ici et que nous rabaissions son sport/son métier.

    Parce qu’elle, elle savait que je ne suis pas une dangereuse irresponsable/criminelle essayant de lui piquer ses sponsors et empêchant ses copines sportives de haut niveau d’en avoir.

    insultes influenceurs

    En fait, de mon point de vue (et je n’ai pas le monopole sur ce sujet vous avez le droit de ne pas être d’accord si on peut débattre poliment) un athlète de haut niveau est le Leader et l’image française de son sport. Il participe a des courses internationales grâce à ses résultats extraordinaires.

    Je les respecte profondément et quand j’ai eu la chance de passer une journée avec cette athlète j’avais des étoiles dans les yeux ; j’étais trop heureuse de pouvoir partager une discussion autour de ma passion du triathlon avec elle.

    Moi, en tant qu’influenceuse, je suis la sportive lambda, qui n’a pas les résultats pour être qualifiée d’athlète de haut niveau, passionnée et infirmière en dehors de mon activité sur les Réseaux Sociaux.

    Un jour, j’ai décidé de partager ma philosophie de vie, ma passion du sport, mes entrainements et mes comptes rendus de courses. J’ai petit à petit eu de plus en plus d’abonnés.

    Les marques aiment travailler avec moi EN PLUS de ces athlètes de haut niveau qu’elles SPONSORISENT souvent à l’année (contrairement à moi qui, DE TEMPS EN TEMPS, suis sponsorisée sur une collaboration) car je touche un autre public. Les gens ne me suivent et ne me lisent pas pour les mêmes raisons que leurs athlètes préféré(e)s.

    Le public que je touche aime suivre les leaders de leurs sports ET nous.

    La marque a besoin des deux pour exister, vendre et faire sa publicité en touchant le maximum de personnes.

    LE SPONSORING ET LES COLLABORATIONS

    Alors c’est quoi ces collaborations, ces évènements, ces dotations et parfois les contenus sponsorisés que l’on fait ?

    (Là je vais vous parler de mon expérience mais cela ne veut pas dire que tous les influenceurs raisonnent comme moi. Libre à vous de suivre ceux qui vous correspondent, qui partagent les mêmes valeurs que vous et en qui vous avez confiance.)

    Quand j’ai commencé à avoir une communauté sur instagram, j’ai été approchée par des marques.

    insultes influence

    Et donc là, ma question est: QUI DIRAIT NON A UNE PROPOSITION DE TESTING DE PRODUIT, UN VOYAGE GRATUIT ou TOUT AUTRE PROPOSITION ALLECHANTE D’UNE MARQUE SOUS PRETEXTE QU’IL N’EST PAS LEADER/TETE DE SERIE DANS SON SPORT/SA PASSION ??

    Bref, ça a commencé, il y a 4 ans, par des propositions de dotation de produit qui n’étaient pas toujours en accord avec mon contenue (des coques de téléphone, des montres de ville, etc). Je regrette d’en avoir accepté certaines car je n’étais vraiment pas à l’aise pour communiquer dessus. Finalement, j’ai décidé de ne plus accepter ce genre de produits puisqu’il ne correspondait pas à ce que je partage : sport et développement personnel.

    Ensuite, j’ai été invitée à des voyages de presses avec des marques que je connaissais super bien, des baskets que je portais avant même d’être sur instagram et franchement j’étais TROP contente de pouvoir partager ça avec vous !

    On m’a aussi invité à courir un semi marathon à LAS VEGAS : je n’avais et je n’ai jamais refait de voyage aux Etats Unis . C’était dingue de vivre ça, qu’on me fasse confiance pour communiquer sur mon sport et promouvoir cette course à travers mes réseaux (je n’en reviens toujours pas d’ailleurs) !

    Bref, tout ceci pour vous dire qu’en 4 ans j’ai fait quelques collaborations rémunérées (vous pouvez les voir en fouillant car je mets un hashtag #sponsorisé sur les posts concernés), j’ai fait des voyages de presses non payés et j’ai eu de belles dotations de produits.

    MAIS, il y a 4 ans je n’aurais jamais pensé vivre tout ça, je ne sais pas jusqu’où cela ira et combien de temps cela durera, je saisis les opportunités.

    Ça me permet de changer du monde médical dans lequel j’évolue depuis de nombreuses années, où je vois des choses bien tristes et ça me fait énormément de bien de déconnecter au travers de ma passion.

    « OUI MAIS VOUS ETES DES PANNEAUX PUBLICITAIRES »

    Maintenant, sachez que je me suis fixée des « valeurs » vis à vis de ce que j’accepte ou pas pour ne pas vous faire croire n’importe quoi ou vous donnez envie d’acheter des trucs que je n’utilise pas au quotidien.

    Cela ME concerne et je ne dénonce pas les influenceurs qui ne pensent pas comme moi.

    • LES BASKETS: je ne suis pas blogueuse mode, donc je pense que je dois réfléchir quand j’accepte des baskets: je n’en accepte pas trop dans l’année car j’estime qu’un sportif de mon niveau d’entraînements ne change pas 15 fois de chaussures de running dans l’année (et puis je risquerais de me blesser à passer d’un produit à l’autre sans réfléchir).
    • LES VETEMENTS: j’accepte souvent si la marque est cool et m’intéresse. Comme tous les sportifs, on a besoin de pouvoir tourner en vêtements si on ne veut pas faire 20 machines par semaine. Donc ça fait toujours plaisir de porter de nouvelles tenues qui nous plaise, de tester des marques et de vous en faire un retour si besoin.
    • LES VOYAGES PRESSES ET LES DOSSARDS: j’accepte ceux qui m’intéressent, les courses qui me donnent envie et pour lesquels je me serais inscrite même si le dossard n’était pas offert. J’accepte quand je suis disponible (par rapport à mon travail) et si ça rentre dans ma préparation. Par exemple cet hiver je n’ai pas accepté des séjours au ski avec des marques car j’ai un mauvais niveau de ski et que j’avais peur de me blesser (surtout si il n’y avait pas d’autres débutants ou de prof de ski pour nous encadrer).

    insultes salon du running

    Enfin, je dirais que nous sommes conscient(e)s d’être des « panneaux publicitaires » et d’être convié(e)s aux évènements afin que nous communiquions autour. Etre un influenceur c’est accepté que l’on nous voit comme cela. Les athlètes de haut niveau ont, eux aussi, leurs pages sur les réseaux sociaux car ça leur est maintenant indispensable. On peut le déplorer, on peut s’en féliciter mais on ne peut pas l’ignorer.

    « MAIS LES SPORTIFS QUASI PRO QUI ONT UN SUPER BON NIVEAU ET QUI N’ARRIVENT PAS A AVOIR DE DOTATIONS OU ETRE SPONSORISÉ ? »

    Oui c’est triste de voir que des personnes au niveau quasi professionnel n’ont pas accès aux mêmes choses que nous ! Malheureusement il faut suivre l’avancée de la communication sur les réseaux sociaux. Ne pas vouloir se créer un profil public, vouloir être accompagné par une marque sans lui proposer de la visibilité ou sans chercher à échanger avec d’autres passionnés moins rapides que vous.., les prendre de hauts et estimer que faire du 6 min/KM ce n’est pas être un coureur… Ne vous étonnez pas si vous ne recevez pas de proposition dans votre boite mail.

    Les marques cherchent de la visibilité et comme je vous l’expliquais plus haut: beaucoup de sportifs de haut niveau ont dû créer un compte instagram ou une page facebook pour pouvoir mettre des photos avec leurs sponsors à l’année.

    CONCLUSION

    Si vous voulez avoir la même chose que nous, rien ne vous empêche de véhiculer vos propres valeurs du sport, vos entrainements, vos compétitions et vos résultats. Si les gens aiment vous suivre et que vous vous créez une communauté il n’y a pas de raisons que les marques ne vous contactent pas !

    réaction commentaire salon du running

    commentaire d’une personne choquée par la centaine de messages insultants les « faux » coureurs

    Il y a de la place pour tout le monde, pour tous les sportifs, toutes les communications et tous les types de coureurs ! J’aime savoir que je motive des personnes à se lancer. Vous verrez qu’au delà d’avoir une paire de basket en cadeau, c’est bien plus gratifiant de recevoir un message de remerciement car une personne s’est dépassée, s’est inscrite sur sa première course officielle, l’a terminé et est super fière d’elle grâce à la motivation et l’envie que vous lui avez donné de faire ce sport.

    cycling girl

    On a tous commencé par là et on cherche tous à dépasser nos propres performances sportives. L’esprit sportif, course à pied ou autres, c’est avant tout le dépassement de SOI et de SES limites, la camaraderie et l’entraide. Certainement pas la jalousie et la mesquinerie qu’on a pu voir se déchainer sur ces quelques posts. C’est grâce à tous les amateurs que les fédérations ont des sous pour faire évoluer les sports qu’on aime. C’est vraiment triste de voir comment on peut se tirer dans les pattes et devenir méchant par incompréhension.

    Sportivement,

    runamande

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