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    LIFESTYLE

    Mon parcours scolaire et professionnel: infirmière

    Hello ! Régulièrement, vous êtes nombreux à me poser des questions sur mon parcours scolaire et mon expérience professionnelle en tant qu’infirmière.

    Je suis consciente que cet article n’aura d’intérêt que pour une partie de mes lecteurs. Mais je comprends les questions que vous me posez et j’ai enfin pris le temps d’écrire à ce sujet !

    déguisement infirmière bébé

    Cependant, je ne suis pas qualifiée pour vous parler de la partie militaire de mon métier. Je ne m’attarderai donc pas dessus mais vous donnerai des conseils et des liens vers les sites officiels de l’armée. Ils répondront à vos interrogations et ce sont ceux là que j’ai consultés lorsque j’ai voulu m’engager.

    Les informations que je vais vous partager datent de ma génération et les formations bougent sans cesse. N’hésitez donc pas à vérifier si ce que je dis est toujours d’actualité.

    Maintenant que les choses sont dites. C’est parti !

    Depuis que je suis au collège, j’ai toujours été attirée par l’armée, les pompiers, l’engagement pour son pays, la rigueur, la cohésion et le côté sportif que l’on y trouve. Comme j’étais déjà passionnée par les chiens, j’ai voulu être maître chien dans l’armée de terre puis maître chien pompier. J’avais d’ailleurs fait un stage de troisième avec un maître chien pompier professionnel.

    Quelques années de Jeune Sapeur Pompier et de stagiaire Sapeur Pompier Volontaire plus tard, j’ai vu à l’oeuvre le SAMU. Et c’est un coup de foudre pour cette profession.

    Pourtant, j’étais entourée d’infirmières dans la famille (ma maman, mes tantes, etc) mais c’est en les voyant sur le terrain que j’ai compris que c’était ça que je voulais faire.

    jeune sapeur pompier

    Je suis donc allée sur Google pour en apprendre plus sur cette profession. En particulier sur les possibilités de travail en urgences. L’armée me trottait toujours dans la tête et c’est là que j’ai découvert que le métier d’infirmière militaire existait.

    Je vous renvoie vers différents sites qui expliquent quel est ce métier, qu’est ce que l’ EPPA et les modalités pour passer le concours dans cette école.

    Je ne suis pas un Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées dont le rôle est de vous aiguiller et vous aider à construire un projet professionnel. Si vous avez des questions et que vous n’êtes pas sûr que ce métier vous plaise: je vous conseille de vous rapprocher du CIRFA le plus proche de chez vous.

    sportive

    crédit photo: Delphine2Lyon

    De mon côté, j’étais en terminale, je n’ai pas été voir un CIRFA mais une porte ouverte dans un lycée et malheureusement j’ai été mal aiguillée.

    Je n’ai pas pu tenter une entrée à l’EPPA. J’ai présenté trois concours civils en même temps que mon BAC S (il n’est pas du tout obligatoire de faire un BAC Scientifique pour être infirmière, il suffit juste d’être en possession d’un BAC). J’ai réussi à obtenir une place dans une des écoles et c’était à Lyon ! J’ai ensuite décroché mon BAC et je me suis lancée dans les études supérieures.

    Mes trois années pour obtenir la licence se sont globalement bien passées. J’étais une des plus jeunes de mon Institut de Formation en Soins Infirmiers. J’ai senti que c’était un handicap lors de mon premier stage hospitalier (que j’ai d’ailleurs mal vécu). Heureusement, j’ai réussi à m’adapter et le reste des études s’est poursuivi avec quelques rattrapages (j’ai toujours été nulle quand il s’agit d’apprendre des phrases par coeur) mais les stages se sont bien passés. Sachant que les métiers d’infirmière d’urgences, en SAMU ou en Réanimation étaient ceux qui m’intéressaient le plus: je demandais des stages me permettant de voir la réalité du terrain. J’ai ainsi passé quelques semaines dans des urgences périphériques (avec départ SMUR), en bloc d’urgence et déchocage, en réanimation et tout ceci m’a confirmé que cette partie du métier me plaisait.

    stagiaire infirmière

    coucou la vieille photo de stagiaire !

    MAIS, j’avais toujours l’armée en tête et je me suis renseignée sur la possibilité de m’engager sans avoir fait l’EPPA.

    Je vous renvoie donc vers ces liens que j’ai trouvés:

    D’après mes recherches, j’ai donc compris que je pouvais intégrer un Hopital d’Instruction des Armées et devenir MITHA en passant un entretien (après avoir envoyé CV et Lettre de Motivation), une période probatoire de quelques mois et en réussissant une Formation Militaire Initiale.

    Cette fois-ci, j’ai été bien renseignée et j’ai tenté ma chance. J’ai donc pu m’engager comme Militaire Sous Contrat et donc comme MITHA au sein d’un HIA. J’ai compris que, malheureusement n’ayant pas fait l’EPPA, je ne pouvais pas espérer rejoindre un régiment et partir régulièrement en OPEX avant quelques années.

    Il fallait, bien entendu, que je décroche mon Diplôme d’État Infirmier et que je valide mon mémoire. En juillet, c’est chose faite. Je travaille en CDD dans un service de rééducation et en septembre je commence mon contrat militaire dans un Hopital D’instruction des Armées.

    diplome infirmière

    Diplômée !

    Je suis restée 4 ans au sein de l’armée. J’ai appris de nombreuses choses, j’ai fait de magnifiques rencontres que je ne regrette pas. Aujourd’hui, je quitte ce statut pour des raisons personnelles mais j’aurais eu une première expérience professionnelle excellente grâce à cet engagement. J’ai travaillé dans différents services (dermatologie, neurologie, gastro-entérologie, médecine interne et infectieuse des Pathologies Tropicales, Médecine de Post urgence et aux urgences).

    J’ai pris un CDD dans un hôpital public jusqu’a mon futur déménagement. Après, je ne sais pas encore ce que je vais faire. Mais j’ai la chance d’avoir un métier qui me permet de travailler dans de nombreux milieux différents.

    Même si les conditions de travail sont loin d’être faciles, même si certains patients nous donnent l’impression d’être des sous fifres (« de l’eau ! », « vous savez que votre traitement c’est de la m*rde ? »), même si le manque de respect et les insultes sont beaucoup trop fréquents, même si j’ai parfois eu envie de pêter des plombs, même si j’ai déjà eu les nerfs à fleur de peau plus d’une fois… Je ne me vois pas faire un autre boulot. Certain(e)s collègues et patients sont capables de nous faire oublier les quelques mauvais cotés. J’ai encore l’envie de continuer. Les situations difficiles qui se terminent bien, les accompagnements de personnes malades qui se font dans la bienveillance, les échanges humains que j’ai grâce à ce métier me font grandir, m’apportent des valeurs importantes de la vie, m’aident à me remettre en question et me rappellent pourquoi j’ai choisi ce métier.

    infirmière

    J’espère avoir répondu à la plupart de vos questions. Je ne peux pas vous en dire d’avantage que ce que je fais dans cet article, comme je le rappelle plus haut.

    N’oubliez pas que faire des recherches, vous déplacer vers un CIRFA, vers une porte ouverte, aller à la rencontrer des professionnels de ce milieu seront toujours favorables pour vous lors d’un entretien.

    N’hésitez pas à poser vos questions j’y répondrai dans la mesure du possible. Vous pouvez aussi me partager votre propre parcours c’est toujours interessant à lire !

    A bientôt,

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  • HUMEURS

    Mon corps et moi.

    Cet article j’y ai pensé, je l’ai écris puis effacé, je l’imaginais mais je n’osais pas le publier. Pourquoi ?…